Fiches de films - Répliques
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La vérité si je mens ! 2
Eddie : Alors maintenant, tu vas me rendre le pognon que tu me dois.
Miro : Ça y est, bientôt si Dieu le veut.
Eddie : Non, t'inquiète pas, Dieu, y veut, tout le monde veut. Y'a que toi qui veux pas.
Miro : Eddie, désolé, on tond pas un oeuf.
Patrick : Allo, cousin, il faut que tu me rendes un grand service. J'ai une amie qui arrive de Sao Paulo, mais là, je suis québlo. J'ai un conseil d'administration grave. [Patrick est sur un parcours de golf] Sois gentil, va la chercher.
Serge [encore dans son lit] : Attends, Patrick, j'ai une journée de ouf aujourd'hui.
Patrick : Tant pis, c'est pas grave, j'voulais te proposer de prendre la rolls.
Serge : La rolls ? Ah, ben, attends, attends, attends, j'consulte mon planning... [il marque un temps avant de poursuivre] Bon, c'est vrai, la pauvre, si elle vient de Sao Paulo !
Patrick : Je te demande de t'occuper de mon amie et tu lui sautes dessus ?
Serge : Moi ? Mais attends, mec. Quand j'suis entré, j'ai tout de suite vu que c'était une embrouille. D'ailleurs, j'allais partir.
Patrick : En slip kangourou ? Tu m'prends pour un babo ? Serge, tu m'as encore déçu.
Serge : Sur les yeux de tonton Maurice, que j'aurais jamais fait une chose pareille. Ça, je peux te l'jurer.
Patrick : Et bien, t'aurais dû. Parce qu'au prix qu'elle m'a coûté, deux fois, t'aurais pu la niquer. Allez, bon anniversaire.
[Chez Patrick, Dov s'approche d'une sculpture métallique]
Dov : Patrick, j't'en prie, c'est quoi ce truc, là ?
Patrick : C'est un sculpteur grec qui l'a fait, Takinadisnos j'sais plus quoi. En Californie, c'est de la folie, tout le monde s'l'arrache.
Dov : Et ça sert à quoi ?
Patrick : Ça sert à quoi ? C'est de l'art. Il est con, celui-là. Tu sais combien j'l'ai payé ? 40 plaques. Et en plus, cash, parce c't'enculé y s'la joue "J'suis un artiste, j'prends pas les chèques". Et l'autre, y m'demande à quoi ça sert ! Ça sert à rien. Tu mets ça chez toi et puis c'est tout. Et en plus, tu touches pas avec tes doigts. Déjà, la femme de ménage elle me l'a passé au mirror, cette connasse. Elle m'a niqué une lamelle.
Serge : Qu'est-ce qu'on fout là ? C'est une soirée musée ou quoi, là ? Ça fait une heure que tu nous casses les couilles avec ton hélice ! On joue !
Eddie : Quoi ? Tu connais pas Martine ?
Serge : Mais non.
Eddie : Dov, tu lui as jamais présenté Martine ?
Dov : Tu connais pas Martine !
Serge : Oh, putain, les mecs, sans déconner, vous pourriez me faire croquer un peu de temps en temps, merde !
Dov : Attends, tu veux que j'te la branche ?
Yvan : Mais laisse tomber. Attends, y peut pas, y peut pas, j'te jure !
Patrick : Non, mais lâche l'affaire, tu fais pas le poids. Martine, c'est une allumée.
Serge : Dov, non, sans déconner, attends, attends ! J'vais l'éclater, sur ma vie. J'suis un marteau pilon. J'vais la casser, là !
Dov : Attends. [aux autres] J'le branche ou pas ? Hein ? J'le branche ? [à Serge] Mais attention, t'as vu comment j'lui ai parlé. Tu la joues pas genre les poètes disparus, OK ? Tu la chauffes à donf, sinon c'est niqué, d'accord ?
Serge : Allo ! J'suis un copain de Dov. Il m'a dit que t'aurais rien contre un petit 5 à 7 avec un mec super bien monté. Ça tombe bien, j'suis un gros gros chaud d'la bite. Tu sais quoi ? J'vais t'casser tes p'tites pattes arrières et puis j'vais t'faire bouffer ton polonchon. T'entends ?
Voix féminine dans le combiné : Serge ? C'est toi, mon fils ?
Serge : MAMAN ?!
Vierhouten : Messieurs, je crois que nous avons un vrai problème.
Yvan : C'est-à-dire ?
Eddie : Quel problème ?
Vierhouten : On a fait une grosse erreur avec vos modèles, très grosse. [visages inquiets de Yvan et Eddie] On aurait dû en commander plus !
[Vierhouten propose à Yvan et Eddie de présenter leurs articles dans sa chaîne de magasins, mais les frais de promotion sont à leur charge]
Eddie : Donc, ça coûtera combien ?
Peznec : 400 000, peut-être 500, mais pas plus.
Vierhouten : Savez quoi, Peznec ? Ils sont sympas. Allez, on va vous mettre sur le catalogue pour rien.
Peznec : Alors, 300 000 francs, hors taxes !
Vierhouten [à un employé] : Café ! [à Yvan et Eddie] C'est pour nous.
[Vierhouten a informé Yvan et Eddie de la fusion de sa société avec un groupe et leur demande un geste financier pour la "corbeille de la mariée"]
Yvan [à Eddie] : Il est marrant, non ? Il est grand ! Et y'a quelque chose qu'on oublie de préciser. C'est important, Eddie. [à Vierhouten] Pour la pipe, c'est à quelle heure ?
Vierhouten : Pardon ?
Yvan : A quelle heure, j'te suce ?
Eddie : Mais non. Ce qu'il est bête. Non, non, excusez-le, il plaisante.
Yvan : C'est quoi cette histoire de corbeille de mariée, là ? Alors, c'est leur nuit de noce et c'est nous qu'on encule, c'est ça ?
[Dov, en rentrant chez lui, trouve des valises]
Dov : C'est quoi ça ? Tu pars ?
Karine : Moi, non. Toi, tu pars.
Karine : Isabelle m'a tout raconté.
Dov : Karine, sur ma vie, c'est pas du tout c'que tu crois !
Karine : T'es une ordure. Comment t'as pu m'faire ça ? Tout le salon de coiffure est au courant.
Dov : OK, c'est arrivé une fois. J'ai été m'faire couper les cheveux, elle m'a carrément sauté dessus.
Karine : Attends, attends. De qui tu me parles ?
Dov : D'Isabelle, la coiffeuse.
Karine : Mais, espèce de salaud, j'te parlais d'Isabelle Toledano, la pharmacienne.
[Le patron de Serge lui donne un paquet à livrer]
Patron : T'as bien pigé, hein, tu poses le cadeau et tu te casses !
Serge : Comme d'habitude.
Patron : Non, justement, pas comme d'habitude.
[Sandra informe Eddie qu'elle a deux nouvelles à lui annoncer]
Sandra : J'suis enceinte.
Eddie : C'est pas vrai !
Sandra : Comment ça, "C'est pas vrai" ? T'es pas content, c'est ça ?
Eddie : Mais si, j'suis très content.
Sandra : Non.
Eddie : Mais si, j't'assure, j'suis très content, tu sais. C'est quoi la bonne ? ... Pardon, la mauvaise nouvelle, c'est quoi ?
[Serge a invité Chochana à un concert de Lara Fabian]
Serge : J'connais bien son manager, d'ailleurs. C'est con, j'voulais qu'on dîne avec Lara, mais bon, elle est claquée.
Serge : Qu'est-ce qu'il y a comme mythos, ça fait peur.
Chochana : Comment ça se fait qu'un mec comme toi, enfin, j'veux dire, avec une telle réussite et tout ça, soit pas encore marié. Tu dois être très sollicité, non ?
Serge : Oh ben, tu sais, c'est tout simple, j'ai pas le temps. J'travaille 16 heures par jour. J'voyage énormément. Non, le peu de temps que j'ai, ben j'le passe au bord de ma piscine, à lire.
Chochana : A lire ?
Serge : Oui, je lis énormément. Sartre, Mauriac, Kandinsky...
Chochana : Kandinsky ?
Serge : Oui, ça m'aide beaucoup.
[Serge a invité Chochana dans un grand restaurant. Le garçon a apporté l'addition et Serge le rattrape pour lui parler en confidence]
Serge : Mets ça sur le compte de M. Abitbol, hein, d'accord ? Tu connais ? Tu connais, c'est mon cousin.
Garçon : Oui, naturellement.
Serge : Et tu... ben, c'est lui qui paie le repas, tu... tu m'amènes un petite bouteille de champagne.
Garçon : Je l'apporte de suite. En revanche, pour la note, je suis désolé, M. Abitbol a fermé son compte avant de partir.
Serge : Non. C'est pas vrai !
Garçon : Jusqu'à nouvel ordre. Je vous apporte la bouteille ?
Serge : Non, non, non, parce que... non, c'est pas... c'est pas très intelligent, parce que j'ai de la route à faire. Euh... ben... écoute... merci, hein !
Serge [au téléphone] : Yvan, il faut que tu me sauves la vie. Mais 2 000 balles c'est pas grand chose ! Ecoute, cette fois-ci, j'te les rends. Yvan, la vérité si je mens, je te les rends demain matin. [on entend la tonalité] Yvan ? Merde ! Putain de sa race.
Serge : Moi, j'ai envie d'me réveiller avec toi. J'ai envie de faire la grasse matinée dans tes bras. J'ai envie de t'amener le café au lit. Enfin, j'voudrais qu'on soit un couple normal, quoi !
Chochana : Mon amour ! C'est le plus beau jour de ma vie. Mes parents vont être fous de joie.
Serge : Tes parents ! Pourquoi ?
Chochana : Quand on va leur annoncer qu'on se marie !
Serge : ... Oui, mais, attends... faut qu'on parle.
Eddie : Qu'est-ce que t'as aujourd'hui ? C'est pas possible !
Yvan : Rien, j't'assure, ça va. Non, j'pensais juste à un truc. J'ai un copain, figure-toi, il est tombé raide dingue de la femme de son meilleur ami. Tu le crois ça ?
Eddie : T'as couché avec Karine !
[Serge fait croire à ses parents que le père de Chochana est malade]
M. Benamou : Qu'est-ce qu'il a ?
Serge : Il a... il a qu'il a pas toute sa tête.
Mme Benamou : Il est zheimer ?
[Pendant le repas, les parents de Serge et Chochana préparent le mariage de leurs enfants]
Mme Boutboul : Et, pour le traiteur, j'ai pensé qu'on pourrait prendre Lenôtre.
Mme Benamou : Pourquoi pas. Et qui c'est ?
Mme Boutboul : Comment ?
Mme Benamou : Le traiteur. Qui c'est ?
Mme Boutboul : C'est Lenôtre. Mais si vous voulez prendre le vôtre...
Mme Benamou : Non. On n'a qu'à prendre le vôtre.
Mme Boutboul : Parfait.
Mme Benamou : Alors, c'est qui ? [silence gêné de Mme Boutboul] J'ai compris. Vous voulez pas le dire.
M. Boutboul : Chérie, tu sais pas où j'ai mis les lunettes ?
Mme Boutboul : Ben, elles sont devant toi, chéri. [à Madame Benamou] Ah, vous savez, il perd la tête !
M. Benamou : Oui, nous sommes au courant.
Eddie : J'ai quelque chose à te dire de très important.
Sandra : Mais moi aussi, je veux te dire quelque chose.
Eddie : Attends, Sandra, s'il-te-plaît, écoute-moi.
Sandra : Vas-y, je t'écoute, vas-y.
Eddie : Voilà, je vous ai tout caché parce que je voulais vous protéger, toi et les enfants. Mais alors, tu sais, on n'a plus rien.
Sandra : C'est un garçon !
Eddie : Ça sera dur, mais... c'est un garçon ? C'est vrai ? C'est un garçon ?
Sandra : Qu'est-ce que tu voulais me dire de plus important que ça, hein ?
Patrick : J'te dis, les ricains, y niquent plus. Leurs trucs, c'est les "dates". C'est ça leur kif, avoir une "date" avec une gonzesse. Ah, super, j'ai une "date" !
Yvan : Pourquoi ils veulent des dettes ? Ils sont fous ? C'est quoi, ça ?
Eddie : Ben, c'est pas des dettes. Qu'il est bête, celui-là. Des "dates" ! Des "dates", c'est des rencards.
Patrick : Des "dates", ça veut dire tu vas niquer mais en fait tu niques pas. C'est ça une "date".
Patrick : Ah non ! Tu vas pas remettre ça, hein ! Du matin au soir, il m'a pris la tête avec Karine. Un mot en anglais, il a appris, un seul "Kairine". "Kairine" il a appris.
Eddie : T'aurais dû tout de suite lui dire la vérité. Pourquoi tu lui as menti, aussi. Si elle t'aime vraiment, elle t'acceptera tel que tu es. C'est tout.
Serge : Mais oui, mais t'as raison. Mais j'suis con, j'vais tout lui balancer comme ça. Tu sais, j'vais lui dire "Tu sais, ma chérie, tu me croyais dans les affaires, mais en fait, non, j'suis coursier. D'ailleurs, j'suis même plus coursier, j'blanchis l'oseille pour la mafia. La rolls ? non, j'ai jamais eu de rolls, ni la piscine. Tout ça, c'est wallou. La vérité, c'est que, moi, j'vis avec mes vieux dans un H.L.M. J'suis qu'un gros mytho. Voilà, c'est ça. Mais pour les dates du mariage, moi, j'suis complètement open." Qu'est ce que t'en penses ? Ça va marcher ça ? Non ? Ça marche ?
Eddie : Ouais. Non, non. Pas comme ça. Faut pas le dire comme ça.
[Dans la rue, Dov s'adresse à une foule attentive]
Eddie [à la foule] : Bonjour. [à Dov] C'est qui ?
Dov : Mais c'est le personnel. Attends, j'ai tourné comme un ouf dans toute la région. J't'ai ramené tous les gens qui veulent bosser.
Eddie : Salam Alekoum. Est-ce qu'il y en a parmi vous qui savent se servir d'un... [tout le monde lève la main] O.K., d'accord. Bon, j'embauche tout le monde.
[Eddie a imaginé une arnaque pour se venger de Vierhouten. Patrick a été chargé de le piéger. Après une partie de golf, il a Eddie au téléphone]
Patrick : Il ne veut rien savoir, ce gros naze ! Deux semaines que je le cuisine. Je le supporte plus. Eddie, fais-moi plaisir, laisse-moi lui démolir la tronche. J'te jure, tout à l'heure, j'avais le fer 7 dans la main. Sa tête était à 50 centimètres. J'sais pas c'qui m'a retenu.
[Vierhouten et Patrick sont à un match de football]
Vierhouten : Au fait, Patrick, y'a du nouveau. Ça semble pas si évident avec le Vietnam. J'aimerais bien rencontrer ton contact en Tunisie.
Patrick : J'vais voir, mais j'espère qu'il n'est pas trop tard.
Vierhouten [heureux, son équipe venant de marquer un but] : AAAAH ! Ça fait plaisir, hein ?
Patrick : Tu peux pas savoir à quel point.
[Dov fait visiter son usine à Vierhouten. Dans une salle, Vierhouten ne voit que le dos des ordinateurs qui sont, vus de face, hors d'usage]
Dov : Voilà. Il faut dire que nous sommes très présents sur le net.
Peznec : Ce type est fou.
Vierhouten : Il est pas fou. Il est ouzbek.
[Vierhouten s'est fait arnaquer au-delà de leurs espérances]
Patrick [à Vierhouten] : Là, Denis, tu m'épates. J'te savais une pointure, mais alors là !
Serge : D'abord, je veux que tu t'excuses.
Patrick : Serge, je t'aime.
Serge : Non. Je veux que tu dises que t'es fier d'avoir un cousin comme moi.
Patrick [se forçant] : Je suis fier d'avoir un cousin comme toi.
Serge : Aussi beau, aussi génial et aussi intelligent.
Patrick : Va te pisser sur les mains.
Eddie : Vierhouten, si jamais vous avez un problème de taille, téléphonez-moi. On fabrique très vite dans le Sentier.
Dov [qui ignore que Karine l'a trompé avec Yvan] : Yvan, j'oublierai jamais c'que t'as fait pour nous.
Karine : Moi non plus.
Le rabbin [au mariage de Serge] : Bachelier à 14 ans avec mention, diplômé de Sciences Politiques à 20 ans, sorti 1er de sa promotion Polytechnic School of London, Serge n'est pas seulement l'étudiant brillant, l'entrepreneur audacieux, le travailleur acharné que nous connaissons tous, c'est d'abord et surtout un homme de coeur, un homme généreux qui fait la joie de la communauté et le fils aimant qui fait la joie de ses parents.
Serge : Il est en train de me tuer les nerfs ! Il me tue les nerfs !
[Au mariage de leurs enfants, Monsieur Benamou laisse croire à Monsieur Boutboul qu'il joue au golf]
M. Boutboul : J'm'y suis mis aussi, y'a pas longtemps. Vous êtes quoi comme handicap ?
M. Benamou : Trois de l'oeil droit et cinq du gauche.
M. Boutboul [à son épouse, agacée] : C'est la fête quand même, va.

















