Fiches de films - Répliques
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Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne

Hergé [qui vient de faire le portrait de Tintin] : Voilà. Allez, on ne peut quand même pas dire que ça ne vous ressemble pas !
Barnabé Dawes [à Tintin qui vient d'acheter la maquette de la Licorne] : Combien vous l'avez payé ? Je vous en donne le double.
Tintin : Je vous remercie, mais il n'est pas à vendre.
Barnabé Dawes : Ecoutez, mon garçon, j'essaie de vous aider. Je ne sais pas si vous en avez conscience, mais vous vous lancez dans une aventure pleine de dangers.
Tintin : Quel genre de dangers ?
Barnabé Dawes : Je vous aurai prévenu. Débarrassez vous de ce bateau tant qu'il est temps. Ces personnes-là ne sont pas des tendres.
Tintin : De qui vous parlez ?
Sakharine : Magnifique ! Oh, il est... magnifique ! [au brocanteur] Pas la peine de l'envelopper, je le prends comme il est. Vous ne voyez pas d'objection à ce que je paye par chèque ?
Brocanteur : Si vous voulez l'acheter, adressez-vous à ce garçon.
Sakharine : Je vois. Eh bien, laissons ce garçon me fixer son prix.
Brocanteur : Fixer son prix ! Oh, purée ! Dix ans que je fais de la brocante et je loupe "fixez votre prix" à une minute près !
[Tintin lit le parchemin caché dans la maquette de La Licorne]
Tintin : "Trois frères unis. Trois Licornes de conserve voguant au soleil de midi parleront. Car c'est de la lumière que viendra la lumière et alors resplendira la croix de l'aigle". A quoi correspondent ces signes ? Une sorte de langage secret ? Un code ? Je comprends pas ce que c'est. Mais ça explique pourquoi ils ont saccagé mon appartement. Ils devaient chercher ça et ils ne l'ont pas trouvé. Ce qui veut dire... qu'ils vont revenir !

Tintin : Madame Pinson ! On vient de tirer sur un homme devant notre porte !
Mme Pinson : Encore !

Dupont : Le nom de la Victime est Barnabé Dawes.
Dupond : Oui. C'est un des meilleurs agents d'Interpol. Mais nous ignorons complètement ce qu'il fabrique. N'est-ce pas Dupont ?
Dupont : Je dirais même plus, nous sommes complètement ignorants.
Tintin : Interpol n'a pas la moindre piste !
Dupont : Chaque chose en son temps, Tintin. Nous devons remplir tous les formulaires.
Dupond : La police n'est pas que bling-bling et bang-bang, il y a aussi un tas de paperasses !

Dupond : Dupont, où es tu ?
Dupont : Eh bien, je suis déjà au bas de l'escalier, essaie de suivre, voyons !


Allan : Monsieur Tintin ? Une livraison pour vous.
Tintin : Mais je n'ai rien commandé !
Allan : Parce que c'est vous qui allez être livré.
Sakharine : Alors, où est-il ?
Tintin : Où est quoi ?
Sakharine : Oh, j'en ai marre, de ce petit jeu ! Le manuscrit de la Licorne, un morceau de papier comme celui-ci.
Tintin : Vous parlez du poème ?
Sakharine : Oui.
Tintin : Le poème calligraphié ?
Sakharine : Oui.
Tintin : Qui était dans un cylindre ?
Sakharine : Oui.
Tintin : Caché dans le mât ?
Sakharine : Oui.
Tintin : Je ne l'ai pas.
Sakharine : Il ment ! Il doit l'avoir, ce manuscrit ! La question est : Qu'est-ce qu'il en a fait ?
Allan : On l'a complètement fouillé, patron !
Sakharine : Je veux que vous redescendiez et que vous le fassiez parler ! Brisez-lui tous les os du corps, s'il le faut !
Marin [en riant] : Ça, c'est pas gentil !

[Allan va faire sauter une porte à la dynamite]
Allan [au marin derrière lequel il s'abrite] : Bouge pas.

Haddock [voyant apparaître Milou] : Le rat géant de Sumatra !
Haddock : Que savez-vous sur la Licorne ?
Tintin : Pas grand chose. C'est pour ça que je vous demande.
Haddock : Le secret de ce navire n'est connu que de ma famille. Il s'est transmis de génération en génération. Mon grand-père lui-même, dans son dernier souffle, m'a raconté l'histoire.
Tintin : Et alors ?
Haddock : Envolée.
Tintin : Comment ça, envolée ?
Haddock : J'étais si bouleversé quand il a cassé sa pipe, que je n'ai eu d'autre choix que de noyer mon chagrin et quand je me suis réveillé le matin, elle était envolée. J'ai tout oublié.
Tintin : Absolument tout ?
Haddock : Jusqu'au moindre mot.
Tintin : Mais il y a peut-être quelqu'un d'autre dans votre famille. Peut-être que lui le saurait.
Haddock : Le chevalier François avait trois fils, tous, à part mon aieul, sans descendance. Effectivement, je suis le dernier des Haddock.
Tintin : Vous avez dit trois fils !
Tintin : Je sais ce que Sakharine recherche !
Haddock : Qu'est ce que vous baragouinez, là ?
Tintin : C'était écrit sur le manuscrit : "Trois frères unis. Trois licornes de conserve voguant au soleil de midi parleront."
Haddock : Vraiment ?
Tintin : Le chevalier n'a pas fait deux manuscrits de la Licorne, il en a fait trois ! Trois navires pour trois fils ! Sakharine recherche la troisième maquette !
Haddock : Vous n'avez aucune inquiétude à avoir, du moment qu'ils restent tous endormis. Je m'approcherais pas trop de Monsieur Hobbs, il est très habile avec un rasoir. Et je resterais loin de Monsieur Guitch. Viré de son boulot de berger à cause de son goût trop prononcé pour les bêtes.
Tintin : Il faut qu'on arrive à Bagghar avant Sakharine.
Haddock : Je sais. Je sais. Pourquoi ?
Tintin : Parce qu'il a la troisième caravelle.
Haddock : Comment le savez-vous ?
Tintin : Le Cheik collectionne les vieux navires. Et celui-là [il lui montre la photo de la troisième caravelle sur un fascicule] c'est le bijou de sa collection.
Haddock : Mille millions de mille sabords, mais ça, c'est la Licorne !
Tintin : Capitaine, vous voyez la déformation autour de la maquette ? Ça veut dire que Ben Salaad l'expose sous un globe de verre pare-balles dans son palais.
Haddock : Et Sakharine va là-bas pour la voler !
Tintin : Oui, et il a une arme secrète "le rossignol milanais" mais ça ne sera pas suffisant pour résoudre le mystère et c'est pour ça que Sakharine a besoin de vous. C'est pour ça qu'il vous a fait prisonnier. Il y a quelque chose qu'il a besoin que vous vous rappeliez.
Haddock : Je ne vous suis pas.
Tintin : Je l'ai vu dans un livre. Seul un vrai Haddoque peut découvrir le secret de la Licorne.
Haddock : Ma mémoire n'est plus ce qu'elle était avant.
Tintin : Et qu'est ce qu'elle était, avant ?
Haddock : J'ai oublié.
Tintin : Capitaine, pouvez-vous nous conduire à Bagghar ?
Haddock : Quelle question stupide vous pouvez poser ! Donnez-moi les rames, je vais vous montrer ce qu'est un vrai marin, moussaillon ! Je me laisserai pas insulter par un petit sacripan à la houpette rousse et sa peste de clebs !
Haddock : Je connais ces eaux mieux que les verrues sur le visage de ma mère.

Dupond : Nom d'une pipe ! Mais c'est quoi, tout ça ?
M. Filoselle : C'est ma... collection.
Dupont : Tous ces portefeuilles !
M. Filoselle : C'est plus fort que moi. Je l'ai commencée avec les porte-monnaie et je l'ai enrichie, en quelque sorte.
Dupond : Vous devez faire très attention. Vous n'êtes pas au courant ? Il y a un pickpocket dans les parages.
Dupont : Oh oui, il aimerait beaucoup ça, tu imagines !
M. Filoselle : Qu'entendez-vous par "pickpocket" ?
Dupond : Oh, un véritable criminel ! Un chapardeur, voleur de portefeuilles ! Un as du vol à l'arraché !
M. Filoselle : Mais je ne suis pas une mauvaise personne ! Je suis un cleptomane.
Dupond : Un quoi ?
Dupont : C'est la peur des grands espaces.
Dupond : Le pauvre homme. C'est normal qu'il garde ses portefeuilles dans le living.
M. Filoselle : Portefeuille ? Je ne peux pas résister à ces adorables petites choses. C'est un petit passe-temps bien innocent.
[Les Dupondt ont chacun trouvé le portefeuille de l'autre, que Fisolelle leur avait volés]
Dupond : Sapristi, Dupont ! Regarde, il s'appelle Dupont lui aussi.
Dupont : Quelle coïncidence !
Dupond : Non, Dupont. C'est Dupont avec un "t" comme dans tartare.
Dupont : Non, non, non. C'est Dupond avec un "d" comme dans dare-dare.
[Tintin, Haddock et Milou, à la dérive sur leur barque, sont mitraillés par un avion]
Haddock : Troglodytes ! Scolopendres ! Pirates d'eau douce ! Bachibouzouks !

Tintin : Mauvaise nouvelle, Capitaine, il ne nous reste plus qu'une balle.
Haddock : Et quelle est la bonne nouvelle ?
Tintin : Il nous reste une balle.
[Tintin a pris les commandes de l'hydravion]
Haddock : Vous savez ce que vous faites, hein, Tintin ?
Tintin : Plus ou moins.
Haddock : Mais c'est plutôt "plus" ou "moins" ?
Tintin : Ne vous inquiétez pas, j'ai interviewé un pilote, une fois !

Haddock : Le pays de la soif... le pays de la soif... le pays de la soif...
Tintin : Vous ne pouvez pas arrêter de dire ça ?
Haddock : Vous ne comprenez pas ? Je suis à sec. Je suis à sec. Vous ne comprenez pas ce que ça veut dire.

Haddock : Et c'est là qu'il le vit, comme un fantôme revenant d'entre les morts.

Tintin : Quand on pense qu'il lui a suffit d'un jour dans le Sahara ! Félicitations, Capitaine, vous êtes sobre.
Haddock : Quel est ce breuvage au goût spécial ? Aucun bouquet, il est complètement transparent !
Lieutenant Delcourt : Mais c'est de l'eau.
Haddock : Qu'est-ce qu'ils vont pas encore inventer !

Rackham : Te voilà, chien ! Tu voulais nous faire sauter !
Chevalier de Haddoque : Vous préférez que je vous embroche ?
Rackham : Je te maudis ! Je maudis ton nom, Haddoque et toute tes descendants. Nous nous retrouverons, Haddoque, dans une autre époque, dans une autre vie !

Dupont et Dupond : Nous sommes déguisés.
Tintin : Oui, ça se voit !
Tintin : Le rossignol milanais. C'est elle son arme secrète.
Haddock : Fichtre, quel beau morceau !

Haddock [entendant les vocalises de la Castafiore] : Mes oreilles ! Elles saignent !
Sakharine : Ce sont eux, là ! Ils sont là pour voler votre caravelle !
Tintin : Non, non, non, non, non ! Pas du tout !
Le sultan [désignant Haddock] : Arrêtez cet homme ! Oui, là, le moche !

Haddock : Tintin, plus vite !
Haddock : Personne ne me prend mon bâteau à moi.
Tintin : C'est trop tard, ils vous l'ont déjà pris.
Haddock : Personne ne me prend mon bâteau deux fois.
Haddock : Je croyais que vous étiez optimiste.
Tintin : Eh bien alors, vous vous trompiez. Je suis réaliste.
Haddock : C'est juste un autre mot pour dire dégonflé.
Nestor : Bonsoir Monsieur. J'espère que votre voyage s'est bien passé.
Sakharine : Est-ce que je vous paye pour que vous m'adressiez la parole ?
Nestor : Vous ne me payez pas du tout.

Dupond : Sakharine !
Sakharine [le menaçant d'une arme] : Pour vous, ce sera "Monsieur" Sakharine.

Haddock : Rackham le Rouge !
Sakharine : C'est exact, mon ancêtre, comme François de Haddoque était le tien.
Haddock : Une vieille affaire en souffrance.
Sakharine : Je suis heureux que tu aies enfin compris, Haddock. Si tu ne t'en étais pas rendu compte, te tuer aurait été beaucoup moins amusant.

Sakharine : La légende dit que seul un Haddoque peut découvrir le secret de la Licorne. Mais il faut un Rackham pour finir le boulot. Alors, tu as encore perdu, Haddock !

Haddock : Tribord, vite vite !
Tintin : Oui, capitaine ! A tribord toutes !
Haddock : Stoppez les machines !

Haddock : Le château de Moulinsart !
Tintin : Les coordonnées nous conduisent ici !
Haddock [désigant un point sur une mappemonde] : Cette île, celle du milieu, elle n'existe pas.
Tintin : Comment le savez-vous ?
Haddock : Parce que j'ai navigué sur ces eaux d'innombrables fois. Je suis passé par là. C'est une erreur !
Tintin : Et si ce n'était pas une erreur ? Le chevalier voulait que son héritage aille à un homme qui le mériterait. Un homme comme lui qui connaîtrait les mers comme le fond de sa poche. Un homme qui, en voyant un globe pourrait dire si une toute petite île ne devrait pas être là.
[Haddock appuie sur la fausse île, la mappemonde s'ouvre]
Haddock : Mille millions de mille trésors ! C'est le sabord de Rackham le Rouge !


Haddock : Tout est bien qui finit bien.
Tintin : Ce n'est pas fini ! Le chevalier de Haddoque a laissé un autre indice à l'intérieur du globe.
Haddock : Qui mène à quoi ?
Tintin : 400 livres d'or ! Qui gisent à fond de l'océan ! Comment est votre soif d'aventure, Capitaine ?
Haddock : Insatiable, Tintin !