Fiches de films - Répliques
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Johnny English
English : Ce soir, ce sera seulement la France, ou vous comptez faire une petite escapade de l'autre côté des Pyrénées ?
OO1 : Si je vous le disais, il faudrait ensuite que je vous tue.
[Suite à une maladresse d'English, 001 a trouvé la mort. La fine fleur de l'espionnage anglais est à son enterrement. English a été chargé de leur sécurité]
Chef : Avez-vous tout bien assuré, English ?
English : Comme vous allez pouvoir le constater, Monsieur, j'ai fait bien plus que tout assurer. Vous venez de pénêtrer dans la zone la plus sécurisée de toute l'Angleterre.
[Enorme explosion à l'arrière-plan]
English : Ça me fait penser au fameux stylo qu'on nous donnait à l'Agence. Je me rappelle que chaque agent ne sortait jamais sans son stylo, identique à celui-ci. Totalement innocent pour l'oeil non exercé. Cependant, deux petits clics...
[Tout en parlant, il clique deux fois sur le stylo. Détonation, la secrétaire tombe]
Chef : Et, euh... English, aucune erreur ne vous sera pardonnée. Pas ce soir.
English : Monsieur, le mot "erreur" n'a jamais fait partie de mon vocabulaire.
Lorna : Je crois que vous n'avez pas fait connaissance de notre hôte, Monsieur Sauvage.
English [qui ne sait pas que l'homme près de lui est Sauvage] : Oh, Dieu soit loué ! Voyez-vous, je crois que j'aimerais mieux me faire embrocher par le postérieur sur un cactus géant que d'échanger des mondanités avec ce parvenu de français prétentieux. Les seuls hôtes que les français devraient être autorisés à accueillir sont des envahisseurs. [Il se retourne et regarde Sauvage] Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Y'a un problème ?
Sauvage : Pascal Sauvage. Le parvenu de français prétentieux.
Sauvage : Les français ont la réputation d'être d'excellents serveurs, les meilleurs larbins du monde. Ne bougez pas. Je vais prendre bien soin de vous.
English : Non, je vous en prie... Pascal ! Pascal ! Pascal ! [à Lorna] Les français ! Ils sont très... enfin très... très fromages.
Sauvage : Ce fut, comme nous nous plaisons à dire en France, le top, le best-of.
[English a simulé une agression. On lui demande de décrire son agresseur]
Chef : Nous vous écoutons. A quoi ressemblait votre assaillant ?English : Euh... oui... Il était plutôt... bien bâti.
Chef : Couleur des cheveux ?
[Pris de court, English aperçoit un plateau de fruits]
English : Orange.
Roger : Orange...
English : Et ondulés, oui, frisés plutôt. Frisés comme une brebis.
Roger : Comme un mouton.
English : Il avait un bandeau sur un oeil, le nez cassé, presque pas de dents , deux tout au plus. Et une cicatrice sur la joue, qui avait un peu la forme d'une banane.
Roger : Droite ou gauche, la joue ?
English : Droite... et gauche. Les bananes se rejoignaient au milieu.
[Bough est descendu dans un trou fait par des cambrioleurs]
Voix de Bough : Et voilà !
English : Vous êtes parvenu au fond, maintenant ?
Voix de Bough : Non, monsieur. Je suis parvenu à me coincer.
Bough : Rien de cassé ?
English : Non. J'ai atterri sur une matière extrêmement molle.
Bough : C'était moi, Monsieur.
Bough : Je ne suis pas totalement à l'aise, dans l'obscurité.
English : Je vous rassure tout de suite. Même dans les ténèbres les plus complètes, il est toujours possible de voir.
Bough : Ah bon ! Et comment ?
English : Certains bédouins qui vivent dans les montagnes de l'Atlas ont mis au point une méthode de sonorité chantée.
Bough : Ah ! Je vois !
English : Ils émettent certains sons qui rebondissent sur tout obstacle et reviennent sous forme d'onde de choc aux oreilles exercées du bédouin qui peut alors reproduire une image mentale du chemin à suivre.
Bough : C'est éblouissant !
English : Toutefois, il est impératif de chanter en mi bémol.
[Les malfaiteurs ont caché leur butin dans un cercueil et s'enfuient en corbillard. Dans les embarras de la circulation, English s'est mis à suivre un vrai corbillard jusqu'au cimetière]English [interrompant le discours du prêtre] : Alors là, je dis bravo. Vraiment, formidable ! Non, non, je vous en prie, continuez. Navré de vous interrompre, c'est du grand art. L'interprétation, le texte... Vous allez faire un tabac en prison. Les détenus vont adorer. Oh ! Je suis d'une grossiereté ! Je ne me suis pas présenté ! Johnny English, des services secrets britanniques. Et vous, vous êtes tous en état d'arrestation. Mais je dois reconnaître que vous m'avez bluffé. Tout, dans les moindres détails, c'est ahurissant. Vous, dans la mamie effondrée, vous êtes très convaincante. Regardez, de vraies larmes ! On vous file une rallonge pour ça ? Ah ! Pourquoi sommes nous tous là aujourd'hui ? Je le sais ! Si on jetait un petit coup d'oeil à l'intérieur ? [Il essaie d'ouvrir le cercueil] Oh ! Mais c'est qu'on a cloué l'emballage ! Pourquoi diable avoir fait ça ? [Il monte sur le cercueil] Je sais que vous allez revenir dans deux semaines pour déterrer la bête [Il danse sur le cercueil] Et vous ? Vous jouez quel personnage dans cette macabre et trompeuse petite mise en scène ?
Barbu : Je suis le chauffeur du corbillard.
English : Vous êtes le chauffeur du corbillard...
Barbu : Oui.
English [réalisant son erreur] : Vous êtes le chauffeur du corbillard !
Sauvage : Voyez-vous, voici deux siècles de cela aujourd'hui, ma famille, en vertu de sa filiation royale, aurait dû hériter du trône d'Angleterre. Mais elle fut sournoisement écartée. Eh bien, dans un futur qui n'est plus très lointain, il accueillera le postérieur auquel il a toujours appartenu. Oui, le mien. Le mien. Si j'essayais cette couronne ? Oui ? Non ? Peut-être bien ?
Sauvage : A l'évidence, l'imbécile dénommé English est un bouffon.
English : Prenez quelques notes. Vous allez immédiatement passer commande au magasin. Un appareil de transport aérien avec le plein de kérosène et l'autorisation de survol nocturne de la ville. Deux parachutes pour saut de nuit et tout ce qui va avec. Deux combinaisons en néophrène de couleur noire. Insistez bien, noire et pas bleue, j'ai horreur du bleu.
English [avant de bondir sur une silhouette] : Il se lova, telle une vipère, et il frappa.
[Dans l'obscurité, croyant avoir affaire à un bandit, English a frappé Bough]
Bough : Donc, Monsieur, vous dites qu'ils devaient être deux ?
English : Oh ! C'est un minimum. Peut-être même quatre !
Bough : J'ai rien vu. Je comprends pas.
English : Ne jamais s'appesantir sur ses erreurs, mon vieux. Vous en tirez les leçons et vous avancez.
Bough : Oui, Monsieur. Mais, où étiez-vous, Monsieur ?
English : N'insistez pas, Bough !
[Lorna et English sont dans un restaurant japonais]
Lorna : Oh ! Vous prenez des risques ! On dit qu'on n'acquiert qu'à la longue le goût pour les oursins.
English : En ce qui me concerne, c'est le goût que je préfère. [Il mâche et fait la grimace]
Lorna : Les gens trouvent répugnante la façon dont l'oursin se nourrit par l'anus.
Bough : Vous donnez le feu vert ?
English : Écoutez, j'ai donné le feu vert le jour où j'ai moi-même élaboré le plan.
[L'immeuble de Sauvage et l'hôpital de la Ville sont deux tours jumelles. Bough et English ont prévu de sauter en parachute sur celle de Sauvage. English, dans les couloirs de la tour sur laquelle il a atterri, voit un panneau "neurologie"]
English : C'est encore pire que je ne l'avais imaginé. Sauvage possède une espèce de laboratoire, un truc comme ça. Dieu seul sait à quel genre d'expériences sordides il se livre.
[Dans une chambre, un très vieil homme est assis sur son lit]
English : Mon Dieu, mais quelle horreur ! Mais que vous ont-ils fait ?
Vieillard : Ils m'ont prélevé un peu de sang, Monsieur.
English : Les monstres !
Vieillard : C'est juste pour des tests.
English : Oui, bien sûr. Venez avec moi, mon vieux, avant qu'ils ne vous prélèvent tout le reste.
[Dans le couloir, un homme en blouse blanche sort d'une pièce]
English : Ah ! Bonsoir, docteur Frankenstein !
English [à deux infirmières] : Et vous, les anges de la mort, demi-tour.
[Sous la menace de son arme, English a regroupé tous ceux qu'il a croisés]
English : Et maintenant, conduisez-moi jusqu'à votre diabolique employeur.
Docteur : Mais enfin, de quoi est-ce que vous parlez ?
English : Vous savez très exactement de quoi je parle. Où se trouvent les bureaux de Monsieur Pascal Sauvage ?
[Toutes les têtes se tournent vers la baie vitrée. English suit leur regard et découvre la grande enseigne lumineuse au nom de Sauvage sur la tour jumelle. Bough, derrière une vitre, lui fait signe]
Bough [dans son micro] : Comptez-vous me rejoindre bientôt, Monsieur ?
Bough : Vous seriez-vous trompé d'immeuble ?
English : J'ai pris la précaution de vérifier le périmètre à proximité de la cible.
Bough : Bien sûr.
English : Je n'ai rien vu d'anormal.
[English, surpris par un bandit, le pique avec sa bague gadget et Bough l'assomme]
English : Jolis réflexes, Bough, mais tout à fait redondants.
Bough : Comment ça ?
English [montrant sa bague] : Un relaxant musculaire super-concentré. Quand il se réveillera, il aura autant de tonus qu'un calamar ivre-mort.
[English s'est trompé de bague et a injecté le sérum de vérité au garde au lieu du relaxant musculaire]
Garde : Ça m'a fait mal, votre piqûre.
Bough : Navré. Comment sort-on d'ici sans être vu ?
Garde : Je vous explique. Alors, c'est à gauche après la fontaine, ensuite c'est à droite après la sortie de secours, puis vous prenez l'ascenseur tout au fond.
Bough : Merci.
Garde : Oh ! La boulette !
[La reine d'Angleterre a disparu]
Premier ministre : Mon équipe vient de passer dix heures à retrouver la trace de l'héritier du trône d'Angleterre et ils ont trouvé un nom. Il n'y a aucun doute possible.
Sauvage : Qui est-ce ?
Premier ministre : C'est vous !
Sauvage : Non ?!
Lorna : Vous allez vous enterrer ici, dans ce sordide appartement et vous lamenter sur votre sort ou livrer bataille à mes côtés et sauver votre pays ?
English : Je vais rester me lamenter.
Lorna : J'imagine que dans votre vie, vous avez fait l'amour à beaucoup de femmes ?
English : ... On fait de son mieux.
Lorna : Parce que ça fait maintenant trois ans que mon fiancé m'a plaquée. Et depuis tout ce temps-là, je n'ai eu aucun rapport sexuel. Mais, dès que je vous ai vu, j'ai vite senti un désir intense, au plus profond de mon âme. Le désir de vous dire des choses, de vous faire des choses, que je n'avais plus ressenti. L'envie de dire, encore moins de faire, depuis très longtemps.
English : Euh... Quelle sorte de... de quelle sorte de choses voulez-vous parler ?
Lorna : Vous foutre mon poing dans la gueule ! Et parce que vous êtes si sûr de vous et que vous êtes un pédant, je vous mettrais des coups de pompe dans le cul pour plus vous entendre dire vos conneries.
Lorna : J'aimerais vous faire des choses.
English : Ah oui, avec des jouets en plastiques et du fromage à tartiner.
[Pour entrer dans le château de Sauvage, English est passé par un conduit qui se trouve être celui des W.C. Il arrive, couvert d'excréments]
English : Par où êtes-vous montée ?
Lorna [se bouchant le nez] : Par l'échelle.
English : Oui, bon, c'est que du caca. Y'a pas de quoi en chier une pendule.
Sauvage : Bien ! Je suis navré de devoir interrompre cet intermède interminable dont vous nous avez si joliment régalés.
English : Pas si vite, frenchie ! Vous m'avez peut-être fait plier, mais jamais mon Angleterre ne sera à vous, tant qu'il me restera une bouffée d'air dans les poumons et une balle dans mon chargeur.
Voix d'un journaliste à la radio : Nous attendons vos nombreux appels ici, sur Londres FM, pour nous dire quelles sont les 10 qualités que vous admirez chez les français. Nous n'avons pas eu d'appels jusqu'à présent, mais notre standard est prêt...
English : Lorna, vous avez sans doute entendu parler de la célèbre tribu des sorciers siffleurs du delta guatemaltèque.
Lorna : La tribu des quoi ?
English : Les chamans du Guatemala disent qu'un sifflement, pour peu qu'il soit émis sur la même fréquence vibratoire qu'une serrure métallique, modifie la structure moléculaire du pène jusqu'à ce que la porte s'ouvre d'elle-même.
[Pendant le couronnement de Sauvage, l'Archevêque se prépare à l'onction d'huile bénite]
Archevêque : Quant à vous, en qualité d'Evêques d'Angleterre, de l'Ecosse et du Pays-de-Galles, consentez-vous à cette sainte onction ?
1er Evêque : Pour l'Ecosse, nous y consentons.
2ème Evêque : Pour le Pays-de-Galles, nous y consentons.
English [enlevant son habit d'Evêque] : Pour l'Angleterre, je n'y consens point.
[Pour son couronnement, Pascal Sauvage avait prévu un faux archevêque. English l'ayant découvert, Sauvage a renoncé à ce plan. English ne sait donc pas qu'au couronnement, il a affaire au véritable archevêque de Canterbury]
English : Quant à toi, maintenant, tu l'enlèves !
Archevêque : Que je... quoi ?
English : Ton visage n'est qu'un masque en plastique. Tu m'enlèves ça, et tout de suite !
Archevêque : Je ne comprends pas un traître mot à votre galimatias.
English : Bien. Je vais donc te l'arracher moi-même. [Il tire la peau du visage de l'archevêque] Je vais t'arracher ça, afin qu'on puisse voir ta vraie gueule. Oui, je comprends, faut tirer vers le haut. [Il met ses doigts dans les narines de l'archevêque] Ça vient ! Ça vient ! Ça vient ! [...] Y'a forcément une jointure quelque part !
Sauvage : Nous avons une cérémonie que nous voudrions poursuivre.
English [toujours après l'archevêque] : Que personne ne poursuive rien du tout avant que j'en aie fini avec ce gros tas de merde ambulant.
English : Maintenant, réponds à ma question. Est-il vrai ou non que, sur ton postérieur, on peut lire un tatouage, la phrase "Jésus revient, ayez l'air occupés" ?
Archevêque : Il faut vous faire soigner !
English : On va en avoir le coeur net. Allez, penche-toi et pas de manières.
English : Vous voyez, il n'y a aucun tatouage sur le postérieur épiscopal.
[English a pris la couronne que l'archevêque allait poser sur la tête de Sauvage]
Sauvage : Rends-moi ma couronne !
English : Même pas en rêve.
Sauvage : Rends-la moi !
English : Jamais !
Sauvage : Merde ! Fumier, va !
Premier ministre : Pascal !
Sauvage : Ferme ta grande gueule ! Tout ce que votre pays de dégénérés devait faire, c'est d'être bien sage ! Et d'exécuter nos ordres ! Ne fut-ce que l'espace d'une malheureuse journée ! Mais, en êtes-vous seulement capables ? [Tournant ses fesses vers l'assistance] Nous parions sur notre odorant fessier que oui ?
Lorna : Sir Johnny English.
English : Sa Majesté débordait de gratitude.
Lorna : Je crois qu'elle n'est pas la seule.