Fiches de films - Répliques
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Le sixième sens
Molly [à Crawford] : Si vous êtes son ami, fichez-lui la paix une bonne fois pour toutes.
Graham : La vie est belle, non ?
Molly : Mieux que ça encore. Et tout ce qui t'est arrivé avant permet de l'apprécier.
Graham : Si je rempilais, ce serait pour donner des conseils, je resterais en surface. Le tueur ne me verrait pas, il ignorerait mon nom. Et si on le trouvait, ce ne serait pas moi qui me chargerais de l'arrestation. Qu'est-ce que tu en penses ?
Molly : Je crois que tu as déjà décidé et que c'est une fausse question.
Graham : Et si c'était une vraie question ?
Molly : Reste avec moi. Moi et Kevin. Mais je sais que c'est de l'égoïsme.
Graham : À quoi rêves-tu ? Tu ne peux pas t'offrir le luxe de me le faire savoir. Qu'est-ce qu'elle peut être jolie. Impossible de la toucher sans ôter ces affreux gants de caoutchouc. On a trouvé du talc tombé sur sa cuisse. Pourquoi n'y en avait-il pas dans la salle de bain ? Le talc est peut être tombé du gant de caoutchouc quand tu l'as ôté pour la toucher. Tu as ôté ton gant pour la toucher, hein ? C'est ça, hein, fumier, tu l'as touchée à mains nues et là, seulement, tu as remis ton gant. Mais quand tu l'avais enlevé, leur as-tu ouvert les yeux à tous pour qu'ils te regardent ?
Graham : La Dent Vicelarde n'a aucune raison de prendre sa retraite. Il n'abandonnera pas.
Crawford : Pourquoi ?
Graham : Il réalise un fantasme très fort.
Crawford : Tu vois bien que tu le connais.
Graham : Non, pas assez... J'irai voir Lecktor demain.
Crawford : Pourquoi ?!
Graham : Pour retrouver son état d'esprit.
Graham : Je vous présume curieux de voir si vous êtes plus malin que le type recherché.
Lecktor : Mais vous impliquez qu'on est moins malin que celui qui vous prend.
Graham : Non. Je ne crois pas être plus intelligent que vous.
Lecktor : Pourtant, vous avez su me prendre.
Graham : Vous aviez un désavantage.
Lecktor : Quel désavantage ?
Graham : La démence.
Lecktor : Nous avons à faire à un garçon très timide. Décrivez les jardins.
Graham : Murs, barrières, vastes, enclos. Pourquoi ?
Lecktor : Parce que, mon cher Will, si votre pèlerin imagine bien avoir des relations avec la lune, il se pourrait qu'il sorte la regarder. Avez-vous déjà vu une flaque de sang sous la lune ? Il semble noir, ou presque. Si l'on est tout nu, il vaut bien mieux être protégé par des clôtures.
Lecktor : Vous savez pourquoi vous m'avez eu ?
Graham [se levant] : Au revoir, Docteur Lecktor, laissez-moi un message...
Lecktor : Vous savez pourquoi vous m'avez eu, Will ?
[Graham tambourine à la porte de la cellule]
Lecktor : Vous m'avez eu parce que vous êtes comme moi. Si vous voulez le trouver, trouvez-vous vous-même.
[Un garde ouvre, Graham sort en courant]
Lecktor [seul] : La réponse est en vous.
Agent : Gilet pare-balles ?
Graham : Oui, un kevlar "seconde chance".
Agent : Espérons que t'en auras une.
Graham : Tu dis ça parce qu'il vise à la tête 9 fois sur 10 ?
Dragon Rouge : Sais-tu qui je suis ?
Lounds : Non, j'l'ignore et j'veux pas le savoir.
Dragon Rouge : D'après toi, je suis un malade sexuel, un pervers, un animal. Sais-tu qui je suis à présent ?
Dragon Rouge : Ouvre les yeux. Lounds, tu es reporter, tu rapportes. Voilà pourquoi tu es ici. Si tu persistes dans ton refus d'ouvrir les yeux, je t'agrafe les paupières au front.
Dragon Rouge : Devant moi, tu es une limace au soleil. Tu as la chance d'assister à un grandiose devenir, et tu ne vois rien. Tu n'es qu'une fourmi dans l'après-naître. Par nature, tu ne sais faire qu'une seule chose : trembler. Mais la peur n'est pas ce que tu me dois, non, Lounds. C'est un respect sacré que vous me devez, toi et les autres.
Lounds : Vous allez me relâcher ? S'il vous plaît !
Dragon Rouge : Tu diras la vérité ?
Lounds : C'est promis.
Dragon Rouge : Bien. Cette promesse, nous allons la sceller. [Il met un dentier gigantesque] Nous allons la sceller... d'un baiser.
[Graham vient de demander à Molly de s'éloigner]
Répondeur d'une victime : Bonjour, vous êtes bien chez Valérie Leeds. Navrée de ne pouvoir vous répondre pour l'instant.
Graham : Et moi aussi...
Graham : Tu réorganises les deux familles en spectateurs de ce que tu fais. Tu crois que ce que tu fais te transformera en quelqu'un de différent. Que c'est une transformation. En quoi donc crois-tu te transformer ? La réponse est dans ta façon d'arranger les miroirs. Devant le miroir, comment penses-tu te transformer ?
Lecktor : Nous n'inventons pas notre nature, elle nous est donnée en même temps que nos poumons, notre pancréas et tout le reste. Pourquoi la combattre ?
Graham : Combattre quoi ?
Lecktor : Vous êtes-vous réellement senti si mal quand vous avez proprement dessoudé monsieur Jacob Hobbes ? Je ne vous connaissais pas à l'époque, mais je dirais que oui. Mais ce n'était pas l'acte qui vous abattait, hein ? Ne vous êtes-vous pas en fait senti si mal parce que ça avait été si agréable de le tuer ? Et pourquoi pas ? Dieu doit prendre son pied. Il fait ça tout le temps. Dieu est étonnant. Il a fait tomber le toit d'une église sur 34 de ses fidèles au Texas mercredi dernier tandis qu'ils braillaient un hymne à Sa Majesté. Vous ne pensez pas que c'était le pied ?
Graham : Pourquoi serait-ce le pied, Docteur Lecktor ?
Lecktor : C'est le pied, mon petit Will, parce que Dieu a du pouvoir. Et celui qui fait ce que fait Dieu assez souvent en devient logiquement semblable à Dieu.
Graham : J'entre. Le diamant, comme le morceau de vitre que je découpe, m'appartient. La maison m'appartient. Je monte l'escalier. Je passe devant les jouets. Les enfants ne me sont rien. Ils ne sont là que pour m'aider. Je gagne la porte. Je pénètre dans la chambre. Je t'y vois. Et je me vois, moi, désiré par toi. Accepté et aimé... dans l'argent... du miroir... de tes yeux.
Graham : Tout cela commence par une enfance maltraitée. Un petit enfant martyr. Il y a quelque chose d'horrible là-dedans.
Crawford : Dis-donc, tu t'apitoies sur ce type ?!
Graham : Absolument. Mon coeur pleure sur le petit enfant. On prend un enfant, et puis on en fait un monstre. Ça n'empêche qu'une fois adulte, il est irrécupérable. Il bousille des familles pour réaliser un fantasme. En tant qu'adulte, il faut débarrasser la planète de cette ordure. Tu t'indignes de la contradiction, Jack ? Est-ce que cette théorie menace ton confort moral ?
Graham [regardant les films de famille des victimes] : Tu sais que c'est leur chat. Tu apportes une pince coupante parce que tu crois qu'il y a un cadenas. Le chien des Leeds n'a pas de collier, et tu sais pourtant que c'est leur chien, n'est-ce pas ? Tu vois cette femme, tu vois comme elle est épanouie. Tu peux la voir et la revoir chaque fois qu'il t'en prend l'envie. Le chien n'a pas de collier, mais tu sais que c'est le chien des Leeds. Et le chat des Jacobi. Et le cadenas sur la porte. Et tu sais exactement ce qu'il te faut du début à la fin. Avec toi, ce qui compte, c'est les yeux. Le premier organe sensoriel chez toi, qui permet la vie rêvée, c'est l'oeil. Tu es voyeur. Miroirs... Images... Tu as vu tous ces films !















