Fiches de films - Répliques
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Casino Royale
Bond : M ne vous en veut pas d'arrondir vos fins de mois, Dryden, mais elle aimerait mieux que ce ne soit pas en vendant des secrets...
Dryden : Si cette mise en scène est censée me faire peur, vous vous trompez de client Bond. Si M était sûre que je suis un pourri, elle aurait envoyé un double 0. C'est l'avantage d'être chef de section, si quelqu'un avait été promu double 0 je le saurais, n'est-ce pas ? Or d'après votre dossier, vous n'avez jamais tué. Et il faut tuer.
Bond : Deux fois...
Dryden [pointant son arme sur Bond] : Dommage, on ne savait rien l'un de l'autre...
[Il presse la détente mais rien ne se passe]
Bond : Je savais où vous rangiez votre arme... c'est au moins ça pas vrai ?
Dryden : Bien sûr... Comment est-il mort ?
Bond : Votre contact ?
[Flashback sur la baston entre Bond et le contact]
Bond : Douloureusement...
Dryden : Vous en avez bavé on dirait... Ne craignez rien, la deuxième fois est...
[Bond tire sur Dryden]
Bond : Oui. Indéniablement.
M : Vous êtes vraiment gonflé...
Bond : Désolé. La prochaine fois je flinguerai d'abord l'appareil photo.
M : Flinguez-vous vous-même. Vous avez pris d'assaut une ambassade, en violant la seule loi absolument inviolable du code des relations internationales, et pourquoi ? Pour abattre un type lambda.
M : Et nom de Dieu, comment avez-vous su où j'habite ?
Bond : Comme j'ai appris votre vrai nom. Je croyais que M avait été choisi au hasard, j'ignorais que...
M : Rien qu'une syllabe de plus et je vous fais exécuter. Je savais que c'était trop tôt pour cette promotion.
Bond : Je m'suis laissé dire que les doubles 0 avaient une espérance de vie limitée, alors votre erreur ne fera pas long feu.
Solange : Tu aimes les femmes mariées, pas vrai James ?
Bond : C'est beaucoup plus simple.
Solange : Qu'est-ce que je peux bien trouver aux voyous ? Toi, mon mari, j'ai eu tellement d'occasions de trouver le bonheur, tellement d'hommes bien. Pourquoi les types bien ne te ressemblent pas plus ?
Bond : Eh bien parce qu'ils deviendraient des voyous.
Vesper : Vous voulez dire que ce n'est qu'affaire de probabilités et de risques ? Je croyais qu'il y avait une part de hasard.
Bond : Seulement si on suppose que la meilleure main l'emporte.
Vesper : C'est ce que vous devez appeler "bluffer".
Bond : Vous connaissez le terme... Vous devez donc savoir qu'un joueur de poker ne mise pas sur ses cartes mais sur le joueur d'en face.
Vesper : Et personne n'a de secret pour vous.
Bond : Rarement. C'est pourquoi je suis à même de déceler des traces de sarcasme dans votre voix.
Vesper : Ca me rassure, notre argent est entre de bonnes mains.
Bond : Vous vous dites que ce n'est pas un bon plan n'est-ce pas ?
Vesper : Parce qu'il y a un plan ? J'avais l'impression qu'on allait risquer des millions de dollars et des centaines de vies sur un simple jeu de hasard. Que devinez-vous d'autre, monsieur Bond ?
Bond : Sur vous, mademoiselle Lynd ? Que votre beauté pose problème. Vous craignez qu'on ne vous prenne pas au sérieux.
Vesper : Ca c'est vrai de toutes les filles séduisantes qui ont un peu de cervelle.
Bond : Oui, mais celle-ci veut surcompenser en s'habillant de façon un peu trop masculine, elle est plus agressive que ses collègues féminines, ce qui la rend quelque peu piquante à vrai dire, et elle a paradoxalement moins de chance d'arriver à se faire accepter et promouvoir par ses supérieurs masculins, qui prennent son manque d'assurance pour de l'arrogance. Je crois que normalement j'aurais parié fille unique mais, comme vous n'avez pas relevé ma remarque sur vos parents, je pense miser sur orpheline.
Vesper : D'accord... D'après votre costume vous êtes allé à Oxford ou l'équivalent et vous croyez que les être humains portent ce genre de choses, et vous le faites avec un tel dédain... Je dirais que vous venez d'un milieu modeste, et que vos camarades ne vous l'ont jamais pardonné. Vous devez donc vos études aux bonnes grâces d'une personne étrangère, d'où ce comportement aigri, et comme vous avez tout de suite pensé que j'avais perdu mes parents, je dirais que c'est vous l'orphelin.
Bond : ...
Vesper : Oh, vous l'êtes ? Je commence à aimer le poker... Et ça tombe vraiment sous le sens : le MI6 recrute des hommes mal dans leur peau, qui ne voient pas d'objection à sacrifier les autres afin de protéger le pays et la reine. Vous savez ? Comme des ex des services spéciaux aux sourires faciles et aux montres hors de prix... Rolex ?

Bond : Omega.
Vesper : Magnifique. Comme je viens de vous rencontrer je n'irai pas jusqu'à vous traiter de salaud au coeur de pierre.
Bond : Non, bien entendu...
Vesper : Mais je peux imaginer sans peine que les femmes représentent plus pour vous des plaisirs à la chaîne que des objets de conquête. Alors si charismatique que vous soyez monsieur Bond, je compte bien veiller de près sur l'argent du gouvernement plutôt que sur votre exceptionnel petit cul.
Bond : Vous avez remarqué !?
Vesper : Même les comptables ont de l'imagination... L'agneau était bien ?
Bond : Grillé... et je compatis
Vesper : Et bien bonsoir monsieur Bond.
Bond : Bonsoir mademoiselle Lynd.
[Bond vient de recevoir d'un portier les derniers détails de sa mission]
Bond : Apparemment nous sommes très amoureux...
Vesper : Et vous laissez souvent les portiers vous informer de ces choses-là ?
Bond : Seulement quand l'histoire d'amour vient à peine de commencer. Je suis monsieur Arligton Beech, parieur professionnel et vous êtes Miss Stéphanie Grosseins héritière de...
Vesper [essayant d'attraper la lettre] : C'est pas vrai...
Bond : Ah, il va falloir me faire confiance...
Vesper : Alors là surtout pas.
Bond : Nous sommes ensembles depuis un moment, nous partageons donc une suite.
Vesper : Et ma famille est strictement catholique alors pour les apparences nous aurons une suite avec chambres séparées.
Bond : J'ai horreur que la religion s'interpose à ce point-là...
Vesper : La religion et une porte fermée à double tour. Dois-je m'attendre à un problème avec vous Jones ?
Bond : Non, aucun risque. Vous n'êtes pas mon type.
Vesper : Perspicace ?
Bond : Célibataire.
[Vesper a laissé un smoking sur le lit de Bond.]
Bond : J'ai déjà un smoking !
Vesper [en train de se préparer pour la première soirée au Casino Royale] : Oui, mais il y'a smoking et il y'a smoking ! Celui-ci en est un. Et moi je veux que vous ayez l'air d'être comme chez vous à cette table !
Bond : Comment.... C'est du sur-mesure !
Vesper : Je sais, je vous ai calculé immédiatement !
Vesper : Tu sais James, je veux seulement que tu saches que même s’il ne restait de toi que ton sourire et que ton petit doigt, tu resterais pour moi le seul homme digne de ce nom.
Bond : Ça c’est parce que tu sais comment je peux me servir de mon petit doigt...
Vesper : Je n'en n'ai aucune idée.
Bond : Mais tu meurs d'envie de le savoir...
Vesper : Tu ne vas pas t'ouvrir à moi, n'est-ce pas ? Tu viens de remettre ton armure. C'est comme ça.
Bond : Cette fois je n'ai plus d'armure, tu me l'as arrachée à jamais, et quoi qu'il reste de moi, oui, quoi qu'il reste de moi, quoi que je sois, je t'appartiens.
Vesper : Est-ce que tout le monde a une faille ?
Bond : Oui, tout le monde. Tout le monde à part toi. C'est peut-être pour ça que je t'aime.
Vesper : Tu m'aimes ?
Bond : Assez pour démissionner et partir à la dérive avec toi jusqu'à ce qu'un de nous deux trouve un travail honnête. Mais je crois que ce sera toi parce que j'ai aucune idée de ce que c'est un travail honnête.





