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Fiches de films - Répliques

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La grande bagarre de Don Camillo

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Réplique #19423 | [-] 0 [+] (0 vote)

Le journal de la vérité



[Il y a foule dans les rues à l'occasion de la fête organisée par le Parti Communiste. Peppone et ses adjoints vendent les journal du parti aux passants.]
Peppone : Achetez le journal de la vérité !
Don Camillo : Hé ! Marchand de journeaux ! Donnez-moi La Croix. [Peppone s'approche] Oh, pardon, Monsieur le Maire, je vous avais pris pour un marchand de journeaux, avec tous ces... Qu'est-ce que vous vendez ?
Haut-parleur : Demandez le journal de la vérité !
Don Camillo : La vérité pour 25 lires ? C'est pas cher ! Donnez m'en une tranche.

Réplique #19424 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Oh, par exemple !
Peppone : Qu'est-ce qu'il y a ?
Don Camillo : Mais c'est écrit en italien !
Peppone : Et alors ?
Don Camillo : Je croyais que c'était imprimé en russe !

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Réplique #19425 | [-] 0 [+] (0 vote)

Vous planez !Don Camillo : Jésus ! Jésus ! Jésus ! Il est sur la liste. Il se présente. Il veut être député.
Jésus : Qu'est-ce que ça a d'extraordinaire, Don Camillo ?
Don Camillo : Extraordinaire ? Peppone député ! Pourquoi pas ministre ? Qu'est-ce que Vous diriez si, moi, je me faisais porter sur une liste pour devenir evêque ?
Jésus : Ça serait bien étrange. Mais, pour Peppone, le cas est différent. Il fera peut-être un excellent député.
Don Camillo : Excellent ! Ce loup sanguinaire prêt à dévorer vos brebis ! Seigneur, Vous Vous rendez pas compte, Vous, Vous êtes là-haut, Vous, Vous planez...
Jésus : Don Camillo !
Don Camillo : Pardon, Seigneur. C'est leur faute. C'est leurs mensonges qui me mettent hors de moi. Vous savez combien je déteste le mensonge. [Don Camillo semble attendre une réponse qui ne vient pas] Quoi ?
Jésus : Je n'ai rien dit, Don Camillo.
Don Camillo : Ah ! Je croyais, pardon.

Réplique #19426 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Quand on voit des mensonges pareils, ça vous fait bouillir le sang. Vous ne m'avez jamais surpris en train de mentir, mmh ? Ou de tromper mes semblables. Ce Front Indépendant est un faux !
Jésus : Et ton billet, Don Camillo ?
Don Camillo : Mon billet ? Mais... quel billet ?
Jésus : Le billet de 5000 que tu as donné à Peppone, est-ce qu'il n'était pas faux, lui aussi ?
Don Camillo : Ah... Vous croyez, Seigneur ?
Jésus : Tu le sais bien, Don Camillo !
Don Camillo : Eh ! Je l'avais oublié. Par distraction. Après tout, j'ai payé de la fausseté avec de la fausse monnaie, nous sommes quittes.
Jésus : Et la bonne monnaie que Peppone t'a rendue,  les 4975 lires, qu'est-ce que tu en as fait ?
Don Camillo : Je préfère les accepter comme contribution volontaire du Front Indépendant de la Paix pour l'amélioration de la soupe des vieillards. Au moins, tout ce bruit aura servi à quelque chose.

Réplique #19427 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Les femmes du village défilent]
Communiste : Vivent les travailleuses !
Autre communiste [un bébé dans les bras] : Parlons-en, des travailleuses ! C'est moi qui fait la nourrice à leur place !

Réplique #19428 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Pour en revenir à Peppone, ne vous en faites pas. Entre maire et député, y a un gouffre. Et il tombera dedans, même si on doit le pousser un peu.

Réplique #19429 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Examen blanc pour Peppone]
Peppone : Bah, je les écraserai tous. Et comme l'examen se passe ici, ils pourront pas dire qu'il y a des trucs.
Fonctionnaire : Même si cet examen est d'un niveau assez facile, devant la commission, n'importe qui peut se laisser impressionner.
Peppone : Oh ! Est-ce que je me suis impressionné quand j'étais devant les mitrailleuses pendant la guerre, hein ?
Fonctionnaire : Je sais, mais les mitrailleuses ne posaient sans doute pas des questions d'histoire, de géographie et d'arithmétique !

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Réplique #19430 | [-] 0 [+] (0 vote)

Capacité du robinet...

[Peppone panique en plein examen et cale sur le problème de mathématique]
Peppone [voix off] : Superficie de la demie-sphère... Volume de la superficie sphérique... Capacité du robinet... Diamètres des litres... Poid spécifique de l'eau... Multiplié par 3,14... Jésus, aidez-moi !

Réplique #19431 | [-] 0 [+] (0 vote)

2 raclées




Peppone : Et... Et la rédaction ? Qui est cet homme maudit, que je dois jamais oublier ?
Don Camillo : Moi !
Peppone : Vous êtes pas un homme. Vous êtes un curé.
[Don Camillo lui donne un coup de pied]
Peppone : Attendez-moi à la sortie, si vous êtes un homme !
Don Camillo : D'accord ! Je te flanque deux raclées : d'abord en tant qu'homme, et puis en tant que curé !

Réplique #19432 | [-] 1 [+] (1 vote)

[Pour son examen, Peppone doit écrire une rédaction]
Peppone [voix off] : En ce temps là, dans le maquis, nous n'étions pas nombreux. Ensuite, nous étions davantage. Et quand la guerre a été finie, tout le monde y était.

Réplique #19433 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Peppone raconte la capture d'un prisonnier de guerre allemand, gravement blessé]
Peppone [voix off] : Quand le malheureux eut repris un peu de force, il commença à divaguer.
[Flashback]

Le prisonnier : Un prêtre ! Un prêtre...

Réplique #19434 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone [voix off] : La maison semblait vide et j'allais m'en aller lorsque...
Un tout petit curé[Flashback]
Don Camillo [jeune, un fusil pointé sur Peppone] : Haut les mains !
Peppone [voix off] : ... et je vis devant moi un tout petit curé très pâle qui tremblait de peur. Il me demande ce que je voulais. Nous causâmes...
[Flashback]
Don Camillo : Si tu es venu pour t'offrir une peau de curé, c'est raté. Qui tu es ?
Peppone : Pas un assassin. Je suis un combattant, je m'appelle Peppone.
Don Camillo : Et qu'est-ce que tu veux ?
Peppone : Si quelqu'un sur le point de mourir voulait se confesser, pour la paix de son âme et de sa conscience, et pour sauver des gens aussi, est-ce que vous iriez ?
Don Camillo : Oui, j'irais.
Peppone : Et si, pour y aller, il fallait risquer sa peau ?
Don Camillo : Tu l'as risquée pour venir ici ?
Peppone : Ouais.

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Réplique #19435 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone [voix off] : Le petit curé, épouvanté, ne voulait pas venir. Je dus littéralement le pousser dehors.
[Flashback]
Don Camillo : Alors, il faut que je la risque, moi aussi. Allez, viens !
Peppone [voix off] : Ce petit curé me faisait une de ces peines. Pauvre petit curé ! Lorsqu'il fallut traverser l'endroit découvert, le petit curé hésita. L'épreuve était trop dure pour lui. [le flashback montre Don Camillo qui pousse Peppone à avancer] Enfin, en claquant des dents, il se décida.

Réplique #19436 | [-] 0 [+] (0 vote)

Et bien, tire ![L'otage allemand est mort de ses blessures après s'être confessé à Don Camillo. Celui-ci refuse de trahir le secret de la confession].
Brusco [en pointant une mitraillette contre le ventre de Don Camillo] : Révérend, celui-là était presque mort et si on lui avait mis une mitraillette sur l'estomac, il s'en serait sûrement moqué. Mais vous pas. Vous êtes un homme fort, jeune, et vous tenez à votre peau. [Il arme la mitraillette] Alors, parlez, je vous donne dix secondes.
Don Camillo : Et bien, tire, qu'est-ce que tu attends ? [Il détourne l'arme et s'éloigne à grands pas]
Peppone [voix off] : Le petit curé ne trouvait pas le courage de s'en aller. Nous avons dû le réconforter avec quelques bonnes paroles. Cette conversation fit reprendre courage au petit curé. Il s'en alla. Notre but cependant était atteint car nous apprîmes plus tard que, grâce aux révélations du prisonnier, beaucoup de vies avaient été épargnées de part et d'autre. Quant au petit curé, je me demande comment il s'en est tiré. S'il est vivant maintenant, où est-il ? Voilà l'homme que je n'oublierai pas.

Réplique #19437 | [-] 0 [+] (0 vote)

Combat de coqs




Peppone : Alors, ces poules, qu'est-ce qu'elles deviennent ?
Don Camillo : Elles engraissent, Monsieur le Maire, elles engraissent. Jusqu'au jour béni où vous serez battu aux élections.
Peppone : Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir mis par terre. Signé La Fontaine.
Don Camillo : Salut, Front de la Culture !

Réplique #19438 | [-] 0 [+] (0 vote)

Bezzi : Mon Révérend, je voudrais que vous m'aidiez à convaincre le Tasca.
Don Camillo : Moi ? Mais il m'écoutera pas, ce bolchevique. Il faut quelqu'un qui lui en impose, hein ! Vois le maire !
Bezzi : J'aime mieux voir quelqu'un d'autre. Le maire, c'est lui le chef de la bande du Tasca.
Don Camillo : Ah, pardon, pardon ! Le chef de la bande, c'est Peppone. Le maire, c'est Monsieur Bottazzi, c'est différent, hein !
Bezzi : Je n'aurai jamais le courage d'affronter ni l'un ni l'autre.

Réplique #19439 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone : L'unique autorité que je connaisse, c'est le peuple ! Et le peuple, c'est moi !

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Réplique #19440 | [-] 0 [+] (0 vote)

Elles engraissent !







Peppone : Vous feriez mieux de vous occuper de vos poules.
Don Camillo : Mes poules ? Elles vont très bien, merci. Elles font comme vous : elles engraissent.

Réplique #19441 | [-] 1 [+] (1 vote)

Don Camillo : Qu'est-ce qui se passe, Monsieur le Maire ? Vous organisez un terrain de camping ? Vous avez mal choisi l'endroit ! C'est plein de courants d'air, ici, et puis entre nous, c'est plutôt mal fréquenté...

Réplique #19442 | [-] 1 [+] (1 vote)

Le remplaçant du Maire

Un employé municipal : Monsieur le Maire, y'a un veau dans la salle du conseil !
Don Camillo : Un veau ? C'est rien. C'est Monsieur le Maire qui s'est fait remplacer.

Réplique #19443 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Scizio ? Qu'est-ce que tu veux ? Tu te trompes de porte. Ici, c'est pas le Kremlin.
Scizio : Révérend, j'ai quelque chose sur l'estomac.
Don Camillo : Spaghettis ?
Scizio. Non. C'est bien autre chose. Un truc à chenilles.
Don Camillo : Un tracteur.
Scizio : Un tracteur, ouais, une espèce. Mais y'a un canon dessus à plat.
Don Camillo : Ah ! Tu as avalé un char d'assaut !

Réplique #19444 | [-] 0 [+] (0 vote)

Scizio : Un jour, un panzer allemand, un vieux de 45, quand les allemands étaient en fuite, un des ces engins-là passait à toute vitesse dans les prés de Tasca, mais tout d'un coup, une chenille s'est coincée.
Une breloque !Don Camillo : Et alors ?
Scizio : Alors ? Rien. Les deux types qui étaient dedans sont entrés chez Tasca et ont demandé du vin, et ils se sont saoulés. C'est là que Tasca a fait une bêtise.
Don Camillo : Il les a descendus !
Scizio : Oh non, pensez ! A ce moment-là, sur la route à côté, passait une file de chleuhs qui se tiraient, c'était la retraite. Le Tasca saute sur un camion et leur dit que deux des leurs sont malades chez lui. Un sergent vient, les voit, les embarque sur le camion et adieu.
Don Camillo : Je ne comprends pas pourquoi tu viens me raconter cette histoire.
Scizio : Parceque... parce que le blindé, il est toujours là, à côté de l'endroit où les deux chleuhs l'ont laissé. On l'a caché sous des fagots.
Don Camillo : Quoi ? Et depuis 1945, tu as pas trouvé un moment pour le déclarer à l'autorité militaire ?
Scizio : Mais c'était un souvenir !
Don Camillo : Une breloque !

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Réplique #19445 | [-] 0 [+] (0 vote)

Scizio : Et puis, la politique s'en est mêlée. Bien sûr, on a tout de suite pensé que ce tracteur-là, à un certain moment, il aurait pu devenir commode.
Don Camillo : Jésus, vous l'entendez ? C'est à moi qu'il vient se confesser !
Scizio : Et à qui voulez vous que je me confesse ? Au vétérinaire, sans doute ? C'est vous le curé, alors, hein?
Don Camillo : En ce moment, je voudrais être marteau pilon. Et c'est maintenant, après des années, que vous êtes pris de remords ?
Scizio : Mais qué remords ? Non. Le fait est que le Tasca ne peut pas quitter cette maison parce que s'il s'en va pour laisser la place à quelqu'un d'autre, on trouvera le blindé et ça nous retombera sur les reins.
Don Camillo : Ah ! Voilà pourquoi Peppone défend le métayer contre le propriétaire. C'est ça sa justice sociale, mmh ? On va bien s'amuser. Ce tank va faire un boum électoral.

Réplique #19446 | [-] 0 [+] (0 vote)

Scizio : Attendez, Révérend, c'est pas fini. J'ai encore quelque chose qui veut pas passer.
Don Camillo : Quoi ? Un sous-marin ?
Scizio : Révérend, la police que vous êtes allé demander sera là bientôt et Peppone...
Don Camillo : Peppone ?
Scizio : Peppone a miné les deux ponts sur le canal.
Don Camillo : Miné ? Mais il est fou !
Scizio : Hé ouais, il est fou. Quand il verra au-dessus du village une fusée rouge et une verte, ça voudra dire que la police se dirige sur nous. Les ponts sauteront et la propriété de Tasca sera isolée.

Réplique #19447 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Don Camillo a débranché les fils du détonateur]
Peppone : Non. Vous ne savez pas ce que vous avez fait. Je suis fichu.
Don Camillo : Tu étais fichu si le pont sautait.
Peppone : Oh ! Taisez vous ! Vous ne savez pas de quoi vous parlez.
Don Camillo : Je sais tout. Tu as peur que la police découvre ce que dissimule un certain de fagots. Une colombe de la paix à roulettes et qui roucoule, pan pan !
Peppone : Oh, c'est pas vrai. Ce pauvre Tasca ne pensait qu'à garder le tank pour s'en faire un tracteur.

Réplique #19448 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone : Passez moi la lampe !
Don Camillo : Eh, camarade ! Mais tu commandes comme un patron capitaliste ! Je me plaindrai à la cellule.
Peppone : Si j'étais votre patron, vous pèseriez 20 kgs de moins.
Don Camillo : Tu me ferais manger des courants d'air, hein ?
Peppone : Je vous ferais travailler. Un prêtre ne travaille qu'avec la bouche. "Oremus vobiscum." Ah ! Avec votre latin, vous risquez pas de tour de rein, vous autres !
Don Camillo : Et toi, dynamiteur, bon à rien !

Réplique #19449 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Peppone relance le tank]
Peppone : Écoutez ça ! On dirait tout de même pas qu'il est resté immobile pendant tant d'années. Je l'ai remis à l'état de neuf.
Don Camillo : C'est à moi que tu veux faire croire ça ?! Pendant ces dernières années, tu l'as soigné comme un fils ! Pour le grand jour !
Peppone : Qu'est-ce que vous racontez ?
Don Camillo : Ah oui, oh pardon, excuse-moi ! C'était pour promener la famille, probablement, le dimanche !

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Réplique #19450 | [-] 0 [+] (0 vote)

Erreur sur la personne





[Don Camillo a débarrassé le char des fagots qui le recouvraient]
Don Camillo : Oh, mais c'est l'étoile américaine. C'est pas les allemands qui partaient, c'est les américains qui arrivaient !
Peppone : Révérend, l'Italie est un port de mer. On part, on vient. Comment savoir qui part et qui vient ? Ils parlent tous étranger, alors !

Réplique #19451 | [-] 1 [+] (1 vote)

[Dans l'habitacle du char]
Don Camillo : Eh, dis, c'est... c'est bien fichu, tout ça, hein ?
Peppone : Ah, ça ! Pour les moteurs, les allemands sont des as.
Don Camillo : Ah, oui ! Surtout quand il sont américains !

Réplique #19452 | [-] 0 [+] (0 vote)

Fausse manoeuvre


Don Camillo : Tu y comprend quelque chose à tous ces trucs ?
Peppone : Ah, oui !
Don Camillo : Qu'est-ce que c'est, ça ?
Peppone : Ça, c'est le démarreur.
Don Camillo : Et ça ?
Peppone : Ça, c'est la chenille de droite et là celle de gauche. C'est ça qui dirige le tank.
Don Camillo : Et ça, là, qu'est-ce que c'est ?
Peppone : Ça ?
Don Camillo : oui, ça.
Peppone : Ça doit être le... oui, le... [Il appuie sur un bouton et déclenche le tir d'un obus qui va fracasser une colombe de la paix située sur une place du village]

Réplique #19453 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Le village est en effervescence suite à "l'attentat"]
Un militant : C'est un criminel réactionnaire qui l'a fait sauter avec une bombe.
Peppone : Camarades, ne relevons pas cet affront qui nous blesse dans nos coeurs. L'indignation populaire apportera la punition à cette provocation.
Don Camillo : Je blâme entièrement l'auteur de cet attentat contre la démocratie.
Brusco : Au lieu de vous indigner, vous feriez mieux de ne pas jeter de bombes.

Réplique #19454 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Don Camillo fait de l'auto-stop. Une voiture passe sans le prendre]
Don Camillo : Voyou ! Vive la justice sociale !

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Réplique #19455 | [-] 2 [+] (2 votes)

Si j'avais su...





[Une voiture s'arrête. Peppone est au volant]
Don Camillo : Oh, Monsieur le Maire ! Vous êtes bien gentil. Je ne vous avais pas reconnu.
Peppone [visiblement contrarié] : Moi non plus.
Don Camillo : Si j'avais vu que c'était vous...
Peppone : Moi aussi !

Réplique #19456 | [-] 0 [+] (0 vote)

[La voiture de Peppone, très bruyante, roule lentement]
Don Camillo : C'est une voiture russe ? [Tendant ostensiblement l'oreille] Ah ! C'est russe ! C'est le modèle que vous donnerez à tous les prolétaires ?
Peppone : ...
Don Camillo : A quoi elle marche ? Avec de l'essence ou avec des promesses électorales ?

Réplique #19457 | [-] 1 [+] (1 vote)

[À force d'entendre Don Camillo se moquer de lui, Peppone arrête sa voiture]
Don Camillo : Qu'est-ce que vous faites ?
Peppone : Descendez ! Attendez la voiture du pape !

Réplique #19458 | [-] 1 [+] (1 vote)

[Don Camillo parvient à "emprunter" la voiture de Peppone qu'il laisse à pied sur la route]
Don Camillo : Vous énervez pas, la voiture de Lénine va bientôt passer.

Réplique #19459 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Pendant la nuit, Peppone est venu dans l'église faire brûler un cierge]
Don Camillo : Qu'est-ce qu'il est venu vous demander par effraction ?
Jésus : De l'aider à devenir député.
Don Camillo : Vous n'allez pas faire ça, Seigneur !
Jésus : Tu sais bien que je ne fais pas de politique, Don Camillo, et tu ferais bien de ne pas y toucher non plus.
Don Camillo : De la politique, moi ? Oh, Dieu m'en garde, Seigneur ! Mais je ne veux pas laisser un petit bandit de village devenir roi à Rome. [Il chiffonne le chapeau que Peppone a oublié sur un banc]
Jésus : Don Camillo !
Don Camillo : Mmh ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Jésus : Le chapeau !
Don Camillo : Qu'est ce que Vous voulez que j'en fasse ?
Jésus : Mets le sur le banc, comme s'il l'avait laissé là pour marquer sa place. Un jour, il reviendra, tu verras. Quoiqu'il arrive, dans deux mois, dans deux ans, un jour il reviendra. Et sans se cacher. Au grand jour, par la grande porte.
Don Camillo : C'est un beau rêve,Seigneur. A propos de rêve, j'ai rêvé que celui qui est venu, enfin, c'est à dire, Peppone, avait une figure de poule, et il criait... [D'un ton inquiet] Il criait ? Oh, mes poules, Seigneur, mes poules...

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Réplique #19460 | [-] 0 [+] (0 vote)

Bon appétit, Messieurs !


[Peppone et son équipe mangent les poules volées à Don Camillo en se moquant de lui]
Peppone : Qu'est-ce que je paierais pour voir la tête de Don Camillo !
Don Camillo [furieux, entrant dans la pièce] : Bon appétit, Messieur ! [Les rires cessent] Je vous dérange, peut-être ? Je voulais parler à Monsieur le Maire pour la question de l'asile, mais je vois qu'il ne peut pas me répondre, parce qu'il a la bouche pleine.
Peppone : Au contraire. Où parler mieux qu'à table ? Asseyez-vous et prenez une aile.
Don Camillo : Elle ne passerait pas. [Sous la table, il aperçoit son chien rongeant un os] Oh ! Vendu à Moscou.

Réplique #19461 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Peppone doit passer en justice pour le vol des poules]
Don Camillo : Non, je peux pas y aller. Non, non, j'peux pas y aller, non. Seigneur, abattre l'adversaire, d'accord, mais le piétiner, jamais.

Réplique #19462 | [-] 0 [+] (0 vote)

Jésus : Mais toi, tu sais bien qu'il n'a pas volé tes poules.
Don Camillo : Mais ce que je sais, c'est qu'il les a mangées. Ça, je l'ai vu, moi. Elles étaient dorées, mmh, juteuses... Je les avais si bien soignées, Jésus.

Réplique #19463 | [-] 0 [+] (0 vote)

Jésus : Don Camillo ! Tu vas laisser condamner un homme parce qu'il a goûté à une petite poule ?
Don Camillo : Petite ! Oh, Seigneur, petite... Si Vous Vous intéressiez à la politique, Vous sauriez qu'aujourd'hui, ces petites poules sont devenues grosses comme des éléphants.

Réplique #19464 | [-] 0 [+] (0 vote)

Juge : Les témoignages et la déposition du brigadier sont très clairs. Vous avez été surpris la main dans le sac dans le plat, ou plutôt dans le plat.

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Réplique #19465 | [-] 1 [+] (1 vote)

[Don Camillo vient au tribunal témoigner en faveur de Peppone]
Don Camillo : Voleur de poules, lui ? Ses camarades, des voleurs ? Mais ce sont tous de fidèles enfants de Dieu. Le jour, il blasphèment pour obéir au Parti. Mais la nuit, ils viennent demander pardon à Dieu en pleurant. Je suis là, je les réconforte. Ils me racontent leur pauvre vie. Je ramène la paix dans leur âme et le sourire sur leurs lèvres en leur distribuant de saintes images. Ce soir-là justement, j'avais oublié de la lui donner. Il l'avait pourtant mérité. C'est Sainte-Barbe, patronne des artilleurs.

Réplique #19466 | [-] 0 [+] (0 vote)

[La femme de Peppone, jalouse de la secrétaire de son mari, s'est enfuie]
Peppone : Si Maria s'est tuée, je me tuerai aussi.
Don Camillo : Ça, ce serait une idée.

Réplique #19467 | [-] 1 [+] (1 vote)

[Jour des élections]
Militant : Vous écouterez la voix de votre conscience. Attention ! Dans le secret de la cabine électorale, Dieu vous regarde !
Don Camillo : Et Staline, non !

Réplique #19468 | [-] 1 [+] (1 vote)

Don Camillo : Citoyens ! n'oubliez pas : liste Peppone, liste friponne ! Qui vote colombe creuse sa tombe.

Réplique #19469 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Fin de l'émission. Dans quelques instants, vous entendrez sur la place la voix de Moscou.
Peppone [depuis la place] : D'abord, tu entendras celle de Peppone !

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Réplique #19470 | [-] 1 [+] (1 vote)

Peppone [fait un discours sur la place] : Citoyens, travailleurs ! Avant de vous présenter le camarade indépendant Maître Cerratini, je vais dire seulement deux mots à la réaction cléricale atlantique assoiffée de guerre... que tout le monde ici connait bien. À tous ces corbeaux noirs qui parlent de la patrie...
Don Camillo [dans son clocher] : Seigneur, retenez moi !
Vive la République, vive l'armée !Peppone : ... qui déclarent que nos frontières sont menacées d'être violées, qui racontent des mensonges nationalistes ! Nous leur répétons que la patrie dont ils parlent, c'est nous ! La patrie, c'est nous ! La patrie, c'est le peuple ! Nous répétons que le peuple ne combattra jamais le peuple frère du glorieux berceau du socialisme. Ce peuple qui apportera demain à notre prolétariat oppressé la liberté et la justice ! Et vous, jeunes conscrits qu'on appelle dans les casernes, vous direz à ceux qui vous arment, à ceux qui vous enseignent l'infâme métier de la guerre, vous direz que vous refusez de combattre ! Vous direz à tous ceux qui diffament les travailleurs, vous direz aux calomniateurs du peuple... [On entend, venant du clocher, les premières mesures d'une marche militaire qui va servir d'accompagnement au discours de Peppone, galvanisé par la musique] ... Vous direz que votre père a défendu sa patrie contre le barbare envahisseur qui menaçait ses saintes frontières. Et que nous, de 99, avons combattu sur le mont Grappa, sur les pentes du Carso et sur le Piave [il repousse Me Cerratini qui voulait l'interrompre] et bien, nous sommes toujours ceux de jadis et alors, lorsque retentira le son du canon, c'est la voix de la Patrie qui nous appellera et tous ensemble, nous répondrons immédiatement...
Don Camillo [dans son clocher] : ... "présent" !
Peppone : Nous qui portons sur nos vieilles poitrines des décorations qui ont été gagnées glorieusement au champ d'honneur, nous nous retrouverons cette fois encore avec tous nos enfants à nos côtés, prêts à combattre toujours et n'importe où. Nous nous jetterons ensemble dans la bataille, sans regarder derrière nous et nous défendrons de nos poitrines l'innocent en danger de nos frontières sacrées contre la convoitise d'un ennemi quelconque, qu'il soit d'occident ou qu'il soit d'orient, pour l'indépendance de notre patrie chérie et notre seul but sera le lien indissoluble du roi et de la patrie ! Vive la République, Vive l'armée !

Réplique #19471 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Vous gagnez, il gagne, et moi, Seigneur, de quoi j'ai l'air ?
Jésus : D'un curé à qui j'ai dit 100 fois de ne pas faire de politique.

Réplique #19472 | [-] 0 [+] (0 vote)

Un sentiment bourgeois !





[Peppone, élu député, prend le train pour Rome]
Peppone : Hé, qu'est ce qui vous arrive ? J'ai l'impression d'assister à mes funérailles !
Scartazzini : Hé, c'est bien normal. Depuis tant d'années qu'on travaille ensemble, on a de la peine.
Peppone : Le sentimentalisme est un sentiment bourgeois qui est indigne de l'esprit prolétarien.

Réplique #19473 | [-] 0 [+] (0 vote)

[À la gare de Buretto, le train fait une halte. Don Camillo est sur le quai de la gare]
Peppone : Qu'est-ce que vous me voulez ?
Don Camillo : Je n'ai pas oublié que vous êtes venu m'apporter votre salut quand je partais en exil. Je suis venu vous le rendre.
Peppone : Je vais pas en exil. Je pars parce que j'ai gagné et non parce que j'ai perdu.
Don Camillo : Tu as perdu ta femme qui a perdu contre toi. Tu as perdu ton village où tu étais le numéro 1 et qu'est-ce que tu as gagné ? Tu deviens un anonyme au milieu des autres.
Peppone : Je serai toujours ce que je suis.
Don Camillo . Bien sûr. Tu seras assis, bien sage dans une grande salle triste, comme à l'école. Et tu penseras à ton beau village que tu as laissé derrière toi dans le grand soleil. Tu penseras au chant des oiseaux devant ta fenêtre le matin quand tu te rasais. Tu penseras au bruit des outils dans ton atelier et à la bonne odeur du cambouis. Tu penseras même à moi, qui serai plus là pour te donner un coup de poing sur la tête chaque fois que tu le mérites, c'est-à-dire au moins une fois par jour.

Réplique #19474 | [-] 1 [+] (1 vote)

Peppone : Quand je reviendrai, je vous casse en trois morceaux.
Don Camillo : Tu reviendras pas. Tu t'en vas vers le néant. Je te dis pas au revoir, je vous dis adieu, Monsieur le Député.

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Réplique #19475 | [-] 0 [+] (0 vote)

Voilà !




 


[Don Camillo, qui regarde le train s'éloigner, entend un appel]
Peppone [resté sur le quai] : Porteur ! Porteur !
Don Camillo : Voilà ! Voilà ! C'est vous qui avez appelé, Monsieur le Député ?
Peppone : Non, c'est le Maire.

Réplique #19476 | [-] 0 [+] (0 vote)

Et les voilà repartis

Narrateur : Et les voilà repartis ! Chacun veut désespérément arriver le premier, mais quand l'un prend du retard, l'autre se laisse rattraper. Don Camillo roule à droite, Peppone roule à gauche, mais ils pédalent sur le même chemin. La route est encore longue. Que Dieu les préserve des crevaisons !