Fiches de films - Répliques
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Le Clan des Siciliens
Inspecteur : Jusqu'à l'âge de 11 ans, vous allez assez régulièrement à l'école primaire. Interrogé à votre sujet, votre instituteur, Monsieur Ségur, devait déclarer "il souriait tout le temps et savait se montrer aimable". C'est la seule note favorable de ce lourd dossier, car votre casier judiciaire commence à 14 ans.
[Sartet s'est évadé du fourgon cellulaire en découpant le plancher]
Gardien : Je suis navré, Monsieur le Commissaire !
Le Goff : Navré ! Vous savez ce qu'il nous a coûté, la dernière fois ? Deux hommes ! Et la prochaine, ce sera peut-être encore un de ceux là ! Où peut-être moi... Vous me direz qu'on est payés pour ça et que c'est le moindre de vos soucis ! Eh ben, je vais vous en donner du souci, moi ! Parce que je vais demander votre mise à pied et je l'aurai ! [il prend une cigarette, un inspecteur lui présente du feu] J't'ai demandé quelque chose, à toi ? [il s'éloigne]
2ème Inspecteur : Il essaie de ne plus fumer et ça le rend fou furieux.
1er inspecteur : Maintenant, je le saurai.
Gardien : Eh ben ! Il ferait mieux de fumer !
Manelese : Oh, tu sais, j'avais 9 ans quand j'ai quitté la Sicile, et à coups de pompes dans le train, encore ! Alors quand je retournerai là-bas j'aurai droit aux courbettes de tous ceux qui m'ont vu mendier sur le port. Ça sera un spectacle, crois moi !
[Le Goff met en garde Monique, soeur de Sartet et la prévient qu'elle est sous surveillance policière]
Monique : Je ne comprends pas, d'habitude, vous surveillez sans prévenir.
Le Goff : J'inverse. Je surveille en prévenant, pour vous éviter de couler à pic avec lui.
Jeanne : Alors, d'après vous, je serais venue pour quoi ?
Sartet : Par curiosité. On a un tueur dans la maison, alors on veut le voir de près. Hein ! Parce qu'en bas, on ne tire pas.
Jeanne : C'est peut-être plus intelligent ! Et plus difficile, aussi !
Sartet : Eh ben, dites donc, dans le clan des Manalese, on est plutôt content de soi !
Sartet : Si vous voulez mon avis, en toute modestie, c'est l'affaire du siècle.
Luigi : Ouais. Mais nous, on veut tuer personne.
Sartet : C'est pas une chose que tu peux savoir à l'avance.
Sergio : Eh ben, nous, on veut le savoir. C'est pour ça qu'on en parle.
Sartet : Dans le domaine du moindre risque, je ne vois que le bilboquet ou le cerceau.
Manelese : Eh ben, moi, j'y crois à cet ingénieur. C'est net, son truc, on peut lui faire confiance. [à Sartet] Mais c'est en toi que j'ai pas confiance.
Sartet : En moi ?
Manelese : Ouais, en toi. Parce que tu ne dépasses pas le niveau de la ceinture. T'as bien failli nous envoyer tous en galère, cette nuit, et tout ça pour aller faire le con dans un hôtel de passe.
Manelese [au telephone] : Dis donc, tu sais depuis combien de temps on ne s'est pas vus ? Ça fait 37 ans, mon vieux ! Bon, alors câble-moi l'heure de ton arrivée à Rome, et je t'attendrai à l'aérodrome. Tu me reconnaîtras facile, j'ai pas changé.
[Les policiers ont interpellé Rovel, un indic, en le tirant du lit. Le Goff lui enlève sa veste de pyjama]
Rovel : Mais enfin, Commissaire, j'vais prendre froid. J'suis fragile, moi ! [Il a, sous chaque bras, un sachet de drogue attaché avec du sparadrap. Le Goff les arrache, en écrase un et donne l'autre à son inspecteur]
Le Goff : Tu vois, ta came ? Eh ben, on n'en parle plus... Si tu es raisonnable et si tu nous aides gentiment. [Il sort une fausse carte d'identité portant la photo de Sartet] Ça te dit quelque chose, ça ?
Rovel : Pascal Lastaldi ? Alors ça, honnêtement, commissaire, connais pas !
Le Goff : Et la photo, tu reconnais pas non plus ?
Rovel : Pas du tout.
Le Goff [à son inspecteur] : Le deuxième sachet, tu l'as gardé ?
Rovel : La photo, c'est pas Sartet ?
Le Goff : Revel, qui a fait ce travail là ?
Rovel : C'est pas mal. C'est du travail honorable. J'ai connu mieux, mais c'est un travail très...
Le Goff : Non, non, non. J'te demande pas une appréciation ni un qualificatif, je te demande un nom et une adresse.
Rovel : Ça, c'est pas dans mes habitudes. J'peux pas. Non, vraiment, j'peux pas.
Le Goff : Eh ! J'comprends ! C'est un cas de conscience !
Rovel : Parfaitement ! Ça, les adresses, c'est pas possible, Commissaire !
Le Goff : Ben, tu vois, j'suis pas comme toi, moi. J'vais t'en donner, une adresse, et puis une bonne : quai des Orfèvres. Allez, emballez-le !
[Le Goff fouille l'atelier de Malik, un faussaire]
Le Goff : Ne me demande pas si j'ai un mandat de perquisition !
Malik : Sartet, c'est devenu trop dangereux, Commissaire. Personne ne voudra plus se mouiller pour lui, il est sous la ligne de flottaison.
Bourdier : Sartet est dans l'avion de New-York, l'avion qui transporte les bijoux.
...
Le Goff : Donnez-moi du feu.
Pilote : Je ne comprends pas ce que vous voulez faire.
Manelese et Sartet : ...
Pilote : C'est politique ou c'est pour les bijoux ?
Manelese et Sartet : ...
Pilote : Vous voyez bien que toute la police new-yorkaise vous attend dans l'aéroport et si vous tirez avant, vous risquez de faire sauter l'avion. [il désigne le co-pilote, leur complice] Demandez lui.
Manelese : Commandant, si on rate l'opération, on saute de toutes façons. Voyez-vous, on n'a rien à perdre. Alors, suivez nos instructions et surtout, pensez à vos passagers.
Tony : Tutto bene ?
Manelese : Tutto bene.
[La famille au complet est installée devant la télévision. Dans le film, un couple s'embrasse]
Roberto : On dirait tata Jeanne avec Monsieur Sartet.
Jeanne : Mais il est fou ! Qu'est-ce que tu vas inventer encore ? Vous n'allez tout de même pas croire un enfant !
Tony : Tu seras à Vera-Cruz dans 6 jours.
Sartet : Et c'est bien, Vera-Cruz ?
Tony : Quand on a 500 000 millions dans sa poche, on est bien partout.
Manelese : Eh bien, qu'il vienne la chercher, sa part, il aura tout en bloc.
Manelese [à ses fils] : Bon. Alors, il arrive demain à 14 heures. Vous irez le cueillir à Orly et moi je vous attendrai ici avec elle. Et après, on ira ailleurs.
Sartet : Vous m'attendiez par l'avion de 14 H, hein ? Ben, j'ai pris celui du matin. Avec des ordures comme vous, j'ai eu raison de me méfier. Alors, écoutez-moi bien parce que je vais vous dire ce que je vois en ce moment : Aldo, Sergio et Louis emballés par les flics. Vous vous êtes même servi de ma soeur. Si ils la gardent plus de deux jours, je vous fais sauter, vous et toute votre kermesse.
Le Goff : Bonsoir, Monsieur Manalese. J'espère que vous n'êtes pas trop étonné de me voir là ?
Manelese : Je vous avais dit de passer quand vous vouliez.
Le Goff [désignant un trou dans le manteau par lequel Manelese a tiré]: On dirait que vous avez encore eu de la chance !
Manelese : Si on peut dire.
Le Goff : Alors, on y va ?
Manelese : On y va.








