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Fiches de films - Répliques

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Les Invasions Barbares

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Réplique #18238 | [-] 0 [+] (0 vote)

A l'hôpital[Un homme est allongé dans un lit d'hôpital entourée de deux femmes.]
Soeur Constance : C'est pas trop dur d'avoir son mari à l'hôpital ?
Louise : Ça fait 15 ans que je l'ai mis dehors de la maison, alors qu'il soit ici ou dans son appartement en train de sauter des étudiantes, ça change pas grand-chose à ma vie.

Réplique #18239 | [-] 0 [+] (0 vote)

[En sortant de l'ambulance, le père et le fils sont accueillis par une femme.]
Une femme : Good morning guys, welcome to America !
Rémy [sarcastique] : Praise the Lord !
Sébastien [sarcastique] : Alleluia.

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Réplique #18265 | [-] 0 [+] (0 vote)

Rémy : Noël au scanner, Pâques au cimetière.

Réplique #18240 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Sébastien propose à son père d'aller dans un hôpital américain.]
Rémy : Non, je ne vais pas aux Etats-Unis. J'ai pas envie de mourir par des Mahométans enragés.
Sébastien [à sa mère] : Il est fou.
Rémy : A l'époque, j'ai voté pour la nationalisation des hôpitaux. J'suis capable d'assumer la conséquence de mes actes.

Réplique #18241 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Sébastien met un ordinateur portable sur les genoux de son père.]
Sébastien : Quand ça sera fini, t'appuies sur "End". "End", ça veut dire qu'on s'arrête. C'est un peu compliqué à comprendre mais avec de la concentration, tu devrais y arriver.

Réplique #18242 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Sébastien dépose un dossier devant Mme Pelletier, chef de l'administration de l'hôpital. Quand elle l'ouvre, elle découvre 2 liasses de billets.]
Mme Pelletier : Ecoutez, c'est ridicule, on n'est quand même pas dans le Tiers-Monde.

Réplique #18243 | [-] 0 [+] (0 vote)

Le père et le fils


Sébastien : Sais-tu ce que je fais dans la vie ?
Rémy : Nan, je sais pas.
Sébastien : Ben, tu devrais le savoir.
Rémy : Je le saurais si tu me l'avais expliqué.
Sébastien : Je te l'aurais expliqué si tu m'avais déjà écouté.

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Réplique #18244 | [-] 4 [+] (4 votes)

Soeur Constance : Vous dites ça parce qu'on vit dans une époque horrible.
Rémy : Pas spécialement horrible. Non, non, pas du tout. Contrairement à ce que les gens pensent, le XXe siècle n'a pas été particulièrement sanguinaire. Les guerres ont fait 100 millions de morts. Ça, c'est un chiffre généralement admis. Ajoutez 6 millions pour le goulag russe. Les camps chinois, on saura probablement jamais mais... disons 1 million. Ça nous fait 130-135 millions de morts. C'est pas très impressionnant, si on pense qu'au XVIe siècle, les espagnols et les portugais ont réussi, sans chambres à gaz, ni bombes, à faire disparaître 150 millions d'indiens d'Amérique Latine. C'est du travail, ça, ma soeur ! 150 millions de personne à la hâche. On dirait qu'ils avaient l'appui de votre église mais c'est quand même du beau travail. A tel point d'ailleurs qu'en Amérique du Nord, les Hollandais, les Anglais, les Français et éventuellement les américains se sont sentis inspirés et ils en ont égorgé 50 millions à leur tour. 200 millions de morts au total. Le plus grand massacre de l'humanité, ça s'est passé ici, là, autour de nous et pas le moindre petit musée d'holocauste. L'histoire de l'humanité, ma soeur, est une histoire d'horreur.

L'Histoire

Réplique #18245 | [-] 0 [+] (0 vote)

Louise : Il a un fil qui s'occupe de lui.
Soeur Constance : Oui, je sais. Il est trop bête pour lui dire seulement merci.
Rémy : Oh, comprenez-moi bien ma soeur. Mon fils est un capitaliste ambitieux et puritain. Moi qui toute ma vie ait été un socialiste voluptueux.
Diane [entrant dans la chambre d'hôpital] : Voluptueux est un terme nettement insuffisant, ma soeur.
Dominique : Libidineux.
Diane : Débauché.
Dominique : Bestial.
Diane : Lascif.
Dominique : Pervers.
Diane : Comment ça va, mon gros concupiscin ?
Rémy : Mieux.
Dominique : Laisse-moi t'embrasser, vipère lubrique.

Réplique #18246 | [-] 0 [+] (0 vote)

Rémy : Vous voyez, ma soeur : mon exquise belle-fille, mon héroïque épouse, et les deux plus charmantes de mes maîtresses. Je peux mourir en paix.
Soeur Constance : Vous allez brûlé dans les flammes de l'enfer.
Rémy : Et je ne serai pas seul. Je ne sais pas pour ces deux-là [Gaëlle et Louise], mais connaissant les turpitudes passées de ces deux-là, je puis vous assurer qu'elles viendraient griller avec moi.

Réplique #18247 | [-] 2 [+] (2 votes)

Rémy, Dominique et Diane : Les malheurs de la Pologne sont une des preuves de l'existence de Dieu.

Ses maîtresses

Réplique #18248 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Devant 2 policiers spécialisés dans le domaine de la drogue]
Sébastien dans un commissariatSébastien : Mon père est hospitalisé ici à Montréal en ce moment. Il est très mal soigné, évidemment. Il commence à souffrir beaucoup. J'ai un ami médecin qui m'a conseillé d'essayer de lui procurer de l'héroïne. C'est un domaine que je connais très peu. J'ai fumé de la mari quand j'étais étudiant comme tout le monde. Ce que j'me suis dit, c'est que la drogue circule dans toutes les villes du monde. Les policiers connaissent les points de vente. J'me suis imaginé peut-être un peu naïvement que vous pouviez me suggérer des zones où trouver de l'héroïne de qualité en quantité suffisante.
Gilles Levac : C'est très intéressant sauf que... le mandat de la police, c'est d'arrêter les trafiquants. Pas de fournir l'information aux consommateurs.
Sébastien : J'aimerais ça que vous me preniez pour quelqu'un d'intelligent qui veut simplement gagner du temps.
Gilles Levac : Moi, j'aimerais ça que vous me prenez pour quelqu'un de pas trop con qui voudrait pas lire dans un magazine la semaine prochaine "la police facilite à notre correspond l'achat de stupéfiants."

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Réplique #18249 | [-] 1 [+] (1 vote)

Les apâts

Diane : Mais avec qui il aurait fallu que je couche, moi, pour avoir un job comme ça ?
Claude : Je crains ma chérie que ceux avec lesquels moi j'ai couché ne soient restés indifférents à tes apâts... Aussi abondants soient-ils.
Diane : L'abondance a ses amateurs, mon trésor.
Claude : Pas aux affaires étrangères.

Réplique #18250 | [-] 2 [+] (2 votes)

Dominique : Elle [La femme de Pierre] a quel âge ?
Claude : C'est pas un problème d'âge. C'est parce que ses seins sont plus gros que son cerveau.
Louise : Oh arrête !
Claude : Nan, mais c'est vrai. La quantité de sang que ça prend pour simplement irriguer tout ça appauvrit forcément le cerveau. C'est une évidence physiologique.

Réplique #18251 | [-] 0 [+] (0 vote)

Pierre


Pierre [parlant de sa femme] : Je ne veux pas de commentaires. Elle m'a donné 2 filles qui ont radicalement changé ma vie. Et il lui suffit d'un revers négligent de la main pour me faire bander comme une bête, ce qui à nos âges est providentiel, vous en conviendrez.

Réplique #18252 | [-] 0 [+] (0 vote)

Inès Orsini et ses cuissesRémy : Donc, du début à la fin du film, l'immortelle Inès Orsini est habillée du cou jusqu'aux poignets, jusqu'aux chevilles. Sauf qu'à un moment donné, il a bien fallu suggérer, un tant soit peu, la nature abjecte du désir bestial de l'infâme violeur ! Alors l'exquise Maria s'avance vers la mer et trempe ses pieds adorables, et d'un geste souverain - mais pudique ! - relève ses jupes. Ha! Les cuisses d'Inès Orsini...
Alessandro [en soupirant] : Même moi, je m'en souviens !
Claude : Bene !
Rémy : Vous dire ! Vous dire les rivières de sperme que j'ai répandues en rêvant à ces cuisses ! [Rires]
Pierre : Je crois que c'est d'ailleurs une des causes des modifications du bassin hydrologique du Bas-St-Laurent.

Réplique #18253 | [-] 1 [+] (1 vote)

Rémy : Toute ma vie durant, je me suis endormi avec les plus belles femmes de la Terre. Jusq'au jour fatal où je me suis réveillé un matin en réalisant que je m'étais endormi la veille en pensant à la mer des Caraïbes. J'étais devenu vieux. Les femmes avaient déserté mes rêves.

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Réplique #18254 | [-] 1 [+] (1 vote)

Nathalie [à Rémy] : C'est pas votre vie actuelle que vous voulez pas quitter, c'est votre vie d'autrefois. Elle est déjà morte, cette vie-là.

Nathalie

Réplique #18255 | [-] 0 [+] (0 vote)

Rémy : J'ai tout raté.
Nathalie : Peut-être mais au moins, vous en êtes conscients. Y'a tellement de professeurs satisfaits, et puis, ils sont tellement insupportables. Et puis, j'connais pas votre fille, mais Sébastien est pas exactement raté.
Rémy : J'y suis pour rien.
Nathalie : Vous pouvez pas dire ça, vous l'savez pas.

Réplique #18256 | [-] 0 [+] (0 vote)

Dominique : Tout ça pour vous dire que mes plaisirs nocturnes sont maintenant assurés par mon écran géant numérique Toshiba, installé au pied de mon lit.
Claude : Plus d'orteils retroussés ?
Dominique : Terminé. J'ai assez vu de plafonds dans ma vie.
Pierre : Plus jamais ?
Dominique : La botique est fermée ; j'ai déposé les armes ; j'ai accroché mes patins.

Réplique #18257 | [-] 0 [+] (0 vote)

Diane : Eh bien, moi, je suis désolée, j'aime encore beaucoup ça. A la campagne, j'ai un vieux cow-boy que je fais venir 1 fois par semaine pour me secouer le sapin.

Réplique #18258 | [-] 0 [+] (0 vote)

Diane et son cow-boyDiane : Moi, je comprendrais jamais les hommes. Toute ma vie, j'ai eu affaire, vous le savez, à des lâches qui ne pensaient qu'à s'enfuir après avoir assouvi sur moi leurs bas instincts. Alors l'autre jour, pensant lui faire plaisir, je dis à mon vieux cow-boy : "Hé, c'est quand même formidable, à nore âge, de vivre une histoire de cul !" Le voici tout fâché ! Il m'dit qu'il veut pas être un homme-objet, il me parle de son vécu masculin...
Dominique [levant les yeux au ciel] : Ah! Ça, on aime ça !
Diane : Il évoque l'absence du père. Il dit qu'il veut exprimer le côté féminin de son moi profond. C'était INSUPPORTABLE ! La dernière chose dont j'ai envie, c'est d'un être sensible à la queue molle ! Moi, je veux qu'on me saute fermement, c'est tout ! De la sensibilité puis de l'intelligence, j'en ai pour 2 !

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Réplique #18259 | [-] 0 [+] (0 vote)

Rémy : On a tout été, c'est invraisemblable! Séparatistes, indépendantistes, souverainistes, souverainistes-associationnistes.
Pierre : Bien, au début, on avait commencé par être existentialistes !
Dominique : On avait lu Sartre, Camus...
Claude : Après ça, on a lu Frantz Fanon, puis est devenus anticolonialistes.La bande d'amis
Rémy : Après ça, on a lu Marcuse ; on est devenus marxistes.
Pierre : Marxistes-léninistes.
Alessandro : Trotskistes.
Diane : Maoïstes !
Rémy : Après, on a lu Soljenitsyne. Alors on a changé d'idée, on est devenus structuralistes.
Pierre : Situationnistes.
Dominique : Féministes.
Claude : Déconstructionnistes.
Pierre : Y a-t-il un "isme" que nous n'ayons pas adoré ?
Claude : Le crétinisme.

Réplique #18260 | [-] 1 [+] (1 vote)

Pierre : L'intelligence est disparue. Et je veux pas être pessimiste, mais il y a des fois où elle s'absente longtemps.

Réplique #18261 | [-] 4 [+] (4 votes)

Pierre : Pour moi, la mort la plus douce, c'est celle de Félix Faure. [...]
Claude : Le bien-aimé Félix Faure, président de la République française en exercice. Son coeur s'est arrêté de battre pendant que sa maîtresse, l'admirable Mme Steinheil, à genoux à ses pieds, lui rodiguait avec fermeté le pompier de tous les pompiers. [Rires] Le pompier
Louise : Hé, mon Dieu !
Pierre : Ses ennemis s'écrièrent : "Il voulait être César, hélas, il ne fut que Pompée". [Rires]
Claude : Et Mme Steinheil fut surnommée : "La pompe funèbre".
Rémy : C'est pas à moi que ce serait arrivé, ces choses-là !
Diane : C'est quand même pas de notre faute si t'as le coeur trop bien accroché ! Parce que je te ferai remarquer, mon cher Rémy, qu'à ue certaine époque, moi et quelques-unes d'entre nous te pompions férocement et avec vivacité !
Claude : Peut-être eut-il fallu, mesdames, que vous le pompassiez plus vigoureusement.
Dominique : Cela ne se pouvait, monsieur : nous pompâmes autant que nous pûmes !
Diane : Ciel, madame! Vous pompâtes ?!

Réplique #18262 | [-] 0 [+] (0 vote)

Rémy : Tu sais ce que je te souhaite ?
Sébastien : Non.
Rémy : D'avoir un fils aussi bien que toi.

Réplique #18263 | [-] 1 [+] (1 vote)

Sylvaine : Y'a trop longtemps que je t'ai vu mon cher Papa, mon daddy, mon papounet ! Je me serai ennuyée de toi toute ma vie. Dis-toi que je suis une femme heureuse, j'ai trouvé ma place. Je sais pas comment t'as fait ça, mais... t'as réussi à me transmettre ton appétit pour la vie. Toi et Maman, vous avez finalement fabriqué des enfants super solides. J'pense que c'est un miracle. T'sais... le premier homme dans la vie d'une fille, c'est son père. Pour moi, tu vas toujours rester...

Sylvaine

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Réplique #18264 | [-] 3 [+] (3 votes)

Rémy : J'ai eu beaucoup de plaisir à vivre cette modeste vie en votre compagnie, mes chers amis. Et ce sont vos sourires que j'emporte avec moi.