Fiches de films - Répliques
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Narrateur : Ceci est l'histoire d'un garçon qui rencontre une fille. Le garçon, Tom Hansen, du New Jersey, grandit en croyant qu'il ne serait vraiment heureux que le jour où il rencontrerait l'élu. Cette croyance était due à une exposition précoce à de la pop musique anglaise triste et une interprétation erronée du film "Le Lauréat". La fille, Summer Finn, du Michigan, ne partagait pas cette croyance. Depuis la désintégration du mariage de ces parents, elle n'avait aimé que deux choses : sa longue chevelure brune et la facilité qu'elle avait à la couper sans rien ressentir. Ceci est l'histoire d'un garçon qui rencontre une fille. Mais d'emblée, il faut que vous sachiez que ce n'est pas une histoire d'amour.
Mc Kenzie : Tu sais, il parait que c'est une vraie connasse.
Tom : Ah ouais ?
Mc Kenzie : Ouais. Pattel a voulu lui causer devant la photocopieuse, elle l'a juste pas calculé.
Tom : Ptètre qu'elle avait un truc urgent à faire.
Mc Kenzie : Ouais. Ou c'est peut-être juste une pimbèche doublée d'une grosse pétasse.
Tom : Et merde.
Tom : Je crois que c'est officiel. J'aime Summer. J'aime son sourire. J'aime ses cheveux. J'aime ses genoux. J'aime sa tache de naissance en forme de coeur juste au dessus du sein. J'aime sa façon de s'humecter les lèvres, parfois, juste avant de parler. J'aime son rire. J'aime son expression quand elle dort. [La chanson "She likes the wind" retentit] J'aime entendre cet air dans ma tête, à chaque fois que je pense à elle. J'aime me sentir bien avec elle. C'est comme si tout était possible, je sais pas comment dire. Y'a un nouveau sens à ma vie.
Tom : Et qu'est-ce qui se passe si tu tombes amoureuse ?
Summer : Non, me dis pas que tu crois à ces trucs-là !
Tom : Attends je te parle d'amour là, pas du Père Noël.
[Assis sur un canapé chez Ikéa]
Summer : Notre maison est charmante, n'est-ce pas ?
Tom : Certes.
Summer : Tu sais, il m'arrive parfois de rêver que je vole. Je commence à courir très très très vite, comme si j'étais surhumaine, et le terrain devient de plus en plus rocailleux et pentu. À la fin, je cours si vite que mes pays ne touchent plus le sol. Et je flotte. C'est fantastique comme sensation. Fantastique. Je suis libre, en sécurité. Et puis je me rends compte que je suis complètement seule. C'est là que je me réveille.
Tom : Petit copain, petite copine, c'est des concepts. Franchement c'est puéril.
Tom : On est quoi ?
Summer : On est juste...
Tom : JUSTE QUOI ?
Summer : Juste des amis...
Tom : Non ! Non ! Ne me chante plus ce refrain ! Et d'ailleurs c'est pas comme ça qu'on traite un véritable ami ! On s'embrasse à la photocopieuse ? On se tient la main chez Ikéa ? On baise dans la douche ? T'appelle ça juste des ami toi ? Mon cul !
Summer : Désolé Thomas, je veux juste pas d'une relation sérieuse...
Tom : Tu veux pas ? Tu veux pas ? Et tu crois que j'ai pas le droit de donner mon avis ? On est en couple, merde !
Vanse [en parlant des cartes de voeux qu'écrit Tom] : Votre créativité, en ce moment, laisse à désirer. "Le soleil est jaune, le ciel est bleu, casse toi pauvre pute."
Tom : Je hais Summer. Je hais ces dents de travers. Je hais sa coupe de cheveux des années 60. Je hais ses genoux cagneux. Je hais le cafard écrasé qu'elle a au dessus du sein. Je hais sa façon de se pincer les lèvres avant de parler. Et je hais son rire débile. [La chanson "She's likes the wind" retentit] ET JE HAIS CETTE CHANSON !
Tom : Tout ce que cette fille a fait, c'est me chier en pleine figure. Littéralement.
Allyson : Littéralement ?
Tom : Pas littéralement. C'est dégueulasse ce que tu dis ! T'es malade ou quoi ?
Paul : D'un point de vue technique, la femme de mes rêves devrait avoir une grosse paire de seins, et une belle coupe de cheveux. Mais Robin est mieux que la femme de ma vie. Elle existe.
Tom : Y'a deux solutions. Soit c'est un démon, un monstre sans coeur, un banni de l'humanité... soit c'est un robot.







