[Première scène] Harvey Milk : C'est Harvey Milk qui vous parle, le vendredi 18 novembre 1978. Ne diffusez cet enregistrement que si je devais mourir assassiné. Au cours d'une de mes premières campagnes, je me suis mis à commencer mes discours par cette phrase qui est vite devenue comme une signature... Je m'appelle Harvey Milk et je veux vous mobiliser.
[Première scène] Harvey Milk : This is Harvey Milk speaking on Friday November 18th [1978]. This is to be played only in the event of my death by assassination. During one of the early campaigns, I began to open speeches with a line and it became kind of a signature... Hello, I'm Harvey Milk, and I'm here to recruit you.
[Un jeune gars descend les escaliers dans le métro et Harvey essaie d'attirer son regard.] Harvey : Hey, hey, je m'appelle Harvey.
Scott[en souriant bizarrement] : Oui, Harvey. Harvey : C'est mon anniversaire [Scott rigole.] Nan, hey, c'est vraiment mon anniversaire. A minuit. Scott[toujours souriant et sceptique] : Sans blague. Harvey : Tu vas pas me croire, j'ai rien prévu pour ce soir. On m'a offert un pot après le travail. Scott : Et c'était chez... Laisse-moi deviner... chez Bell ou AT&T ? Harvey : Dans une compagnie d'assurance "Great America". J'fais partie de ce monde d'hommes d'affaires que tu estimes sans doute être la cause de tous les fléaux du monde, du Vietnam aux crises de foie. Scott : Tu oublies la mauvaise haleine. [Harvey met une main devant la bouche. Ils rient] J'déconne. Harvey : Allez, tu vas quand même pas me laisser passer mon anniversaire tout seul. Scott : Ecoute, Harvey, t'es mignon seulement... au-dessus de 40, très peu pour moi. Harvey : Ben, on dirait que c'est mon jour de chance. Scott : Et pourquoi ? Harvey : Je n'ai pas encore 40 ans... [regardant sa montre] Il est seulement onze et quart. [Il l'embrasse]
[Un jeune gars descend les escaliers dans le métro et Harvey essaie d'attirer son regard.] Harvey : Hey, hey... I'm Harvey. Scott[en souriant bizarrement] : Okay, Harvey... Harvey : Today's my birthday. [Scott rigole.] No, it actually is my birthday. At midnight. Scott[toujours souriant et sceptique] : Really. Harvey : And, believe it or not, I don't have any plans. Some people took me out after work. Scott : Oh, and that would be, ah, let me guess... Ma Bell or AT&T. Harvey : The Great American Insurance Company. I'm part of that corporate establishment that, let me guess, you think is the cause of all the evil in the world from Vietnam to diaper rash. Scott : You left out bad breath. [Harvey met une main devant la bouche. Ils rient] Just kidding. Harvey : You're not going to let me spend my birthday all by myself, are you? Scott : Listen, Harvey, you're pretty cute, but... I don't date guys over forty. Harvey : Well, then this is my lucky night. Scott : Why's that? Harvey : I'm still thirty-nine... [regardant sa montre] It's only eleven-fifteen. [Il l'embrasse]
Harvey : Voilà que j'ai 40 ans et je n'ai rien fait, jusqu'ici, dont je sois fier. Scott : Si tu manges ça, tu seras sûrement obèse avant 50 ans.
Harvey : Encore faut-il que j'arrive jusque là.
Harvey : Forty years old and I haven't done a thing that I'm proud of. Scott : You keep eating this cake and you're gonna be fat by the time you're 50.
[Scott met tout le monde dehors de leur appartement pour dinner avec Harvey pendant la campagne.] Scott : Ne dis RIEN. Pas un mot ! Harvey : Est-ce que j'ai le droit de te dire... Scott : Si tu dis quoique ce soit à propos de politique, de ta campagne ou du speech que tu dois ou de quoique ce soit, j'te jure, je t'embroche avec cette fourchette ! Harvey : Tout ce que je voulais te dire, c'est que c'est le plus merveilleux dîner qu'on m'ait jamais offert. [Ils rient] Si jamais on perd, il n'y aura plus que toi et moi, je te l'promets.
[Scott met tout le monde dehors de leur appartement pour dinner avec Harvey pendant la campagne.] Scott : Don't say ANYTHING. Harvey : Can I just tell you... Scott : If you say anything, about politics, or the campaign, or what speech you have to give, or anything, I swear to God I'm gonna stab you with this fork. Harvey : I just wanted to say... that this is the most wonderful dinner I have ever had. [Ils rient] If we lose this, it'll just be you and me again, I promise.
Harvey : T'en rencontreras pleins : les mecs les plus extraordinaires du monde, les plus sexys, les plus drôles, les plus remarquables. Tu vas en avoir tellement, tu vas en aimer tellement que tu ne sauras pas jusqu'à la fin de tes jours quels étaient tes meilleurs amants et quels étaient tes meilleurs amis. Cleve : Et tu crois m'aider en disant ça ? Harvey : Peut-être un peu. Ou pas...
Harvey : You're going to meet the most extraordinary men, the sexiest, funniest, brightest men. You're going to meet so many of them, fall in love with so many of them, you won't know till the end of your life which ones were your greatest lovers and which were your greatest friends. Cleve : Is that supposed to help? Harvey : Maybe a little. Or not.
Cleve : Tu crois en ta victoire ? Harvey : La victoire, c'est pas mon point fort. Cleve : Ben... Moi, la défaite, c'est pas mon truc. C'est peut-être moi qui devrais me présenter et tu travaillerais pour moi, si tu veux. J'veux dire... si t'en es capable. Harvey : Tu pourrais rassembler un milliers de personnes en 1h ? Cleve : Oh putain, oui. Harvey : Ben si jamais je me représente, t'es mon homme. Cleve : Si jamais ? Harvey : T'es tellement adorable... Les bureaux seront ouverts dans 3 heures, alors si on faisait la tournée des arrêts d'autobus ?
Cleve : You really think you'll win? Harvey : Winning is not my strong suit. Cleve : Well... I don't do losing, ever. Maybe I should run for office and you can work for me. I mean, if you can do it... Harvey : Can ou assemble a thousand people in an hour? Cleve : Fuck, yeah. Harvey : Well, if I run again, you're gonna be my man. Cleve : If? Harvey : You're so adorable... The polls are open in 3 hours. How about you and I hit the bus stops?
Harvey : Messieurs, Anne Kronenberg. Une femme. Une femme qui aime les femmes. C'est bizarre, nan ? Anne : Salut, les gars. [...] Dick : Alors tu as remplacé Scott par une lesbienne ? Harvey : Anne a travaillé sur une campagne pour le recyclage. C'est une femme très très organisée, on a besoin de ça. Jim : Oui mais... Qui te dit que c'est pas une taupe de Rick Stokes ? Anne : Ne me dites pas que vous êtes toujours aussi paranoïaque ? Michael : Si, on tient beaucoup de Harvey. Harvey : Tu n'as pas un peu de blanchisserie en retard, Michael ? Michael : Et toi, tu devais pas aller à une convention de coiffeurs ? Anne : Monsieur, ma petite amie prétend que vous n'aimez pas les femmes. Dites-moi ce qu'il en est. Est-ce qu'il y a une place pour nous dans l'équipe ou est-ce que vous avez tous peur des filles ? Harvey : Okay. Messieurs, nous avons déjà la fée clochette, et un lotus bleu, nous avons Jim et Dick qui sont dans leur beau costume. Il manque une personne qui puisse gérer tout ça. Et pour une fois, c'est une femme. En plus, elle ne demande pas cher. Et elle a plus de couilles que nous tous réunis.
Harvey : Gentlemen, Anne Kronenberg. A woman. A woman who likes women. And that's odd, isn't it? Anne : Hi, guys. [...] Dick : So you replace Scott with a lesbian? Harvey : Anne worked on a recycling campaign up north. She's very, very organized. We need that. Jim : How do you know she's not a plant for Rick Stokes? Anne : Are you guys always this paranoid? Michael : Yes. We take after Harvey. Harvey : Don't you have someone's laundry to do? Michael : Shouldn't you be at a hairdressing convention? Anne : Sir, my girlfriend says you guys don't like women. I'm just asking. Is there a place for us in all this or are you all scared of girls? Harvey : Okay, gentlemen, we've already got a tinker bell, a lotus blossom. We've got Jim and Dick in their three-piece suits. We need someone to manage things. A woman this time. Plus, she's the right price, and she's got bigger balls than anybody else in here.
Jack : Je t'aime. Je t'aime. Harvey : Est-ce que tu te souviens de mon nom, au moins ? Jack[riant] : Non. Harvey : Harvey. Je m'appelle Harvey. Jack : Harvey. Je t'aime.
Jack : I love you. I love you. Harvey : Do you even remember my name? Jack[riant] : No. Harvey : Harvey. I'm Harvey. Jack : Harvey. I love you.
Daniel White : Harvey, une société n'existe qu'à travers la famille. Harvey : On n'a rien contre ça. Daniel White : Ah non ? Quoi, est-ce que deux hommes peuvent procréer ? Harvey : Non. Mais Dieu sait que c'est pas faute d'essayer.
Daniel White : Harvey, a society can't exist without the family. Harvey : We're not against that. Daniel White : You're not? What, can two men reproduce? Harvey : No. But God knows we keep trying.
Harvey [en voix-off] : Je ne demande qu'une chose : s'il devait y avoir un assassinat, je voudrais que 5, 10, 100, 1000 personnes se lèvent. Si une balle devait traverser mon cerveau, qu'elle détruise toutes les portes de placard, je demande que le mouvement continue, parce que ce n'est pas une affaire de profit personnel, une affaire d'ego, ou une affaire de pouvoir. C'est l'affaire de chacun des notres. Et pas seulement les gays, mais les Noirs, les Asiatiques, les sénoirs et les handicapés, les "nous autres". Sans espoir, les "nous autres" abandonnent. Je sais que l'on ne peut pas vivre d'espoir, mais sans espoir, la vie ne vaut plus rien. Alors, vous, et vous, et vous, vous devez leur donner l'espoir, vous devez leur donner l'espoir.
Harvey [en voix-off] : I ask this, that if there be an assassination, I would want five, ten, a hundred, a thousand to rise. If a bullet should enter my brain, let it destroy every closet door. I ask for the movement to continue because it's not about personal gain, not about ego, not about power... It's about the "us's" out there. Not just the gays, but the Blacks and the Asians and the seniors, the disabled, the us's. Without hope, the us's give up - I know you can't live on hope alone, but without hope, life is not worth living. So you, and you, and you... You gotta give em' hope... you gotta give em' hope.