Fiches de films - Répliques
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Les Aventures du baron de Münchhausen
Horatio : Ah, l'officier qui risqua sa vie et qui, seul, a détruit six canons ennemis et sauva dix de nos braves captifs des Turcs.
Officier : Oui, Monsieur.
Horatio : L'officier qui fit tant parler de sa vaillance.
Officier : En effet, Monsieur
Horatio : Prenant des risques bien au-delà du devoir.
Officier : J'ai fait de mon mieux, c'est tout.
Horatio : Faites-le moi fusiller à l'aube.
Soldat : Oui, Monsieur ! Viens, toi !
Horatio : Sa conduite est démoralisante pour le simple soldat et le citoyen qui tente de mener une vie normale, simple et sans histoire. Les temps sont assez durs sans ces agités qui font du zèle.
[Le Baron de Münchhausen interrompt avec fracas un spectacle qui le ridiculise. Il commence à s'en prendre aux acteurs avant de tomber sur les actrices]
Baron : Beautés fascinantes... Beautés fascinantes !
Salt : Ceci, très cher, c'est le Très Ordinaire Horatio Jackson, qui vient tout bonnement de gagner la guerre et de sauver la ville.
Baron : Ha !
Salt : Je vous en prie, vous, laissez-nous !
Baron : Quel âne ! Je suis le seul à pouvoir mettre fin à cette guerre.
Horatio : Explicitez-vous.
Baron : J'y mettrai un terme puisque c'est moi qui l'ai déclarée et que j'en suis la cause !
Horatio : J'ai bien peur que vous disposiez d'une mauvaise approche de la réalité.
Baron : Votre "réalité", Sir, n'est que leurres et balivernes, et je me délecte à vous dire que je n'en ai aucune approche, ni de près ni de loin !
Sultan : Le rideau se lève sur une chambre ordinaire de tortures quotidiennes. Yosrick, le jeune apprenti, chante les joies de la tâche qui lui incombe.
L'apprenti tortionnaire va faire son joli métier, ô gué
Je brise et brime, tout à ma tâche
En les menaçant de ma hache
Mais tout va mal
Rien ne s'emballe
Car la victime du pal
C'est moi !
Sultan :
La vie, c'est un peu un jeu
Faut être sur la brêche.
Et même si c'est carrément honteux,
On ment, on triche, on pêche.
Soyons maîtres du jeu !
Sultan : L'acte IV se situe dans un abattoir. Je vois cela très bouffe.
Sultan :
Étant moderne et d'esprit éclairé,
Cruauté pour moi voisine avec beauté.
Étant moderne, je laisse le choix
Ce sera vous ou moi.
Sally : Ça va, Monsieur ?
Baron [souriant] : Suis-je passé... dans l'au-delà ?
Sally : Mais non.
Baron [déçu] : Mordieu !
Baron : Va t'en, vite ! Je m'efforce de mourir.
Sally : Pourquoi ?
Baron : Parce que... Je me sens las de ce monde. Et ce monde, d'évidence, est las de moi.
Sally : Mais pourquoi ! Pourquoi ?
Baron : "Pourquoi, pourquoi, pourquoi" ! Parce que, tout n'est que logique et raison de nos jours. Science. Progrès. Pschh ! Pschh ! Loi de l'hydraulique. Loi de la société, de la dynamique. Loi de... de ceci, de ça, et de et caetera. Nulle place pour les grands cyclopes tripodes des Mers du Sud. Nulle place pour les arbres à courges et les océans de vin. Nulle place pour moi !
Baron : Chers amis ! Ne serait-ce pas une bonne idée de réduire au silence ces canons ennemis ?
Soldat : Non, Monsieur.
Baron : Non ?
Soldat : On est mercredi.
Baron : Oh mon Dieu, mercredi !
Salt : Mon public me tuera si je meurs à un moment pareil !
Baron : Mesdames, je ferai appel à votre précieux concours.
Actrices : Oh, mais certes, cela va de soi. Dites-nous seulement vos désirs !
Baron : Ayez la bonté de retirer, je vous prie, vos culottes.
[Le Baron de Münchhausen construit une mongolphière avec les dessous de toutes les femmes de la ville]
Desmond : Regarde-moi tous ces pantalons. Ce n'est pas superbe ? C'est le rêve devenu réalité. L'aube... de l'âge... de l'affriolant... dessous.... intime !
Bill : C'est de la folie. Il va se tuer.
Desmond : Oui, mais ça en vaut la peine, non ?
Soldat : Monsieur ? Monsieur, les acteurs ont fabriqué un ballon. Ils tentent de s'échapper.
Horatio : Arrestation immédiate. Qu'on les refoule hors de la ville.
Soldat : Monsieur, les portes doivent rester closes.
Horatio : Hé bien, jetez-les par-dessus les murs alors.
Baron : Mesdames, Messieurs ! Je reviendrai bientôt parmi vous avec des renforts. Hauts les coeurs ! Et je dis à toutes ces dames, à qui je dois une demi-tonne de soie foncée et de tissu à dentelle : Gare au rhume !
Sally : Oh, vous êtes pas pareil ! Tout jeune...
Baron : C'est toujours un tel bain de jouvence qu'un zeste d'aventure. Mais de grâce, ne rajeunis pas, toi, il faudrait que je te trouve une nourrice.
Tête du Roi de la Lune : Benvenutto alla Luna, Barone.
Baron : Puis-je vous présenter à mon amie Sally ? Sally, le Roi de la Lune. Enfin, sa tête en tout cas.
Tête du Roi de la Lune : Veuillez m'excusez, vous vous devez de m'appeler par mon vrai titre : Roi de la Totalité. Re di tutto. Mais appelez-moi Ray.
Tête du Roi de la Lune : Barone, je vous explique quelque chose : depuis votre dernier séjour, moi - c'est à dire ma tête, enfin, ce qui reste de moi, là où se trouvent mes composants capitaux et géniaux - aujourd'hui régit et gouverne l'univers connu.
Tête du Roi de la Lune : Cogito ergo es. Je pense donc vous être.
Tête du Roi de la Lune : Vous n'êtes qu'un moustique dans le Taj Mahal.
Corps du Roi de la Lune : C'est re-moi ! J'ai à nouveau des lèvres, et je vais m'en servir, ma petite biche ! C'est moi ! C'est moi, ton éléphant d'extase !
Corps du Roi de la Lune : Laisse-moi te mordre, ma petite biche !
Reine de la Lune : Mais mange d'abord, chéri.
Corps du Roi de la Lune : C'est ça ! Mangiare avant de baisare. Il faut se restaurer.
[Le Baron retrouve un Berthold amnésique]
Baron : Je suis le Baron de Münchhausen !
Berthold : Ça fait cochon ! C'est contagieux ?
Corps du Roi de la Lune : Chérie, je t'emmenerai au bout du Kama Sutra !
[Berthold retrouve la mémoire]
Berthold : Vous m'avez abandonné ! Sale porc ! Vous vous êtes tranquillement tapé votre bouchée à la reine et vous m'avez laissé moisir dans cette geôle. Aujourd'hui vous revenez, tout-à-trac, parce que ça vous arrange, après m'avoir fait perdre ma vie, et vous pensez que je vais vous suivre aux 400 diables ?
Baron : Oui.
Berthold : ... Alors, on y va.
[Le Baron, Sally et Berthold tentent de redescendre de la lune avec une corde]
Baron : Nous vivons précisément le genre d'épisode que personne ne croit.
Berthold : Finito ! Y'a plus de corde ! 22, je remonte. Place, s'il-vous-plaît.
Baron : Une seconde ! Tiens, attache ça au bout.
Berthold : Votre rallonge, d'où elle vient ?
Baron : Sache que je l'ai coupée du sommet.
Berthold : Coupée du sommet ?!
Baron : Cela va de soi. D'où veux-tu que je la sorte, sinon ?
Berthold : Mais...
Baron : Ben oui.
Berthold : Mais...
Baron : Oui, oui ! Applique-la au bout que nous puissions continuer notre descente !
Berthold : Oh... Oh oui, très judicieux ! Génial ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé ? C'est pour ça que lui, c'est un Baron, et moi un prolo.
Vénus : Quelle superbe... moustache.
Berthold : Y a-t-il un docteur dans le poisson ?
Baron : Pas de docteur, pas de docteur...
Adolphus : Vous êtes morts pour un sacré bout d'temps !
Baron : Me laisseras-tu mourir en paix au moins une fois ?
[Perdu dans les mers, le Baron s'extirpe des eaux en tirant sur sa propre queue de cheval]
Baron : Venez, bon sang ! Je ne tiendrais pas ça éternellement !
Baron : Abandonnez le navire ! Abandonnez le navire !
Berthold : Sauf votre respect, Baron, c'est lui qui nous abandonne.
Horatio : C'est donc arrêté. Vendredi, le 28, vous vous rendez. C'est-à-dire, dans 3 semaines à partir de demain. Nous fixerons les détails ensuite.
Sultan : Non, non, non, c'est vous qui vous rendez.
Horatio : Je me permets de vous rappeler que c'est réglé. C'est vous qui vous rendez.
Sultan : Mais nous gagnons...
Horatio : La dernière fois, c'est nous qui nous sommes rendus.
Sultan : Et alors ?
Horatio : Alors c'est votre tour.
Sultan : Et pour les vierges ?
Horatio : Mon cher, oubliez donc les vierges. Nous sommes en rupture de vierges.
Baron : Sultan ! Si ma tête a encore de l'intérêt pour vous, je vous l'offre. Elle n'a plus l'heur de me séduire.
Sultan : Avez-vous déjà esquissez vos dernières paroles ?
Baron : Pas encore.
Sultan : "Pas encore" ? Ça fait dernières paroles, ça ?
Sultan : Exécuteur ? Exécution.
[Un Turc tire sur le Baron]
Adolphus : Berthold ! Cours !
Baron : Pas de... docteur... Pas de docteur, non...
Baron : Et ce fut une occasion, parmi de nombreuses autres, où je trouvais la mort. Une expérience que, disons-le sans hésiter, je vous recommande fermement !
Baron : Ouvrez les portes ! Ouvrez, vous dis-je !
Salt [au peuple] : Ne cédez pas ! Ne cédez pas ! Ouvrez les portes, amis. Vous, ô ministres intègres, ce bras que toute l'Espagne admire, la mort de l'imagination dans la peur. Rien ne détruit plus un homme que l'ignorance, le prosaïsme et le conformisme ! Attrape le fourreau, attrape-le !
Baron : Mais non, non, non, vous n'y êtes point ! [Aux soldats] Ouvrez. C'est un ordre.
Baron : Beautés fascinantes. Belles, divines créatures.