Fiches de films - Répliques
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Crocodile Dundee
Sue : Le mois dernier, dans le territoire du nord, il y a un type qui s'est fait attaquer par un crocodile qui lui a probablement arraché la jambe et l'a laissé pour mort à près de 200 kilomètres du premier village. 8 jours après, le type sort à 4 pattes de la brousse, on lui rebricole la jambe et il disparait. Et ni photos, ni interview, rien du tout.
Richard : Et alors ?
Sue : J'ai retrouvé sa trace. Il organise des safaris en forêt autour d'un bled qui s'appelle Bout-d'brousse-Creek. Tu veux savoir son nom ? Tu es assis ? Michael J. Crocodile Dundee !
Sue : Est-ce que ça vous gêne de parler de vous ?
Dundee : Non, je suis mon sujet préféré.
Sue : Et il y a une madame Crocodile Dundee ?
Dundee : Oh, j'ai été un peu marié une fois. Jolie fille, bonne cuisinière, belles...
Walter : Mick !
Dundee : Enfin bref, j'vais faire un bout d'brousse, et quand je r'viens, v'là qu'la petite s'est taillée.
Sue : Un bout d'brousse ?
Walter : Oui, c'est une tradition aborigène. faire un bout d'brousse, c'est baguenauder à l'aventure et découvrir d'autres paysages.
Sue : Vous étiez parti longtemps ?
Dundee : 1 ou 2 mois.
Walter : Qui tiraient sur 18...
Sue : Et elle n'a pas attendue ? Etrange, cette fille...
Dundee : Oui, hein ?
[Près de la carcasse du bateau de Dundee]
Sue : Vous avez de curieux hameçons pour pêcher. [Elle lui montre des douilles]
Dundee : Ben... Le baramundi, c'est un poisson plutôt méchant.
[En pleine brousse]
Sue : Ça vous arrive de protester aussi ?
Dundee : Oui, chaque fois qu'on me fout à la porte d'un pub.
Sue : Non, mais je parle sérieusement. Par exemple, quelle est votre position à vous, disons, sur la question nucléaire ? Ou sur la course aux armements ?
Dundee : Moi, j'suis pas concerné.
Sue : Vous n'êtes pas concerné ? Que c'est étrange de dire ça. Ça concerne tout le monde. Vous devez avoir une opinion, faire entendre votre voix.
[Dundee regarde autour de lui]
Dundee : Qui c'est qui va l'entendre ici ?
Dundee [prenant un serpent dans les mains sans y faire attention] : Vous voyez, les aborigènes, comme toutes les créatures du Bon Dieu, ils veulent avoir le droit de... de se balader où ils veulent et pas être embêtés. [Il tue le serpent et le jette négligemment] C'est ça qui... [Il remarque que Sue est pétrifiée] Oh, ça c'est un King Red.
Sue : Dangereux ?
Dundee : Mortelle, cette race. C'est bon au goût mais ça me donne des gaz.
Sue : Vous n'avez jamais vécu en ville ?
Dundee : J'ai jamais mis les pieds dans une ville.
Sue : Vous plaisantez ?
Dundee : Non. C'est surpeuplé, les villes, hein ? Alors, si j'm'installais dans une ville, ça ferait qu'aggraver les choses.
Sue : J'me sens comme la femme de Davy Crockett !
[Sue prend son appareil photo]
Neville : Euh, non, la photo, c'est pas possible.
Sue : Ah, pardon. Vous avez peur que je vole votre esprit.
Neville : Non, c'est juste que t'as laissé l'bouchon dessus.
Sue : Il retrouve son chemin dans le noir ? Comment fait-il ?
Dundee : Il pense son chemin. D'après des tas de savants, les aborigènes sont... télépathiques.
[Bruits de chute]
Neville : Oh, bordel de merde de putain de brousse !
Dundee : Vous l'aimez comment, votre iguane ? Bien cuit ? Saignant ?
Sue : Je veux que Mick vienne à New York avec moi.
Walter : Mick ? Dans une grande ville ? Vous rigolez !
Sue : Mon journal payerait.
Walter : ... Moi, je pense que ce serait bien qu'il élargisse son horizon.
Richard : Alors c'est lui, Jim la Jungle ?
Richard : Voilà New York, Monsieur Dundee. Il y a 7 millions de personnes qui vivent ici.
Dundee : Pas croyable ! Dites donc... 7 millions de gens qui ont envie de vivre tous ensemble... Ça alors ! 7 millions de potes, ça doit faire chaud au coeur.
Dundee : T'es de quel tribu, Ross ?
Ross : Tribu ? Moi je sors pas d'une tribu.
Dundee : Ouais, mais t'es noir, non ?
Ross : Ah, t'as remarqué ?
Dundee :
T'as pris mon coeur dedans tes yeux
Et j'en ai plus, toi t'en as deux.
Sue : Vous savez, Mick, il y en avait au moins pour 200 dollars de cocaïne.
Dundee : C'est quoi ?
Sue : C'est une drogue, on la renifle.
Dundee : Pourquoi faire ?
Sue : On a le cerveau qui bourdonne.
Dundee : Ben alors autant qu'on s'enfonce une guêpe dans les narines.
Sue : Si on va voir un analyste, c'est pour parler de ses problèmes. Et on arrive à les rêgler soi-même. Faut tout mettre cartes sur table.
Dundee : Elle a aucun pote ?
Sue : Voilà, oui. Ça aide quand on a de vrais potes. J'imagine qu'on a pas de psy à Bout-d'brousse-Creek ?
Dundee : Non, là-bas, quand on a un problème, on le dit à Wally. Alors lui, il répète tout à la ronde, on met verres sur table et y a plus de problème.
[Sue et Mick sont aux deux extrémités d'un quai de métro bondé]
Sue : Mick ! Mick Dundee ! Ohé !
Un passager : Qu'est-ce qu'il y a, blondinette ?
Sue : Je dois voir cet homme, qui est au bout du quai, celui au chapeau noir !
Passager : Hé ! La nénette voudrait causer à ce gars au chapeau noir !
Un ouvrier : Hé, mec ! Le mec au chapeau ! La nénette qui est là-bas, elle veut te causer !
Dundee : Qu'est-ce qu'elle veut ?
Ouvrier : Qu'est-ce qu'elle veut !
Passager : Qu'est-ce que vous voulez ?
Sue : Il ne doit pas s'en aller. Je n'épouse plus Richard.
Passager : Dis-lui de ne pas s'en aller ! Tu entends, elle n'épouse plus Richard !
Ouvrier : Reste ici, moi j'épouse plus Richard !
Dundee : Pourquoi ?
Ouvrier : J'en sais rien. Pourquoi ?
Passager : Pourquoi ?
Sue : C'est simple. C'est lui que j'aime. Je t'aime !
Passager : Je t'aime !
Ouvrier : Je t'aime ! Je t'aime !
Dundee : Elle m'aime.
Ouvrier : Hé ben ?
Dundee : Dis-lui que... J'vais lui dire moi-même, j'traverse !
Ouvrier : Il traverse !
Passager : Il traverse !








