Fiches de films - Répliques
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Astérix aux Jeux Olympiques
Narrateur : Si les Gaulois sont irréductibles, personne n'a dit qu'ils ne pouvaient pas être conquis.
[Obélix lance un arbre sur un romain]
Asterix : Tu vois, c'est plus fort que toi !
Obélix : Bah, c'est à cause de l'arbre.
Asterix : Ah ben oui, bien sûr...
Obélix : Si y avait pas eu d'arbre, ça se serait jamais passé.
Asterix : C'est le problème avec les forêts, parce qu'on croise beaucoup d'arbres.
César : César ne vieillit pas, Il mûrit. Ses cheveux ne blanchissent pas, ils s'illuminent. César est immortel, pour longtemps. César a tout réussi, tout conquis. C'est un Guépard, un Samouraï. Il ne doit rien à personne, ni à Rocco, ni à ses frères, ni au Clan des Siciliens. César est de la Race des seigneurs. D'ailleurs le César du meilleur empereur a été décerné à César. Avé Moi.
Un soldat : Avé César. Votre fils est arrivé.
César : Il sait. L'Egypte a ses sept plaies, César, Lui, a Brutus.
Brutus : Oh.
Portier : Avé.
Brutus : C'est moi, c'est Brutus, fils de César, allez, ouvre.
Portier : Le code ?
Brutus : Euh... 29 A-JC 48.
Portier : Non.
Brutus : Mordicus, donne-moi le code.
Mordicus : Le code de ?
Brutus : Le code d'accès.
Mordicus : 4.
Brutus : 4.
[Signe négatif du portier]
Mordicus : 7, non, 1000, 1000, 1000, 1000.
Brutus : Mais tu connais le code ?
Mordicus : Non, [il montre Pasunmotdeplus] c'est lui qui le connait.
Brutus : Allez, casse-toi.
Pasunmotdeplus : A'é i'u
Mordicus : 24 !
Brutus : Ça va, ça va, ça va... [Au portier] Toi, ne bouge surtout pas, hein ? Tu restes bien dans l'axe. Je crois que ça va beaucoup te plaire... Envoyez le bélier !!!!
Brutus : Parle à mon cubitus, ma tête est malade.
César : Eh bien soit, alea jacta est. Puisque tu veux faire le paon, puisque tu veux te montrer, eh bien va ! Va te faire voir chez les Grecs !
Brutus : Ah, papa, excuse-moi, j'avais oublié, j't'ai ramené un souvenir de Grèce. Un joli petit ballotin d'olives.
César : Désolé, mon fils, je n'ai plus de goûteurs.
Brutus : ... Ah non, mais tu peux y aller, hein, elles sont dénoyautées.
César : Je te rappelle que depuis le début de l'année, tes petites collations m'ont coûté quaranta-sette goûteurs.
Brutus : Ah oui... 47, quand même... C'est beaucoup.
[César fait goûter une olive à son guépard, qui meurt aussitôt]
César : Il y avait un guépard de trop dans cette pièce.
Assurancetourix :
À l'amour, il a voulu se pendre,
Mais dans ce sens, il ne pourrait que rendre.
Les Gaulois : [air connu]
On est des Romains,
On est des Romains,
On est, on est, on est des Romains.
Brutus : Ah, t'avais peur ? Mais je suis pas un monstre. Tu pensais que j'allais te faire écarteler ? Il pensait que j'allais le faire écarteler... Fous-moi ça aux lions !
Brutus : Qu'est-ce que tu me proposes ?
Couverdepus : Eh bien, tout dépend de ce que vous souhaitez comme mort : mort lente, mort rapide, mort tout seul dans son salon, mort dans d'atroces souffrances, mort empoisonné...
Brutus : Non, mort mort, tout simplement mort, pas de fioritures.
Couverdepus : Ah, je crois que j'ai la solution : la dissolution.
Francis Lananix : Je suis fan de vous !
Assurancetourix : Oui, moi aussi, je suis fan de moi.
[Brutus se ramasse à l'épreuve du lancer de javelot]
Mordicus : C'est sûr qu'on fait pas d'omelettes, euh... On fait pas d'omelettes ! Dans le sport, déjà, on a pas tellement le temps de faire la bouffe non plus, hein.
[Les deux bardes gaulois, Francis Lananix et Assurancetourix, regardent les épreuves sportives.]
Francis Lananix : Autant j'aime pas le sport, autant ça me plairait bien de faire ça.
Assurancetourix : Quoi ? Lancer un disque ?
[Alafolix déclare son amour à Irina, Obélix lui souffle des vers depuis les buissons]
Alafolix :
Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce ?
Un serment fait d'un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu'on... qu'on met sur...
Un point rose qu'on met sur...
Sur ?
Obélix : Qu'on met sur l'i du verbe aimer.
Alafolix : ... De quoi ?
Obélix : L'i.
Alafolix : Le quoi ?
Obélix : Le "i" !!!
Irina : Y a quelqu'un ?
Obélix : Non, y a personne.
Irina : ... Alafolix, présente-moi à ce buisson qui parle, s'il te plaît.
Brutus : Excusez-moi de vous déranger à une heure aussi tardive de la nuit, mais au souvenir de votre beauté, il m'est venu quelques vers, et il me tardait de vous les narrer. Je peux me permettre ?
Quand mon corps sur ton corps
Lourd comme un cheval mort,
Quand mon corps ne sait plus,
Ne sait pas s'il existe encore,
Que je t'aime, que je t'aime...
Et voilà, c'est toujours au même endroit que je cale...
[Brutus fait amener une montagne de pièces d'or aux arbitres des JO]
Brutus : Surprise !
Béta : C'est quoi, ça ?
Brutus : C'est un petit cadeau.
Oméga : Vous savez comment nous intitulons cette action dans notre jargon professionnel ? De la corruption !
Brutus : Tout de suite les grands mots. Non, c'est pas de la corruption. La corruption, c'est... c'est comme si je vous donnais de l'argent.
Oméga : Et on peut savoir ce que c'est ?
Brutus : Ça, c'est... c'est de l'or. C'est de l'or en cadeau.
Béta : Si c'est un cadeau, c'est malpoli de refuser.
Oméga : Non, monsieur Brutu. Vous vous trompez de personne. Honnêteté, probité, ubiquit... Messieurs, suivez moi. Nous en avons assez entendu.
Brutus : Hé, face de pet !
Alpha et Béta : Hein ?
Brutus : J'ai une autre proposition à te faire. Et si je vous faisais écarteler, toi et tes deux gugusses ?
Oméga : ... On va prendre l'or, hein ?
Alpha et Béta : Ouais.
Oméga : On va le prendre tout de suite.
[Brutus et Couverdepus préparent un miroir piégé quand ils sont surpris par César.]
Brutus : Papa ! Comment ça va ? Je te présente Couverdepu.
Couverdepus : Sss !
Brutus : Couverdepu...
Couverdepus : Sss !
Brutus : ... JC, Jules César, mon père.
Couverdepus : ... Avé...
Brutus : Couverdepu est un... artisan miroitier. C'est lui qui a fabriqué ton... cadeau. Eh bien, Couverdepu, parle de ton cadeau. Ah si, c'est toi qui l'a fait, c'est toi qui en parleras le mieux. Non ?
Couverdepus : Avé, avé, avé, ô très grand, ô immensissime César !
César : Avé moi.
Couverdepus : Alors voilà, ôôô César, c'est... c'est un miroir. Mais pas n'importe quel miroir ! Non parce que... qu'est-ce qu'un miroir pour César ? Puisque, César, c'est LA beauté ! Hein ? Mais pas, pas n'importe quelle beauté, hein, pas la beauté, la... la... LA Beauté dans ce qu'il y a de plus beau. Alors, je me suis dit : "Un miroir ne peut pas renvoyer à César une image qui serait plus belle que la beauté de César, puisque c'est impossible, puisque César est le plus beau." C'est impossible, hein ?
Brutus : Impossible.
Couverdepus : Et il ne pouvait pas non plus renvoyer à César un reflet qui serait moins beau que la beauté de César, même par humilité vis-à-vis de César, mais parce que ce serait une insulte à LA beauté de César. Et c'est pourquoi j'ai décidé de créer un miroir qui renverrait un reflet qui serait un reflet parfait de la beauté de César et qui agirait en somme comme un...
Brutus : Comme un miroir.
Couverdepus : Je ne suis pas digne de me reflèter dans ce miroir. Je Vous laisse avec Votre Césarissime reflet.
Brutus : Père, que ce modeste miroir vous apporte la sérénité éternelle.
Assurancetourix : Je reste, moi, hein. Je peux pas me permettre, il faut que je me repose. J'ai un public, je... L'homme viendrait sans doute, mais l'artiste doit se reposer.
César : Que le sable du stade rougisse du sang des perdants !
César : Il faut rendre au petit gaulois ce qui appartient au petit gaulois. La course et les Jeux Olympiques ont été remportés par l'équipe ... gallo...-ROMAINE !
Numérobis : Amstérims... nixm...
Astérix : Non, t'arrives pas à la dire.
Numérobis [regardant longuement Astérix] : Non, je sais pas, j'ai... j'te trouve plus beau...
Numérodis : Qu'est-ce que tu veux ?
Numérobis : Numérodis ! Ça fait combien de temps qu'on est cousins ?
Numérodis : Beaucoup trop longtemps.
Numérobis : T'es égyptien comme moi.
Numérodis : J'suis pas égyptien, moi. C'est toi qui m'as mis ces trucs pourris d'Egyptien.
Numérobis : Mais tes cheveux, j't'ai acheté des jolis cheveux, t'es content, non ?
Numérodis : ... Oui, les cheveux, j'suis content.
Numérodis : Arrête de me casser les pyramides.

















