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Fiches de films - Répliques

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La Gloire de mon père

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Réplique #22523 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel adulte [voix off] : L'âge de mon père, c'était 25 ans de plus que moi et ça n'a jamais changé. L'âge d'Augustine, c'était le mien, parce que ma mère, c'était moi et je pensais dans mon enfance que nous étions nés le même jour.

Réplique #22524 | [-] 0 [+] (0 vote)

C'est pas vrai ![Marcel, trop jeune pour être scolarisé, attend sa maman dans la classe de son père]
Marcel : Non, c'est pas vrai !
Joseph : Qu'est-ce que tu dis ?
Marcel : Maman ne m'a pas puni ! Tu n'as pas bien écrit !
Joseph : Qui t'a dit qu'on t'avait puni ?
Marcel : C'est écrit là.
Joseph : Voyons, voyons, mais... tu sais lire ?
Marcel : Oui.
Joseph : Voyons, voyons, mais... Eh bien, lis ! [avec sa règle, il montre la phrase écrite au tableau]
Marcel : "La maman a puni son petit garçon qui n'était pas sage". [L'instituteur écrit au tableau une autre phrase que Marcel lit au fur et à mesure] "Le papa est fier de son petit garçon qui sait lire". Ça veut dire que tu m'aimes bien ?

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Réplique #22525 | [-] 0 [+] (0 vote)

Les méfaits de la lecture



Rose : Quand a-t-il lu pour la dernière fois ?
Joseph : Hier matin. Le couvercle d'une boite de savon.
Rose : Et depuis ? Rien ?
Joseph : Eh non. Votre soeur ne veut plus.
Augustine : C'est pour son bien. Vous allez lui faire exploser la cervelle.

Réplique #22526 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel adulte [voix off] : J'avais maintenant un petit frère. Il s'appelait Paul. On l'a trouvé dans un chou, m'avait affirmé Augustine. Mon père, lui, avait parlé d'une petite graine. Ces explications potagères avaient provisoirement étanché ma curiosité.

Réplique #22527 | [-] 0 [+] (0 vote)

Augustine : Tu es magnifique.
Joseph : Magnifiquement nerveux, oui.

Réplique #22528 | [-] 0 [+] (0 vote)

Joseph [à sa classe] : Mes chers enfants, nous sommes entrés dans un siècle fabuleux, où les miracles, ceux nés de la science, seront quotidiens et apporteront de la joie aux plus pauvres, aux plus humbles. Les maisons auront le gaz, la lumière électrique, souvent même le téléphone.
La classe : Oooooh !
Joseph : Oui, oui, ce téléphone qui fera que, d'ici, on pourra parler sans se déranger et sans crier, à des personnes qui habitent Aubagne ou même Aix-en-Provence.
Un élève : Oh ben, fan de pied !
Joseph : Oui, Monsieur. Notre XXème siècle sera un très grand siècle. Le progrès est en marche. Bientôt, la machine exécutera les travaux les plus pénibles. Elle permettra sans doute de réduire à 10 heures la journée de travail.
Un élève : Ben, ce sera bien, ça, hein !
Joseph : Et l'ouvrier aura un jour de repos par semaine.
La classe : Oooooh !
Joseph : Et guidé, et sauvé par l'instruction, chacun aura sa place dans un monde qui respectera tous les hommes.

Réplique #22529 | [-] 0 [+] (0 vote)

Carte de France





Joseph [qui colore une carte de France] : Et pour l'Alsace-Lorraine ? Je vais tout de même pas les mettre en tricolore ! Mauve, la couleur du deuil.

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Réplique #22530 | [-] 1 [+] (1 vote)

Marcel adulte [voix off] : Je découvris ce jour-là que les grandes personnes savaient mentir aussi bien que moi et il me sembla que je n'étais plus en sécurité parmi elles.

Réplique #22531 | [-] 0 [+] (0 vote)

Augustine : Jules va à la messe, et alors ?
Joseph : Tous les dimanches, je sais.
Augustine : Mais tu sais pas tout. Il communie deux fois par mois.
Joseph : Quoi ? Un homme qui entre dans notre famille ! Un homme de 37 ans et qui a fait son droit, hein ! Un fonctionnaire de la République !

Réplique #22532 | [-] 1 [+] (1 vote)

Augustine : Il défendra à Rose de nous fréquenter !
Joseph : Voilà ! Ah, ah, voilà l'intolérance de ces fanatiques, la voilà ! Est-ce que je l'empêche, moi, hein, d'aller manger son Dieu tous les dimanches ? Est-ce que je te défends de fréquenter ta soeur parce qu'elle est mariée à un homme, pourtant instruit, qui croit que le Créateur de l'univers descend en personne le dimanche dans 100 000 gobelets ?

Réplique #22533 | [-] 0 [+] (0 vote)

Jules : Ah, ah, vous travaillez le dimanche !
Joseph : Oui. Oh, des broutilles !
Jules : Il est vrai que vous autres instituteurs, avez les vacances pour vous reposer. Les grandes vacances.
Joseph : Oui, sans doute devrions-nous remplacer pendant deux mois les fonctionnaires de la préfecture, épuisés par leurs longues siestes et meurtris par les ronds-de-cuir.
Rose & Augustine [inquiètes] : Jules ! Joseph !

Réplique #22534 | [-] 0 [+] (0 vote)

Beaux frères



Joseph : Je me demande parfois, mon cher Jules, si l'usage du latin n'est pas fait pour cacher des choses aux fidèles ignorants.
Jules : Comme l'emploi des formules magiques chez les charlatans ?
Joseph : Je ne vous le fais pas dire.
Rose & Augustine : À table !

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Réplique #22535 | [-] 0 [+] (0 vote)

Joseph : Un verre de ce vin-là contient 5 centilitres d'alcool pur, une dose dont l'injection suffirait à tuer trois chiens de belle taille.

Réplique #22536 | [-] 1 [+] (1 vote)

Marcel adulte [voix off] : J'appris avec une joie inépuisable l'existence du lac Titicaca.

Réplique #22537 | [-] 0 [+] (0 vote)

Que cache-t-elle sous son tablier ?

Paul : Qu'est-ce qu'elle a, notre Augustine, sous son tablier ?

Réplique #22538 | [-] 0 [+] (0 vote)

Elle nous la mange





[Augustine nourrit son bébé]
Paul : Elle nous la mange quatre fois par jour.

Réplique #22539 | [-] 0 [+] (0 vote)

Joseph : Et le téléphone, mon cher Jules, c'est pour quand ?
Jules : Celui qui vous sonne comme un domestique ? Ah non, ce mal-élevé n'entrera pas chez moi !

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Réplique #22540 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel adulte [voix off]  : Ce jour là, nous allions voir un enfant de vieux.
Marcel : Tu comprends, il aura 67 ans. Il sera tout rabougri. Il aura des cheveux blancs avec une barbe blanche.
Paul : Comme celle de grand-père ?
Marcel : Oui, mais une petite, évidemment, plus fine, une barbe de bébé.

Réplique #22541 | [-] 0 [+] (0 vote)

Jeune bébé





Paul : Il a l'air bien jeune, ce bébé.
Augustine : Qu'est-ce qu'il veut dire par là ?
Marcel : Que ce bébé fait pas son âge.

Réplique #22542 | [-] 0 [+] (0 vote)

35 francs le toutJoseph : Vous faites le tout pour 35 francs ?
Brocanteur : C'est pas possible.
Joseph : Pourquoi ?
Brocanteur : Parce que je dois 50 francs à  mon propriétaire qui vient encaisser à midi. Quelle heure est-il ?
Joseph : Midi moins le quart. Alors, si vous lui deviez 100 francs, vous oseriez me les demander ?
Brocanteur : Faudrait bien. où voulez-vous que je les trouve ? Remarquez, si je lui devais 40 francs, je vous en demanderais 40. Si je lui devais 30, je vous en demanderais 30.
Joseph : Dans ce cas, je reviendrai demain, quand vous l'aurez payé. [À son fils] Viens, crapaud.
Brocanteur : Ah, non, c'est pas possible, il est midi moins le quart. Qu'est-ce que vous voulez ! Vous êtes tombé dans ce coup-là, c'est pas de chance. Chacun son destin.

Réplique #22543 | [-] 0 [+] (0 vote)

Féerie

Marcel adulte [voix off] : Alors, nous sortîmes du village et commença la féerie. Je sentis naître un amour qui devait durer toute ma vie. Un grand oiseau noir marquait le milieu du ciel et de toutes parts, comme une mer de musique montait la rumeur cuivrée des cigales.

Réplique #22544 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel adulte [voix off] : Alors commencèrent les plus beaux jours de ma vie.

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Réplique #22545 | [-] 1 [+] (1 vote)

Une paysanne à l'air égaré



Marcel adulte [voix off] : L'oncle Jules avait décoré du titre de bonne une paysanne à l'air égaré qui venait l'après-midi faire la vaisselle et la lessive, ce qui lui donnait l'occasion de se laver les mains.

Réplique #22546 | [-] 0 [+] (0 vote)

Mond : Qui c'est celui-là, l'insolent ?
Paul : C'est mon frère. Mon grand frère.
Mond : Eh ben, vous valez pas cher, tous les deux. Voleurs de papillons, mauvaise graine, vous allez finir au bagne !
Paul : Aubagne ? C'est là où mon frère, il est né.
Mond : Ça m'étonne pas !

 

Mond des Parpaillous

Réplique #22547 | [-] 0 [+] (0 vote)

Mond : Et dites-moi, qu'est-ce que vous fichez ici ?
Marcel : Rien, Monsieur. On était juste montés sur la colline.
Mond : Quoi faire ?
Marcel : Pour voir.
Mond : Hein ?
Marcel : Pour voir ce qu'il y a derrière.
Mond : Ah, ah, ah, misère ! Depuis que l'homme est homme, c'est son idée fixe, savoir ce qu'il y a derrière. Alors, il fait la guerre, il fait des enfants, il fait des voyages et même il se fait curé, et tout ça pour voir ce qu'il y a derrière.

Réplique #22548 | [-] 0 [+] (0 vote)

A propos de plants de tomates


Curé : Votre beau-frère me confiait que vous cherchez des plants de tomates.
Joseph : Non.
Curé : Si vous voulez, j'en ai dans mon jardin.
Joseph : Merci.
Curé : Vous en avez trouvé ?
Joseph : Non, mais j'ai décidé de me passer de tomates cette année. Bonjour, Monsieur.

Réplique #22549 | [-] 0 [+] (0 vote)

Jules : La bartavelle.
Joseph : Qu'est ce que c'est ?
Jules : Vous voyez, ce gibier est si rare que Joseph lui-même n'en a jamais entendu parler. La bartavelle, Mesdames et Messieurs, c'est la perdrix royale et plus royale que perdrix, car elle est énorme et rutilante. La bartavelle, c'est presque un coq de bruyère.

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Réplique #22550 | [-] 0 [+] (0 vote)

Je peux sortir ?


[Joseph et Jules ont fait des cartons sur la porte des W.C. pour essayer leurs fusils]
Joseph : C'est du bois dur, elles n'ont pas traversé.
Jules : Ah ! Mais si nous avions eu des balles !
Marcel adulte [voix off] : Heureusement, ils n'en avaient pas eu, car, à travers la porte massacrée, nous entendîmes une faible voix. Elle disait, incertaine...
Faible voix : Je peux sortir, maintenant ?
Marcel adulte [voix off] : C'était la bonne.

Réplique #22551 | [-] 0 [+] (0 vote)

Joseph : Tu as entendu ce que vient de dire l'oncle Jules ? Nous allons faire 12 kilomètres dans les collines. Tu as de bien petites pattes pour marcher si longtemps.
Marcel : Mais je suis léger, moi. Je n'ai pas les grosses fesses de l'oncle Jules. Ça fait que je suis jamais fatigué.

Réplique #22552 | [-] 0 [+] (0 vote)

Jules : Rappelez-vous, Joseph : sanglier blessé, arbre perché.

Réplique #22553 | [-] 1 [+] (1 vote)

Marcel adulte [voix off] : Il fallait me rendre à l'évidence, j'étais perdu. Je pensai à la merveilleuse intelligence du Petit Poucet, génial inventeur de la piste préfabriquée. Il était bien trop tard pour l'imiter.

Réplique #22554 | [-] 0 [+] (0 vote)

Lili

Lili : Dis-le que tu es perdu.
Marcel : Non. Enfin, si, un peu.
Lili : Tu es avec les chasseurs.
Marcel : Tu les as vus ?
Lili : Un béret et une casquette ?
Marcel : Oui.
Lili : Alors, ils sont par là, équipés comme pour partir à la guerre.
Marcel : Ils font l'ouverture.
Lili : Les couillons. Moi, pour aller à la chasse, je demande pas la permission.
Marcel : Et on te dit rien ?
Lili : Qui me dirait ? Tous, ils en font autant. L'ouverture, c'est bon pour les gens de la ville.

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Réplique #22555 | [-] 0 [+] (2 votes)

Il les a tuées




Marcel : Il les a tuées ! Il les a tuées ! toutes les deux, il les a tuées !
Marcel adulte [voix off] : Et, dans mes petits poings sanglants, où pendaient quatre ailes dorées, je haussai vers le ciel la gloire de mon père en face du soleil couchant.

Réplique #22556 | [-] 0 [+] (0 vote)

Curé : Oh, des perdrix royales ! Le grand Saint-Hubert était avec vous !
Joseph : Le grand Saint-Hubert et mon calibre 12.

Réplique #22557 | [-] 0 [+] (0 vote)

Curé : Je peux vous certifier que cette perdrix n'est pas la caccabis Rufa mais la caccabis saxatilis.
Joseph : Et en français républicain ?
Curé : Excusez-moi. C'est-à-dire la perdrix des roches, celle qu'on appelle la perdrix grecque.
Joseph : Je vois que votre ministère s'exerce jusque sur les volatiles.
Curé : Les anges aussi ont des ailes, Monsieur.

Réplique #22558 | [-] 0 [+] (0 vote)

La vanité...



[Avec complaisance, Joseph se laisse photographier par le curé]
Marcel adulte [voix off] : Je songeais en cet instant à Monsieur Arnaud qui avait posé avec sa rascasse. "Se faire photographier avec un poisson" avait dit mon père "quel manque de dignité !" La vanité...

Réplique #22559 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Cri d'oiseau]
Jules : Tiens, une alouette !
Joseph : Ce ne serait pas plutôt un becfigue ?
Marcel : Non, c'est Lili !

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Réplique #22560 | [-] 0 [+] (0 vote)

Jules : Oh, mais tu es un vrai braconnier !
Lili : Moi ? non, je suis des Bellons.
Joseph : Qu'est-ce que ça veut dire ?
Lili : Ça veut dire que la colline, c'est le bien des gens d'ici. Ça fait qu'on n'est pas des braconniers.

Réplique #22561 | [-] 0 [+] (0 vote)

Lili : Des sources, moi j'en connais sept.
Joseph : Sept ? Et où sont -elles ?
Lili : C'est défendu de le dire.
Joseph : Et pourquoi donc ?
Lili : Parce que, une source, ça ne se dit pas.
Marcel : Même à moi ?
Lili : Je voudrais bien, mais c'est défendu. Même dans les familles, ça ne se dit pas.

Réplique #22562 | [-] 0 [+] (0 vote)

C'est beau, mais...




[A l'abri dans une grotte, Marcel et Lili regardent l'orage qui se déchaîne]
Marcel : C'est beau !
Lili : C'est beau... mais c'est couillon !

Réplique #22563 | [-] 0 [+] (0 vote)

Lili : Baisse-toi et ramasse de grosses pierres. Tourne-toi tout doucement.
Marcel : C'est un vampire ?
Lili : Non. C'est le grand-duc. Le gros hibou, on lui dit. S'il nous attaque, attention aux yeux.
Marcel : Partons. Vaut mieux être mouillés qu'aveugles.

Réplique #22564 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel : Ma vie, c'est ermite.
Lili : Termite ?
Marcel : Mais non, ermite. C'est des gens qui se retirent du monde pour penser.
Lili : Mais comment ils mangent ?
Marcel : Y'en a qui ne mangent pas, mais c'est spécial.

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Réplique #22565 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Lili et Marcel réfléchissent à des façons de gagner de l'argent]
Marcel : Dis donc, à ce train là, d'ermite, moi je me fais millionnaire.
Lili : Millionnaire ? Ça sert à quoi ?
Marcel : Ben, on a plein de sous.
Lili : Et alors ? Tu vas pas te manger 10 côtelettes à chaque repas ! Comme disait mon grand-père, on n'a qu'un trou du cul, alors...

Réplique #22566 | [-] 0 [+] (0 vote)

Marcel : Qu'est-ce que tu veux que je fasse avec 15 litres d'eau ?
Lili : Tu vas quand même pas boire tout ça !
Marcel : Et pour me laver ?
Lili : Pour se laver, une poignée d'eau, ça suffit.
Marcel : Peut-être pour toi, mais moi, il faut que je me savonne du haut en bas.
Lili : Pourquoi ? T'es malade ?
Marcel : Non, mais je suis de la ville, ça fait que je suis tout plein de microbes, et les microbes, il faut s'en méfier.
Lili : Qu'est-ce que c'est ?
Marcel : C'est des espèces de poux, mais si petits que tu ne peux pas les voir. Et si je ne me savonne pas tous les jours, ils vont me grignoter. Et un de ces quatre matins, tu me trouveras mort dans la grotte.

Réplique #22567 | [-] 0 [+] (0 vote)

Joseph : Allons, allons, Marcel, tu n'es plus un bébé. Dans la vie, il n'y a pas que les amusements. Moi aussi, tu sais, je voudrais bien rester ici et vivre dans la colline. Même dans une grotte. Oui, oui, même tout seul, comme un ermite.
Marcel adulte [voix off] L'allusion à l'ermite me frappa mais je compris que c'était une idée bien naturelle puisque je l'avais eue moi-même.
Joseph : Cette année, tu auras beaucoup à faire, surtout pour l'orthographe. [à Alphonsine] Il met deux "l" à affoler. [à Marcel] Et je te parie que tu ne saurais pas écrire "ermite".
Marcel adulte [voix off] : Je sentis que je rougissais, mais je chassais aussitôt mon inquiétude. Il ne pouvait avoir lu la lettre, puisque je l'avais retrouvée à sa place.

Réplique #22568 | [-] 1 [+] (1 vote)


[Le curé a donné à Joseph les photos sur lesquelles il pose fièrement avec les bartavelles]
Joseph : J'ai bien envie d'en envoyer une à grand-père pour qu'il voie comme Marcel a grandi.
Marcel adulte [voix off] : Oui, il était tout fier de son exploit. Oui, il enverrait une épreuve à grand-père et il montrerait l'autre à toute l'école comme l'avait fait Monsieur Arnaud. J'avais surpris mon cher surhomme en flagrant délit d'humanité et je sentis que je l'en aimais davantage. Et dans mes petis poings sanglants où pendaient quatre ailes dorées, je haussai vers le ciel la gloire de mon père en face du soleil couchant.

 

Pour la postérité