Fiches de films - Répliques
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Jake [off] : Quand j'étais cloué au lit, à l'hôpital des vétérans, avec ce grand trou au milieu de ma vie, j'ai commencé à rêver que je volais. Que j'étais libre. Mais, tôt ou tard, il faut se réveiller.
Jake : C'était Tommy le scientifique, pas moi. C'est lui qui avait voulu être catapulté à des années-lumières pour chercher des réponses.
Jake : Le but du voyage, c'était Pandora. On en avait entendu parler quand on était petits, mais j'aurais jamais cru y aller un jour.
Fonctionnaire : Vous pourrez repartir à zéro, dans un nouveau monde.
Autre fonctionnaire : Et il y a un bon salaire à la clef.
Fonctionnaire : Un très gros salaire.
Sous-officier : Vous mettez vos masques !
2ème sous-officier : Je vous rappelle que si vous le mettez pas ou si vous le perdez, vous êtes inconscient en 20 secondes et en 4 minutes, vous êtes mort. Alors, épargnez moi ça. Ça fait désordre sur mon rapport.
Jake [off, regardant brûler le cercueil de son frère dans le crématorium] : Une vie s'achève, une autre commence.
Jake [off] : Un ex-marine, ça n'existe pas. Même hors-service, un marine reste un marine.
Jake [voix off] : Une moëlle épinière, ça se répare... quand on a les moyens. Mais pas avec une pension d'ancien combattant. Pas dans ce système.
Jake [off] : Sur Terre, ces hommes étaient des chiens de guerre. Des marines, luttant pour la liberté. Ici, ce ne sont que des mercenaires, à la solde de la compagnie.
Colonel Quaritch : Si l'enfer existe, il est possible que vous rêviez d'y aller en permission après votre séjour sur Pandora.
[Jake est présenté à Grace]
Grace : Oui, oui. Je sais qui vous envoie et je le déplore. C'est votre frère que je voulais, d'accord ? Le brillant docteur en physique qui s'est entraîné trois ans pour cette mission.
Jake : Il est mort. Il est mort, je suis d'accord, c'est très regrettable.
Grace : Est-ce que vous avez travaillé en laboratoire ?
Jake : J'ai déjà disséqué une grenouille.
Grace : C'est ça ! Vous voyez, ils nous pissent dessus sans même essayer de nous faire croire qu'il pleut.
Parker : Vous étiez censée gagner les coeurs et les esprits des indigènes ; Voilà ce qu'on attendait de votre théâtre de marionnettes. En parlant leur langue et en adoptant leur apparence, vous deviez gagner leur confiance. On a construit plusieurs écoles, on leur a appris notre langue. Mais après des années passées sur le terrain, nos relations avec eux n'ont jamais été aussi mauvaises.
Grace : Oui. Quand on utilise des mitrailleuses contre eux, c'est tout à fait normal.
Grace [installant Jake dans le caisson lui permettant d'intégrer l'avatar] : Détendez vous et ne pensez à rien. Ça ne devrait pas être difficile...
Jake : Ce genre de réflexions, vous pouvez vous les mettre... [la fermeture du caisson étouffe la fin de la phrase]
[Le cerveau de Jake est analysé]
Grace : Qu'est-ce que ça donne ?
Max : Un cerveau superbe. Très actif.
Grace : Mmh ! Plus rien ne m'étonne.
Colonel Quaritch : Vous ne manquez pas de cran d'avoir accepté d'être muté ici.
Jake : Je me suis dit que c'était un enfer comme un autre.
Colonel Quaritch : Écoutez, Sully, ce que je veux, c'est que vous appreniez à connaître ces sauvages de l'intérieur. Je veux que vous gagniez leur confiance. Je veux savoir comment on peut les forcer à coopérer et comment les mater s'ils refusent.
Colonel Quaritch : Sully ! Je prend soin de mes hommes. Si vous me fournissez ce que j'attends, je veillerai à ce qu'on vous rende vos jambes quand vous serez rapatrié. Vos vraies jambes.
Jake : Ce serait génial.
Jake : Et avec celui-là, alors, faut s'enfuir ou quoi ?
Grace : En courant ! Faut s'enfuir en courant !
[Jake perdu dans la jungle, ses compagnons doivent retourner à la base sans lui]
Trudy : On va être obligés de rentrer. Les vols de nuit sont interdits par ordre du Colonel. J'suis désolée. Il va falloir qu'il tienne jusqu'à demain.
Grace : Il ne tiendra pas jusqu'à demain.
Jake [entouré d'animaux hostiles] : On va pas y passer la nuit, ça va, c'est bon !
Neytiri : Tout ça est ta faute. Les tuer ne sert à rien.
Jake : Ma faute ? C'est eux qui m'ont attaqué, mais c'est moi le...
Neytiri : Ta faute ! Ta faute ! Tu es comme un petit enfant. Tu fais du bruit et tu ne sais rien du tout.
Jake : Si t'aimes tant tes petits copains de la forêt, pourquoi tu les as pas laissés me tuer ? Pourquoi, hein, pourquoi ?
Neytiri : Pourquoi je t'ai sauvé ?
Jake : Ouais, explique-moi.
Neytiri : Tu as le courage. Peur de rien. Mais stupide, ignorant comme un enfant !
Neytiri : Tu ne devrais pas être là!
[Neytiri a amené Jake au sein de sa tribu. Un Na'vi s'approche et parle avec autorité]
Jake : Qu'est-ce qu'il dit ?
Neytiri : Mon père décide s'il faut te tuer ou non.
Jake : Ton père ? [Il s'avance, la main tendue] Enchanté, Monsieur.
Moat : Alors, qui es-tu ?
Jake : J'étais un marine. Un... un guerrier du clan des crânes rasés.
Moat : C'est décidé. Ma fille t'enseignera nos usages. Apprends bien, Jakesully, et nous verrons s'il y a moyen de te guérir de ta folie.
Parker : Alors, écoutez, Sully. Sully, essayez de savoir ce que veulent exactement ces singes bleus. Non, parce que, on leur a proposé des médicaments, de l'éducation, des routes ... Mais non, ils préfèrent la boue.
Jake : Et s'ils veulent pas bouger ?
Colonel Quaritch : Oh ! Ça m'étonnerait qu'ils refusent !
Parker : OK, OK, OK. [à Jake] Écoutez ! Le fait de ... le fait de tuer des indigènes est mal vu. Mais il y a une chose que les actionnaires craignent plus qu'une mauvaise campagne de presse : c'est un bilan financier en déficit. C'est pas moi qui fixe les règles. Alors, trouvez moi une carotte qui les incite à bouger. Sinon, ce sera un grand coup de trique.
Colonel Quaritch : Vous avez trois mois, Sully. Après, ce sera les bulldozers.
Jake : On perd du temps, alors.
Parker : Il me plait, ce jeune.
Grace : Essayez d'éviter de faire trop de bêtises.
Jake [off] : Neytiri me traite de skxanwng. Ça veut dire "débile". Norm n'a plus la même attitude avec moi. J'suis content de le retrouver mais... lui aussi, il me prend pour un skxanwng.
[Cours de langue Na'vi]
Jake : "Je te vois".
Norm : Mais c'est pas seulement "je te vois" avec les yeux, là, devant moi, c'est "je vois en toi".
Jake [off] : Chaque jour, il faut suivre les pistes, déchiffrer les traces ou trous d'eau, interpréter la moindre odeur, le moindre bruit. Elle parle tout le temps de... la circulation d'énergie, de la conscience des bêtes. J'espère que je tomberai pas sur ces conneries écolos à l'examen final.
Grace : Ce n'est pas seulement une question de coordination entre l'oeil et la main. Il faut que vous écoutiez ce que dit Neytiri. Que vous essayiez de voir la forêt à travers ses yeux à elle.
Jake : Excusez-moi, c'est MON journal de bord.
Neytiri : Tu l'as bien tué. Tu es prêt.
Neytiri : C'est Toruk, "la dernière ombre".
Jake : Ah oui, celle qu'on voit avant de mourir.
Neytiri : Le grand père de mon grand père était Toruk Macto, "cavalier de la dernière ombre".
Jake : Il montait ça ?
Neytiri : Toruk l'avait choisi. C'est arrivé seulement cinq fois depuis le temps des premiers chants du monde.
Neytiri : Toruk Macto est puissant. C'est lui qui a assemblé notre clan à l'époque du Grand Chagrin. Tous les Na'vis connaissent cette histoire.
Jake [se réveillant dans son caisson] : Tout s'est inversé, comme si le réel était là, dehors, et le rêve ici.
Jake : J'ai du mal à croire qu'il y a que 3 mois que je suis là. Je me souviens à peine de mon ancienne vie. Je sais plus qui je suis.
Neytiri : Tu es omaticaya maintenant. Tu peux tailler ton arc dans le bois de l'Arbre-Maison. Et tu peux choisir une femme. Nous avons beaucoup de femmes très bien. Ninat est la meilleure chanteuse.
Jake : Je ne veux pas de Ninat.
Neytiri : Peyral est excellente à la chasse.
Jake : Oui, elle chasse très bien. Mais j'ai déjà choisi. Mais il faut que cette femme aussi veuille de moi.
Neytiri : Elle a déjà choisi.
Neytiri : Je suis avec toi maintenant, Jake. Nous sommes liés pour toujours.
Jake [off] : Qu'est-ce que t'es en train de faire, Jake ?
Grace : C'est comme un réseau un réseau d'une dimension phénoménale auquel les Na'vis ont accès et grâce auquel ils peuvent échanger des données, de la mémoire, dans des lieux tel que celui que vous venez de détruire, oui.
Parker : Et bah ça alors, j'ai l'impression que vous avez pas fumé qu'la moquette là-haut ! [rire] Tout ça pour quelques arbres à la con.
Jake : Les mots sont comme des pierres dans mon coeur.
Colonel Quaritch : Vous, je ne veux pas vous entendre.
Grace : Oh, voyez-vous ça ! Et si je me tais pas ? Vous allez me tuer ?
Colonel Quaritch : C'est une option.
[Le colonel a obtenu des informations en visionnant le journal de bord de Jake]
Colonel Quaritch : Jake... merci ! J'ai découvert ça avec beaucoup d'émotion. Je me retiens pour pas vous embrasser.
Colonel Quaritch : Je ferai en sorte qu'il y ait un minimum de pertes chez les indigènes. J'utiliserai d'abord les gaz. Ce sera plus humain... Plus ou moins.
Jake : C'est comme ça que ça marche. Quand un peuple est assis sur quelque chose qu'on convoite, on en fait un ennemi ! Et ça justifie le pillage.
[Les Na'vis attaquent les hélicoptères avec des arcs et des flèches]
Soldat : Ils ont ouvert le feu, mon Colonel
Colonel Quaritch : C'est une plaisanterie ?
[Devant le paysage en flammes]
Colonel Quaritch [à ses hommes] : Vous avez fait du bon boulot. La première tournée est pour moi ce soir. On s'arrache !
Neytiri : Va t'en d'ici ! Va t'en ! Et ne reviens plus jamais !
Jake [off] : J'étais un guerrier qui rêvait qu'il pourrait apporter la paix. Mais tôt ou tard, il faut se réveiller.
Trudy : Y'a pas que toi qui es armé, salaud !
Grace [gravement blessée] : Je sens que ça va gâcher ma journée.
Jake : On va vous soigner.
Grace : J'ai l'esprit rationnel, ne l'oubliez pas. Je crois pas aux contes de fée, soldat.
Jake : Les Omaticayas peuvent vous guérir. Je le sais.
Grace : Et pourquoi ils le feraient ?
Jake [off] : D'après ce que j'ai compris, il n'y a pas pire que Toruk dans le ciel. Personne ne l'attaque jamais. Alors pourquoi est-ce qu'il lèverait les yeux ?
Neytiri : Je te vois
Jake : Je te vois.
Neytiri : J'avais peur, Jake, peur pour mon peuple. La peur a passé.
[Grace, mourante, est conduite à l'Arbre des âmes]
Jake : Regardez où on est.
Grace : Je dois récolter des prélèvements.
Jake : Ceux qui viennent du ciel nous ont envoyé un message. Ils disent qu'ils peuvent prendre tout ce qu'ils convoitent, et que personne ne peut les en empêcher. Eh bien nous leur renverrons un message. Chevauchez aussi vite que le vent sait vous porter. Vous direz aux autres clans de nous rejoindre. Vous leur direz que Toruk Macto compte sur eux ! Volez maintenant, avec moi ! Mes frères ! Mes soeurs ! Et nous montrerons à Ceux qui viennent du ciel qu'ils ne peuvent pas prendre tout ce qu'ils convoitent et que ce monde est notre terre à nous !
Jake [off] : Nous avons volé aux quatre vents, jusqu'aux Cavaliers des Clans de la Grande Plaine, chez les Dompteurs d'Ikrans de la Mer de l'Est. À l'appel de Toruk Macto, tous sont venus.
Colonel Quaritch : Tout le monde sur cette base sans la moindre exception devra se battre pour sa survie. C'est comme ça, c'est un fait.
Colonel Quaritch : Il se trouve que les indigènes pensent que cette forteresse, qu'ils ont dans la montagne, est protégée par leur... par leur déesse. Et quand nous l'aurons détruite, ce sera pour leur race un traumatisme qui marquera si profondément leur esprit qu'ils n'oseront plus revenir ici avant des générations, et des générations. Ça aussi, c'est un fait.
Norm : On est foutus.
Trudy [riant] : Et moi qui espérais encore être dispensée de finir en martyr.
Trudy : On va se battre contre des hélicos de combat avec des arcs et des flèches !
Jake [devant l'Arbre des âmes] : Peut-être que je parle qu'à un arbre... Mais si Tu est là, j'ai le devoir de t'avertir. Si Grace est avec toi, recherche dans sa mémoire. Tu y verras le monde dont nous venons. Un monde sans nature. Ils ont tué leur Mère ! Et ici, ils feront la même chose. Ceux qui viennent du ciel vont vous envahir. Ils s'abattront, comme une pluie sans fin, si on ne les arrête pas.
Jake [à Eywa] : Je suis prêt à combattre. Tu le sais bien. Mais j'ai besoin de ton aide, maintenant.
Neytiri : Notre Mère ne prend jamais parti, Jake. Elle veille sur l'équilibre naturel de la vie.
Jake : J'aurai essayé.
Colonel Quaritch : C'est Papa Dragon qui vous parle. Je veux que cette mission soit règlée en 5 sec', je veux être rentré à la maison pour dîner.
Colonel Quaritch : Allez, viens ! Viens voir papa !
Colonel Quaritch : Alors, Sully, on vit ça comment quand on trahit sa race ? [Feulement de Jake] Tu te prends pour un des leurs ? Je vais te réveiller.
Jake [off] : Ceux qui étaient venus du ciel sont repartis dans leur monde à l'agonie.
Jake : Le temps du Grand Chagrin prenait fin. On n'avait plus besoin de Toruk Macto.
Jake : Voilà. Je pense que c'est ma dernière contribution à ce journal de bord. Puisque, quoi qu'il arrive ce soir, de toute façon, je ne reviendrai pas ici. Euh... Il est temps de conclure. Quand c'est sa fête, il faut être ponctuel. On ne renaît pas tous les jours. C'étaient les derniers mots de Jake Sully.