Fiches de films - Répliques
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Ca
Policier : Je vous ai dit de ne pas vous mêler de ça, Hanlon.
Mike : Ça me concerne en tant que citoyen, chef. Six gosses morts ou disparus, ça a de quoi alarmer la population, non ?
Policier : C'est peut-être une vague de fugues. Ça a la bougeotte, les enfants.
Mike : D'accord. Un enfant de 5 ans dans une voiture à pédales a la bougeotte et un enfant de 7 ans file à Acapulco pour un joyeux week-end !
Policier : C'est son père qui l'avait emmené. Quant à l'autre gamine, nous allons...
Mike : Chef ! C'est pas normal ce qui se passe depuis quelque temps à Derry. Et vous le savez !
Policier : Hé ! C'est moi le flic. Vous êtes le bibliothécaire. Okay ?
Mike [écrivant son journal personnel] : 28 mai. Encore un meurtre aujourd'hui. Mais cette fois, il y avait quelque chose de plus. Quelque chose qui me donne la chair de poule. Une photo qui n'aurait pas dû... Non, qui ne pouvait pas être là. Il est temps d'avertir les autres de ce qui se passe. Je ne peux pas attendre plus longtemps, mais j'espère que je me trompe. Dieu fasse que je me trompe.
Mike : Bill, Ça est revenu.
Bill : Tu... tu... tu es sûr ?
Mike : Oui. J'ai trouvé une photo de... de Georgie.
Bill : Georgie...
Georgie : Cours, cours, le petit bateau de Georgie, tut ! tut ! Plus vite, plus vite, tuuut ! tut ! tut ! Cours, petit bateau, tuuut ! Non, pas là, non !
[Le bateau de papier tombe dans les égoûts. Georgie tente de le rattraper puis renonce. Une voix l'appelle]
Grippe-Sou : Salut, Georgie ! Qu'est-ce qu'on dit ? Salut, clown ! Ooh ! Dis moi bonjour ! Est-ce que tu veux un balloooon ?
Georgie : J'dois pas accepter de choses d'un inconnu. Papa y m'a dit ça.
Grippe-Sou : C'est très sage d'avoir dit ça, Georgie. C'est vraiment très sage. Moi, Georgie, je m'appelle Grippe-sou. Je suis le clown cabriolant. Toi, tu es Georgie. Maintenant, nous nous connaissons, pas vrai ?
Georgie : C'est vrai, oui. Je dois rentrer.
Grippe-Sou : Rentrer ? Sans ça ?
Georgie : Oh ! Mais c'est toi qui a mon bateau !
Grippe-Sou : C'est lui en personne. Prends. Il est à toi. Prends-le. Ooh ! Tu tiens à ton bâteau, Georgie. Je t'assure, tu sais Georgie, il y a des sucettes et des manèges et toutes sortes de surprises ici en bas. Et des ballons, aussi, de toutes les couleurs.
Georgie : Est-ce qu'ils flottent ?
Grippe-Sou : Oh oui. Ils flottent, Georgie. Ils flottent. Et quand tu seras en bas, avec moi, TU FLOTTERAS AUSSI !!!
Institutrice : Maintenant, les enfants, écoutez-moi. Comme vous le savez, le shérif a imposé un couvre-feu à partir de 7 heures. Vous êtes en danger, mes enfants. Je veux que vous soyez très prudents.
Voix enfantine venant de l'évacuation de l'évier : Aide-moi, aide-moi, je t'en prie. Aide-moi, aide-moi, Beverly.
Beverly : Qu'est-ce que c'est ? Qui est là-dedans ?
La voix : C'est le clown qui nous a fait descendre ici. On flotte tous.
Beverly : Qui es-tu ?
La voix : Je suis Vicki Burroughs.
Une autre voix : Je suis Matthews O'Connor. Nous sommes tous des enfants morts.
Voix de Vicki : Approche-toi, Beverly. Nous voulons tous te connaître. Nous flottons, nous flottons...
Beverly : Papa !
Monsieur Marsh : Mais enfin, qu'est-ce qui t'arrive ?
Beverly : La salle de bains, papa. La salle de bains ...
Monsieur Marsh : Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a quelqu'un en train de te regarder ?
Beverly : Le lavabo, dans le lavabo.
Monsieur Marsh : Alors, qu'est-ce que tu as vu là-dedans ? Mais parle, Beverly. Je me fais du souci à ton sujet. Je me fais beaucoup de souci. Alors, tu vas m'expliquer !
Beverly : Il y avait une énorme araignée. Une vraiment énorme araignée. Elle est sortie du trou. Elle a dû y rentrer de nouveau.
Monsieur Marsh : Oui, ces maisons sont vieilles. Les tuyaux sont larges comme des tunnels. Y'a plus rien, en tous cas.
Richie : Oh, mais arrête, Eddie Spaghetti. C'était qu'une blague.
Eddie : Mais quelquefois, tes blagues, elles vont un peu trop loin.
Richie : Oh, peut-être ! Mais si on fait pas de temps en temps des blagues, on va crever d'ennui. C'est vrai, quoi, on est des mecs ou en est des larves ?
Ben, Bill, Bev, Eddie, Stan : On est des larves !
Eddie : J'aimerais qu'il finisse jamais, cet été. C'est l'été le plus beau de ma vie.
Mère d'Eddie : Je ne veux plus te voir jouer avec cette bande de voyous. Ça finira mal.
Eddie : Mais, maman, c'est mes amis !
Mère d'Eddie : Tu n'as pas besoin d'amis, Eddie, puisque tu as ta maman.
Voix de Grippe-Sou [dans l'évacuation de la douche] : Tout va bien, Eddie. Je voulais juste te dire bonjour. Il fait assez chaud pour toi là-haut, petit ? [Deux mains apparaissent et font une ouverture dans le sol] C'est assez mal commode, tu sais, Eddie. Laisse-moi le temps de faire une mise au point... [Grippe-Sou apparaît] Et voilà, l'Asthmatique ! Hé ! Jette ton aérosol et viens dans le sous-sol. Ça ne servira à rien de fuir, quart de portion. Rendez-vous dans tes rêves. Reviens quand tu en as envie et amène tes copains !
Grippe-Sou : Bip Bip, Richie ! Reviens quand tu en as envie. Tu verras comment on floooootte en bas. Tous, ils flooooottent en bas.
Bowers : Tiens, comme on se retrouve ! Une belle brochette : gros lard, le juif, le bègue, le binoclard, l'asmathique et la gonzesse. Tu choisis bien tes amis, le négro. Le club des paumés.
Ben : Il y a 200 ans, il était déjà là !
Stan : Sois pas bête ! C'est rien d'autre qu'un dessin !
Mike : Là, regardez ! C'est encore lui, cet homme, là.
Beverly : C'est pas un homme, Mike.
Bill : Ça. C'est Ça !
[Dans l'album que les enfants feuillètent, Grippe-Sou figure sur une photo qui, soudain, prend vie]
Grippe-Sou : Je vous tuerai tous ! Je vous rendrai tous fous et je vous tuerai tous ! Je suis le pire cauchemar que vous ayez fait ! Je suis le pire de vos rêves devenu réalité ! Tout ce dont vous avez toujours eu le plus peur !
Ben : Il faut en parler à quelqu'un.
Beverly : Mais les autres ne voient pas ce qu'on voit.
Ben : Pourquoi ?
Bill : Quand on est adulte, on croit plus en rien.
Ben : Ça tue les enfants. C'est dingue.
Beverly : Il faut qu'on fasse quelque chose.
Bill : Ça a peur de nous, vous savez. Oui, c'est vrai. Je le sens. J'vous jure que je le sens. Je vais tuer Ça. Aidez-moi.
Voyou : Où est-ce qu'ils vont ?
Belch : Ils descendent dans les égouts, imbécile.
Bowers : Ouais. Et vous savez quoi ? Ils vont plus jamais ressortir.
[Dans les égoûts, les enfants font un cercle en se tenant la main]
Bill : Quoiqu'il arrive, on se lâche pas. Ça n'est pas aussi fort qu'il le croit, sinon il nous aurait déjà tués. Il faut qu'on résiste.
Voix enfantine : Bill... Bill...
Bill : Georgie ?
Beverly : Non, Bill. C'est pas Georgie. Ne romps pas le cercle.
Monsieur Marsh : Bevie... Bevie... Peux-tu me dire ce que tu fabriques ici avec tous ces garçons ? Rentre à la maison !
Beverly : Papa ? Papa, je...
Richie : Reveille-toi, ma jolie ! C'est pas ton père. Y'a rien du tout là-bas. [Des mains griffues apparaissent sur ses épaules] J'ai dit... J'ai dit "Il n'y a rien du tout là-bas" ! [Les mains se retirent de ses épaules]
Grippe-Sou : Laisse-toi aller. Il faut avoir peur. Ça a un goût tellement meilleur les enfants qui ont peur.
Bill : Jurez-moi que si Ça n'est pas mort, on reviendra tous.
La vieille femme : Si tu es sage, tu t'enfuiras, ma chère, tu t'enfuiras. Parce que rester ici serait pire que la mort. Ils flottent, en bas, ils flottent. [Prenant la voix du père de Beverly] Je me fais du souci pour toi, Beverly, je me fais du souci... Ça ne servira à rien de courir, Bevie.
Grippe-Sou : Choisis ta tombe, B-B-Billy le Bègue. Excepté celle du début de la rangée. Celle-là est déjà prise. Désolé.
Bill : Je me souviens de vous. Et je me souviens qu'on vous avait battu. Je n'ai pas peur de vous.
Grippe-Sou : Tu es trop vieux pour me combattre. Vous êtes tous trop vieux.
Chauffeur de taxi : Derry-Inn, c'est ça ?
Ben : Oui.
Chauffeur de taxi : Pour revivre vos vieux souvenirs d'enfant ?
Ben : C'est un peu ça, oui. Je vais saluer de vieux fantômes, oui.
Pharmacien : Tu sais ce que c'est qu'un placebo, Eddie..... C'est de l'eau, Eddie, de l'eau avec quelques gouttes de camphre pour donner un goût de médicament.
Eddie : Non.
Pharmacien : Ton docteur est un faible et ta mère tient à te convaincre que tu es malade. Et toi, mon ami, tu es leur victime.
Eddie :Non. C'est une histoire que vous avez inventée. C'est vrai que j'ai de l'asthme ! C'est vrai !
Grippe-Sou : Henry ! Henry Bowers ! Ouvre les yeux, gros malin. En haut, tu as travaillé pour moi. Tu te rappelles pas ? Contre ces garnements. Tu as failli tous les avoir, Henry. Tous, tu as failli les avoir. Tu ne veux pas une autre chance ? Il faut que tu ailles finir le travail. Il faut que tu retournes à Derry et que tu les tues tous pour moi, Henry. Tues les tous, Henry. Tue tout le monde. Tue tout le monde.
Eddie : Le jour où on est descendus dans les égoûts, Stan a vu Ça, face à face. Pas le clown, mais il a vu ce qu'il y avait derrière le clown. Il s'est précipité sur moi à l'école et il m'a dit "J'ai vu Ça, Eddie. J'ai regardé droit dans comme une sorte de lueur. J'ai regardé droit dans ses lueurs mortes". Oui, il a dit, euh .. Ça m'était sorti de la tête jusqu'à aujourd'hui, il a dit "J'ai regardé droit dans ses lueurs mortes et j'ai voulu y pénêtrer".
La tête de Stan, dans le réfrigérateur : Désolé de mon retard. Alors, voyons qui est là. B-B-B-B-Billy le bègue. Richie, encore là ? Nous ne nous attendions pas à ce que tu restes ! Joli ton nez. Personne ne pourrait croire qu'il a été refait. Meule de foin ! Tu as repris un peu de poids, non ? Je veux que tu saches, Bev, ton père ne se fait plus de souci pour toi. Il approuve l'homme que t'as choisi. Spaghetti, comment va ta vie sexuelle ? Tu as une vie sexuelle ? Oh ! Voilà Mike ! Oh ! Tu as réussi à nous ramener tous ici. Pour toi, c'était la seule façon de nous revoir, puisque tu ne parviendras jamais à quitter cette ville. J'ai finalement réussi. Me voilà dans les lueurs mortes. Et, vous savez, c'est vrai ce qu'ils disent, tout le monde flotte en bas, tout le monde. Et vous flotterez aussi, en vérité, tous flottent, tous flottent...
Mike : Il faut que vous sachiez que si on fait un compte à rebours en cycles de 30 ans, immanquablement, on arrive à une date correspondant à un terrible désastre dans l'histoire de Derry : 1960, le grand incendie du Black spot club, en 1930, c'est l'explosion dans les anciennes aciéries et en 1900, c'est le massacre de Drake's Creek, etc... etc...
Beverly : Ils ne voulaient pas savoir. Tu savais déjà tout à l'époque et Mademoiselle Douglas ne voulait pas savoir.
Bill : C'est une sorte de maladie...
Ben : ... que les gens de Derry ont tous choisi d'ignorer.
Eddie : C'est trop horrible, alors ils agissent...
Mike : ... Comme s'il ne s'était jamais rien passé.
Mike : Je ne sais pas pourquoi, mais il se passe quelque chose de spécial que nous sommes ensemble. Nous nous étions trouvés cet été-là et notre unité nous a donné la force. Sans elle, Ça nous aurait détruits les uns après les autres. Réfléchissez un peu. C'est un hasard si aucun de nous n'a d'enfants ? Y compris Stan. Et quand on s'est rencontrés pour la première fois, on était tous des paumés. Maintenant, regardez vous. Vous avez tous quitté Derry et vous avez tous réussi dans vos métiers. Vous êtes des nantis, maintenant.
Bill : Si on te pose la question : Beaucoup d'alcool hier soir, tu es monté sur la table et tu es tombé.
Mike : Tous ceux qui m'ont vu danser me croiront.
Le pompiste: Vous traversez le vieux pont, plus loin, aux friches, et c'est à gauche.
Audra : Les friches...
Le pompiste : Oui, où on jouait quand on était gosses.
Audra : Merci. Je dois y aller, maintenant.
Le pompiste: Vous voulez un ballon, Madame Denbrough ? [devenu Grippe-sou] Vous en voulez un ? Vous en voulez un ? Vous en voulez un ?
Bill : Vous ne comprenez pas que c'est tout Derry qui est Ça ? D'une certaine façon, toute la ville !
Grippe-Sou : Petit crétin. Tu crois encore que tu peux me voir, moi. Tu ne me verras jamais. Tu ne verras que ce que ton petit esprit peut voir. Fuyez, maintenant, car si vous restez, vos esprits vont se perdre dans mes lueurs mortes. Comme les autres...
Richie : Bill, on ne peut pas se battre contre cette chose. C'est comme se battre contre de la fumée.
Bill : Ça mange ! Ça sort du sommeil tous les 30 ans. Et Ça mange et Ça réussit à manger à condition que Ça prenne physiquement forme. Ça est ici. Ici, en bas. Quelque part.
Eddie : Je crois au père Noël, je crois aux oeufs de Pâques, je crois à la petite souris, mais je ne crois pas en toi. Tiens, prends ça dans la gueule et disparais !










