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Fiches de films - Répliques

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Le Retour de Don Camillo

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Réplique #17108 | [-] 0 [+] (0 vote)

Vous auriez du être aviateur !

[Don Camillo subit la conduite fantasiste d'un motard]
Don Camillo : Qu'est-ce que vous faites comme métier ?
Motard : J'suis cantonnier.
Don Camillo : Vous devriez être aviateur.

Réplique #17109 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Don Camillo est déposé à une intersection]
Don Camillo : Où est le village ?
Motard : Vous voyez là-haut, ce nuage ? Eh ben, c'est derrière.

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Réplique #17110 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Dans son nouveau domicile sale et délabré, Don Camillo, fatigué, s'asseoit sur une chaise vétuste qui s'effondre. Une femme surgit.]
Une femme : Ah ! Un brise-fer ! On me l'avait bien dit, un brise-fer ! Rien ne lui résiste ! Don Luciano s'est assis dans ce fauteuil pendant 30 ans. La première fois que vous le touchez, il faut que vous le mettiez en pièces !
Don Camillo : Mais qui êtes vous ?
La femme : La voisine. Je faisais la soupe et le lit de Don Luciano. Je continuerai avec vous. J'ai pas peur. Ils tremblent tous, mais moi, j'ai pas peur.

Réplique #17111 | [-] 1 [+] (1 vote)

C'est pas un endroit pour faire le cyclone !




Don Camillo : Jésus, où je suis tombé ? Dans une maison de fous !
La voisine : Oh, c'est pas la peine de faire l'innocent ! On sait comment vous traitez les pécheurs : à coups de barre et à coups de tables.
Don Camillo : Qui a raconté ces sornettes ?
La voisine : Mais tout le monde le sait. Mais ici, y'a que des femmes et des vieux. C'est pas un endroit pour faire le cyclone !

Réplique #17112 | [-] 1 [+] (1 vote)

Don Camillo : Une seule pièce ici ?
La voisine : Comme ça, vous avez tout sous la main.

Réplique #17113 | [-] 2 [+] (2 votes)

[Découvrant l'église locale]
Don Camillo : Oh, Seigneur, Vous êtes encore plus mal logé que moi !

Réplique #17114 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Don Camillo n'entend plus la voix de Jésus]
Don Camillo : Seigneur, quand je suis parti, Vous m'avez dit : "Je serai partout avec toi." Si Vous, Vous tenez plus Vos promesses, alors à qui peut-on se fier ?

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Réplique #17115 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Pietro : Voilà, Monsieur le Maire. Sachant que le conseil municipal était réuni, j'ai voulu venir poser en personne devant l'assemblée la grave question de la réparation du clocher. Si je puis me permettre, vous aviez promis à mon prédécesseur de faire le nécessaire. Mais le temps passe, la lézarde gagne vers le haut, et la grosse cloche, Gertrude, je crois, risque de tomber.
Peppone : Mon Révérend, vous n'êtes pas du pays. Vous parlez là d'une chose que vous ignorez.
Don Pietro : Oh, permettez, Monsieur le Maire, je sais tout de même ce qu'est une lézarde.
Peppone : Cette lézarde n'est pas une lézarde comme les autres. C'est une lézarde personnelle entre Don Camillo et moi.

Réplique #17116 | [-] 0 [+] (0 vote)

Ce n'est pas l'évèque qui commande, c'est Don Camillo !




Don Pietro : Je n'ai pas d'ordre à recevoir de la Municipalité en ce qui concerne la décoration intérieure de l'église. Je ne dépends que de Monseigneur. Et je lui en réfèrerai.
Peppone : Ici, ce n'est pas l'évèque qui commande, c'est Don Camillo ! Euh... je veux dire, c'était... En tout cas, ce n'est pas un prêtre de 3 kilos qui changera quelque chose à l'ordre établi par le curé titulaire de la paroisse selon la volonté du peuple.

Réplique #17117 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone : Camarades, il y a des moments où, sans oublier les nécessités de la lutte prolétarienne, il faut savoir s'incliner devant l'adversaire méritant. Surtout s'il est mort.

Réplique #17118 | [-] 0 [+] (0 vote)

Un outrage à la science




[Peppone va au chevet du Docteur Spiletti, qui vient d'être déclaré mort]
Docteur Spiletti : Ça te ferait plaisir, espèce d'âne rouge !
Peppone : Mais, docteur !
Médecin : Médicalement, il est mort ! [Se penchant vers Spiletti] Il respire, c'est un fait. Mais c'est aussi un outrage à la science !

Réplique #17119 | [-] 0 [+] (0 vote)

Docteur Spiletti : Je mourrai quand Don Camillo m'aura administré.
Peppone : S'il vous faut Don Camillo, nous aurons le plaisir de vous garder parmi nous jusqu'au Jugement Dernier !

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Réplique #17120 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Vous voyez, Seigneur. Au lieu d'attirer Vos paroissiens, je les fais fuir. Je suis pas à ma place ici. Je suis comme un cuirassier enfermé dans un étang. Dès que je bouge, c'est la révolution des grenouilles.

Réplique #17121 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Don Camillo demande à Peppone de l'aider à transporter un objet jusqu'à sa nouvelle paroisse]
Peppone : Qu'est-ce que c'est, cet objet lourd ? Votre mortier de 81 ?
Don Camillo : C'est une arme bien plus forte. Celle qui vous pulvérisera tous !

L'arme qui vous pulvérisera tous !

Réplique #17122 | [-] 0 [+] (0 vote)

Le chemin de croix de Camillo




[Don Camillo s'écroule de fatigue en portant la croix de son ancienne église dans la montagne]
Jésus : Relève-toi, Don Camillo. Tu vas prendre froid.
Don Camillo : Seigneur, c'est Vous ? C'est Votre voix ? C'est Vous qui me parlez ?
Jésus : Je n'ai jamais cessé de te parler. Mais tu n'entendais pas parce que tu avais les oreilles bouchées par l'orgueil et la violence. Mais je crois qu'elles viennent d'être débarbouillées.

Réplique #17123 | [-] 1 [+] (1 vote)

Don Camillo : Seigneur, jamais je ne Vous avais trouvé aussi lourd.
Jésus : Jamais tu n'avais tant mérité de transpirer, Don Camillo.

Réplique #17124 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Oh, Vous savez, c'est pas un village tellement sinistre. Et les habitants sont pas si sauvages qu'on le dit.
Jésus : Tu crois ? Il me semblait que c'était une réunion de vieilles grenouilles.
Don Camillo : Jamais de la vie, Seigneur. Ils sont vieux, ils sont petits, ils sont fragiles, et moi je rue au milieu d'eux comme un âne enragé. Tenez, comme le fauteuil de Don Luciano que j'ai atomisé. Tout simplement, je suis le plus grand imbécile de la Terre.
Jésus : Don Camillo, tu manques toujours de modestie.

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Réplique #17125 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Nous allons pouvoir vivre ici, Seigneur. Ce sera merveilleux.
Jésus : Ce serait merveilleux, Camillo, mais souviens-toi du fauteuil, retiens la vapeur.
Don Camillo : Je ferme le robinet, Seigneur.

Réplique #17126 | [-] 1 [+] (1 vote)

Don Camillo : Encore toi ?
Peppone : Laissez-moi entrer. J'ai fait une grosse bêtise.
Don Camillo : Si chaque fois que tu fais une bêtise, tu tiens à me le faire savoir, tu devrais acheter le téléphone.

Réplique #17127 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone : Je suis pas un assassin !
Don Camillo : Tu es pas un assassin ? Quelqu'un qui tue quelqu'un, qu'est-ce que c'est, d'après toi ? Une sage femme ?

Réplique #17128 | [-] 1 [+] (1 vote)

[Peppone et Cagnola viennent se battre au domicile de Don Camillo. Celui-ci, incapable de les raisonner, prend une bûche dans la cheminée.]
Don Camillo [tournant le crucifix contre le mur] : Voilez-vous la face, Seigneur, devant ces sauvages.
[On entend 2 coups sourds suivis de 2 cris. Don Camillo retourne le crucifix]
Jésus : Il me semble que j'ai entendu quelque chose, Don Camillo.
Don Camillo : C'est rien, Seigneur, c'est l'orage.
Jésus : J'espère que la foudre n'a pas frappé trop fort.
Don Camillo : Oh, je connais leurs crânes, il faudrait autre chose que le tonnerre pour les entamer, vous savez !

Réplique #17129 | [-] 0 [+] (0 vote)

Pas de vin, pas de vigne, pas de fleuve, pas de terre





Peppone : Donnez-moi un verre de vin. Ce sera pas de trop.
Don Camillo : Y'a pas de vin ici, y'a que de l'eau. Y'a pas de vigne ici, il fait trop froid. Y'a pas de fleuve, y a que des torrents. Y'a pas de terre, y'a que des cailloux et des nuages. Et vous vous battez parce que vous avez le plus beau fleuve du monde !

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Réplique #17130 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone : Et le Nero ? On ne peut pas laisser ça comme ça ! Il lui a fendu la tête !
Don Camillo : Impossible, la tête du Nero, on peut pas la fendre. Y a pas de trou à l'intérieur, c'est rien qu'un os !

Réplique #17131 | [-] 0 [+] (0 vote)

La population reconnaissante (moins les communistes)


Peppone : Alors, tu mettras "Au docteur Spiletti, la population reconnaissante." On n'a pas le temps de mettre plus, il va mourir d'un instant à l'autre.
Le Nero : Ah, je suis pas d'accord ! On va mettre "La population reconnaissante moins les communistes." Nous ne pouvons pas être reconnaissants à cette bourrique réactionnaire.
Peppone : Politiquement, c'est une charogne. Mais en dehors de la politique, il t'a guéri de la typhoïde et des coliques du foie. C'est vrai ?
Le Nero : C'est vrai.
Peppone : Alors, en dehors de la politique, tu lui es reconnaissant !

Réplique #17132 | [-] 0 [+] (0 vote)

Docteur Spiletti : Je voulais que ce soit vous qui m'emmeniez au cimetière. Parce que quand on s'en va en compagnie de Don Camillo, on risque rien.

Réplique #17133 | [-] 0 [+] (0 vote)

Docteur Spiletti : Si je meurs pas tout de suite, vous vous fâcherez ?
Don Camillo : Prenez tout votre temps.

Réplique #17134 | [-] 0 [+] (0 vote)

L'Évèque : En somme, vous regrettez Don Camillo.
Peppone : Regretter ce dictateur ? Moi ? Jamais, Monseigneur. Seulement, depuis qu'il est parti, on croirait que c'est Saint Camillo en personne. Je vous prie de bien vouloir le renvoyer au bas-pays pour que la population se rende compte que ce n'est qu'un prêtre comme les autres.
L'Évèque : Nous regrettons, Monsieur le Maire, nous regrettons. Mais nous songeons à rendre son changement de paroisse définitif. Don Camillo était pour vous un perpétuel danger. Il faut bien que je vous protège.

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Réplique #17135 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone : Écoutez, Monseigneur, soyons francs...
L'Évèque : Je ne mens jamais, Monsieur le Maire !
Peppone : Moi non plus. Mais la vérité, la voilà. Le village a besoin de Don Camillo.
L'Évèque : Le village ?
Peppone : Enfin, moi.
L'Évèque : Tiens, tiens...

Réplique #17136 | [-] 0 [+] (0 vote)

L'Évèque : Eh bien, je vous rends votre mauvais sujet. Mais vous ne viendrez plus vous plaindre s'il vous jette des tables sur la tête !
Peppone  : S'il nous jette des tables, nous les lui rendrons.
L'Évèque : Ah bon, alors...

Réplique #17137 | [-] 0 [+] (0 vote)

L'esprit sportif

[Peppone organise un match de boxe]
Peppone : Bien entendu, nous souhaitons sportivement que le meilleur gagne. [Plus bas, au challenger du village] Si tu déshonores le pays, je t'aplatis avec le marteau de la forge, compris ?

Réplique #17138 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Pietro : Je suis content de vous voir revenu. Je dois dire que je ne suis pas arrivé à comprendre vos paroissiens. Ils sont un peu durs.
Don Camillo : Vous trouvez ? Ce sont des agneaux.
Don Pietro : En tout cas, le Maire n'est pas un mouton.

Réplique #17139 | [-] 1 [+] (1 vote)

Ça se règlera avec le reste




Don Pietro : Je vous ai attendu pour vous dire que j'ai vainement essayé de lui faire tenir ses promesses en ce qui concerne le clocher. Finalement, je lui ai adressé une lettre recommandée en le priant de venir lui-même constater les dégâts.
Don Camillo : Et il vous a répondu ?
Don Pietro [Lui tendant une lettre] : Tenez.
Don Camillo : "Monsieur le Maire reçoit de 5 à 7. Si vous voulez lui montrer la lézarde, prière de porter le clocher à la Mairie." Ça se règlera avec le reste.

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Réplique #17140 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Don Camillo voit Peppone se faire malmener sur le ring]
Don Camillo : Oh non, Seigneur, c'est trop, aidez-le !
Jésus : Don Camillo, tu me prends pour un champion de catch ?

Réplique #17141 | [-] 0 [+] (0 vote)

[La cloche de l'église a dégringolé sous l'effet de la lézarde du clocher. Don Camillo ordonne à tout le village de se rendre à l'Église. Peppone et ses lieutenants arrivent.]
Don Camillo : Mes biens chers frères. Je suis heureux de voir aujourd'hui rassemblées devant Dieu toutes Ses brebis, même celles qui ont attrapé la fièvre aphteuse ! Malheureusement, ma joie est traversée par un douloureux évènement. Comme vous le savez tous - à l'exception de ceux qui devraient le savoir ! - une dangereuse crevasse mine notre clocher qui à tout instant peut s'effondrer sur l'église ! Gertrude, la vaillante cloche qui sonne depuis des siècles dans le ciel de notre village, victime de ceux qui font des promesses et ne les tiennent pas, est tombée à bas du clocher ! C'est à vous, mes chers fidèles, que je m'adresse pour venir en aide à cette Maison de Dieu, qui est aussi la vôtre. Quand je dis fidèles, je pense à ceux qui viennent ici pour se sentir proches de Dieu, et non à ceux qui veulent seulement faire parade de leur préparation militaire !

Réplique #17142 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone : Plus que personne, nous tenons à voir remettre en place la cloche, qui a salué hier l'aube de la Libération et qui saluera demain l'aube radieuse de la Révolution Prolétarienne !
Don Camillo : Merci, Monsieur le Maire [plus bas à Peppone] mais pour le jour de la Révolution, tu feras bien de soigner ton demi-tour et le pas de course.

Réplique #17143 | [-] 1 [+] (1 vote)

Docteur Spiletti : Arrête-toi ! À jurer comme ça, tu finiras par perdre ton âme.
Le Nero : Mon âme ! Qu'est-ce qu'il faut pas entendre ! Vous me prenez pour un crétin, non ?
Docteur Spiletti : Tu ne crois pas que tu as une âme ?
Le Nero : Moi, j'crois c'que j'vois. Personne n'a jamais vu l'âme de personne.
Vends-la moi !Docteur Spiletti : Alors, qu'est-ce que tu as à l'intérieur ?
Le Nero : C'est vous qui m'demandez ça ? Un médecin ? Ah ! À l'intérieur, y a les boyaux. Quand ils fonctionnent, l'homme est vivant. Quand ils fonctionnent plus, l'homme est mort.
Docteur Spiletti : Et qu'est-ce qui les fait fonctionner ?
Le Nero : Ben, pardi ! C'est la vie !
Docteur Spiletti : Si tu es sûr de pas l'avoir, ton âme, vends-la moi.
Le Nero : Quoi ?
Docteur Spiletti : Vends-la moi, je te l'achète.
Le Nero : J'peux pas vous vendre quelque chose que j'ai pas. Ça serait pas honnête.
Docteur Spiletti : Ne t'occupe pas. Tu me vends ton âme, ce qui veut dire que si tu n'en as pas, j'en suis pour mon argent et si tu en as, elle est à moi.
Le Nero : Combien vous m'en donnez ?
Docteur Spiletti : 500 livres.
Le Nero : C'est pas assez. Il me faut au moins 1000 lires.
Docteur Spiletti : Une âme rouge comme la tienne, ça vaut pas plus de 500 lires et encore, c'est bien payé.

Réplique #17144 | [-] 2 [+] (2 votes)

Peppone : C'est du miel de ma ruche.
Don Camillo : Qu'est ce que tu leur donnes, à tes abeilles, l'hiver, pour les nourrir ? Les oeuvres de Karl Marx ?
Peppone : Cet hiver, j'ai pas besoin de les nourrir. J'leur ai répété votre dernier sermon. Depuis, elles dorment.

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Réplique #17145 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone : Je veux vous parler en tant que père, pas en tant que Maire.

Réplique #17146 | [-] 0 [+] (0 vote)

[L'horloge de la Maison du Peuple sonne 10 coups alors qu'au réveil de Don Camillo, il n'est pas encore 10 heures.]
Don Camillo : Tu as encore avancé ta sale mécanique, hein ?
Peppone : Vous n'imaginez pas qu'on allait rester en retard sur la réaction ?
Don Camillo : Le clocher est à l'heure du soleil. Le soleil ne fait pas de politique et ton horloge avance.
Peppone : C'est l'horloge du peuple ! Si vous êtes en retard sur le peuple, tant pis pour le soleil et tout son système !
Don Camillo : Seigneur, protégez-Vous. La Terre ne leur suffit plus, ils veulent refaire l'Univers.

Réplique #17147 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo [à propos du fils de Peppone, qui refuse de rester en pension au collège] : Il veut pas être professeur. Il veut être paysan comme tous ceux de sa famille.
Peppone : Et bien entendu, vous l'approuvez ! Du moment qu'il s'agit de laisser un enfant du peuple dans l'ignorance et l'esclavage, vous êtes d'accord !
Don Camillo : Si le parti a besoin de grosses têtes, il n'a qu'à se les fabriquer avec les enfants de la ville qui ont l'habitude de respirer des briques. Celui-là, ce qui lui faut, c'est de l'air.

Réplique #17148 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Il vaut mieux faire un bon paysan volontairement qu'un mauvais professeur par force !

Réplique #17149 | [-] 1 [+] (1 vote)

Pourquoi m'avoir donné de si grandes mains ?



[Conversation avec le Seigneur pendant des travaux de couture]
Jésus : La violence fait naître la violence, et tu donnes trop souvent l'exemple. Ce n'est pas dans la montagne qu'il faudrait t'envoyer, c'est dans le désert.
Don Camillo : Vous me les avez confiés, Seigneur. Je les aime. Alors, il faut bien que je les corrige un peu.
Jésus : Je sais, je sais, Camillo, ton coeur est plein d'amour. [Don Camillo se pique avec une aiguille.] Mais pourquoi tes gestes sont-ils si vifs ?
Don Camillo : Et aussi pourquoi m'avez-Vous donné de si grandes mains, Seigneur ?

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Réplique #17150 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Peppone a reçu un courrier officiel l'informant qu'il serait le bienvenu pour travailler en Russie.]
Don Camillo : Il est très embêté, Seigneur, il pensait qu'en lui parlant de la vie en Russie, je lui donnerais la force de refuser. Ah ! Je voudrais pas être dans sa peau.
Jésus : Ni moi dans la tienne, Camillo. C'est la peau d'un méchant homme.
Don Camillo : Comment, Seigneur ?
Jésus : Où as-tu pris ce papier à en-tête de la Fédération Communiste ?
Don Camillo : Le Bulletin paroissial et le Parti communiste, c'est le même imprimeur. Alors, l'autre jour, pendant qu'il avait le dos tourné... Oh, c'est une petite plaisanterie !
Jésus : Une plaisanterie qu'il te faut réparer sans délai.
Don Camillo : Ah, maintenant, c'est impossible, Seigneur.
Jésus : Il ne te reste plus de ce papier ?
Don Camillo : Eh non, justement. [Gros coup de tonnerre] Je crois qu'il m'en reste encore une feuille...

Réplique #17151 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Marchetti, un fasciste exilé qui, dans sa jeunesse, a fait boire un verre d'huile de ricin à Peppone et Don Camillo est de retour au pays pendant un carnaval. Déguisé en indien, il est malgré tout reconnu par Peppone et trouve refuge chez Don Camillo]
Don Camillo : Tiens, un revenant ! Te voilà devenu peau-rouge ?
Marchetti : J'avais envie... de revoir le pays, alors je me suis déguisé. J'ai pensé que c'était le meilleur moyen mais Peppone m'a reconnu !
Don Camillo : Rassure-toi. Cette maison est inviolable. Tu es ici, euh, en sécurité...
Marchetti : Merci. Voilà le déluge qui recommence.
Don Camillo : Ah, évidemment, tu serais plus en sécurité si y avait pas entre nous cette histoire d'huile de ricin que tu m'as fait boire.

Réplique #17152 | [-] 0 [+] (0 vote)

Peppone [à Marchetti] : Le docteur m'a chargé de te faire boire cette huile de ricin. Tu as l'estomac embarrassé, ça te fera le plus grand bien. Et dépêche-toi, parce que cette barre risque de s'échapper de ma main !

Réplique #17153 | [-] 0 [+] (0 vote)

Bois ! Y a longtemps qu'elle t'attends !



[Marchetti, sous la menace d'un fusil, force Peppone à boire un verre d'huile de ricin. Peppone parti, Don Camillo remplit un nouveau verre]
Don Camillo : Mmh ! C'est une huile de premier qualité ! Je suis sûr que tu vas l'adorer.
Marchetti : Faites pas l'idiot ! Ou je tire !
Don Camillo : C'est pas avec ce fusil que le peau-rouge expédiera le visage pâle. Il est pas chargé. Bois ! Bois ! Je compte jusqu'à trois et puis je te transforme en pâté de peau-rouge ! Bois ! Peut-être un peu rance, mais y a longtemps qu'elle t'attend !

Réplique #17154 | [-] 0 [+] (0 vote)

Jésus : Alors maintenant, tu joins le mensonge à la violence ?
Don Camillo : Mais Seigneur, si j'avais dit que le fusil n'était pas chargé, Peppone le massacrait.
Jésus : Mais tu aurais pu le dire au moment où le peau-rouge a forcé Peppone à boire l'huile.
Don Camillo : Alors Peppone l'aurait pas bue !

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Réplique #17155 | [-] 0 [+] (0 vote)

Un souffle de jeunesse


Jésus : C'est une honte ! Et tout ça pour ta vengeance.
Don Camillo : Ah, pardon, Seigneur. Y a une petite différence. C'est pas de la vengeance, c'est la justice.
Jésus : Je sais, Camillo, je sais que tu as un sens profond de la justice, n'est-ce pas ?
Don Camillo : Qu'est-ce que Vous voulez dire, Seigneur ?
Jésus : La justice exige que la violence et le mensonge soient punis. [Don Camillo regarde la bouteille d'huile de ricin] C'est celà, tu as bien compris, Don Camillo.
Don Camillo : [se versant un verre] Au fond, Seigneur, ça va me rappeler ma jeunesse. [Après avoir fini le verre] Un souffle de jeunesse !

Réplique #17156 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Le fils de Peppone a été blessé par le fils de Cagnola]
Don Camillo : Seigneur, les pères se haïssent, les enfants se haïssent. Mais qui pourra arrêter ça ? Même Vous qui avez été mis en croix pour ces maudits, Vous n'y pouvez rien.
Jésus : Le monde n'est pas encore fini, Don Camillo, il commence à peine. Là-haut, nous mesurons le temps par milliards de siècles. Il ne faut pas perdre la foi. Il ne faut pas désespérer des hommes. Nous avons le temps, Don Camillo, nous avons le temps.

Réplique #17157 | [-] 1 [+] (1 vote)

Peppone : Il est mourant. [Tendant des bougies à Don Camillo] Faites-les brûler tout de suite. [Don Camillo commence à aller vers la croix de l'autel] Non, pas devant Lui, Il est de votre bord. [Montrant une statue de la Vierge] Devant Celle-là qui fait pas de politique.

Celle qui ne fait pas de politique

Réplique #17158 | [-] 0 [+] (0 vote)

Don Camillo : Je regrette, Seigneur, que ce malheureux ait blasphémé. Mais j'ai rien pu dire. Comment discuter avec un homme dont l'enfant va mourir ?
Jésus : Tu as très bien fait. Il me déplaît seulement un peu qu'il ait appelé ma mère "Celle-là."
Don Camillo : Vous avez mal entendu, Seigneur, il a dit "La Très Sainte Vierge qui est sur cette stèle-là".
Jésus : J'en suis très heureux. Mais en parlant de moi, en tout cas, il a dit "lui."
Don Camillo : Oh, c'est pour me faire affront à moi, soyez-en sûr, Seigneur.

Réplique #17159 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Le village, inondé, est évacué]
Don Camillo : Dites, Monsieur le Maire, vous avez pensé à transporter vos armes et vos munitions dans le grenier ? Sans ca, comment ferez-vous pour la Révolution Prolétarienne ?
Peppone : Oh, je me servirai des vôtres. Vous les avez sûrement mises au sec dans le clocher.

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Réplique #17160 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Don Camillo déclare son intention de rester dans le village inondé]
Peppone : Ah, ça m'aurait étonné ! Vous voulez encore faire le héros, plus que les autres, toujours ! Utiliser le malheur de tous pour votre sale propagande !
Don Camillo : Je vous pardonne, Monsieur Bottazzi, car je vous sais incapable de voir dans le ciel et ses étoiles autre chose qu'une combinaison politique.

Réplique #17161 | [-] 0 [+] (0 vote)

L'inondation aura au moins servi à quelque chose !

Peppone : Eh bien allez au diable, et noyez-vous ! L'inondation aura au moins servi à quelque chose !

Réplique #17162 | [-] 1 [+] (1 vote)

Peppone : Vous savez nager, au moins ?
Don Camillo : Ah ! Comme une brique !

Réplique #17163 | [-] 1 [+] (1 vote)

[Le Docteur Spiletti et Nero annulent leur contrat devant Don Camillo]
Don Camillo : Et maintenant que tu as retrouvé ton âme, pense un peu à la nettoyer !
Le Nero : Oh, j'en ai pas besoin d'votre lessive !
Don Camillo : Ah, Seigneur, qui comprendra jamais ces gens-là !
Jésus : Moi, Don Camillo.

Réplique #17164 | [-] 0 [+] (0 vote)

[Alors que tout le pays a trouvé refuge sur la digue, Don Camillo assure le service depuis son église vide et inondée. L'eau porte ses paroles jusqu'aux villageois]
Laissons une prière d'espérance s'élever vers le cielDon Camillo : Mes frères ! Mes biens chers frères, puisque l'office divin ne nous est pas permis dans les circonstances actuelles, laissons une prière d'espérance s'élever vers le ciel ! Ce n'est pas la première fois que nos maisons ont les pieds mouillés. L'Homme a connu d'autres déluges. Mais un jour, les eaux se retirent, le soleil revient, les fleurs refleurissent, et l'aube recommence ! Oui ! Un jour prochain, vous reviendrez ! Et nous recommencerons tous ensemble ! Nous entendrons encore le bruit de la forge de Monsieur Bottazzi, notre maire bien-aimé ! La scie de Biondo, qui fait grincer des dents tout le quartier, les coups de marteau du cordonnier Rocca, qui font tant mal aux oreilles ! Tous ces maudits bruits qui nous agacent tant, et qui vont tant nous manquer. Et les cris de nos enfants dans les cours de nos écoles. Alors, nous nous souviendrons de la fraternité qui nous a réunis dans ces heures terribles, et avec le caractère que Dieu nous a donné, nous recommencerons à lutter. Pour que le soleil soit plus clair, pour que les fleurs soient plus belles, et pour que la misère disparaisse un jour de nos villes et de nos villages. Nous oublierons nos discordes, et quand nous aurons envie de mordre, nous tâcherons de sourire. Alors, tout sera facile, et notre village deviendra une petite image du Paradis ! Je vous dis au revoir à tous. Soyez en paix, loin de vos foyers abandonnés. Je garde la maison, ainsi soit-il.

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Réplique #17165 | [-] 1 [+] (1 vote)

[Le clocher finit par s'écrouler sur Don Camillo qui bascule dans l'eau]
Don Camillo : Oh, merci, Seigneur, de recevoir dans Votre Paradis Votre indigne serviteur.
Peppone : Don Camillo, Révérend, c'est moi, Peppone !
Don Camillo : Cet individu ici, Seigneur ? C'est pas possible ! [Il ouvre les yeux et voit Peppone] Décidément, tu es partout. Je me croyais au Paradis, et tu y étais. Alors j'ai compris que c'était le Purgatoire.
Peppone : Si jamais je monte là-haut, j'espère ne jamais vous y croiser. Le Ciel est assez grand !

Réplique #17166 | [-] 0 [+] (0 vote)

C'est toi qui m'as sorti de l'eau ?






Don Camillo : C'est toi qui m'as sorti de l'eau ?
Peppone : C'est pas ce que j'ai fait de mieux dans ma vie.

Réplique #17167 | [-] 1 [+] (1 vote)

Je n'ai pas plus peur d'un curé mouillé que d'un curé sec !




Don Camillo : Si ton horloge recommence à avancer, il lui poussera des clous de partout !
Peppone : Si la vôtre se tient pas à l'heure, je fous le feu à ce qui reste du clocher !
Don Camillo : Iconoclaste ! C'est par ta faute s'il est déjà en deux morceaux !
Peppone : Je n'ai pas plus peur d'un curé mouillé que d'un curé sec !

Réplique #17168 | [-] 1 [+] (1 vote)

Peppone : Je regrette de vous laisser tout seul. Si vous tombez encore à l'eau, j'aurais voulu être là pour vous aider.
Don Camillo : À me noyer ?
Peppone : Euh... Précisément !

Réplique #17169 | [-] 1 [+] (1 vote)

Don Camillo : J'espère que Vous me pardonnerez d'avoir cru un instant que j'étais dans Votre Paradis. Il était mal fréquenté, mais j'y étais bien quand même.

Au revoir