Fiches de films - Répliques
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Les Grandes Vacances
Bosquier [tendant à son jardinier un cactus en pot] : Mais non, ça pique pas !
Surveillant Général : Monsieur le Directeur, les élèves ont reçu leurs collantes. 80 % de réussite à l'examen. Vous pouvez être satisfait. C'est un record !
Bosquier : Si je comprends bien, Monsieur le Surveillant Général, vous m'annoncez avec le sourire que nous avons eu plus de 20 % de recalés !
Philippe [lisant ses résultats scolaires] : Ben oui, sans l'anglais, j'avais la moyenne.
Bosquier : 1 !
Mme Bosquier : Hein ? Avoir 1 en anglais, on n'a pas idée.
Philippe : J'suis pas doué pour les langues.
Bosquier : Tu vas le devenir.
Mme Bosquier : Tant pis pour tes vacances. Tu travailleras ici avec les rattrapages.
Bosquier : Comment ! Comment ! Comment ! Mon fils parmi les lézards du collège ! C'est une belle publicité, ça !
Mme Bosquier : J'ai une idée.
Bosquier : Non. J'en ai une meilleure.
Bosquier : Ah ! Heureusement, j'ai celui-là. Un brillant sujet. Discipliné, affectueux, mmh ? Et en Première à 16 ans. [...] Ce sera lui mon bâton de vieillesse.
Philippe : Un bâton merdeux, oui !
Une mère : Un aussi fort pourcentage de reçus, c'est un record, Monsieur le Directeur.
Bosquier : Non, Madame, c'est une tradition.
[À propos du fils glandeur d'une comtesse]
Bosquier : Avec ses dons, son intelligence et beaucoup de leçons particulières, il deviendra aisément, Madame la Comtesse, l'un de nos plus brillants sujets.
Un prof : Il est nul.
Bosquier : Il n'est pas nul, Monsieur Morizot, il est timide, voilà.
Le prof : Il est timide.
Bosquier : Il est timide, voilà. Ecrasé par les responsabilités qu'implique un grand nom, on perd une partie de ses moyens dans un examen. C'est bien connu. N'est-ce pas, Isold ?
Isold : La barbe !
Bosquier : Que sais-tu de Carnavalet, mon tout petit ?
Gérard : Carnavalet ?
Bosquier : Carnavalet.
Gérard [qui récite visiblement] : On peut remarquer dans la cour la célèbre statue de Louis XIV par Coysevox. Et les incomparables collections de gravures et de livres contant 4 siècles de l'histoire de Paris.
Bosquier : Sans compter les guitares électriques, les harmonicas, les perruques et les lambeaux de vêtements provenant des histériques de l'ère cosmique !
Gérard : Papa, j'emmène Shirley à la chapelle Saint-Clotilde.
Bosquier : Avec Big Joe Williams aux grandes orgues, ça va balancer dur, hein ?
MacFarrel [au téléphone] : Je veux dire à vous... mmh... pas grave.
Bosquier : Yes. Yes.
MacFarrel : C'est pas vous inquiéter, mais venir ici, peut-être, il est mieux.
Bosquier . This is better.
MacFarrel : The trouble is... Il a fait du mal.
Bosquier : Comment ! Mon fils Philippe ! Mais qu'est-ce qu'il a fait ?
MacFarrel : Il a fait plus mal.
Bosquier : Il a fait... Oh ! j'comprends rien. Ecoutez, je viens. Je viens tout de suite. Voilà, tout de suite.
Bosquier [dans le taxi à Londres] : Il a fait mal... Il a fait mal... Il a fait mal... Il est jeune, quoi. Tous les enfants sont turbulents. Enfin, ça vaut mieux qu'être malade.
MacFarrel : Oui.
Bosquier : Comment ?
MacFarrel : Il est mal.
Bosquier : Hein ?
MacFarrel : Euh... Malade.
Bosquier : Qu'est-ce que c'est ?
Le maître d'hôtel : Oysters à la parisienne.
Michonnet : Oui, ce sont des huitres dans de la soupe au lait.
Bosquier : Ah ! Ça c'est étonnant. Oh là là... Mmm ! C'est délicieux ! Délicious ! Mmh ! Mange, mon fils. C'est délicieux. Mange. Que c'est bon. [Michonnet avale] Voilà ! Ouïe. aïe, aïe. Allez, mange. Allons. Vlof !
Bosquier : C'est la tarte, ça.
Michonnet : Ah non ! Ça, c'est le poisson, c'est du haddock.
Bosquier : Ah ! Et ça ?
Michonnet : Ça, ce sont de petites mandarines.
Bosquier : Et puis ça, là ?
Michonnet : Ça, ce sont des cerises.
Bosquier : Oh ! Et puis ça ?
Michonnet : Ah ben, la sauce ? C'est une mayonnaise à la menthe.
Bosquier : Oh ! C'est bon, la menthe ! Mmh, mmh, délicious ! Allez, mange pendant que c'est chaud. Mange, mon gars, allez.
Bosquier : Alors ça, ça, c'est le dessert !
Michonnet : Ah, non ! Ça, c'est la viande ! Avec la Chantilly !
Bosquier : Ah ! Ça, c'est étonnant. Ah ! C'est étonnant. Mmh ! délicious ! It's delicious ! Tiens, mange, mange. Allez, mange, mange, mon fils. [Michonnet avale] Et hop ! Il faut finir le plat, maintenant. Tout le plat. Mmh ! Delicious !
MacFarrel : Vous aimez la cuisine anglaise ?
Bosquier : Oh ! I like it ! It is delicious.
MacFarrel : Thank you. Vous êtes un gentleman.
Bosquier [à Michonnet, toujours à table] : Michonnet, Il faut finir, allons !
Madame Bosquier : Mettez le couvert de Monsieur.
Bosquier : C'est inutile, j'ai déjà déjeuné dans l'avion.
La bonne : Ah ! Monsieur goûtera bien mon flan breton avec une bonne gelée de mûres.
Bosquier : Non. Allez vous coucher, vous !
La bonne : Mais il est 2 heures de l'après-midi !
Bosquier : Oui, ben allez faire la sieste, alors.
La bonne : Mais j'ai pas déjeuné.
Bosquier : Vous mangerez après.
La bonne : Après la sieste, ce sera le dîner.
Bosquier : Ben, après le dîner, qu'est-ce qu'on fait ? On se couche !
La bonne : Mais j'aurai toujours pas déjeuné.
Bosquier : Alors, que faire ?
La bonne : Se coucher !
[Bosquier, pressé, est pris en charge par un bougnat qui livre son charbon. La camionnette s'arrête]
Bosquier : Mais qu'est-ce qui se passe ? Y'a une panne ?
Bougnat : Non. C'est une livraison.
[2 touristes accompagnées d'un énorme chien prennent Bosquier qui faisait du stop]
Conductrice : Il s'appelle Kaiser. N'ayez pas peur, il mord pas souvent. Evitez seulement de faire des mouvements brusques et de lui souffler dans le nez. Il a horreur de ça.
Passagère : Donne la patte au Monsieur, donne.
Conductrice : Dites-lui qu'il est beau. Il adore les compliments.
Bosquier : Allez vous changer. Allez vous changer. Mais, attention, hein ! Changez-vous en bibliothèque rose.
MacFarrel : Au Havre, j'ai vu vous.
Bosquier : Me ? It is not possible.
MacFarrel : I now, but le même que vous avec le costume du... euh... marin.
Bosquier [riant] : Oh, oh, oh, oh !
La bonne [entrant en tenant le pull de marin] : Qu'est-ce que je fais de ça ?
Bosquier : Alors comme ça, dans votre foutu pays d'Ecosse, deux mineurs peuvent se marier sans le consentement de leurs parents !
MacFarrel : Pas du tout. Seulement pendant la fête du Gretna Green, une ancienne coutume écossaise.
Bosquier : Félicitations !
[MacFarrel pilote son avion, harcelé par Bosquier qui lui fait prendre des risques]
MacFarrel : J'étais dans Royal Air Force pendant la guerre. Vous êtes plus dangereux que les allemands.












