Fiches de films - Répliques
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Le Gendarme à New York
Gerber : Cruchot, je ne voudrais pas vous vexer, mais enfin, il me semble que nous tournons en rond.
Cruchot : Mais pas du tout, mon adjudant. Ecoutez, nous allons sur le pont promenade, c'est-à-dire le "Promenade Deck" et nous sommes... Attendez, nous sommes...
Gerber : Oui, alors où sommes-nous ?
Fougasse : That is the question, hein ?
Cruchot : Ah non, pas d'anglais, hein !
Gerber : Ce bateau est un labyrinthe.
Cruchot : Mais pas du tout, mais pas du tout. C'est très simple. Nous étions sur le "Sun deck", alors nous avons pris le pont des embarcations à trabord, nous avons emprunté la véranda deck et puis nous avons traversé la bibliotheck. Alors, maintenant, nous sommes à bébord... à bébord sur le "Upper Deck". "Upper Deck", c'est des... non, je me suis trompé, mon adjudant, c'est celui d'en dessous. Ça, c'est un deck, ça c'est un deck normal.
[Leçon d'anglais]
Cruchot : Vous voyez la différence ? "My taylor is rich" et "My taylor is not rich." Traduction ?
Tricart : Euh... Mon...
Cruchot : Mais levez-vous, bon sang, s'il vous plait !
Tricart : Mon... chapeau... est...
Cruchot : Non !
[Gerber articule la bonne réponse]
Tricart : ... Mon tailleur est riche !
Cruchot : Qui a soufflé ?!
Tricart : Ah, personne, chef.
Cruchot : Qui a soufflé ? Qui a souffl...
Gerber : C'est moi, c'est moi.
Cruchot [ton servile] : Ah ! C'est vous mon Adjudant. Ah ah ah ah. Ah, je suis amusé. Tiens, regardez. Allez-y, à vous. Non, restez assis, restez assis...
Gerber : My flowers are beautiful.
Cruchot : Très bien, mon Adjudant. [à Merlot] À vous.
Merlot : Your flowers are not beautiful.
Cruchot : "Not beautiful." Vous voyez le sens de la négation ? "My flowers are beautiful" et "My flowers are not beautiful." Vous voyez ? Alors traduction. Non, restez assis.
Gerber : Mes fleurs... mes fleurs sont belles.
Cruchot : Très bien, mon Adjudant. [à Merlot] À vous.
Merlot : Vos fleurs ne sont pas belles.
Cruchot : Voilà...
Gerber : My flowers are beautiful !
Merlot : Your flowers are not beautiful !
Gerber : My flowers are beautiful !
Merlot : Your flowers are not beautiful !
Gerber : My flowers are beautiful !
Merlot : Your flowers are not beautiful !
Gerber : My flowers are beautiful !
Merlot : Vos flowers sont tartes ! TARTES !!!
Cruchot [à Merlot] : Sortez ! Motif : "Réponse à l'Adjudant" ! Là ! Mon Adjudant, mon Adjudant...
Berlicot : Your attitude is not juste.
Cruchot : Qui c'est qu'a dit ça ?
Les gendarmes : ...
Cruchot [à Berlicot] : Qu'est-ce que vous dites, vous ?
Berlicot : Your attitude is not juste.
Cruchot : Sortez.
Berlicot : Oh, chief.
Cruchot : Y a pas de chief.
[Exercice de conversation courante en anglais]
Tricart : Qu'est-ce... ah oui ! I want le... Amer... Hotel...
Cruchot : Non ! Non. Where is the Americana Hotel ! Where is the hotel !
Tricart : Oui, where is ze hotel.
Cruchot : Non, pas "ze", "the".
Tricart : "Ze."
Cruchot : La langue entre les dents : "The" !
Tricart : "ze" !
Cruchot : "The" !
Tricart : "ze" !
Cruchot : Non ! [à Fougasse] Faites moi "The" !
Fougasse : "Ssse" !
Cruchot : La langue entre les dents !
Fougasse : Voilà.
Cruchot : La langue entre les dents, serrez et "The !"
Fougasse : "Sse", "Pssse" !
Cruchot : Chef ! "The" ?
Gerber : "Fft" !
Cruchot : Ça c'est très bien ! Voilà !
Fougasse : C'est... c'est du chouchoutage.
Cruchot : Sortez. Et vous me copierez 100 fois "I am stupid and aggressive."
Fougasse : Sss'était pour rigoler...
Cruchot : 200 fois.
Cruchot [à Tricart] : Sortez aussi, vous.
Tricart : Mais j'ai rien dit !
Cruchot : J'sais pas, vous m'énervez ! Sortez, sortez ! [Seul avec Gerber, ton servile] Et maintenant, pour récompenser le meilleur de mes élèves, une belle histoire.
Cruchot : Dites, dites. Je vous hais !
Fougasse : Oui, chef.
Cruchot : Mais vous ne le dites à personne, hein !
Fougasse : Non, chef.
Cruchot : Oh merci, vous êtes gentil.
Fougasse : J'vous remercie, chef.
Receptionniste : We've booked four rooms for you, but as one of your gendarmes is in the hospital, one of you will have to be alone.
Gerber : Qu'est-ce qu'il dit ?
Cruchot : Il dit... il dit... qu'est-ce qu'il... il en dit des choses.
Traducteur : Après tout, un policier ne doit pas forcément être triste comme une porte de prison.
Nicole :
Quand je suis loin de mon pays,
Ils font tout pour me plaire.
Que ce soit John ou Pierre,
Les garçons sont gentils.
Au garde à vous ou à genoux,
Chacun à sa manière
Efface les frontières
Entre mon coeur et lui.
Dans la ville immense où je me sens perdue,
Ils m'emmènent visiter
Les plus beaux musées, les églises et les rues.
Et le soir me font danser
Danser, danser, danser, danser.
Quand je suis loin de mon pays,
Je n'ai pas de problème !
Quand ils croient qu'on les aime,
Les garçons sont gentils.
Les garçons sont gentils !
Psychanaliste : Et cette petite Dorothée dont vous portiez le cartable au retour de la classe. Elle refusait de vous faire partager son goûter...
Cruchot : Oui, oui, oui. Elle donnait toujours son chocolat au Gros Lulu. Le Gros Lulu. Y en avait que pour le Gros Lulu. Alors je le hais, le Gros Lulu.
Psychanaliste : Et vous éprouviez un désir de vengeance, non ?
Cruchot : Oh oui ! Mais c'est arrangé depuis, c'est arrangé ! Je l'ai coincé à un carrefour. Alors, il avait pas de vignette, il avait les phares qui étaient pas propres, insultes à un agent et paf ! je lui en ai collé pour 52 000 francs. Hé hé hé...
Psychanaliste : Complexe de frustration pré-pubère !
Cruchot : Ils ont raison dans un sens, mon Adjudant, c'est que ma fille est un vrai cordon-bleu.
Gerber : Ah oui ! Elle est très douée. Mais vous savez que l'entrecôte de Bercy que fait ma femme, ce n'est pas non plus de la tige de botte, hein ! C'est moi qui lui ai appris à la faire.
Cruchot : Oui. Ecoutez, mon Adjudant, sans vouloir vous vexer, je demande à voir... et à goûter.
Gerber : Vous demandez à voir ? Mais vous allez voir, vous allez voir. A condition, naturellement, que quelqu'un soit capable de me dénicher de la viande qui n'ait pas le goût de la cellophane. Je veux dire de la vraie barbaque, si j'ose m'exprimer ainsi.
[Cruchot se porte volontaire pour aller acheter de la "vraie barbaque" dans New York.]
Gerber : Méditez cet exemple, Messieurs. Il faut savoir tenter l'impossible pour aller loin.
Merlot : Moi, ce qui me manque, c'est... c'est la discipline.
Berlicot : Il a raison, chef. Ça s'relâche. On vit comme des civils.
Tricart : Tiens, souvent le soir, je me suis surpris à me poser la question : "Mais qu'est devenue ta raison d'être ?"
Merlot [nostalgique] : Eh oui, eh oui... Là-bas, la population nous asticote, les femmes nous engueulent, les chefs nous serrent la vis, la punition menace. Mon Dieu, mon Dieu, comme tout cela est loin...
Gerber : Vous savez que c'est pas si loin que ça ?
Fougasse [Coincé dans une chambre d'hopital, au téléphone] : Vous avez mangé français ! Eh ben vous manquez pas de culot ! J'en ai marre, marre ! Qu'est-ce que vous avez mangé, bande de vaches ?!
Gerber : Il délire. Reprenez-le, Cruchot.
Cruchot : Allo ? Oui, c'est Cruchot. Oui, attendez, oui. Nous avons mangé une belle entrecôte. Oui, et un bon camembert, mon petit. Oui. Comment ? Ah oui. Il voudrait qu'on lui fasse renifler par le téléphone.
Fougasse [reniflant dans le combiné] : Hum ! Hum ! Oh !!! C'est comme si je le touchais, mon Adjudant. Oh ! il est fait à coeur, ce fromage ! Oh, chef... J'veux revoir la France. Oh, quel beau pays... le soleil de la côte ! Le charme de la Provence ! La majesté de la Bretagne et la fierté des gars du Ch'Nord ! Et la ligne bleue des Vosges...
Le Choeur des Gendarmes :
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine,
Et malgré vous, nous resterons Français !
Fougasse :
Vous avez pu germaniser nos plaines
Mais notre coeur, vous ne l'aurez jamais !
Cruchot : Pouvez-vous me traduire ceci, s'il-vous-plaît ?
Interprète : "Romance of the day" ?
Cruchot : Voilà, "Romance of the day." C'est ça.
Interprète : L'idole du jour...
Cruchot : C'est ça.
Interprète : Nicole...
Cruchot : Ah !
Interprète : Mmm ?
Cruchot : Non, c'est... c'est rien... ça fait rien, continuez.
Interprète : Nicole, petite orpheline française...
Cruchot : Qu'est-ce qu'y dit ?
Interprète : Orpheline ! Arrêtée à son arrivée à New York comme passagère clandestine n'ayant ni passeport, ni visa, ni carte de débarquement...
Cruchot : Oh, Nom de Dieu !
Interprète : ... vit un véritable conte de fée grâce à notre journal.
Cruchot : C'est ça, conte de fée, compte sur moi !
Cruchot : Ce qu'un italien peut faire, mon Adjudant, un français peut le défaire !
Gerber : Il faut reconnaître qu'ils sont doués pour un tas de choses, ces Italiens. Surtout ce beau grand garçon !
Cruchot : Ah bah vous en faites pas, je vais le calmer, mon Adjudant.
Gerber : Non, écoutez, jouons d'abord, et concentrez-vous. Vous savez, Cruchot, ça sera dur.
Cruchot : Pour eux, ça sera dur. Mais alors pour lui, ce sera très, très, mais alors très dur.
Gerber : Mais qu'est-ce que vous fabriquez en chinois ?!
Cruchot : Madame, monsieur, mon Adjudant... c'est le... quartier chinois et j'ai fait une acquisition... Ça me va, mon Adjudant ?
Gerber : Comme un haut de forme à un coureur cycliste.









