Fiches de films - Répliques
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Au revoir à jamais
Samantha: Je m'appelle Samantha Caine. Enfin, je crois. Vous n'allez sûrement pas me croire, mais je suis née il y a 8 ans, sur une plage du New-Jersey. Je suis venue au monde telle que vous me voyez, avec des vêtements que je n'avais pas achetés. Dans ma poche arrière, il y avait une clef sans numéro, sans marque, anonyme. Charmante métaphore ! Mais à part ça, rien qui puisse m'aider, rien. Il m'arrive souvent de me regarder dans la glace, nue, essayant de deviner mon âge. 35 ans, peut-être. Je suis couverte de cicatrices. Le diagnostic est sans appel : amnésique rétrograde. C'est pas réjouissant, mais j'ai appris à vivre avec.
Al [portant un toast] : A vous tous, mes amis, que le meilleur de votre passé soit le pire de votre avenir.
Samantha: La femme que j'étais n'existe plus. Je lui ai dit au revoir à jamais.
[Mitch se faisant passer pour un policier, surprend un homme au lit avec Trin, une fausse prostituée, en réalité sa complice]
Mitch : Police ! On bouge pas !
Homme : Mais qu'est-ce que c'est que ces conneries ?
Mitch : Ah ! Ah ! Ah ! Oh non, pas de grossieretés, Monsieur. Vous considérez peut-être que je n'ai aucune raison de vous descendre, mais tout le monde sait que ce type de considération, c'est bon que pour les cons... qui sont sidérés. Madigan, brigade des moeurs. Si jamais tu la ramènes, gros con, j'peux t'assurer qu'tu vas passer 10 ans en taule à t'faire gentiment astiquer le rectum. Et si tu t'en tires parce que mon intervention est un peu trop musclée, il ne me restera qu'à engager des mecs qui se feront un plaisir de te défoncer le fion. Alors, si t'as envie de te faire enviander, ouvre ta grande gueule. En attendant, vous êtes en état d'arrestation pour prostitution.
[L'un des faux inspecteurs, stressé, a vomi pendant l'interpellation]
Trin : Faut plus qu'on engage de clodos.
Mitch : Qu'est-ce que ça peut faire ? Ils avaient l'air de flics. Ça a marché, notre coup.
Trin : On était mal, quand même.
Mitch : Tu veux peut-être que j'engage des acteurs, c'est ça ? Eux, ils sont pas chers. Il font ça pour bouffer.
Trin : Et quand ils gerbent dans les coins ? C'est pour nous rembourser ?
Samantha: Elle avait mal au poignet. Il était cassé et j'ai rien vu. J'me rappelle pas c'que j'ai pu lui dire. J'arrive pas à me souvenir.
Jack : Bonsoir, Charlie. Ça fait longtemps !
Policier [mettant Mitch en joue] : Bougez plus !
Caitlin : Ne tirez pas ! Il est gentil !
Mitch : Ouais. Tirez pas ! Elle a raison !
Président : Monsieur Perkins, vous aviez perdu l'un de vos agents qui avait suivi un entraînement intensif, notamment en ce qui concerne l'assassinat. Et voilà qu'elle réapparait en Belle de Noël au Journal Télévisé.
Perkins : Mais cette information a déjà 15 jours, Monsieur le Président. A ma connaissance, Charlène Baltimore est morte lors d'une mission sous mes ordres. Depuis la fin de la guerre froide, ce genre d'agent hyper-violent est inutile. Nous les éliminons de nos effectifs.
Mitch : Vous avez froid ?
Samantha: Oui. J'suis gelée.
Mitch : Mettez le chauffage. Il ne marche pas, mais il fait tellement de bruit qu'on a l'impression qu'il marche.
Samantha: J'préfère avoir froid en silence.
[Au volant de la voiture, Mitch a fait une embardée en croisant une belle joggeuse]
Mitch : Je regardais ses formes, c'est tout. Si ça peut vous consoler, vous êtes drôlement mieux foutue.
Samantha : Oui ?
Mitch : Oui. À part les nichons.
Waldman : Alice, s'il-te-plaît. Ton chien, Alice. Ce chien et mon appétit sont malheureusement incompatibles.
Alice : Mais enfin, qu'est-ce qu'il t'a fait ?
Waldman : C'est très simple. Ça va faire 3 heures que ce chien se lèche le derrière. Pourtant, c'est une action qui ne demande pas plus d'une heure. Alors, je crois que ce qu'il essaie malencontreusement de déloger s'en est allé pour de bon ou est destiné à rester.
[Scène à la télévision, au rayon aliments pour animaux d'une épicerie]
Client : On voit bien que vous n'avez pas de chatte. Vous ne diriez pas ça.
Vendeur : Pourquoi j'aurais une chatte puisque j'ai une gonzesse.
Samantha/Charlie : Et merde ! Oh, c'que ça m'fait chier d'attendre.
Mitch : Excusez-moi. Ça vous arrive souvent de jurer de cette manière ?
Samantha/Charlie : Ah ben... je... Pourquoi ? Vous êtes mormon ?
Mitch : Oui, j'suis mormon. C'est pour ça que j'fume trois paquets de clopes et qu'j'avale de la vodka à volonté.
Mitch [en chantant] : Ta da da da da, je mets mes clés dans la poche gauche. Mmh mmh mmh mmh mmh, et le flingue dans la poche droite.
Samantha: Ça fait une bosse, c'est pas discret.
Mitch : Vous préférez que j'le mette dans mon fute et que j'm'explose les boules ?
Waldman [à Samantha, à propos de Mitch] : Si on parle devant ce type, il faudra l'éliminer. Moi, ça ne me gêne pas. A toi de décider.
Mitch : Dites, grand-père, combien vous en avez de ce genre là ?
Waldman : Trois. Un dans la poche inférieure, un dans la ceinture et un près des bijoux de famille, parce qu'il est assez rare qu'un agent tripote ce genre d'endroit chez un autre homme.
Waldman : Charlène, ma chérie !
Samantha: Je m'appelle Samantha. Samantha Caine.
Waldman : Non, non, non, c'est pas du tout ça. L'institutrice, c'est une pure invention. C'est une couverture, tu te souviens ? Tu mélanges tout. Tu t'es inventé une couverture. Y'a rien de vrai. Tout a été inventé. Samantha Caine n'a jamais existé. C'est le fruit de ton imagination.
Samantha: Non, je n'ai rien inventé. Je suis institutrice. Je suis maîtresse d'école.
Waldman : Alors, démissionne ! Tu es un tueur qui travaille pour le Gouvernement des Etats-Unis. Je le sais, je t'ai entraînée.
Waldman : En octobre 1988, tu devais tuer un trafiquant d'armes qui s'appelait Dédale et son acolyte, un certain Timothy. Cette mission fut un échec. Tu as pris la décision de rester en vie et ça malgré les ordres et tu t'es fais passer pour morte. Et puis soudain, tu réapparais 8 ans plus tard mais tu as l'air moins opérationnelle. Quoi qu'il en soit, il n'est pas totalement idiot de penser que Dédale est au courant de ta resurrection et qu'il va essayer de te tuer.
Mitch :
Ta da da da da, j'ai un pétard.
Ta da da da da, j'en ai pas un mais deux.
Ta da da da da, si on me gonfle les amygdales, on risque pas de faire long feu parce que je suis un grand méchant enfoiré.
Waldman [lui pointant une arme sur la tempe] : Pas un geste. Lâche ton petit joujou.
Mitch [entrant dans les WC en chantant] : Ta da da da da, je vais aller m'secouer l'colosse.
Mitch: Vous nous avez retrouvé comment ?
Waldman : Y'a pas mal de raisons pour vous tuer, seulement, ce ne sera pas parce que vous avez inventé l'eau tiède. Il y avait cette adresse dans votre veste. Regardez, marqué entre l'adresse d'un bar à putes et un très beau dessin où on a voulu représenter un pénis.
Mitch: C'est un bec, pas une bite.
Waldman : Un ex-fiancé... Mais d'où est-ce qu'elle nous sort ça ?
Mitch: On a trouvé un mot qu'elle a écrit de sa main.
Waldman : Et c'est son écriture ?
Mitch: Hé ! Pour qui tu te prends ? Pour le capitaine Kirk ? Elle l'a écrit à son oncle !
Waldman : Max ?
Mitch: Ouais.
Waldman : Oncle Max ? Mais c'est le nom de l'Agence, espèce d'imbécile. Et le mot "fiancé" veut dire que c'est sa cible. Putain !
Mitch: C'est sa cible et pas son fiancé ?
Waldman : C'est ça oui. Et c'est pour ça qu'elle peut donner un maximum de détails. Parce qu'elle l'a étudié pour le tuer.
Luke : Le visage d'une femme n'est jamais aussi beau que lorsqu'il est déformé par la douleur. La preuve : la beauté de l'accouchement.
Timothy : 10 minutes dans l'eau glacée. Ou elle meurt ou elle devient folle.
Luke : 5 minutes et elle crachera le morceau.
Charlène : On fait un marché. Laisse-moi m'en aller et je te laisse l'usage de tes jambes.
[Charlène, en peignoir, sort de la douche]
Charlène : Ça va, Mitch ? Tu es réveillé ! [désignant le pansement qu'il a au côté] Oh ! Ça saigne ! Attends. Regarde ça.
[Elle ouvre son peignoir et, pendant que Mitch la fixe les yeux exorbités, elle arrache le pansement]
Mitch : Ça fait un mal de chien !
Charlène : Je sais. C'est pour ça que j'ai voulu faire diversion.
Mitch : Enfin, qui es-tu ?
Charlène : Je suis Charlie, l'espionne. Ravie de te connaître.
Mitch : Et Samantha, elle est, euh...
Charlène : Elle n'a jamais existé, Nathan te l'a dit. C'était de la pure invention.
Mitch : Et alors, elle s'est évaporée pour toujours ?
Charlène : Dieu merci, oui. J'ai déjà pris assez de kilos grâce à elle. T'as vu mon arrière-train ?
Mitch : Qu'est-ce qu'on fait ? C'est quoi, le programme ?
Charlène : Je contacte Chapitre. Je les mets tous au parfum. J'enterre les huit dernières années et je repars au boulot.
Charlène : Je fais un petite expérience. S'il m'a cherchée en Pennsylvanie, il a dû mettre ton bureau sur écoute.
Mitch : Il peut nous trouver grâce au téléphone !
Charlène : Tu te tiendras près de ce téléphone à minuit. S'il veut essayer de me coincer, il enverra un mec qui te kidnappera et te fera parler sous la torture. Ça voudra dire que j'ai eu raison.
Mitch : Non, non, non, non, non, non, j'suis pas d'accord.
Voyou : Salut, ma belle, un peu de compagnie ?
Charlène : Non, j'te remercie, mais je tiens à rester vierge jusqu'au viol.
Mitch : Une question. Tu n'arrêtes pas de dire "je", "j'ai", "je", "j'ai". Est-ce que ça veut dire que tu n'as plus besoin de mes services ?
Charlène : Bien vu. [l'éjectant de la voiture d'un coup de pied] Descends !
[La voiture disparaît mais revient. Mitch est resté allongé sur la chaussée]
Charlène : Monte !
Mitch : Tu m'as trouvé des bricoles à faire ?
[Charlène, armée, apparaît près du petit Raymond, un élève de Samantha, qui fume en cachette]
Charlène : Bonjour, Raymond.
Raymond [tremblant] : Bonjour, Mademoiselle Caine.
Charlène : Qu'est-ce que je t'ai appris sur les dangers du tabac ? [Il lui tend la cigarette dont elle fume une bouffée avant de lui rendre] Merci. Tu dis que tu m'as vue et je t'explose la tronche.
Mitch : Vous voulez me faire croire que vous engagez des faux terroristes, et ça seulement pour soutirer du fric au Congrès ?
Perkins : Malheureusement, Monsieur Hennessy, je ne sais pas comment je vais fabriquer 4 000 morts. Alors, je crois que je vais les tuer pour de vrai. On attribuera ça aux musulmans, naturellement. Et j'obtiendrai mes subventions.
Timothy : Comme c'est la veille de Noël, j'te donne le choix : couteau ou flingue ?
Charlène : 30 degrés à gauche, Mitch ! J'ai dit à gauche ! Ton AUTRE gauche !
Voix d'un complice dans le talkie-walkie : Je suis blessé. Je crois que je vais mourir.
Timothy : Crève en silence. Terminé.
Charlène [menacée par le couteau de Timothy] : Oh, chéri ! Tu n'as que 12 centimètres !
Timothy : Tu vas les sentir !














