Fiches de films - Répliques
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Une créature de rêve
Gary : Tu sais que c'est pas idiot ?
Wyatt : Quoi ?
Gary : Fabriquer une nana... En fabriquer une... Comme Frankenstein... En plus mignon.
Wyatt : Et maintenant ?
Gary [à lui-même] : Doit-on lui mettre un cerveau ?
Wyatt : Oh, comme ça, elle pourra jouer aux échecs.
Gary : On est dedans.
Wyatt : Oui, on y est jusqu'au cou. On nage dans l'illégalité.
Gary : Faut l'alimenter ta bécane, fais le plein de données. Puisqu'on fabrique une fille, faut qu'elle manque de rien. Je veux qu'elle vive, je veux qu'elle respire. Je veux qu'elle s'aérobise.
Lisa : Je ne viens de nulle part, c'est vous qui m'avez créée. Avant que vous ne commenciez à tripoter votre ordinateur, je n'existais même pas. A propos, vous avez fait du bon boulot. Je vous remercie.
Gary : C'est nous...
Lisa : C'est à vous de me trouver un nom.
Gary : Ça vous plait, Lisa ?
Lisa : Pourquoi Lisa ?
Gary : Comme ça...
Wyatt : Il sortait avec une fille qui s'appelait Lisa.
Lisa : Ah oui, une ex-petite amie ?
Wyatt : Elle lui a flanqué un pain dans les noix.
Gary : Tu vas la fermer ?
Wyatt : Gary, c'était pas ta faute, tu lui avais dit "Bonjour" et c'est tout.
[Dans un bar louche]
Lisa : Peut-être que vous seriez plus à l'aise si vous faisiez connaissance.
Gary : Nous ne sommes pas très liants...
Lisa : Mmm... Alors peut-être que vous vous dégèleriez un peu si j'invitais tous ces gens charmants à une petite sauterie chez toi ? Ce serait beaucoup plus intime, non ?
Gary et Wyatt : On va être liants !
Caïd : Bois !
Gary : Euh, c'est vraiment très gentil de penser à moi, messieur, mais je ne bois p... [regards menaçants] sauf dans les grandes occasions. Rendez-vous au bloc des urgences.
Chet : Et Hercule Poivrot rentre au bercail !
Gary : T'as parlé à Chet... Tu lui a parlé de la femme qu'on s'est faite ?
Wyatt : Il est vraiment très mal en point, tu sais. Il sait pas de quoi y parle.
Chet : Sans charrier ?
Gary : Sans charrier, Chet, sans charrier.
Chet : Les deux couilles d'âne que vous êtes n'arriveraient même pas à sauter un mouton.
Chet : Jolie ta p'tite culotte...
Wyatt : C'était pour rire, Chet. J'ai voulu te faire...
Chet : Ça ne me fait pas rire ! Ça relève de la psychopathologie ! Ce sont des dessous de femmes. Ça commence comme ça et après on se fout un soutien-gorge sur la tête.
Wyatt : ...
Sue [dubitative] : Vous voulez dire que vous avez... une petite amie.
Gary : Euh, vous savez, Sue, en général, on ne qualifie pas une femme qui a presque 23 ans de petite amie.
Wyatt : Ah, c'est vrai. On dit "Une maîtresse."
Gary : Une maîtresse.
Wyatt : Une amante.
Gary : Une...
Wyatt : Une bombe.
Gary : C'est un vrai volcan. Si vous voyez...
Wyatt : Sexuel.
Lisa : Si vous étiez un jeune garçon de 15 ans et demi, est-ce que ça vous allumerait, ça ? [Air choqué de la vieille vendeuse] Oui, je crois que vous avez raison, je vais le prendre. Vous auriez le soutien-gorge assorti ? Je sais pas, quelque chose en cuir, ou en caoutchouc, ou en fil de fer barbelé ?
Wyatt : Lisa, ça se voit que tu connais pas mes parents.
Lisa : C'est ce qui te trompe. Ils sont répressifs, intransigeants, tatillons, gnangnans et très perturbés. C'est des parents comme tous les parents.
M. Wallace : Et où as-tu l'intention d'aller ?
Lisa : À une fête / Gary : Au cinéma.
Gary : On va à la fête du cinéma. C'est le, oui, la fête du cinéma, quoi...
Lisa : Non, il raconte des craques. Non, en fait, c'est une petite party que j'ai organisée chez son ami Wyatt ce soir.
M. Wallace : Une petite quoi ?
Mme Wallace : Party, chéri. Je crois que ça veut dire "soirée." Une soirée.
Lisa : Vous savez bien, il va y avoir du sexe, de la drogue, du rock, des clips, des tripes, des fouets, de la fesse. Ça pisse pas bien loin, une banale orgie de lycéens. Oh, rassurez-vous, on n'ira pas jusqu'à se faire les bouts de sein à la bougie ou à dire des messes noires et tout ce qui s'en suit. Non, non. Non, juste deux ou trois cents gosses en petite culotte en train de faire des galipettes dans un état de bestialité avancée.
[La fête bat son plein. Wyatt et Gary sont terrorisés et s'enferment dans les toilettes.]
Wyatt : On n'est pas si mal ici après tout. C'est vrai, on entend la musique.
Gary : Ah ben oui, c'est génial, ça. On n'a qu'à danser en reniflant sous la porte, peut-être qu'on sentira l'odeur des petits fours comme ça.
Gary : Non, mais toi, alors, c'est pas croyable ! Tu lâches un renard, là, et les poules rappliquent, maintenant ?! Mais je sais pas moi, craque une allumette, fais du feu, fais quelque chose !
Deb : Est-ce que ça vous dérange si j'entre pour me refaire une beauté ?
Gary : Pourquoi tu veux la refaire ?
Wyatt : Un missile ?! C'est un missile ! Y a un missile dans ma maison, Gary !
Max : Ah oui, il est joli, et puis c'est pas du toc, hein !
Gary : C'était un accident, un simple accident, tu vois, ça arr...
Wyatt : Un accident ? Et puis quoi encore ? Mes parents vont rentrer à la maison, Chet va rentrer à la maison. Mais ils vont en tomber raides !
Gary : Ça, ils vont en chier des hot-dogs.
Lisa : Voilà une excellente occasion de faire la preuve de votre bravoure et de votre sang-froid.
Gary : Nous considérons ces valeurs comme dépassées, Lisa.
Lisa : Tu as de la chance que John Wayne n'ait pas entendu ça.
Gary : Il est mort et enterré, t'es au courant ?
Wyatt : Tu crois qu'on est des poules mouillées ?
Gary : Si je pouvais me carrer un oeuf dans le cul, je le ferais tout de suite.
Wyatt : Ouais, mais les invités, qu'est-ce qu'ils vont penser de nous ? Ils vont dire qu'on est des trouillards.
Gary : J'en sais rien. Je préfère cent fois être mort de honte que mourir pour de bon.
[Chet revient le lendemain de la fête. Il retrouve sa maison dévastée]
Chet : Si y a pas de désordre dans ma chambre... Si-si ma chambre n'a rien, je-je ne le tue pas, c'est promis. Je-je-je-je lui fais seulement très très mal.
Gary : C'est Chet, le frère de Wyatt. Il est un peu taré sur les bords.
Chet : C'est à croire que tout le monde s'est donné le mot pour me déballer les même conneries.
Lisa : Ce n'est pas une connerie, c'est un missile Pershing, Chèvre.
Chet : C'est Chet. C'est pas Chèvre, c'est Chet. Et je savais que c'était pas une bite de baleine, merci, chérie.
Chet : Je vous ai jamais rien fait, moi.
Lisa : Non, mais ton frère n'a pas eu la même chance.
Chet : C'est-à-dire ?
Lisa : Voyons, récapitulons... Tu l'as harcelé, tu l'as martyrisé, tu lui en as fait baver des ronds de chapeau, tu l'as fait vivre dans un climat de terreur, tu lui as volé le peu d'argent qu'il avait...
Chet : Mais c'est parce que je l'aime...

















