"Babel" est le dernier volet d'une trilogie (les deux premiers étant "Amours chiennes" et "21 grammes").
Il est donc toujours question de destins entremêlés : quatre histoires qui se répondent et s'entrechoquent, reliées par un fil ténu, une balle tirée dans le désert marocain. Ma préférence va à celle de l'ado japonaise sourde et muette en mal d'affection.
Les images sont magnifiques : je retiendrais un Tokyo uniformisé englouti sous la technologie, la nourrice dans sa robe rouge en plein désert mexicain avec les 2 enfants, un village marocain enveloppé dans la poussière.
Et même si on peut lui reprocher son côté caricatural et prétentieux (vouloir représenter l'ensemble de l'humanité), je pense que cela reste un très bon film, fort, envoûtant et émouvant. Il n'est pas non plus sans critiquer le monde actuel : la solitude dans un monde de technologies, les informations vides de sens, etc.
Il a reçu le Prix du Meilleur Réalisateur et le Prix du Jury à Cannes en 2006.