Fiches de films - Répliques
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La Tour infernale
Dan [devant la mine soucieuse de ses collaborateurs] : Que se passe-t-il ? On a posé du papier peint à l'envers ?
Duncan : Nous avons un problème d'équipement.
Dan : Il n'y a pas de problème dans la tour ?
Doug : Ça se pourrait !
Doug : Callahan a testé un générateur de secours. Y'a eu une surtension et ensuite un court circuit.
Roger : Comment est-ce possible ?
Doug : En principe, c'est pas possible. Sauf si tu n'as pas respecté les spécifications du matériel électrique.
Roger : Ta brutalité ne s'est pas arrangée.
Doug : Elle a même empiré.
Roger : Tu comprendras que je me montre également brutal : je ne vois pas du tout en quoi ça te regarde.
Doug : Je me demande à qui le pot de vin a bien pu profiter.
Roger : Tes accusations sans preuve, tu peux les garder.
Doug : Écoute-moi bien. On a eu un début d'incendie dans la salle de service principale. Visiblement, les câbles n'étaient pas exactement ceux que j'avais commandés.
Roger : Le moindre câble que j'ai placé dans cet immeuble correspond aux standards en vigueur dans le bâtiment.
Doug : Oui. Mais cet immeuble est absolument hors normes. Et ça, tu le savais. C'est pour ça que j'ai demandé une installation qui ne rentrerait pas dans les standards.
Roger : Mais tu vis dans un monde imaginaire. Je suis confronté aux réalités.
Patty : Si jamais tu as fait quoi que ce soit à l'immeuble de mon père, Dieu te protège !
Roger : Je n'ai pas besoin de l'aide de Dieu, pas plus que de celle de ton père. Plus maintenant.
Lisolette : Bonsoir.
Harlee : 19h30 pile ! J'espère que vous aimez les hommes ponctuels !
Lisolette : À mon âge, le simple fait qu'ils soient là me comble de joie.
Duncan : Trouvons le grand architecte qui vous a dessinée, et qui aurait besoin de Doug Roberts ?
Susan : Moi.
Dan : Promets-moi une chose.
Laurie : Quoi ?
Dan : Si jamais je laisse la routine s'installer entre nous, réagis immédiatement.
Laurie : Et que suggères-tu au juste ?
Dan : Coupe les lignes téléphoniques. Verse le café sur mes genoux. Pince-moi le nez.
Lisolette : Votre villa doit vous manquer.
Harlee : Ma foi oui... non... Y'a pas grand chose à faire dans le sud de la France. On s'ennuie vite. À part faire du bâteau, de la natation, et puis aussi organiser des soirées... Le plus terrible dans tout ça, c'est que les femmes s'arrachent les derniers célibataires argentés. Même les vieux débris dans mon genre.
[Un début d'incendie s'est déclaré, suite à un court circuit. Doug prévient par téléphone Duncan qui reçoit ses invités]
Duncan : Oui, Doug, on commence à s'inquiéter pour toi. Suzan est là, le sénateur Parker, le maire et sa femme... Tout le monde se demande pourquoi le plus grand des architectes n'est pas avec nous.
Doug : ça n'a aucune importance. Will Giddings a été méchamment brûlé.
Duncan : Will a été brûlé ! Comment ?
Doug : Ecoute. Y'a déjà une ambulance en chemin. Mais tu devrais dire à tous les gens qui sont là-haut de descendre en vitesse au rez-de-chaussée. Pourquoi faire ? Mais parce qu'il y a un incendie ! Je sais pas. Je crois que c'est maîtrisé, mais...
Duncan : Et bien, dans ce cas, pourquoi y a-t-il urgence ?
Doug : Pourquoi il y a urgence ? Duncan, si le feu est causé par les cablages qui ne sont pas aux normes, ça pourrait très bien se propager à tous les étages !
Duncan : Je n'ai pas l'intention de me laisser embêter par un feu dans un local du 81ème étage, parce qu'ici, en haut, on ne risque absolument rien ! Pas dans cet immeuble !
Un pompier : Tu es déjà intervenu dans une tour ?
Scott : Ouais.
Le pompier : C'est aussi dur que c'qu'on raconte ?
Scott : T'as l'impression d'être dans une cheminée.
Un pompier [parlant des curieux] : T'as vu, ils sont arrivés encore plus vite que nous. Ils pouvaient pas rester chez eux, tous ces gens !
O'Halloran : Pff ! Les architectes !
Doug : Oui, je sais, tout est de notre faute.
O'Halloran : Vous savez qu'on ne combat pas le feu efficacement au-delà du 7ème étage ! Mais vous continuez à faire des immeubles de plus en plus haut !
Doug : Dites, vous êtes là pour m'allumer ou pour éteindre le feu ?
[O'Halloran a demandé la liste des sociétés occupant l'immeuble]
O'Halloran : Je veux savoir ce qu'ils font, pas où ils sont.
Jernigan : Quel est le rapport entre notre situation et leur activité ?
O'Halloran : Y a-t-il des fabricants de laine ou de soie ? En cas d'incendie, la laine et la soie dégagent des vapeurs de cyanure. Est-ce que vous avez des fabricants d'articles de sport, comme des balles de ping pong ? Elles dégagent des vapeurs toxiques. Je m'arrête ou je continue la liste ?
O'Halloran : Entre nous soit dit, l'Architecte, c'est un des rares immeubles que je ne voyais pas en train de brûler !
Doug : Ouais, moi non plus.
Duncan : Vous contrôlez la situation ?
O'Halloran : Il faut évacuer tout ce beau monde de là.
Duncan : Oh non ! Il n'y a rien de dramatique !
O'Halloran : Y'a le feu, Monsieur, c'est toujours dramatique.
Duncan : Ma foi, je ne crois pas que vous soyez familiarisé avec les moyens modernes dont notre tour est équipée, Brigadier. Nous les avons tous.
O'Halloran : Entendu. C'est votre immeuble, mais notre incendie. Vous allez m'évacuer tous ces gens.
Duncan . Vous n'écoutez pas ce que je vous dis. Un incendie au 81ème n'atteindra pas les étages supérieurs, pas dans cet immeuble.
Roger : Vous ne me parliez pas sur ce ton, il y a deux ans, quand vous avez dépassé le budget. Vous m'aviez bien demandé alors comment économiser deux millions de dollars sur les fournitures électriques ?
Roger : Suis-je le seul sous-traitant à qui vous ayez demandé de faire des coupes sombres ? Sinon, comment avez-vous économisé quatre millions sur le budget de départ, hein ?
Capitaine Flaker [de l'aéronavale] : J'aimerais installer mes communications à côté de votre centre de commandement.
O'Halloran : Non, non. C'est trop dangereux. Évitez les ascenseurs.
Capitaine Flaker : Et bien, dans ce cas, nous allons prendre l'escalier.
O'Halloran : Oui, y'a jamais que 79 étages.
Capitaine Flaker : Nous allons plutôt nous mettre dans le hall.
Patty : Si tu es responsable de tout ça, je sais quel doit être ton sentiment.
Roger : Tu ignores ce que veux dire ce mot !
Patty : Responsable ?
Roger : Sentiment !
Doug : J'ai vu l'envers du décor en montant. Enfin, aucun des conduits d'aération n'est ignifugé ! Les couloirs n'ont pas de porte coup-feu et les spinklers ne marchent pas ! Quand au circuit électrique, il n'est bon qu'à une chose, à savoir déclencher des incendies !
[Le centre de commandement a décidé de faire exploser une réserve d'eau située au-dessus du restaurant panoramique]
Officier : Mike, nous avons déjà pris notre décision. Mais quelqu'un doit monter et installer les charges et les faire sauter. Il n'y a que deux personnes, dans le département, assez qualifiées pour faire ça. C'est vous et Connors. On vient à l'instant d'emmener Connors à l'hôpital, section des grands brûlés. Vu les circonstances, on ne peut pas vous ordonner de monter. On vous expose seulement les faits. À vous de voir. La situation est claire, non ?
O'Halloran : Comment je fais pour redescendre ?
Officier : ...
O'Halloran : Fait chier !
[Roger tente de monter une mutinerie pour pouvoir partir]
Roger : Il n'y a plus de femmes ! C'est nous qui allons passer, maintenant !
[Duncan neutralise Roger d'un coup de poing]
Duncan : Vous avez tous tiré un numéro ! Et vous attendrez tous votre tour ! D'ailleurs, si ça peut vous consoler, c'est moi qui m'en irait le dernier de cette tour en compagnie de mon gendre !
O'Halloran [au téléphone] : Le feu est incontrôlable. Et il se dirige vers vous. Vous avez environ 15 minutes. Ils veulent tenter quelque chose. Ils veulent faire sauter les réservoirs au-dessus de vous. Théoriquement, ça devrait éteindre l'incendie.
Doug : Comment vous allez faire monter les explosifs ?
O'Halloran : Oh, ils ont trouvé une espèce d'abruti qui s'est porté volontaire.
Doug : Je ne sais plus... Peut-être qu'on devrait la laisser dans cet état. Une sorte de monument dédié à la connerie humaine.
O'Halloran : On a eu de la chance, ce soir. Il y a eu moins de 200 morts. Un de ces jours, vous tuerez 10 000 personnes avec un de ces pièges à flammes. Mois, je continuerai à bouffer de la fumée, à sortir des cadavres, jusqu'à ce que l'un de vous nous demande comment les construire.
Doug : D'accord. J'vous le demande.
O'Halloran : Vous savez où me trouver.














