Fiches de films - Répliques
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Tueurs de dames
Superintendant : Oh, votre parapluie, Madame, vous l'avez oublié.
Madame Wilberforce : Oh, merci, je l'oublie tout le temps. Entre nous, je ne l'aime pas beaucoup. C'est peut-être la vraie raison.
Champion : Cette vieille dame est trop gentille. Je crois que c'est pas bien qu'elle travaille avec nous sur un gros coup comme celui-là.
Louis : Je déteste les vieilles dames et je déteste les entendre bavasser. L'horreur totale !
[Les malfaiteurs, censés faire de la musique, passent un disque pendant leur conciliabule. Madame Wilberforce leur apporte du thé]
Madame Wilberforce : Vous savez, Professeur, vous ne m'avez pas dit toute la vérité sur vous-même et sur vos 4 amis ! Oh, je vous assure que vous n'êtes pas du tout des amateurs. Vous êtes certainement des professionnels ! Vous en avez le style !
Marcus : N'exagérons rien ! Nous sommes assez fiers, par contre, du toucher de Monsieur Harvey.
Madame Wilberforce [à Champion] : Et votre passage en pizzacato, Monsieur Lawson, était... ravissant ! Peut-on savoir où vous avez fait vos études musicales.
Champion : Euh... J'ai pas beaucoup étudié nulle part, Madame. J'ai... j'ai appris tout seul.
Madame Wilberforce : Oh, je vous prie de m'excuser, Major Courtney, mais mon Général Gordon vient de pincer Monsieur Robinson au doigt. Il est maintenant sur le dessus de l'armoire et il refuse d'en descendre !
Louis : Monsieur Robinson est au-dessus de l'armoire ?!
Madame Wilberforce : Oh, non, Monsieur Harvey, le Général Gordon !
Madame Wilberforce : Ah, je sens que je commence à vous agacer !
Louis : Bah, comment pouvez-vous dire une chose pareille !
[En chemin, dans son taxi, Madame Wilberforce s'est mêlée d'une querelle, envenimant involontairement les choses. Tout le monde est embarqué au poste de police, y compris la malle. Madame Wilberforce se fait ensuite raccompagner par 2 policiers qui portent la malle]
Major Courtney : La police est là, dans la maison. Elle nous attend. Mais qu'allons-nous faire ?
Marcus : Je sais, je sais... Elle a fait transporter la malle par les flics. Voyons, ça vous étonne ?
Madame Wilberforce : Professeur, je dois vous rendre vos 10 shillings. Voyez-vous, le taxi n'a pas voulu accepter d'argent, décidant qu'il allait changer de métier.
[Au moment où Marcus et sa bande décide d'enlever Madame Wilberforce, les amies qu'elle avait invitées arrivent]
Harry : Qu'est-ce qu'on doit faire à ton avis ? Affrêter un bus ?
Madame Wilberforce : Eh bien, il n'y a rien à faire, vous prendrez le thé avec elles ! Mais n'oubliez pas ceci, ces dames sont mes plus anciennes et mes plus chères amies. Évitons de leur donner le moindre soupçon sur cette déshonorante affaire ! Oh oui ! Ça, je ne connais pas de situation plus embarrassante !
Marcus : Embarrassante et humiliante !
Marcus : Madame Wilberforce , je crains que vous n'ayez pas saisi jusqu'ici la complexité de cette situation. Laissez-moi vous l'expliquer, Madame, et vous verrez que dans le cas qui nous occupe, il ne servirait à rien de rendre la somme volée, aussi étrange que celà puisse paraître. Ce butin n'est réclamé par personne.
Madame Wilberforce : Vous... vous espérez vraiment me faire croire ça ?!
Marcus : Mais c'est vrai, Madame, je vous demande de me croire ! Vous savez que le camion qui transportait cet argent était assuré. Alors, maintenant, qu'est-ce qui va se passer ? La compagnie d'assurances versera les 60 000 livres et ensuite, afin de récupérer cet argent, elle majorera d'un penny la totalité des primes de toutes les polices d'assurances pendant une année ! Vous voyez, le dommage est infime, nous n'avons ruiné personne. Un petit penny seulement, Madame, un petit penny à chaque assuré ! Vous n'avez pas vu la chose sous cet angle, hein ?
Champion [à Louis] : Tu sais quoi ? J'ai jamais vu la chose sous cet angle non plus.
Marcus : Croyez-moi, si nous voulions restituer l'argent maintenant, celà ne pourrait que compliquer les choses.
Harry : Ils ne l'accepteraient même pas.
Major Courtney : Le travail que ça donnerait !
Marcus : Madame Wilberforce, je voulais vous éviter cette épreuve, mais la police vous recherche aussi !
Harry : Exactement ! Vous êtes grillée comme nous, mémé.
Madame Wilberforce : Grillée ?
Major Courtney : S'ils réussissent à l'alpaguer, Dieu sait ce qu'ils lui feront subir !
Madame Wilberforce : M'alpaguer ? Comment ça ?
Harry : On a monté le coup chez elle, elle a transporté l'oseille.
Madame Wilberforce : Oui, je... je sais que j'ai transporté le... l'oseille !
Marcus : Elle l'ignorait, naturellement.
Major Courtney : Ce n'est pas une excuse aux yeux de la loi. Même si nous jurions qu'elle ne savait pas ce qu'elle transportait.
Harry : On ne nous croira jamais. Et quoi que nous puissions dire pour sa défense !
Madame Wilberforce : Mais c'est... c'est tout à fait ridicule ! Je connais le superintendant du quartier, je nierai de toutes mes forces.
Marcus : Oh, elle ne tiendra jamais le coup, bien sûr !
Harry : Le 3ème degré ! Le tuyau de caoutchouc !
Marcus : Condamnée à coudre des sacs de jute toute sa vie !
Madame Wilberforce : Des sacs de jute !
Harry : Et personne pour s'occuper de ses perroquets !
[Un policeman frappe à la porte. Marcus ordonne à Madame Wilberforce de ne pas le laisser entrer en lui disant qu'il n'en a pas le droit sans un mandat de perquisition]
Sergent : D'ailleurs, je n'entre pas, je suis trempé.
Madame Wilberforce : Oh ! Ça, vous n'entrerez pas, je vais aller me coucher tôt. Le professeur Marcus est parti cet après-midi. Vous ne pouvez pas entrer sans un mandat de perquisition.
Sergent : Un mandat de perquisition ? Qu'est-ce que je ferais d'un mandat de perquisition ?
Madame Wilberforce : Vous n'avez pas un mandat de perquisition ?
Sergent : Ben non, Madame.
Madame Wilberforce : Alors bonsoir !
[Après quelques pas, le policeman, intrigué, revient frapper à la porte]
Champion : Quoi qu'il vous dise, vous lui dites de se barrer vite fait.
Sergent : Vous êtes bien sûre que tout va bien, Madame Wilberforce ?
Madame Wilberforce : Mais oui, tout va bien ! Alors, ayez l'obligeance de vous barrer vite fait !
Marcus : Laissez-moi vous donner un conseil : le voisinage des postes de police est dangereux. Evitez tous les postes de polices. Ne jamais parler à un officier de police ou à un agent, sous aucun prétexte.
[Décidés à éliminer Madame Wilberforce, qui veut les dénoncer, les malfrats ont tiré à la courte paille pour décider qui l'exécutera. Le Major est désigné]
Marcus : Madame Wilberforce, le Major Courtney désire vous parler en tête à tête là-haut, si ça ne vous dérange pas... Si vous voulez bien aller le trouver, je crois que vous constaterez qu'il tient la solution de tous nos problèmes. Ça prendra une minute.
[Le Major s'est défilé et a tenté de fuir par les toits]
Marcus : Alors, où est le Major ? Toujours là-haut ?
Harry : Euh, non, non, non... Il est... il est descendu.
Marcus : Eh bien, amène-le !
Harry : Il est descendu avec la cheminée.
Marcus : Hé, hé ! Il est blessé ?
Louis : Je crois qu'il n'a pas souffert.
[Champion a tué Harry, croyant que celui-ci avait assassiné Madame Wilberforce, qu'il a vue paisiblement endormie. Il s'en prend à Marcus et Harvey]
Champion : J'avais dit qu'il fallait pas la toucher. J'avais dit... j'avais dit qu'il fallait pas toucher à Madame de traviole !
Madame Wilberforce : Arrêtez immédiatement. Qu'est-ce que ça signifie ? Et d'où sort cette Madame de Traviole à cette heure-ci ? Où est Monsieur Robinson ?
Champion : Il est... Il est sorti.
[Champion tient en joue Marcus et Louis, après les avoir entendus se disputer son assassinat]
Champion : Qui c'est qu'a l'air stupide, maintenant, hein ?
[Il tente de tirer, sans succès. Un train passe et enfume la scène. Lorsque la fumée se dissipe, Louis se tient à la place de Champion]
Louis : Il n'avait pas enlevé le cran de sûreté...
[Marcus et Louis se débarrassent du corps de Champion]
Marcus : C'était un plan génial. J'ai préparé tellement de plans qui étaient tous excellents. Mais celui-ci était parfait. À l'exception de l'élément humain... Oh ! Tous les bons plans tiennent compte de l'élément humain, mais je reconnais que tu avais raison. Aucun plan digne de ce nom ne peut tenir compte de Madame Wilberforce, à moins que nous soyons plus nombreux. Nous étions seulement 5 !
[Marcus et Louis s'étant entretués, Madame Wilberforce se rend au commissariat pour restituer l'argent aux policiers incrédules]
Madame Wilberforce : J'espère que vous me croyez. Je suis sincère. J'ai transporté l'oseille, c'est vrai, mais je n'étais pas vraiment de la bande. Oui, le braquage a été mis au point dans ma maison, mais ce n'est pas moi qui ai préparé le coup. J'ajoute que je n'ai participé en rien au hold-up du siècle, l'attaque du train Glasgow-Douvres.
Policeman [ironique] : Vous êtes sûre, petite Madame ?
Madame Wilberforce : Je ne suis jamais allée dans ces villes.
Sergent : Mais qu'est-il arrivé aux autres membres de la bande ?
Madame Wilberforce : Eh bien, c'est ce qui est le plus drôle. Ils ont tous disparu pendant la nuit ! Mais j'ai conservé l'oseille. Oh ! Je vous demande pardon. Je ne sais plus où j'en suis. J'ai tout l'argent à la maison, bien en sécurité. J'étais chargée de son transport, et les gangsters ont eu si peur qu'ils sont partis comme des voleurs.
Policeman : Ils sont partis en soucoupe volante ?
Madame Wilberforce : Vous voulez dire que j'aurais imaginé cette histoire ? Vraiment, sergent, vous semblez croire que ma raison est défaillante !
Sergent [gêné] : Non, non, Madame. Ce que je voulais dire, euh... enfin, c'est que, pour de multiples raisons, vous nous obligeriez en oubliant complètement cette affaire. Et surtout, n'en parlez à personne.
Madame Wilberforce : Eh bien non, je n'en parlerai pas, bien sûr. Mais vous enverrez quelqu'un prendre les billets de banque ?
Policeman : Oh ! Eh bien, en ce qui concerne l'argent, Madame, gardez-le et n'en parlons plus.
Madame Wilberforce : Comment ça, le garder ? C'est impensable ! Oh, je sais, ce n'est qu'un petit penny sur la prime de toutes les polices d'assurances, mais... Oh... oh... Ils ont dit que vous refuseriez de reprendre l'argent et que ça ne ferait que compliquer la situation.
Sergent : C'est vrai, Madame. Et maintenant, je vous prie de m'excuser, j'ai une très importante affaire à régler de toute urgence.
Sergent : Madame Wilberforce ! Attendez ! Un instant. [lui tendant un parapluie] Vous l'avez oublié.
Madame Wilberforce : Non, gardez-le, je n'en veux pas, je l'ai toujours détesté. J'ai de quoi m'en acheter une douzaine tous neufs.















