Fiches de films - Répliques
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Ladyhawke, la femme de la nuit
Un prisonnier : La Souris, elle chasse ; La Souris a quitté la place. Y a plus de Souris, elle s'est enfuie. Voulant la liberté, dans l'égout elle est entrée.
[Dans les égoûts, Philippe voit une forme sombre approcher]
Philippe : Seigneur, je ne volerai plus jamais dans les poches des autres aussi longtemps que je vivrai, je l'jure. Mais il y a un problème : si Vous ne me laissez pas vivre, comment Vous prouver ma bonne foi ? Si Vous m'avez entendu, donnez à ce rebord la solidité d'un roc, et que cette chose qui vient vers moi ne soit pas ce que je crois qu'elle est. Si elle l'est, je ne Vous en voudrais pas, bien sûr... mais j'éprouverais une grande déception.
L'Évêque : Les grandes tempêtes s'annoncent souvent par une simple brise, Capitaine, et une simple étincelle peut suffire à déclencher le feu de la rébellion.
Marquet : Le nom de l'homme qui trouvera Philippe Gaston fera l'objet de l'attention toute particulière de l'évêque... de même que le corps de l'homme qui le laisserait s'échapper.
Philippe : Je sais que j'ai promis, Seigneur, de ne plus voler. Mais je sais aussi, et Vous le savez, que je suis quelqu'un qui manque de volonté.
Navarre : Chacune des générations de ma famille doit poursuivre sa propre quête.
Philippe : Et quelle est la vôtre ?
Navarre : Je dois tuer un homme.
Philippe : Dites-moi, a-t-il un nom, cet homme qui ne sait pas qu'il est mort ?
Navarre : J'ai tellement attendu ! Il y a presque deux ans que j'attends un signe de Dieu. Quand j'ai entendu les cloches d'Aquila sonner l'alarme, j'ai su que c'était le moment où ma destinée devait s'accomplir. Tu vas être mon ange gardien.
Philippe : Moi ? Seigneur, en vérité, Dieu et moi, nous parlons tout le temps ensemble. N'y voyez pas d'offense, mais il ne m'a jamais parlé de vous.
Soldat de la guarde : Où est Navarre ?
Philippe : Navarre ? Navarre... Oh, oui ! Un homme grand qui monte un cheval noir. Je l'ai vu partir vers le Sud en direction d'Aquila.
Second soldat : Hmm ! Alors nous, nous irons vers le Nord.
Philippe : Il est très impoli de traiter quelqu'un de menteur quand on vient juste de lui être présenté !
Premier soldat : Tu croyais que c'était ce que nous ferions ? Ha ! Mais nous irons au Sud. Direction Aquila !
Philippe [regardant vers le ciel] : ... Je... J'ai dit la vérité, Seigneur ! Si Vous continuez à embrouiller les choses, comment puis-je avoir la moindre notion de morale ?
Philippe : Êtes-vous de chair ? Êtes-vous esprit ?
Isabeau : Je ne suis que chagrin.
Imperius : Les noires puissances de l'enfer vomirent une épouvantable malédiction, et tu en as vu les conséquences. Pendant le jour, Isabeau est le magnifique faucon que tu m'as apporté. Et pendant la nuit, ainsi que tu l'avais déjà deviné, la voix du loup qui parvient jusqu'à nous, cette voix est le cri de Navarre. Pauvres créatures qui n'ont pas le moindre souvenir de cette moitié de vie humaine qu'elles ont toutes deux, jamais leurs corps ne se frôlent. Ils ne connaissent que l'angoisse de ce fugitif instant du lever du soleil et de son coucher, quand... quand ils croient qu'ils vont pouvoir se toucher... Mais non, non !
Philippe : Toujours ensemble, éternellement séparés.
Imperius : Tant que le soleil se lèvera et se couchera, tant qu'il y aura un jour et une nuit, et pour aussi longtemps que pourra durer leur vie.
Navarre : Le soleil va se coucher.
Philippe : Comment vous le savez ?
Navarre : J'ai vu tellement de couchers de soleil...
Isabeau : Comment va-t-il ?
Philippe : Il est en vie, comme vous. Il est plein d'espoir, comme vous.
Philippe : Elle vous aime plus que la vie, Capitaine. Et elle a deux vies.
Philippe : J'devrais pourtant le savoir. Tous les moments de bonheur que j'ai eus venaient de mes mensonges.
Philippe [à Impérius, qu'il tente de hisser d'un trou] : Quand vous vous agenouillez devant l'autel, comment vous faites pour vous relever ?
Impérius : Je compte bien te retrouver au Paradis, espèce de petit voleur ! Alors, tâche de ne pas me décevoir.
Philippe : Je vous y retrouverai, mon Père. Même si je dois crocheter la serrure pour y entrer.







