Fiches de films - Répliques
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8 Femmes
Gaby : Au premier interrogatoire de police, je serai obligée de dire, ma fille, que vous sortez très souvent le soir. Et que tout le monde le sait.
Louise : Au premier interrogatoire de police, je serai obligée de dire, madame, que vous sortez très souvent le soir. Et que tout le monde l'ignore.
Catherine : Quand je me suis recouchée, j'ai entendu un drôle de bruit. J'ai regardé chez Augustine par le trou de la serrure et je l'ai vue, devant sa glace, avec quelque chose dans les mains qui brillait. Sur le moment, je n'ai pas réagi. À présent, j'en suis sûre, c'était un couteau qu'elle aiguisait !
Augustine : Sale menteuse, ce que je tenais à la main était mon peigne, blanc, en nacre, que je nettoyais.
Gaby : À trois heures du matin ?
Augustine : Y'a pas d'heure pour les peignes !
Gaby : Être jugée ainsi par ses enfants, c'est intolérable !
Pierrette : C'est pour cette raison, ma belle, que je n'en ai jamais fait.
Gaby : Oh, dites plutôt qu'aucun homme ne vous a jamais demandé d'être la mère de ses enfants.
Pierrette : C'est pas un secret, vous couchez avec tout le pays.
Louise : C'est sûr que vous êtes au courant, nous couchons toutes les deux avec les mêmes.
Pierrette [À Gaby] : Mais si je m'en souviens bien, mon cher frère vous a épousée lorsque vous aviez déjà un peu de ventre, non ?
Mamy : Les pêcheresses se comprennent entre elles, les inverties avec les filles-mères.
Gaby : Mais si tu connais si bien les enfants, pourquoi t'en as pas une douzaine ?
Augustine : Ah ben, on m'a respectée, moi. [Gaby rigole.]
Catherine : Tante Augustine est encore vierge ?
Gaby : Mais oui, mais qui aurait voulu d'elle ?
Augustine [en parlant de Chanel] : L'assassin n'a pas voulu la tuer. Ou alors, il est drôlement miope. Râter une cible pareille, c'est pas possible.
Augustine : Comment... Comment séduit-on un homme ?
Louise : Vous me demandez à moi, la bonne, comment j'ai séduit Marcel ?
Augustine : S'il vous plaît.
Louise : Mais vous savez, mademoiselle... la féminité, le charme, la séduction, ce sont des choses qui ne s'apprennent pas. Ce sont des armes qu'on a ou qu'on n'a pas... Mais on peut peut-être faire un effort, je sais pas, la coiffure... les lunettes...
Pierrette : Si toutes les femmes qui ont un amant tuaient leur mari, y'aurait plus de maris sur Terre... ni d'amants ! Car ce sont souvent les mêmes, nan ?
Gaby : Catherine, va chercher ta grand-mère dans le placard de la cuisine !
Catherine : Mamy dans le placard ?
Augustine : Oui, elle fait sa sieste !







