Fiches de films - Répliques
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Casino Royale
M : Il disait qu'un espion devait d'abord être pur. Au dedans et au dehors. Il cultive les roses, collectionne des Tanagras et admire Debussy. Il joue du Debussy tous les jours depuis le coucher du soleil jusqu'à ce que la nuit l'empêche de déchiffrer la musique. Il fait de longues stations sur la tête et se nourrit de gelée royale. Il met ses intestins à l'air et les rince à l'eau de fleurs d'oranger. Un exercice qu'il a appris durant son séjour au Tibet.
Ransome : Nous sommes cernés par des centaines de lions !
Smernov : Je refuse de me laisser dévorer par ces symboles d'une monarchie décadente !
M : Un véritable paradis terrestre, n'est-ce pas, Messieurs ?
Le Grand : Un paradis sans Eve n'a pas de sens.
Ransome : Ransome, CIA, Sir James.
James Bond : Vous-vous-vous êtiez Assistant au Service du Chiffre de-de mon temps, si je ne me trompe.
Ransome : Euh, oui, Monsieur. ASC, catégorie G, division L, sous-section RAC, CIA, Washington, DC.
James Bond [au représentant du KGB] : J'ai fort bien connu votre camarade Lénine, oui. Organisateur de premier ordre, esprit de deuxième ordre.
James Bond : De mon temps, l'espionnage était une alternative à la guerre, et l'espion un noble officier, d'un sacerdoce immaculé, un être entièrement dé-dédié à sa vocation, su-sublime et-et-et désintéressé. Ce qui n'est malheureusement pas le cas de cet acrobate libidineux qui-qui laisse derrière lui un chapelet de ravissantes créatures mortes comme autant de roses effeuillées à la mitraillette.
M : Vous parlez de...
James Bond : Vous savez très bien de qui je parle. De ce pr-prétentieux à qui vous avez donné mon nom et mon numéro.
James Bond [parlant de son successeur] : Avec ses maudits gadgets...
Le Grand : Il faut bien employer les armes que produit notre époque !
James Bond : Triste époque, hélas ! Vous, Ransome, avec votre oeillet t-t-truqué qui-qui crache du cyanure à volonté. Vous devriez avoir honte.
Ransome : C'est une idée des Russes...
James Bond : Et vous, Smernov, avec une vé-véritable panoplie dissimulée d-dans vos bottes à double-fond. Écoutez-moi cette quincaillerie ! Et vous, Le Grand, avec votre assortiment de poisons d-dans vos boutons de braguette ! Et vous, M, avec votre lance-flammes déguisé en stylo bille ! Vous êtes des représentants en farces et attrapes, messieurs, pas des espions !
James Bond : Regardez mon jardin. Là-bas, devant ces arbres, j'ai une rose noire. Elle n'est pas pourpre, violette ou aubergine, elle est n-noire. Aussi noire qu'une aile de corbeau à minuit. Sachez, Messieurs, que je n'échangerais pas un seul p-pétale de cette fleur contre tout ce que votre monde aurait à offrir. Y compris une Aston M-Martin grand sport avec les accessoires que vous savez.
Smernov : Tant que ce danger nous menace, nous resterons unis pour la défense de tous les espions, quels qu'ils soient, grands ou petits, sans distinction de race ou de religion.
James Bond : Le danger provoque d'étranges, mmh, compagnonnages, mais pourquoi diable, l'unité faisant votre force, pourquoi venez-vous troubler la quiétude d'un vieux Monsieur d'un autre âge ?
M : Nous avons besoin des lumières de votre sagesse pendant ces heures sombres !
Le Grand : Faites-nous, je vous en prie, bénéficier de votre incomparable pouvoir de déduction !
Ransome : Au nom de tous les peuples du monde épris de liberté !
Smernov : Pour la gloire impérissable de la Révolution Socialiste !
James Bond : Si je puis interrompre ce déluge de clichés, c'est l'heure que d'habitude je consacre à mon ami Debussy.
Docteur Noé : Sir James Bond revient, avec ses moeurs barbares, son esprit diabolique et sa pureté congénitale de célibataire endurci. Nous devons détruire ce mythe.
Lady McTarry : Il ne reste rien d'autre ?
James Bond : Je sais que ce n'est pas beaucoup, je m'en excuse. On l'a trouvée dans un arbre, à une centaine de-de mètres de l'endroit où il se tenait. Elle a dû s'envoler comme un papillon au moment de la d-d-déflagration. Mais est-ce qu'il s'agit d'un article v-v-vestimentaire ou-ou d'une partie intégrante de son anatomie, voilà la question. Faut-il lui donner une sépulture religieuse ? Dans quelle mesure une moumoute fait-elle partie de l'enveloppe charnelle ?
Lady McTarry : Selon l'antique tradition de notre clan, quand le seigneur décède, une chèvre noire vivante au troupeau est soustraite, portée jusqu'au manoir par 6 vierges aux pieds nus. C'est moi qui de mes mains l'égorge. Les filles lui arrachent alors l'estomac encore chaud qu'elles farcissent d'abats et de boyaux.
Une jeune McTarry : Brillants de leur sang écarlate.
Lady McTarry : Il n'y a plus qu'à bouillir et à servir fumant.
James Bond : Pour... manger ?
Lady McTarry : Pour s'en repaître à satiété.
James Bond : C'est sans doute... dé-délicieux.
Lady McTarry : Le festin commencera à minuit. La panse descendra à grands coups de whisky. Le solide donne la vigueur aux membres, le liquide fouette le sang pour la gigue.
James Bond : La g-gigue ?
Lady McTarry : La gigue funèbre du clan McTarry ! Agar ! Agar, Garar, Gro, Agar ! Ainsi de suite.
James Bond : ... Bouleversant.
Lady McTarry : Nous dansons jusqu'à choir d'épuisement ! Une heure après, nos forces réparées, le cornemuseux nous éveille aux accents allègres de "La Bourrée des gélinottes" et les convives prennent le départ pour la grande chasse funéraire.
James Bond : Mais je croyais que ce n'était pas la saison des g-gélinottes.
Lady McTarry : Chaque fois qu'un McTarry s'éteint, toutes les gélinottes reviennent en saison.
James Bond : Combien êtes vous en tout ? Enfin, je veux dire, combien d-de filles votre père...
Muguette : Il n'en a eu que 11.
James Bond : 11 filles ? Pas mal... Et vous êtes nées... Combien d'années d'intervalles... La plus jeune a quel âge aujourd'hui ?
Bluette : Elle a 16 ans.
James Bond : Et... et l'ainée ?
Bluette : 19 ans.
Lady McTarry : Le sommeil fuit mes paupières d'avoir perdu un époux si cher. Que longue est la nuit où l'âme se décompose dans les noirceurs du deuil. Console-moi vite, ami fidèle. Que sur ton sein, mes pleurs aient un goût d'hydromel. Honore-moi, mon Jimmy.
James Bond : Je vous en prie, Madame !
Lady McTarry : Je réclame le dû de la veuve éplorée, la tradition des McTarry l'exige ainsi. Que le noir messager me console. Honore-moi !
James Bond : ... Une étrange coutume, en vérité, mais dont il faut garder l'esprit je crois, d-d'avantage que la lettre.
James Bond : Vous êtes blessée ?
Mimi : Rien qu'un peu de sang, mon doux Seigneur... mais jailli de mon coeur. Dieu vous garde, tendre amour...
James Bond : Très chère...
Mimi : Oooh... Encore... Dites-le encore... James Bond, mon Jojo, c'est si bon de t'aimer, mon Jojo, mon Roméo.
James Bond : Très chère.
Mimi : Donne-moi un baiser... un long baiser final.
James Bond : Madame ! Êtes-vous bien sûre que vous vous mourez ?
Mimi : Euh, au sens figuré.
James Bond : Que font nos agents dans le monde.
Hadley : La situation, hélas, n'est pas brillante.
James Bond : Et pourquoi ces drapeaux noirs ?
Hadley : J'ai bien peur que ces agents n'aient été liquidés. Ici, en Finlande, notre homme a été égorgé dans un sauna pour dames. Celui de Madrid, carbonisé vif dans un lupanar gitan. Quant à celui de Tokyo, il a été étranglé par une geisha.
James Bond : Ce qui me chagrine, c'est que l'agent secret s'identifie de plus en plus à un obsédé sexuel.
Jimmy Bond : Écoutez, vous pouvez pas me fusiller, j'ai... j'ai un facteur de coagulation très bas, et mon médecin a interdit formellement l'introduction de plomb dans mon organisme.
James Bond : Il nous faut un CEFE.
Hadley : Pardon ?
James Bond : Un contre-espion pour femmes espionnes. Nous recruterons l'homme que toutes les femmes désirent et nous l'entrainerons à ne pas désirer de femmes.
Marie Minette : Nos éléments les plus désirables ont disparu, Monsieur.
James Bond : C'est là où vous intervenez, Marie Minette. Vous allez étudier les dossiers de tous nos auxiliaires.
Marie Minette : Tous les auxiliaires ? J'en aurai pour la nuit !
James Bond : Votre mère donnait le meilleur d'elle-même pendant la nuit.
Marie Minette : Votre nom, s'il vous plait ?
Cooper : Cooper, ma jolie, mais on m'appelle Cocorico dans l'intimité.
Marie Minette : Ça fait penser à un coq dans un poulailler.
Cooper : Ah, c'est tout moi.
Marie Minette : Je dois encore faire une liste de vos coordonnées.
Cooper : D'accord. 1,88 mètre, 89 kilos. Champion de karaté et de judo, détenteur de la ceinture noire du Kama Sutra.
Marie Minette : Oh, c'est très impressionnant. Comment s'écrit Kama Sutra ?
Cooper : Je vais vous l'épeler.
James Bond : Désormais, tous les espions et apprentis-espions seront baptisés James Bond 007, y compris les filles.
Cooper : Ça ne prêtera pas à confusion ?
James Bond : Justement. Vos ennemis en seront confondus. Vous êtes le nouveau James Bond.
Marie Minette : Félicitation, 007.
James Bond : Je vous remercie, 007, euh, Monsieur...
James Bond : Bonne chasse, 007.
Ting-Ling : Vous savez qu'un enfant sur cinq qui vient au monde est chinois ?
James Bond : Vous direz à Mao que je ne pourrai plus maintenir le rythme.
Ting-Ling : Pourquoi êtes-vous si impénétrable ? C'est nous qui avons ce privilège.
James Bond : J'me méfie des agents doubles.
Ting-Ling : Et si j'étais payée de même pour faire le double ?
James Bond : Dans ce cas, voilà ce que je fais : je simplifie.
Arme secrète 007 : Je suis la nouvelle arme secrète, et je viens d'être perfectionnée.
James Bond : Ah oui, j'vois ça.
Arme secrète 007 : On a règlé mon dispositif.
James Bond : On a de la chance. Et comment est-ce que vous fonctionnez ?
Arme secrète 007 : Je suis une arme statique. Si vous êtes un homme, c'est à vous de... fonctionner.
Evelyn Tremble : Comment se fait-il que vous me connaissiez ?
Vesper Lynd : Votre ouvrage, Tremble au Baccara. J'aime le relire, l'étudier, le détailler. Tous les soirs. Dans mon lit.
Evelyn Tremble : C'est un compagnon, en quelque sorte...
Vesper Lynd : Il y a un certain nombre de coups que vous décrivez dans votre ouvrage dont je n'ai pas saisi les nuances.
Evelyn Tremble : Dites-moi quels sont ces coups.
Vesper Lynd : Je les ai tous marqués, il faut que j'aie mon livre. Le vôtre.
Evelyn Tremble : Et... mon livre est dans...
Vesper Lynd : Mon lit bien sûr.
Tes yeux sont gris,
Tes yeux sont bleus,
Tes yeux sont noirs,
Mon amour.
Les yeux de l'amour
Changent avec le jour
Ils se fondent en mille couleurs.
Ton désir ou la peur,
Tes chagrins ou tes bonheurs
Donnent aux yeux de l'amour
Les couleurs de la vie
Les couleurs de l'amour.
Mais moi je ne sais pas celles qu'ils ont pour moi.
Sont-ils gris bleus,
Tes yeux
Ou gris, ou verts, ou noirs ?
Tes yeux, chéri.
Vesper Lynd : J'aime être installée très confortablement dans n'importe quelle circonstance.
Evelyn Tremble : Ah, oui, c'est assez logique. Quand le muscle est tout à fait détendu, on peut... obtenir un synchronisme parfait de l'esprit et du corps.
Vesper Lynd : J'ai la sensation que vous êtes hallucinant de synchronisme, Monsieur Tremble.
Vesper Lynd : Martini ?
Evelyn Tremble : Non, je préfère Poulidor.
Vesper Lynd : Caractéristiques particulières : une petite cicatrice sur l'épaule droite, et une tache de naissance en forme de fraise sur la cuisse gauche.
Evelyn Tremble : Eh bien, qu'y a-t-il d'extraordinaire à cela ?
Vesper Lynd : Rien, j'ai moi-même un petit... abricot au-dessus du nombril.
Evelyn Tremble : Ach, je veux bien ramener ma fraise si vous amenez votre abricot.
Hadley : Nous avons fait une enquête. Ce soi-disant Centre de filles à tout faire est la boîte aux lettres de SMERSH International. Elle fournit en principe des jeunes filles au pair et des bonnes d'enfants à des familles très haut-placées.
James Bond : La première chose à faire, c'est d'y introduire quelqu'un d'absolument sûr.
Hadley : Ce n'est pas à moi que vous pensez, j'espère.
James Bond : En fait je pensais surtout à Mata.
Hadley : Vous voulez dire Mata Hari ?
James Bond : Non, sa fille, Mata Bond.
Hadley : Mata Bond, Monsieur ?
James Bond : Oui, sa mère l'a appelée ainsi pour que la petite puisse avoir le nom de son... de son parrain.
James Bond : Bizarres, toutes ces salamalecs. Ces hommes te traitent comme une espèce de divinité.
Mata Bond : Bah, c'est normal, je suis la Vierge Céleste, Gardienne de l'Autel Sacré.
James Bond : Au sens strictement figuré, bien sûr.
Mata Bond : Bah bien sûr !
Mata Bond : Tu veux faire de moi une espionne comme maman ? Ben ça alors !
James Bond : Il faut bien maintenir la tradition.
Mata Bond : En somme, j'aurai droit à une mallette explosive et des lingots d'or et puis un émetteur.
James Bond : Ce ne sera pas nécessaire.
Mata Bond : Bah, faut tout de même que je sois équipée pour.
James Bond : Ta mère a exterminé 3 divisions d'infanterie et 8 brigades de cavalerie, et, sans te flatter, elle n'était pas aussi bien équipée que toi en ce moment.
Frau Hoffner : L'Académie de danse Mata-Hari est la seule et unique école internationale d'espionnage des deux hémisphères.
Polo : Deux hémisphères.
Frau Hoffner : Il n'y a aucun préjugé politique chez nous.
Polo : Pas de politique.
Frau Hoffner : Nous formons des espions soviétiques pour l'Amérique.
Polo : Pour l'Amérique.
Frau Hoffner : Et des espions américains pour la Russie.
Polo : Oh, ma batterie a besoin d'être rechargée.
Mata Bond : C'est pas votre tête qui serait à réviser ?
Polo : Je l'ai déjà fait réviser la semaine dernière.
Polo : Voici la chambre à coucher de votre mère. On ne l'a jamais habitée depuis le jour où votre mère nous a quittés en 1916. Ah, vous voyez, tout est resté à la même place.
Mata Bond : C'est complètement dément, c'te piaule. Regardez-moi c'lit, il est immense !
Polo : L'armée allemande aussi était immense en 1916.
Polo : Un représentant de Monsieur Le Chiffre doit arriver. Ce soir.
Mata Bond : Qui c'est, ce gars-là, Le Chiffre ?
Polo : Personne ne le sait. Même pas Le Chiffre.
Polo : N'oubliez pas d'oublier tout ce que je vous ai dit !
Frau Hoffner : Venez, mon enfant, la vente aux enchères va bientôt commencer.
Mata Bond : La vente aux enchères ?
Frau Hoffner : Ce soir, nous dispersons une des plus belles collections d'oeuvres d'art d'Europe.
Mata Bond : La collection Le Chiffre...
Frau Hoffner : Le quoi ?
Mata Bond : Le Chiffre.
Frau Hoffner : Qui est Le Chiffre ?
Mata Bond : Le monsieur qui possède la collection.
Frau Hoffner : Quelle collection ?
Mata Bond : La collection qu'on met aux enchères tout à l'heure.
Frau Hoffner : Qui est-ce qui vous a parlé d'enchères ?
Mata Bond : Vous, à l'instant !
Frau Hoffner : Qui suis-je ?
Mata Bond : Frau Hoffner.
Frau Hoffner : Jamais entendu ce nom. Vous délirez, ma fille. Vous êtes folle à lier.
Mata Bond : ... Elle a sûrement raison...
Chauffeur de taxi : Il faut à tout prix que vous empéchiez Le Chiffre de réunir le pognon.
Mata Bond : Mais qui êtes-vous ?
Chauffeur de taxi : Amédé LaTruffe, FO.
Mata Bond : Force Ouvrière ?
Chauffeur de taxi : Hein ? Non, Foreign Office.
James Bond : Vesper, pensez vous que Tremble soit un agent double ? Il m'inquiète.
Vesper Lynd : Il a déjà tellement de mal à être un agent simple...
Le Chiffre : Ne vous faites pas d'illusions, Monsieur Bond, je vois tout ce qui se passe à cette table. Il n'y a rien qui m'échappe.
James Bond : J'en suis bien convaincu, mais nous ne devons pas oublier que... le mendiant, il est assis à la place du marché, il ne l'entend pas, il ne le voit pas, et il ne s'intéresse pas à l'oiseau qui a des plumes de paon et fait rien qu'à passer dans le secteur.
Le Chiffre : Est-ce que ce tête-à-tête ne vous effraie pas, Monsieur Bond ? Durant les dernières 20 minutes, j'ai ruiné deux armateurs grecs et un maharajah. Non, Monsieur Bond, nous jouons au baccara, ici, pas aux billes. La nuit est encore jeune, et la roseraie est déjà jonchée du cadavre de mes victimes.
James Bond : Oui, mais le... le mendiant assis sur la place du marché, il n'entend pas le gazouillis du rossignol.
James Bond : Monsieur Mathis ?
Inspecteur : Ouais ?
James Bond : Il y a une chose qui m'inquiète un peu. Vous... vous êtes un policier français et pourtant vous avez un léger, léger accent teuton.
Inspecteur : Oui, ça m'inquiète aussi.
[Vesper se fait enlever]
James Bond : Vous n'auriez pas vu une jeune femme vêtue d'une robe verte sortir d'ici, par hasard ?
Portier : Robe verte, Monsieur ? Ce ne serait pas la dame avec une cagoule noire sur la tête malmenée par une paire de truands à mine patibulaire ?
James Bond : Ça n'est pas impossible.
Le Chiffre : Je suis obligé de vous demander ce chèque, Monsieur Bond. SMERSH a terriblement besoin d'argent.
James Bond : Vous voulez dire que vous allez me torturer ?
Le Chiffre : Vous persuader, Monsieur Bond, vous persuader. Ah, je sais que ce fauteuil a un grand trou en son milieu, mais on va le rembourrer, ne craignez rien.
James Bond : Avec moi ?
Le Chiffre : Vous avez une imagination délirante, Monsieur Bond, mais j'emploie des méthodes plus subtiles pour arriver à mes fins.
James Bond : Et qu'est-ce que vous comptez faire ?
Le Chiffre : Physiologiquement, je ne vous ferai rien du tout.
James Bond : Oh, oui, jusqu'à ce que mort s'en suive.
Docteur Noé : Le Chiffre, vous êtes un zéro.
Mata Bond : Mère ne m'aurait pas laissée dehors, elle.
James Bond : Ta maman ne laissait personne dehors.
Instructions enregistrées : Manipulez ces capsules avec le plus grand soin. Le bacille du Docteur Noé est extrêmement contagieux. Une fois répandu dans l'atmosphère, il transforme toutes les femmes en reines de beauté et détruit tous les hommes mesurant plus d'1m40. Ces capsules sont dangereuses.
James Bond : C'est donc ça ton plan ? Un monde peuplé de jolies femmes dans lequel tu dépasseras d'une tête tous les hommes. Tu te donnes beaucoup de mal pour te défendre de ton infériorité sexuelle. Je commence à croire que tu es un tantinet refoulé.
Arme secrète 007 : Voulez-vous m'expliquer pourquoi on m'a enlevée de force à la roulette pour me soumettre à cette exhibition idiote ?
Jimmy Bond : Parce que de toute la collection 007 de mon oncle James, vous êtes la plus belle et la plus désirable.
Arme secrète 007 : Alors c'est ainsi que vous traitez toutes les filles que vous "désirez" ?
Jimmy Bond : Oui, oui, j'les enchaîne après les avoir déshabillées. J'ai appris ça chez les louveteaux.
Jimmy Bond : Est-ce que je vous inspire une certaine terreur ? Ben pourquoi vous riez ?
Arme secrète 007 : Pour rien, une idée drôle. Est-ce que vous vous êtes regardé dans un miroir ces temps-ci ? Il faudrait vous payer ça. Vous êtes un pantin, grotesque, ridicule, sot, ignare et gluant. Vous êtes une punaise.
Jimmy Bond : Est-ce que je dois entendre par là que vous trouvez que l'Oncle James est beaucoup plus séduisant que moi ?
Légionnaire : The French have arrived.
James Bond : J'vous demande pardon ?
Légionnaire : The French arrive.
James Bond : Désolé, je ne comprends pas un mot d'anglais.
Légionnaire [cherchant dans son dictionnaire bilingue] : Minute... Les français sont arrivés.
James Bond : Ah parfait. Attention !
Légionnaire [cognant un gangster] : Ouch !
James Bond : Quoi ? Le dictionnaire !
Légionnaire : Merde.
The formula is safe with old 007.
He's got a redhead in his arms.
Though he's a lover,
When you are in trouble,
Have no fear.
Look who's here:
James Bond !
They've got us on the run
With guns and knives.
We're fighting for our lives!
Have no fear, Bond is here.
He's gonna save the world at Casino Royale.
At Casino Royale !
The formula is safe with old 007.
He's got a redhead in his arms.
Though he's a lover,
When you are in trouble
Have no fear.
Look who's here:
James Bond !
They've got us on the run
With guns and knives.
We're fighting for our lives!
Have no fear Bond is here.
He's gonna save the world at Casino Royale!
James Bond is here,
So have no fear.











