Fiches de films - Répliques
Film suivant (Mask (The)) (Mars attacks !) Film précédent
Mary Poppins
M. Banks :
Très fier je sens une vive satisfaction
Mieux qu'un grand Roi en selle sur son coursier [Merci]
Quand je rentre chez moi et retrouve foyer et femme
Je vis et mène une vie aisée !
Mme Banks : Il s'agit des enfants, chéri.
M. Banks : Oui, oui...
Chaque jour de même, je quitte à l'heure dite.
A 6h01, je passe ma porte.
Ma pipe est prête ainsi que mes pantoufles à 6h02
Je vis et mène une vie aisée !
Mme Banks : Ils ont disparu !
M. Banks : Parfait, parfait...
J'ai l'honneur d'être un anglais de 1910
Le Roi Édouard sur le Trône, c'est le règne suprême
J'suis le Lord de mon castel, le souverain, le chef.
Je traite mes sujets, servants, enfants, femme,
D'une main ferme mais délicate, noblesse oblige.
A 6h03 les dauphins de mon empire
Sont bien nourris, traités et bien lavés.
Une petite tape, là, sur leur tête,
Et ils s'en vont au lit.
Je vis et mène une vie aisée !
Winifred, où sont les enfants ?
Mary Poppins : Il est vrai que dans chaque travail, il y a un élément au fond qui fait que l'on s'adapte, une chose qu'on aime.
Et chaque tâche peut devenir
Selon l'humeur un plaisir.
Tous les soupirs
N'valent pas mieux qu'un sourire.
C'est le morceau de sucre
Qui aide la médecine à couler,
La médecine à couler,
Médecine à couler.
Juste un morceau de sucre
Qui aide la médecine à couler,
Ça vous rend la vie plus belle !
L'oiseau faisant un nid douillet
N'a guère le temps de se reposer
Il va cueillir des brins
De laine et d'bois.
Bien qu'pris par ses occupations,
Il siffle l'air gai d'une chanson.
C'qui rend surtout l'travail beaucoup moins long.
C'est le morceau de sucre
Qui aide la médecine à couler,
La médecine à couler,
Médecine à couler.
Juste un morceau de sucre
Qui aide la médecine à couler,
Ça vous rend la vie plus belle !
Quand les abeilles travaillent
En allant de fleur en fleur sous tant de bleu
Elles vont puis elles viennent
Volent tout en bourdonnant.
Mais aussi elles font des agapes
En profitant de chaque étape,
Et c'est c'qui fait
Qu'la tâche est mieux enlevée.
Bert :
Chem-cheminée, Chem-cheminée,
Chem-chem-tchéro.
Moi j'aime bien c'que j'fais
Car j'fais rien que c'que j'veux.
Approchez les amateurs !
Aussi chaque jour, j'crayonne ainsi sur l'pavé,
J'peux dire que j'suis artiste, faut l'faire remarquer.
Afin d'trouver tant d'choses,
J'gamberge dans ma grosse tête.
Chem-cheminée, Chem-cheminée,
Chem-chem-tchéro.
J'aime tout c'que j'dessine,
Car j'dessine que c'que j'aime
Sans rémunération, j'travaille très heureux.
Pourtant ça peut m'servir d'vous prendre une pièce ou deux.
Oui ça peut m'servir d'vous prendre une pièce ou deux !
C'est la plus jolie journée
Elle a le bleu de l'été
Je crois déjà voler...
Le ruisseau qui s'en va dans l'herbe verte,
Tout semble enchanté.
Oh, quelle jolie promenade avec Mary,
Mary fait s'lever l'soleil.
Même quand le ciel est maussade et gris
Mary sème des merveilles
Oh, c'est magique, elle passe et l'bonheur fleurit.
Pour chacun un espoir chante et se lève.
Quand Mary prend vos mains,
On a soudain
L'coeur qui s'ébat et résonne
Bang Bing Bong
Quelle jolie promenade avec Mary,
Où l'on croit vivre au bras d'un très beau rêve !
Bouc :
Oh, quelle jolie promenade avec Mary.
Brebis :
Mary fait s'lever l'soleil.
Cheval :
Même quand le ciel est maussade et gris
Boeuf :
Mary sème des merveilles
Oies :
Oh, c'est magique, elle passe et l'bonheur fleurit.
Cochon :
Pour chacun un espoir chante et se lève.Toute la ferme :
Quand Mary prend vos mains,
On a soudain
L'coeur qui s'ébat et résonne
Bang Bing Bong
Quelle jolie promenade avec Mary,
On croit tous vivre au beau pays des rêves !
Mary Poppins :
Oh, quelle jolie promenade avec vous, Bert.
Des hommes pareils, y en a peu.
Vous êtes un diamant à l'état brut, Bert,
Dans votre coeur tout est bleu !
Vous ignorez l'profit de votre avantage,
Vos manières d'être sont une marque de noblesse.
J'suis assez fière, c'est vrai, à votre bras,
Vous êtes gentil, sincère et délicat.
Oh, quelle jolie promenade avec vous, Bert.
Quelle douce et jolie promenade avec vous !
[Pendant une chasse à courre]
Chasseur : Taïau, taïau !
Cheval : Ah oui, sans aucun doute, taïau, taïau.
Renard : Taïau, taïau ?
Journaliste : Il y a probablement peu de mots qui expriment votre émotion.
Mary Poppins : Si, au contraire, il y a un mot qui convient. N'est-ce pas, Bert ?
Bert : Oui, il faut le leur dire.
Mary Poppins : Bien. C'est...
Supercalifragilisticexpialidocious.
C'est vrai que ce mot trop long est parfaitement atroce !
Mais faut l'dire et vous s'rez à la page et plus précoce,
Supercalifragilisticexpialidocious.
Bert :
Parc'que j'avais en étant p'tit pas envie de parler
Papa en rage m'a tordu l'nez
Et se mit à m'blâmer.
Quand un jour, inspiré, j'ai pu faire la belle invention.
D'ce très long mot recommandé pour la prononciation.
Mary Poppins et Bert :
Supercalifragilisticexpialidocious
C'est vrai que ce mot trop long est parfaitement atroce !
Mais faut l'dire et vous s'rez à la page et plus précoce,
Supercalifragilisticexpialidocious.
Mary Poppins :
Il fait souvent le tour du monde et dans ce va-et-vient.
Il use d'un mot et l'on se dit "C'est un grand magicien."
Bert :
Les ducs et maharadjas prennent le temps de m'écouter.
A l'aide d'un simple mot, j'fais qu'ils m'invitent à déjeuner.
Mary Poppins et Bert :
Supercalifragilisticexpialidocious
C'est vrai que ce mot trop long est parfaitement atroce !
Mais faut l'dire et vous s'rez à la page et plus précoce,
Supercalifragilisticexpialidocious.
Mary Poppins : Et si vous l'dites à l'envers, ça vous donne dociousaliexpisticfragilcalisuper, mais c'est tout de même aller un peu loin...
Bert : Indubitablement.
Mary Poppins :
Et dès qu'au chat on donne sa langue,
Les bons rêves sont permis.
Dites seulement ce p'tit mot
Et alors, vous aurez tout dit.
Mais attention car il pourrait se faire qu'il change votre vie.
Un musicien : Par exemple...
Mary Poppins : Oui ?
Le musicien : J'l'ai dit un soir à une fille que j'fréquentais, et maintenant elle est ma femme. [Sa femme le frappe] J'le r'grette pas, c'est une délicieuse créature.
L'orchestre :
She's...
Supercalifragilisticexpialidocious !
Supercalifragilisticexpialidocious !
Mary Poppins et Bert :
Supercalifragilisticexpialidocious.
Tous :
Supercalifragilisticexpialidocious !
Mary Poppins :
Que vos yeux demeurent ouverts
Quand la lune monte là-bas.
Que vos têtes soient légères
Cette nuit, ne dormez pas.
Tout s'endort, et vient le calme,
Mais n'allez pas vers le rêve,
Ce joli pays qu'on aime.
Regardez plutôt la nuit
Où l'étoile pose un diadème.
Mme Banks : Est-ce que vous avez mis les oeufs pourris dans mon fourre-tout ?
Hélène : Oui, Madame.
Mme Banks : Après notre meeting à l'Albert Hall, nous irons toutes à Downing Street jeter des choses au Premier Ministre.
Bert : À propos de nom, j'connais un homme avec une jambe de bois qui s'appelle Smith.
Oncle Albert : Mais l'autre jambe, alors, quel nom elle a ?
Mary Poppins :
Le jour s'est l'vé
Sur les marches de Saint Paul.
Au milieu d'oiseaux,
Une vieille femme
Vient s'asseoir simplement
Tout en appelant les gens.
"Hep ! Mes petits vous réclament.
Pensez aux p'tits oiseaux,
Soyez gentils.
Ça vous f'ra des rêves plus doux.
Car leur petits ont faim
Et vide est leur nid.
Ce n'est rien,
Rien qu'deux pences pour vous.
Pour nourrir les p'tits oiseaux.
Deux pences, deux pences,
Deux pences le sac."
A ce cri, au-dessus d'elle,
Tous les oiseaux remplissent le ciel.
Tout autour de l'église,
Les saints, les apôtres
La voient, la regardent faire.
Là-haut, invisibles,
Ils sourient aux anges
Chaque fois que quelqu'un lui achète.
Sur des mots très simples et doux,
Sans cesse, sans cesse
L'appel va vers vous.
"Pour nourrir les p'tits oiseaux,
Deux pences, deux pences
Pas cher, le sac."
Sur des mots très simples et doux.
Sans cesse, sans cesse
L'appel va vers vous.
"Venez nourrir les p'tits oiseaux.
Deux pences, deux pences
Pas cher, le sac."
Bert : Vous savez... J'vous demande pardon, hein, mais je s'rais plutôt du côté de votre père. Enfin, songez qu'il est dans cette froide et sinistre banque toute la journée, étouffé sous des monceaux de pièces glaciales et d'billets. Moi, je déteste voir des gens vivre dans une cage.
Jane : Père... est dans une cage ?
Bert : Ben, on fait des cages de toutes les tailles, de toutes les formes. Des belles cages, en forme de banque, avec des tapis.
Jane : C'n'est pas Père qui a des ennuis. C'est nous deux.
Bert : Oh, croyez-vous ça ? Voyons, vous, vous avez votre mère qui s'occupe de vous. Et Mary Poppins, et l'agent de police Johns et moi. Et qui s'occupe de vot'père, hein, dites-moi ça ? Et quand il lui arrive quelque chose de terrible, qu'est-ce qu'il fait ? Hé bien il faut qu'il se débrouille tout seul. Et à qui est-ce qu'il peut en parler ? À personne. Hein ? Il raconte pas ses ennuis chez lui. Hé non. Et après il retourne à son travail, et sans se plaindre, tout seul, et silencieux.
Bert :
Chem Cheminée, Chem Cheminée
Chem Chem Chérie
Pour avoir d'la chance, prends ta chance telle qu'elle vient.
Chem Cheminée, Chem Cheminée
Chem Chem Tchéro
Dans vos mains je trouve chaque fois mon étoile d'or.
Un baiser aussi, c'est d'la chance encore !
Dans l'escalier de la vie qu'est bien grand,
Les marches les plus basses sont pour l'pauvre ramoneur.
Je vis ma vie les mains dans la suie, ça s'peut.
Mais y a sur cette planète peu d'types plus heureux.
Chem Cheminée, Chem Cheminée
Chem Chem Chérie
Pour avoir d'la chance, prends ta chance telle qu'elle vient.
Chem Cheminée, Chem Cheminée
Chem Chem Tchéro
Dans vos mains la chance met un bon numéro.
Chem Cheminée, Chem Cheminée
Chem Chem Chérie
Pour avoir d'la chance, prends ta chance telle qu'elle vient.
Chem Cheminée, Chem Cheminée
Chem Chem Tchéro
Dans vos mains la chance met un bon numéro.
Bert :
J'aime bien quand j'monte là-haut, parce que c'est entre
Les pavés et les nuages que l'on domine ce monde
Quand on est à mi-ch'min du jour et de la nuit
À l'heure où chaque chose baigne dans la demi-clarté
Sur les hauts toits de Londres
Oh, quelle beauté !
Mary Poppins : Michael, attention, on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une cheminée.
M. Banks : Un instant ! Mary Poppins ! Puis-je savoir qui a provoqué cette scène outrageante ?
Mary Poppins : Comment celà, Monsieur ?
M. Banks : Voudriez-vous avoir l'obligeance de me l'expliquer ?
Mary Poppins : Avant tout, il faut que vous compreniez bien une chose essentielle.
M. Banks : Oui ?
Mary Poppins : Je n'explique jamais rien.
M. Banks :
L'homme rêve, il aime se comparer aux géants.
Et voir gravé son nom sur le mur du Temple.
Avant que l'mortier de son zèle
Ait une chance de durcir,
La coupe s'éloigne de ses lèvres,
Sa flamme est soudain soufflée
Et tout devient et ruines et abîme.
M. Dawes Jr. : En l'an 1773, un employé de cette banque investit très imprudemment de gros capitaux dans une affaire de transport de thé vers nos colonies d'Amérique. Savez-vous ce qui s'est passé ?
M. Banks : Oui, oui, je crois le savoir. Quand le bateau parvint à Boston, une bande de colons de la région, vêtus comme des Indiens, montèrent à bord, brutalisèrent l'équipage et jetèrent à la mer le thé, qui devint ainsi imbuvable. Même pour les Américains.
[M. Banks se fait humilier par ses patrons]
M. Dawes Sr. : Alors, avez vous quelque chose à dire, Banks ?
M. Banks : Hé bien, Monsieur, je vous affirme que lorsque l'on a rien à dire, tout ce qu'on peut dire...
M. Dawes Sr. : Le diable vous emporte, Banks ! Je vous demande si vous avez quelque chose à dire !
M. Banks : Oui ! Un mot, un seul !
M. Dawes Sr. : Oui ?
M. Banks : Supercalifragilisticexpialidocious !
M. Banks : A propos d'impertinence, voulez-vous entendre une mirobolante plaisanterie ? Une bonne blague !
M. Dawes Sr. : Plaisanterie ? Une bonne quoi ?
M. Banks : Oui ! Il s'agit de deux charmants enfants : Jane et Michael. Un jour, ils se rencontrent dans la rue, et Jane dit à Michael : "J'ai un ami avec une jambe de bois qui s'appelle Smith." Et Michael dit : "Ah oui ? Et comment s'appelle l'autre jambe ?"
M. Dawes Sr. : Ce malheureux est fou. Faites venir la garde !
M. Banks : Supercalifragilisticexpialidocious ! Je me sens mieux à chaque fois !
M. Dawes Jr. : Banks, vous risquez de tuer mon papa !
M. Banks : Voici les deux pences, les instruments du destin. Supercalifragilisticexpialidocious ! Deux pences ! Faites en bon usage ! Au revoir !
M. Dawes Sr. : Banks ! Où allez-vous ?
M. Banks : Je n'en sais rien ! Je vais probablement sauter dans un tableau de peintre sur le trottoir et aller faire une excursion ou peut-être monter sur un cheval de bois et gagner le derby, ou lancer un cerf-volant dans les nuages ! Seule Poppins pourrait le dire !
M. Dawes Sr. : Poppins ?
M. Banks : Ma nounou ! C'est elle qui chante cette chanson ridicule : Le morceau de sucre qui aide la médecine à couler, la médecine à couler, la médecine à couler, la médecine à couler ! [il part]
M. Dawes Jr. : Mais il devient fou !
M. Dawes Sr. : Une jambe de bois nommée Smith... Une jambe de bois nommée Smith... Une jambe de...
[M. Banks est porté disparu]
Hélène : Ce serait pas un mal qu'y draguent la Tamise. Y a un endroit épatant tout près de Tower Bridge, y a beaucoup de gens qui se suicident de ce pont-là.
Policeman : L'enquête est close, le disparu est retrouvé. Non, il est vivant. C'est-à-dire, je le suppose, puisqu'il est en train d'embrasser Mme Banks.
M. Banks :
De deux pences de papier et d'ficelles,
Fabriquez-vous vos propres ailes.
Et vous serez ce grand oiseau qui monte et vole
Tout en maint'nant serré
Le long fil enchanté.
Oh oh oh
Laissons s'envoler, hop, le beau cerf-volant !
Laissons-le, qu'il prenne son essor.
Et hop ! Gagnant l'atmosphère
Qu'il vole dans le ciel clair.
Oh, laissons-le voler !La famille Banks :
Oh oh oh
Laissons s'envoler, hop, le beau cerf-volant !
Laissons-le, qu'il prenne son essor.
Et hop ! Gagnant l'atmosphère
Qu'il vole dans le ciel clair.
Oh, laissons-le voler !
Bert :
Puis soudain soul'vé de terre,
On est bien plus léger que l'air.
Pour la danse dans la brise
Au-dessus d'tous ces toits gris...
Tout en maint'nant serré
Le long fil enchanté.