Fiches de films - Répliques
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Dick Tracy
Radio : Des voyous de la pègre ont brisé les deux bras d'un marchand de journaux cet après-midi, parce qu'il refusait de leur remettre un pourcentage sur ses recettes de la semaine. Les bandits ont jeté des piles de journaux dans le caniveau et ils ont démoli le kiosque avant de prendre la fuite ! La foule est restée paralysée devant la soudaineté de cette action criminelle ! Pas une main ne s'est levée pour protester ! Le crime organisé, telle est leur devise ! Les membres de ce qui semble être un gang organisé ont brisé les rotules d'un cireur de chaussures, aujourd'hui, sous les yeux terrifiés des clients. Le vieux cireur ne voulait pas leur donner sa recette, et il a chèrement payé sa résistance aux gangsters. Une mère de 4 enfants est morte ce soir pour n'avoir pas remboursé une dette de jeu. Des truands du milieu l'ont laissée agoniser dans une mare de sang !
Manlis le Lippu : Ce soir, t'as été comme d'habitude, épatante !
Frissons : Si t'as aimé, alors ça me fait chaud au coeur. J'peux m'en aller, dis ?
Manlis le Lippu : Pourquoi ?
Frissons : T'voir à table, c'est la nausée.
Manlis le Lippu : T'as pas toujours dit ça.
Frissons : T'as pas toujours été comme un zeppelin.
Manlis le Lippu : C'est très touchant, cette tendresse.
Big Boy : T'es sale, le Lippu. Y t'faut un bain.
Le Kid : Z'êtes mariés, tous les deux ?
Tess : Non. Tu veux que j'te pète les deux bras ?
Le Kid : ... J'déteste les gonzesses.
Tess : T'as raison. Moi, c'est pareil.
Dick Tracy : Bonsoir, messieurs. Où est Manlis le Lippu ?
Bille-à-plat : J'connais pas d'Manlis.
Le Gratteur : J'connais pas Manlis le Lippu. J'veux téléphoner, la loi m'autorise à un appel !
Dick Tracy : Ah oui ?
Le Gratteur : Ouais, passez-moi l'appareil !
[Dick Tracy prend le téléphone, en arrache les fils et le lance au Gratteur]
Dick Tracy : Le voilà, vas-y gaiement ! [Le Gratteur jette le téléphone sur la table] Bon, note ça, Pat ! Ils renoncent à leur coup de téléphone.
Touches d'ivoire : On a répété toute la nuit, il est deux heures du mat'.
Big Boy : Deux heures du mat' ? Je m'défonce pour que cet espèce de bouiboui devienne le berceau d'une ère nouvelle dans la galaxie du spectacle, et tu m'dis qu'il est deux heures du mat' ? [Refermant le tiroir du clavier sur les doigts de Touches d'ivoire] Tape sur ton piano !
Frissons : Hé ! C'est malin de lui esquinter les doigts, y a pas de meilleur pianiste.
Big Boy : LA FERME !!! Amène-toi... Le prochain coup, ses doigts, j'en fais des chipolatas. Et j'te dis pas c'que j'f'rais d'ta figure ! Tu vois, y joue déjà beaucoup mieux.
Dick Tracy : Dans quel camp êtes-vous ?
Frissons : Toujours dans le même camp, le mien.
Dick Tracy : Vous savez qu'j'aurais le droit de vous embarquer au central et de vous faire transpirer sous les lampes ?
Frissons : Je transpire bien mieux dans le noir.
Frissons : Je sais, vous hésitez. Est-ce que vous allez me donner une baffe ou un baiser ? Ils sont tous comme ça.
Big Boy [sortant de prison] : Violences policières, messieurs. Et c'est la cinquième fois. Heureusement, je cicatrise vite.
Big Boy : "La loi sans l'ordre est aussi dangereuse pour le peuple que l'ordre sans la loi." Jefferson.
Frissons : Tu bats le fer pendant qu'il est chaud ou c'est moi qui doit tout faire ?
Dick Tracy : Je suis en service.
Frissons : Quel est ton jour de congé ?
Dick Tracy : Dimanche.
Frissons : Le monde est grand, il est sûrement dimanche quelque part.
Big Boy : Je m'rappelle de vous tous à l'époque où j'étais zéro. Le Pruneau, une nuit, t'as balancé une bombe sur ma bagnole. Ça m'a beaucoup embêté, mais j'te pardonne. Mocco, tu m'as tiré trois balles dans le buffet, mais j'ai survécu, j'te pardonne aussi. J'dois à tout le monde à cette table un 'tit quelque chose, mais j'vous pardonne tous. Pourquoi ? Parce que je mets le passé au passé. N'empêche, un patron qui veut pas lire l'avenir constitue un risque pour tous les collaborateurs de l'entreprise.
Le Pruneau : T'as des dons de voyance ? Tu l'lis comment, toi, l'avenir ?
Big Boy : Le Pruneau, j't'explique comment... C'est que l'avenir, c'est moi.
Big Boy : Dans cette ville, y a des millions de p'tites boutiques, et de commerces. Des p'tites gens qui s'acharnent au boulot. Ils doivent continuer à s'acharner... pour nous ! Parce que nous, nous sommes pour le peuple. Et celui qui est pas pour le peuple, il vivra pas du peuple. Abraham Lincoln.
Big Boy : Restez derrière moi, on passe tous à la caisse ! Jouez contre moi, on passe tous à la trappe !
Le Kid : Tu sais, Tracy, pour un dur de dur, j'te trouve plutôt chochotte.
Big Boy : Faut lui couper les ailes, à c'poulet.
Big Boy : Et me dis pas que mes propres porte-flingues ont pas été foutus d'effacer Tracy. C'était une sorte de test. Ils ont été recalés. Déjà qu'ils étaient pas calés...
Dick Tracy [croyant s'adresser à Tess] : Quel parfum de glace tu as pris ?
Frissons : Abricot. À déguster tout de suite, elle fond déjà de partout.
Tess [à propos de Frissons] : J'parie que c'est une espionne. Sous quelle couverture elle travaille ?
Big Boy : Qu'est-ce qui se passe ? Incapables ! Flinguer, vous savez plus ? Vous avez plus l'amour du métier ? Et votre fierté, vous l'avez perdue ? Vous avez perdu le sens du devoir ? Le sens du destin ? L'armée réclame des généraux, mais j'ai quoi ? Des fantassins ! RAMENEZ-MOI LE CADAVRE DE TRACY !!!
Big Boy [à Tess] : J'l'aime bien, j'l'adore, Tracy. On a bavardé, moi et lui, un jour. Il vous l'a dit ? Moi j'vous l'dis. MAIS J'VOUS FLINGUERAI !!!
Big Boy : Des fois, je me demande pourquoi je m'acharne à faire des chefs d'oeuvre que personne n'apprécie...
Big Boy : La douleur peut être utile, ma petite demoiselle. Elle a une fonction pédagogique. MAIS M'OBLIGEZ PAS À LE PROUVER !!!
Big Boy : Ils disent que j'vous ai kidnappée. J'vous ai pas kidnappée. Mais maintenant, j'vous kidnappe !
Big Boy : C'est pas tant que j'ai envie de vous faire du mal. C'EST JUSTE QU'IL FAUT PAS ME POUSSER !
Big Boy : À mon avis, et Platon est d'accord avec moi, il y a ce qu'il y a, et par ailleurs, il y a ce qu'on aimerait que ça devienne. Bref, peu importe. Ce qui importe, c'est l'avenir. C'est de savoir planifier. "Un homme sans plan est moins qu'un homme" ! Friedrich Nietzsche.
Big Boy : Attendez... Attendez ! Il me vient un axiome ! Oh oui, oh oui... Un très bel axiome. Ça vient... ... Ça vient plus.
Big Boy [attachant Tess à un engrenage] : Il faut s'élever au-dessus de la crête des vagues, il faut s'élancer, s'élancer pour le long voyage vers cette contrée lointaine, qui est figée dans l'attente ! Et on voit briller les rails où le train du destin doit passer en route vers l'avenir. Arrachons les chaînes qui nous maintiennent dans le passé. Oublions le passé, oublions-le ! Qu'il n'y ait pas de borne à nos limites. Brisons joyeusement nos entraves. Repoussez le passé qui nous oppresse, Tess. Vous ne voyez pas, enfant, que je vous aime ?
Tess : ...
Big Boy : C'était un coup monté pour me descendre en flammes !
Big Boy : Où es-tu ? Sors du noir, je veux te voir, je veux voir ton visage. Je veux juste... Je veux te raisonner, voilà, je... JE VEUX TE PRENDRE PAR LA TÊTE ET LA FAIRE ÉCLATER EN MIETTES !!!! Non, non non, j'blaguais...