Fiches de films - Répliques
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Rien à déclarer
Jacques : Un plat du jour, je suppose ?
Vanuxem : S'il-te-plaît, je meurs de faim.
Jacques : Le pichet de vin rouge qui va avec ?
Vanuxem : Non, t'es fou, jamais d'alcool pendant le service ! Donne-moi une petite bière, plutôt.
Vandevoorde : Tu dormais pendant le service, espèce de grosse feignasse !
Vanuxem [réveillé en sursaut] : Mais t'es complètement malade ou quoi ? J'ai failli avoir une crise cardiaque !
Vandevoorde : Tu dormais pendant le service, Vanuxem. Tu m'obliges à faire un rapport à Willems.
Vanuxem : Non, j'dormais pas.
Vandevoorde : Si, tu dormais.
Vanuxem : Non, j'dormais pas.
Vandevoorde : Ah non ? Qu'est-ce que tu faisais ?
Vanuxem : Je réfléchissais.
Vandevoorde : Tu réfléchissais, les yeux fermés, la gueule ouverte, avec un gros filet de bave ! Tu réfléchissais !
Vanuxem : Je réfléchissais profondément.
Vandevoorde : Tu me prends profondément pour un con, Vanuxem !

Vandevoorde : Non, Vanuxem, ce n'est pas une simple ligne de peinture jaune. Ça, c'est l'endroit ou de grands compatriotes, ces gens qui ont écrit l'histoire de notre pays, ont donné leurs larmes, leur sang, leur vie, pour protéger notre terre. Voilà pourquoi elle est là, cette ligne de peinture jaune, comme tu dis. N'oublie jamais, Vanuxem, qu'ils se sont battus corps et âme, impressionnants de loyauté, de force, de bravoure, pour déjouer les multiples tentatives des invasions barbares - des camemberts entre autres - pour les empêcher de piller nos cultures, de violer nos maisons et de brûler nos femmes.
Vanuxem : Hein ?
Vandevoorde : Bon, c'est le contraire. Mais c'est ici même, ici même, tu m'entends, qu'ils les ont arrêtés, faisant de ce lieu anodin la terre sacrée du royaume de Belgique.
Vanuxem : Mais j'ai fait toute la nuit, j'vais pas faire toute la journée aussi !
Vandevoorde : Vu la taille de cette trace de bave sur ta veste, je pense que tu t'es suffisamment reposé, Wanuxem, non ?
[Brioul veut lancer une grève]
Lucas : Mais qu'est-ce qu'on va faire comme action ?
Brioul : On bloque la frontière. Toute la circulation.
Ducatel : Attends, attends, attends... Si on bloque tout, ça veut dire qu'on bosse. Des douaniers qui arrêtent des voitures, c'est des douaniers qui bossent, non ?
Brioul : Eh ben, on laisse passer tous les véhicules !
Lucas : Mais si on laisse passser tous les véhicules, ça veut pas dire qu'on est d'accord avec l'ouverture des frontières ?
Ducatel : La révolution informatique est en marche.
Mercier : Mais c'est énorme, cette merde ! On voit même plus mon bureau, là. Et elle est où, ma machine à écrire ?
Ducatel : Vous n'en avez plus besoin, grâce à cet ordinateur, muni d'un logiciel d'écriture, relié par ce cable à une imprimante, elle aussi informatique.
Mercier : Si jamais c'est une embrouille pour me piquer mon papier carbone, ça va chier, hein !
Ducatel : Ah non, chef, je l'ai jeté, votre papier carbone.

Mercier : Ducatel, vous me virez votre télé et votre climatiseur, là, et puis vous me remettez mon matériel, tout comme avant, hein !
Ducatel : Mais c'est l'avenir, chef !
Mercier : Oui, ben mon avenir à moi, c'est ma machine à écrire et mon papier carbone !
Irène : Faut qu'on le vende à un pigeon. Quelqu'un qu'est pas au courant du passage à l'Europe. Quelqu'un comme toi, quoi ! Qui lit pas la presse, qu'écoute pas la radio, qui regarde juste la télé, mais sans comprendre ce qui se dit, hein ? Et ça, crois moi, un abruti de ton gabarit, ça va pas être facile à trouver !
Ducatel : Ruben Vandevoorde, merde, est-ce qu'on pourrait pas essayer de se parler gentiment juste une fois ?
Vandevoorde : Refais l'accent belge et je t'explose ta gueule, t'as compris ?
Ducatel : J'ai pas fait l'accent belge !
Vandevoorde : Ah non ? Juste une fois, une fois !
Ducatel : J'te jure, que j'faisais pas l'accent belge ! [forçant sur l'accent] Là, je fais l'accent belge, une fois, ça je sais fairre ! Mais avant, je ne faisais pas l'accent belge, nom d'une frrite !
Vandevoorde : Vous, les camemberts, vous vous sentez supérieurs, hein ?
Ducatel : Mais on EST supérieurs. [Vandevoorde s'approche, la machoire crispée] Mais je plaisante, Ruben, détends-toi. OK, il vaut mieux que j'y aille.
Vanuxem : Moi, c'est pas les français qui m'inquiètent, c'est les trafiquants de drogue.
Vandevoorde : Ben, c'est souvent les mêmes, hein !
Tiburce : La Balle, il percute, c'est d'ailleurs pour ça qu'on l'appelle La Balle.
Duval : Fais moi une tête d'innocent.
Tiburce [souriant d'un air bête] : Comme ça ?
Duval : T'as pas l'air innocent, là, t'as l'air complètement débile.
Tiburce : Pardon, Monsieur Duval, je sais pas comment on fait une tête d'innocent. Depuis tout petit, je suis coupable. J'ai toujours été coupable.
Duval : Bon. Il faut que tu sois à la fois cool, mais tendu.
Tiburce : Cool, mais tendu...
Duval : Mais pas trop cool, sinon le douanier sent que tu as un truc à te reprocher. Et pas trop tendu, sinon le douanier sent que tu as un truc à te reprocher. Tu comprends ?
Tiburce : Oui, oui, oui...
Duval : Regarde moi. Comme ça.
Tiburce : Ah, oui, c'est bien. Comme ça, quoi. [même sourire bête qu'avant]
Duval : Te fais pas arrêter, c'est mieux.
Duval : Rassure-moi, La Balle, tu sais lire ?
La Balle : Ouais.
Duval : "Ouais". Ben alors, il est où le "u" de "ambulance", tête de noeud ?
La Balle : Y a un "u" dans "amblance" ?
Duval : Quoi... attends... redis voir.
La Balle : Amblance. Amblance, quoi. [il imite le bruit du gyrophare] Amblance, c'est ça qu'est-ce qui faut que je fais, non ?
Vandevoorde : Je suis dans quel pays, là ?
Fils : En Belgique.
Vandevoorde : La Belgique qui est... ?
Fils : Le plus beau des pays.
Vandevoorde : Ouais. Là, je suis dans quel pays ?
Fils : Dans la France.
Vandevoorde : La France c'est un pays de gros... ?
Fils : De gros abrutis.
Automobiliste : Excusez-moi. Est-ce que je peux passer sur le côté ? Je vais faire le plein à la station, là et je repars.
Vandevoorde : Est-ce que nous venons, nous les belges, chez vous en France, prendre de l'essence française ?
Automobiliste : Ben non, parce qu'elle est plus chère, donc...
Vandevoorde : Plus chère qu'en Belgique.
Automobiliste : Ben oui.
Vandevoorde : Comment ça, "ben oui" ? Votre essence serait meilleure que la nôtre, c'est ça que vous voulez dire, mmh ?
Automobiliste : Pas du tout. C'est que chez nous y'a plus de taxes, c'est pour ça que chez vous elle est moins chère, non ?
Vandevoorde : Si notre essence belge est moins chère en Belgique, c'est parce qu'elle est pour nous. Allez, fous le camp !
Vandevoorde : C'est du bon matériel ça. C'est un bon détecteur. C'est belge ?
Vandevoorde : Je suis le plus francophile des belges.
Willems : Vous êtes francophile, maintenant ?
Vandevoorde : Oui. La France, quel beau pays.
Willems : Eh bien, ça tombe bien. Parce que je vous ai justement désigné pour expérimenter une équipe de douane volante mixte.
Vandevoorde : Homme-femme ?
Willems : Franco-belge.
Vandevoorde [au bord du malaise et presque aphone] : Quelle belle idée, chef. Non, je dis, "quelle belle idée". Mais pas moi. Je ne pourrais pas. Non, ça, c'est au-dessus de mes forces. Non, non, tout mais pas ça, chef, s'il-vous-plaît. Non, non, s'il-vous-plaît.

Irène : C'est sûr, vous vous en foutez, vous êtes fonctionnaires. Nous, on est obligés de rester ici. Y'a que notre chiffre d'affaires qui va foutre le camp.
[Le restaurant étant presque vide, les douaniers, pour remonter le moral d'Irène, lui annoncent qu'ils vont y prendre leur repas]
Irène : Ces messieurs-dames vont déjeuner chez nous.
Jacques : Eh ben, je vais tâcher de leur trouver une place.
[Au restaurant, la tablée de douaniers français et la tablée de douaniers belges s'affrontent en paroles]
Brioul : C'est un français qui passe la frontière belge et il demande au douanier belge "Est-ce que ça vous dérangerait de regarder si mes deux clignotants à l'avant, ils fonctionnent ?" "Oh, avec plaisirr, une fois, dites !" Alors, le français, donc, il met les warnings en route. Le belge, il passe à l'avant du véhicule, il se penche comme ça, et très concentré, il regarde et il fait "Oui, ça marrche. Ah non, ça ne marrche pas. Oui, ça marrche. Non, ça ne marrche pas. Oui, ça marrche. Ah non, ça ne marrche pas.
Vandevoorde : Tu sais pourquoi les français adorent les blagues belges ?
Vanuxem : Non.
Vandevoorde : Parce qu'ils rient trois fois. Ils rient quand on leur raconte, ils rient quand on leur explique et ils rient quand ils la comprennent.

Vandevoorde : Vous allez où, comme ça ?
Tiburce [avec son sourire "cool mais tendu"] : Je transporte un blessé grave qui doit subir une transplantation d'urgence.
Il est entre la vie et la mort.
Vandevoorde : Et ça vous fait sourire !
Tiburce : Non.
Vandevoorde : Si.
Tiburce : Oh non.
Vandevoorde : Si. Vous souriez, là.
Tiburce : C'est parce que j'essaie de rester cool. Mais je suis tendu.
Vandevoorde : D'habitude, c'est pas les organes qui font le déplacement ?
Tiburce : Non. Ça dépend.
Vandevoorde : Ça dépend de quoi ?
Tiburce : Ça dépend des organes.
Tiburce : Je suis français mais je travaille en Belgique.
Vandevoorde : Vous bouffez le pain des belges. C'est ça ?
Tiburce : Je mange pas de pain, je suis au régime.

[Vandevoorde a récupéré la drogue que transportait Tiburce. Un sachet à la main, il s'en prend à Ducatel qui a laissé passer le véhicule]
Ducatel : Tire-toi, Vandevoorde, ou je t'arrête.
Vandevoorde : Ah ouais ? Et tu m'arrêterais pour quoi ?
Ducatel : Eh ben, tu viens de passer la frontière avec de la drogue, là, non ?
[Ducatel a frappé Vandevoorde qui l'insultait]
Lucas : Bravo, Mathias, t'as bien fait. C'est tout ce qu'il mérite.
Nadia : J'ai peur que ça le rende encore plus con.
Brioul : C'est impossible, il est au maximum.
Curé : Dieu sait rappeler à Lui Ses brebis égarées.
Vandevoorde : Même une brebis armée qui tire dans le dos d'un français qui court ?
Curé : Tu as tiré dans le dos d'un français ?
Vandevoorde : C'est pas tellement de lui avoir tiré dessus qui me pose problème. C'est que, quand je l'ai touché, et qu'il est tombé, j'ai éprouvé une immense satisfaction. Comme de la joie. Presque de la volupté. [le curé se met à prier] Et là, je sens que c'est mal, mon père.
Curé : Grand Dieu, Ruben, d'où te vient cette haine du français si farouche ?
Vandevoorde : Mon père.
Curé : Oui, mon fils ?
Vandevoorde : Non, mon père. Ça vient de mon père, mon père à moi.
Curé : Tu iras droit en enfer, Ruben, pour l'éternité.
Vandevoorde : En enfer ? Pour l'éternité ? Moi ?
Curé : Oui, car jamais tu ne passeras la douane du paradis.
Irène : Toi, tu dis toujours oui à tout, hein ?
Jacques : Non !
Irène : Sauf à moi.

Vandevoorde : C'est quoi, ça ?
Willems : Ça, c'est un téléphone portable GSM. Le premier de la brigade mixte.
Mercier : Vous avez vu comme c'est petit !

Ducatel : Un véhicule international d'interception à 5 900 francs ! C'est quoi comme voiture ?
Ducatel : Ben, pourquoi il s'arrête pas ?
Vandevoorde : Parce qu'on n'est pas une douane, ici. Regarde-nous, on a l'air de deux clowns. Ils nous prennent pour une blague.

Automobiliste : Vous êtes en panne ?
Vandevoorde : C'est un contrôle douanier, Monsieur.
Automobiliste : Contrôle douanier ? Ah bon !
Vandevoorde : Comment ça "ah bon" ?
Automobiliste : Ben, je sais pas. Vous avez plutôt l'air d'être en panne ou perdus, là.
Ducatel : C'est pas parce qu'il s'enfuit qu'il faut lui tirer dessus !
Vandevoorde : Très bien. Alors qu'est -ce qu'on fait, Monsieur Je-sais-tout ?
Ducatel : Ben... on note sa plaque... [le véhicule disparait à l'horizon] ou alors on le poursuit, mais on lui tire pas dessus. On est en France, ici. Juridiction française, c'est moi qui décide. Donc, je te propose qu'on le poursuive. Qu'est-ce que t'en penses ?
Vandevoorde : Avec ça ?
M. Vandevoorde : Tu sais qu'il est métis, Vanuxem ? Mélangé, quoi.
Louise : Ah bon.
M. Vandevoorde : Oui, flamand-wallon. Un vrai belge, quoi.
M. Vandevoorde : Ta soeur veut me faire boire de l'eau de frouzes !
Vandevoorde : Pourquoi tu lui achètes de l'eau française ?
Louise : Elle est très bonne, cette eau.
M. Vandevoorde : Non, elle a un mauvais goût.
Louise : Merci de ton aide, Ruben.
Vandevoorde : Y'a pas de quoi. [Il prend le verre de son père, goûte l'eau et fait la grimace] T'as raison, papa, elle râpe un peu. Elle a un petit goût sec.
Louise : De l'eau sèche, mais bien sûr. Tu débites un nombre de conneries à la minute, toi, c'est impressionnant.
Louise : J'en ai marre de votre délire paranoïaque et raciste !
Vandevoorde : Mais quel racisme ? C'est pas parce qu'on préfère son pays qu'on est racistes. Hein papa ?
Duval : Pourquoi vous vendez si c'est une si bonne affaire ?
Irène : Mais mon mari est très malade. Il souffre d'une maladie incurable qui le ronge petit à petit.
Jacques : C'est vrai que je dois dire... je suis très malade.
Irène : Et du coup, on veut profiter un peu de sa maladie. Enfin, je veux dire... prendre un petit peu de temps pour...euh...
Jacques : Pour que je puisse mieux guérir, déjà... et que j'aie un peu de temps, euh... pour la guérison, quoi.
Duval : Prendre du temps pour guérir d'une maladie incurable.
Jacques : L'espoir fait vivre, comme on dit.
Duval : Ne vous fatiguez pas avec votre baratin, je suis au courant de votre situation financière dramatique.

Ducatel : A ton avis, pourquoi mes collègues, ils se moquent de toi ?
Vandevoorde : Parce que c'est des connards de frouzes.
Ducatel : Mais non, c'est parce qu'ils sont jaloux.
Vandevoorde : Jaloux de quoi ?
Ducatel : Mais jaloux de toi. T'es le meilleur douanier de toute la frontière franco-belge, non ?
Vandevoorde : Probablement, oui.
Ducatel : Ouais, tu pourrais garder la frontière à toi tout seul. Du coup, ils t'arrivent pas à la cheville et ils te le font payer en se foutant de ta gueule.
Vandevoorde : Tu crois ?
Ducatel : Mais oui, ils t'en veulent d'être le meilleur. Dans le fond, c'est une grande marque de respect.
Vandevoorde : Les blagues belges, c'est du respect ?
Ducatel : De la pure admiration.
Ducatel : C'est comme votre langue, pourquoi ça s'appelle le français ? On est en Belgique, ça devrait s'appeler le belgeois !
Vandevoorde : Mais tout à fait. Et par exemple, le franc belge. Le FRANC belge ! C'est une aberration.
Ducatel : Pourquoi pas le "belgar" ? Comme le dollar. Le belgar !
Vandevoorde : La suppression des douanes est une connerie stratégique, économique, antipatriotique.
Vandevoorde : Regarde cette rue, elle est déserte. Déprimant...
Ducatel : Oh, faut pas se laisser abattre ! On n'a qu'à se fixer des objectifs. Qui sont nos grands ennemis ?
Vandevoorde : Les français.
Ducatel : Non, les trafiquants de drogue.
Vandevoorde : Oui, aussi.

Garagiste : Je ne savais pas quoi en foutre, il prenait la poussière dans un coin : moteur Alpine V6 suralimenté, 250 chevaux, 3000 cm3. Vitesse de pointe : 300 km/h.
Ducatel : Mais c'est plus que les jantes, hein ?
Vanuxem : Oh la, elle est magnifique.
Vandevoorde : Mais on a le droit de mettre un si gros moteur dans une 4L ?
Garagiste : Pourquoi on pourrait pas, hein ? Tout du Renault ça, rien que du Renault. Que du Renault, hein !
I believe I can fly
I believe I can touch the sky
I think about it every night and day
Spread my wings and fly away
I believe I can soar
I see me running through that open door
I believe I can fly
I believe I can fly
I believe I can fly
[Duval essaie de convaincre Tiburce de faire la "mule" pour le transport de drogue, contenue dans des petits sachets]
Duval : Fais-le pour moi. Tu sais, c'est une pratique très courante. Tu ne seras ni le premier, ni le dernier.
Tiburce : Ça rentrera jamais.
Duval : Mais si. Il faut que tu sois bien détendu, ça passera tout seul.
Tiburce : C'est pas possible. Je sens bien que j'ai pas la place.
Duval : Ne pars pas défaitiste. Tiens, regarde. Tu rentres les petites en premier et puis les grosses suivront.
Tiburce : Je peux en mettre deux ou trois dans ma doublure de veste, non ?
Duval : Ah non, non, non. On ne prend plus aucun risque, tu dois tout mettre dans ton... J'te laisse, j't'attends dehors. [Il lui donne un tube de vaseline] Tiens. Pis si t'as besoin d'aide, tu m'appelles pas.
Duval : Ça y est ? T'as tout rentré ? Eh ben tu vois, c'était pas si compliqué.
Tiburce : Et une fois la livraison effectuée, je ramène l'argent de la même manière ?
Ducatel : Pourquoi il lui renifle le cul, Grizzli ?
Vandevoorde : C'est vrai, ça. Pourquoi le chien, il te renifle le cul ?
Tiburce : Non, c'est normal. Tous les chiens, ils reniflent les culs. C'est même l'activité favorite des chiens, non, renifler les culs ?
Vandevoorde : Ah non, les chiens reniflent le cul des autres chiens, pas des hommes. Et t'es pas un chien, que je sache.
Tiburce : Mais j'ai un chien. Il doit sentir que j'ai un chien.
Vandevoorde : Tu sais ce qu'on va faire ? On va aller à l'hôpital, on va faire une radio.
Tiburce : Pour quoi faire ?
Ducatel : Pour essayer de comprendre pourqouoi t'as le cul qui sent le chien.
Vandevoorde : Ce petit monsieur se promène avec 30 boulettes de drogue dans son derrière.
Ducatel : Ah ben, voilà !
Tiburce : Non ! C'est pas possible !
Vandevoorde : Comment, c'est pas possible ?
Ducatel : Tu t'es rendu compte de rien, peut-être ?
Tiburce : Ben non. Sincèrement, je sais pas ce que cette drogue fait dans mon cul. On a dû la mettre à mon insu.
Vandevoorde : Y'a un mec qu'est venu, il est venu te mettre 30 boulettes de drogue dans ton fion et tu sais pas comment !
Tiburce : Mais oui. Oh, mon Dieu ! Mon Dieu, mon Dieu...
Ducatel : Mais comment c'est possible ?
Tiburce : Mais j'en sais rien. Justement, je cherche.
M. Vandevoorde : Pourquoi t'as un souci avec les hommes ? Après tout, ils t'ont rien fait, hein ?
Vandevoorde : C'est peut-être ça le souci, c'est que les hommes lui ont rien fait.

Ducatel : Tu sais, Ruben, tout ce que je veux, c'est que Louise soit heureuse.
Vandevoorde : J'te souhaite de vivre toute ta vie avec ma soeur, parce que le jour où vous vous séparerez, j'te bute. T'as compris ?
Ducatel : Merci, Ruben. J'suis tellement heureux qu'on devienne beaux-frères !
Vandevoorde : On en reparlera après le divorce.
Irène : Mon Dieu, Jacques, mais qu'est-ce que tu as fait ?
Jacques : Je savais pas que c'était de la drogue, hein ! J'te jure, Irène ! A chaque fois, il me disait que c'étaient des cigarettes.
Vandevoorde : Parce que c'est pas le premier voyage ?
Jacques : Non, c'est le cinquième. Hein, Minou ?
Irène : Tu ne peux pas en éviter une ou deux de temps en temps, toi, non, hein ?
Vandevoorde : Nous n'appartenons qu'à un seul genre, fiston, l'humanité. Et nous nous partageons une seule planète, la Terre. La Terre qui est à tout le monde, à tout... [un véhicule arrive, immatriculé en France] Qu'est ce qu'il fait le camembert ? Il est con ? Il va pas se garer là ! Faut pas se garer là, non non non ! [le conducteur descend, c'est un asiatique] Putain, un chinetoque !
Fils : Mais papa, elle est pas aux chinois aussi, la Terre ?
Vandevoorde : Si, mais pas de ce côté là.