Fiches de films - Répliques
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Le professionnel
Njala : Pour que la France soit un pays ami, il faut que Beaumont soit un malade. Nous allons donc le rééduquer.
Evadé : Je vais mourir ?
Joss : Oui. T'as peur ?
Evadé : Non. Pourquoi ?
Joss : Parce que moi j'aurais peur.
Evadé : Parce que toi, tu irais en enfer ?
Agent n°1 : J'y comprend rien du tout hein, ça correspond à aucun des codes en vigueur.
Valéras : Ca a été posté où ?
Agent n°1 : Là, au coin de la rue. Et vous savez à quoi ça ressemble ? Aux grilles qu'on utilisait en Afrique.
Agent n°2 : Eh ben c'est pas d'hier... Vous savez depuis combien de temps on utilise plus ce code là ? Savez à combien de temps ça remonte ? Deux ans, mon capitaine.
Agent n°1 : Qui est-ce qui peut utiliser un code vieux de deux ans ?
Valéras : Y a un type qui a disparu depuis deux ans...
Colonel Martin : Joss Beaumont est de retour. Eh bien bravo, il est très fort. Et qu'est-ce qu'il dit ce télégramme ?
Valéras : Une seconde... Il dit que le contrait sera exécuté entre le 12 et le 15.
Colonel Martin : Le contrat entre le 12 et...
Valéras : Le 12, c'est dans une heure... et je vous rappelle que du 12 au 15 le président Njala est l'hôte de la France.
Colonel Martin : Vous m'mettez immédiatement une surveillance chez la femme de Joss Beaumont.
Valéras : Mais il serait dingo d'y aller.
Colonel Martin : Et le télégramme c'est pas dingo !?!
[Ils résument l'histoire pour le ministre qui débarque un peu]
Valéras : Lorsqu'il a débarqué au Malagawi, la situation politique n'était plus la même. Il n'était plus question d'exécuter Njala.
Colonel Martin : Surtout plus.
Le Ministre : Donc vous avez rappellé Beaumont.
Colonel Martin : Non, monsieur le Ministre.
Le Ministre : Pourquoi ?
[Echange de regards emmerdés de Valéras et de Martin]
Alice : Vous voulez un petit peu de cognac dans votre café monsieur le Ministre ?
Le Ministre : Je vous demande pourquoi vous n'avez pas rappellé Beaumont ?
Colonel Martin : Eh bien, parce qu'on a jugé opportun, en haut lieu, de signaler la présence de Beaumont au président Njala.
Le Ministre : Vous l'avez vendu.
Colonel Martin : Non... pas vendu, monsieur le Ministre. Donné. Par raison d'état, c'est gratuit la raison d'état enfin souvent...
Farges : Il viendra pas Beaumont, on va poireauter toute la nuit pour rien. Si t'étais en cavale t'irais chez ta femme ?
Policier : Moi ? Non, j'irais chez la tienne...
Picard : J'vais vous dire une bonne chose monsieur le Ministre, si y a pas de friture sur la ligne, j'veux dire si les politicards ne le balancent pas une fois de plus alors VRAOUM plus de négro !
Colonel Martin : Ca va Picard merci !
Picard : 'tendez j'ai pas fini.
Colonel Martin : Je vous remercie Picard !
[exit Picard]
Le Ministre : Messieurs, après ce brillant exposé je peux vous dire ceci, si plus de négro, plus de service, et plus de Ministre, VRAOUM, tout le monde saute.
Colonel Martin : Non, non, non, non, non, on va l'arrêter, le stopper.
Le Ministre : Le stopper ? Qui le stoppera ?
Rosen : Moi. Comissaire Rosen de la brigade d'intervention.
Jeanne : Deux minutes après ton coup de fil, le service a appellé. Valéras. Il m'a dit pour le télégramme. Pourquoi n'es-tu pas venu avant de l'envoyer ? C'est ce télégramme qui a déclenché ma mise sur écoute, la fouille de l'appartement et les barages en bas. Pourquoi t'as fais ça Joss ? T'es venu ici pour me voir ou pour jouer avec eux ? Ta visite c'est de la tendresse ou de la provocation ?
Joss : Tu vas certainement avoir de la visite, dans le meilleur de cas Martin, dans le pire Rosen. C'est un salaud mais un super flic, il va sûrement t'emmerder.
Jeanne : Et après ?
Joss : Ben après il s'en ira.
Jeanne : Mais non j'te parle de nous deux.
Joss : Ecoute Jeanne, pour l'instant y a Njala, y a Rosen, y a Martin, y a nous quatre, y a nous six, y a nous douze... tant qu'y aura tout ce monde là y pourra pas y avoir nous deux.
Valéras : Mais pourquoi tu appelles ? Tu sais très bien qu'on est sur écoute.
Joss : On n'a plus le droit de mettre les gens sur écoute... le bruit que tu viens d'entendre c'est les oiseaux qui se posent sur le fil.
Valéras : Tu vois Rosen, maintenant je sais comment on retrouvera Joss Beaumont. En te collant au cul mon grand, parce que le jour où tu prendras une balle dans la tête, Joss sera tout à côté.
[Farges est accoudé à un bar en train de boire un café, Joss arrive par derrière et trempe son croissant dans le café de Farges. Farges se retourne et laisse tomber sa tasse]
Joss : Malin, a p'us d'café maintenant.
[Farges fait pour saisir son arme mais Joss l'arrête et prend l'arme]
Joss : Laisse. C'est pour moi.
Farges : J'voulais pas la giffler j'te jure, c'est Rosen qui m'l'a demandé.
[Joss colle une grosse baffe à Farges]
Joss : Moi non plus j'voulais pas t'gifler. C'est ma femme qui m'l'a demandé.
Farges : Là vous êtes vache Commandant. C'était le boulot non ? J'aime pas donner des baffes.
Joss : T'as raison, le boulot, c'est le boulot.
[Joss recolle deux grosses claques à Farges qui va s'exploser le nez sur le billard]
Joss [en quittant le bar] : Le croissant, c'est pour mon ami.
[ils regardent le Président Njala descendre de l'avion]
Colonel Martin : Il restera trois jours en plus, c'est long, c'est très long.
Le Ministre : Pas pour nous, nous espérons bien lui échanger une partie de son sous-sol contre une usine nucléaire clés en main. Pour le convaincre, trois jours, c'est court.
Colonel Martin : Oui, mais pour le tuer c'est amplement suffisant.
[Joss a glissé un billet sous l'essuie-glace d'un serveur et l'attend à l'intérieur du véhicule. Le serveur le prend et monte.]
Serveur : C'est quoi la première question ?
Joss : Doris Fredricsen.
Serveur : Nous sommes fidèles depuis plusieurs années à son excellence mais nous menons depuis quelques temps une aventure extrèmement italienne et extrèmement accaparante.
Joss [lui enfoncant un billet dans la poche] : Gagné ! Avec qui ?
Serveur : Volfoni Salavatore. Volfoni des gelati et boissons gazeuses.
Joss [lui enfoncant un autre billet dans la poche] : Gagné ! Où ça ?
Serveur : A l'hôtel Hilton, je peux même vous dire où joindre mademoiselle Doris Fredricsen.
Joss : Perdu. 2250563 Madame Claude. [Il reprend les billets dans la poche] Quand on perd à la troisième question, on perd tout. Bravo quand même.
Volfoni [ouvrant la porte] : Oui ?
Joss : Salvatore Volfoni ? Gelati et eaux gazeuses ?
Volfoni : Oui.
Joss : Joss Beaumont. Espionnage et chataîgne.[chataîgne]
Doris : Vous trouvez que c'est un genre vous d'enfermer les gens dans les placards ?
Joss : J'avais besoin de vous voir seul, personnelement. On m'a beaucoup parlé de vous.
Doris : Qui ça ?
Joss : Le nègre...
Doris : Chuuuttt. Vous seriez pas des fois le malfaisant dont le furieux m'a parlé ?
[Joss acquiesse]
Joss : Le furieux vous a pas dit "J'm'appelle Rosen de la brigade sauvage et je vais te faire bouffer tes chaussures" ?
Doris : Ah non, il a pas dit mes chaussures, il a dit mes godasses. Qu'est-ce qu'il me veut cet ostrogoth ?
Joss : Rosen ? C'qu'il aimerait bien c'est me tuer, mais pour ça faut me mettre la main dessus et pour me mettre la main dessus il compte sur vous.
Doris : Et vous ? Qu'est-ce que vous avez dans la tête ? Vous voulez vraiment tuer Njala ?
Joss : Ca vous ferait beaucoup de peine ?
Doris : Ben non. Enfin il s'agit pas de ça mais si mettez la moitié de mes michetons au placard et que vous butez l'autre moitié, j'vais m'retrouver à poil moi !
[regard entendu de Joss]
Doris : Enfin... c'est une image...
Joss : Tiens le Condor Interceptor, c'est pas celui qu'je t'avais ramené d'Honk Kong ?
Valéras : Si si.
Joss : C'est pas avec tes robots qu'tu m'faisais l'plus chier. C'est avec tes piles. [il claque dans ses mains, le robot se met en route] Les piles allemandes n'allaient pas sur les robots japonais. [Il reclaque, le robot s'arrête] Ch'ais même pas si les piles bretonnes allaient sur les robots auvergnats...
Joss : Ca t'en fait combien ?
Valéras : Hm ?
Joss : Des robots. Ca t'en fait combien maintenant ?
Valéras : Une centaine, 150 peut-être.
Joss : Une p'tite armée en somme... Et des flics là, tout autour, y en a combien ? Une 'tite armée aussi ?
Valéras : Ch'ais pas, mais y en a pas mal. On en a mis sur les toits, dans la voiture banalisée y a Louvier et Farges. Tu l'as arrangé celui-là... A l'arrière il y a Reper, Duguano et Perrin.
Joss : Et en bas de l'immeuble à côté Victor et Egoulez. Au bistrot, Martin et Michalon.
Valéras : Si tu les as vu pourquoi t'es monté ?
Joss : Mais parce que tu m'as invité Edouard...
[Des voitures de presse s'arrêtent devant l'immeuble]
Valéras : Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
Joss : La presse. La presse démocratique. Y a deux ans qu'ils n'avaient pas parlé de moi, alors je leur ai fait miroiter une suite.
Valéras : Mais quoi ? Qu'est-ce que tu leur as dit ? Qu'est-ce que tu leur as raconté ?
Joss : Je leur ai dit qu'ils allaient assister en direct à l'exécution d'un agent des services secrets. Ils m'ont paru em-ba-lés.
Valéras : Mais t'es complètement cinglé ? C'est contraire à toutes les règles.
Joss : C'est dans les règles du service de balancer un de ses agents ? Et le coup de téléphone que t'as passé ce matin à Jeanne, c'est dans les règles ?
[Joss prend l'arme de Valéras posée sur la table]
Valéras : Pourquoi tu fais ça ?
Joss : Parce que je vais être obligé de faire trois mètres en te tournant le dos.
Arthur : Son excellence aimerait savoir si toutes les dispotions concernant l'hélicoptère de mademoiselle Fredricsen ont été prises.
Colonel Martin : Mais qu'est-ce qu'il vient m'faire chier avec sa pute celui-là ! Oui oui, tout est prêt, il a qu'à siffler et il atterira sur le gazon. Voilà, content Arthur ?!
Arthur : Oui. Content.
[Joss braque son arme sur Njala]
Njala : Que puis-faire pour vous Commandant Beaumont ?
Joss : Ouvrir les rideaux, allumer la lampe et mourir monsieur le Président.
Colonel Martin : Farges, vous l'avez soi-disant vu à la morgue, en somme vous êtes le dernier à l'avoir vu mort...
Farges [montrant son cou] : Quand j'ai dit ça j'avais un flingue là. Savez c'que c'est qu'd'avoir un flingue là ? C'est pas des comptes-rendus, c'est pas des rapports, c'est pas d'l'informatique, c'est un flingue...















