Fiches de films - Répliques
Film suivant (Maman, j'ai encore raté l'...) (Malédiction finale (La)) Film précédent
Maman est chez le coiffeur
[Lors d'un repas de famille]
Coco : On peut pas manger comme tout le monde. On dirait de la bouillie pour les vaches.
Simone : Le riz brun a encore toutes ses valeurs nutritives. Tandis que dans le riz blanc, il reste plus rien, c'est pas bon pour la santé. Bon appétit !
Le Père : 700 millions de chinois qui mangent du riz blanc, ils sont quand même pas tous malades.
La grand-mère : Ben, j'les trouve pas mal jaunes, moi.
Simone : Pour une tâche de vin, y'a rien de plus efficace que du sel.
Benoit : Pourquoi Monsieur Mouche, il met pas du sel sur sa tâche de vin ?
Madame Paradis : Pendant que j'y suis, j'ai ici une pétition qui regroupe les signatures des résidents du domaine qui sont contre les corde à linges. On va quand même pas permettre dans un endroit aussi enchanteur de voir étalés des sous-vêtements disgracieux, pas toujours suffisamment javelisés. On n'est pas en Italie, tout de même ! Vous êtes d'accord avec ça ?
[Simone jette une tasse de café sur son mari sous les yeux d'Elise et de deux jumelles.]
Deux jumelles [à Elise] : Ta mère a lancé un café sur ton père !
Elise : C'est comme ça qu'il aime son café, mon père.
Tracteur : Tu sais qu'est-ce qu'on fait avec les chagrins ? On les prend [il prend un caillou], on les jette dans la rivière, puis après on n'en parle plus, on est débarassé. Il est gros comment ton chagrin ?
Elise : Comme ça. [Elle lui montre une très grosse pierre qu'il n'arrive pas à soulever.]
Tracteur : C'est pas bougeable, cette vache-là. Toujours que t'exagères, toi Elise Gauvin. Tu peux pas avoir un chagrin ordinaire ?
Elise [en voix-off] : Avant cet été, j'croyais que tout l'monde était heureux. J'savais pas que derrière leurs rires, il se cachait autant de chagrins et de secrets. Les choses autour de moi n'avaient pas changées, la rivière défendue, les champs de blé d'Inde [le nom donné au maïs au Canada], la montagne, les cracks dans l'asphalte. C'était mes repères, Maman.
Elise : Si j'aurais à écrire un livre, j'parlerai pas des enfants malheureux... C'est trop ordinaire.
Benoit : Peut-être que j'suis fou.
Elise : Mais nan, t'es pas fou. T'es juste différent.
Benoit : C'est quoi "différent" ?
Elise : Ben mettons... Bernard, il a les ch'veux oranges comme une carotte. Il est différent.
Benoit : J'ai pas les ch'veux oranges.
Elise : Mettons, M. Mouche, il a une tâche de vin sur le visage. Il est différent. Toi, c'est à l'intérieur de ta tête que t'es différent.
Benoit : Si c'est à l'intérieur de ma tête, personne peut le savoir ?
Elise : C'est vrai, personne peut l'savoir. [Sourire de Benoît]





