Fiches de films - Répliques
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Les Quatre Charlots Mousquetaires
Bonnes gens, braves gens, nous allons vous conter
L'histoire extraordinaire qui nous est arrivée
Nous sommes les valets de quatre mousquetaires
Qui, grâce à nos exploits, de gloire se sont couverts
Car après la bataille qui peut lever le bras ?
Toujours le général mais jamais le soldat, ouais !
La la la la la la la la la la la la la - La la la la la la la la la la la
Depuis la nuit des temps, ce fut toujours pareil,
Les petits sont à l'ombre et les grands au soleil
Et même sous le Roi le plus juste, Louis XIII ! (Louis XIII ?!)
Eh bien, avec le pauvre peuple on en prend à son aise,
Qui gagne la bataille au plus fort du combat ?
Toujours le général mais jamais le soldat !
La la la la la la la la la la la la la - La la la la la la la la la la la
Aujourd'hui, grâce à nous, nos maîtres Mousquetaires,
Comme des demi-Dieux aux exploits légendaires,
Sont reçus par le Roi pour ceindre des lauriers
Que nous pauvres valets nous ne pouvons porter.
Qui gagne les médailles à l’issu du combat ?
Toujours le général mais jamais le soldat !
La la la la la la la la la la la la la - La la la la la la la la la la la
D'Artagnan et Porthos, Athos et Aramis
Des honneurs, des bravos auront les bénéfices
Mais entre nous amis, gens de rien et valets,
Sachez que nous valions de près ce qu'ils valaient
Même si la médaille à l'issue du combat
Revient au général et jamais au soldat, ouais !
La la la la la la la la la la la la la - La la la la la la la la la la la
Si D'Artagnan, Porthos, Athos et Aramis
Malgré le Cardinal et ses De Profundis
Sont encore bien vivants et protègent le Roi,
C'est à chacun de nous que chacun d'eux le doit
Planchet pour D'Artagnan, Mousqueton pour Porthos
Bazin pour Aramis, et Grimaud pour Athos !
La la la la la la la la la la la la la - La la la la la la la la la la la
Alexandre Dumas : Je suis tout ouïe.
Planchet : Moi je suis Planchet.
Grimaud : Ba il faut faire quelque chose.
Planchet : Oui, il faut y aller comme en 14.
Bazin : En 14 ?
Planchet : Oui, 1514, Marignan.
Bazin : Ah oui, bien sûr.
Mousqueton : C’est pas 1515 ?
Père Joseph : Halte, vous deux ! Depuis quand avec vous les pieds palmés ? Depuis que vous êtes tombé dans la rivière ?
Homme de main : Ba non mon père, ça c’est une meule.
Père Joseph : Une meule ?
Autre homme de main : Oui oui, on va vous expliquer.
Homme de main : D’abord il y avait un cheval.
Autre homme de main : Non, une meule.
Homme de main : Oui mais y’avais un homme.
Autre homme de main : Sur la meule ?
Homme de main : Mais non, attaché à une poutre.
Autre homme de main : Qui, l’homme ?
Homme de main : Non, le cheval qui tirait la poutre.
Autre homme de main : Ah oui, la poutre pour écraser le grain.
Homme de main : Ah non, ça c’est la meule.
Autre homme de main : Et c’est le cheval qui tirait la meule.
Homme de main : Non, la poutre.
Autre homme de main : Quelle poutre ?
Homme de main : Et bien la poutre qui était attaché après le cheval.
Autre homme de main : Avec un homme ?
Homme de main : Ouais, dessus.
Autre homme de main : Sur le cheval, pas sur la poutre.
Homme de main : Ba bien sur, puisqu’elle tournait en rond.
Autre homme de main : Et qui a écrasé nos pieds puisqu’il n’y en avait pas.
Homme de main : Pas de pieds ?
Autre homme de main : Non, pas de grain.
Père Joseph : ASSEZ !! Mais c’est sur vos têtes qu’elle est passé cette meule.
Père Joseph : Qui peut sur l’effet salutaire de la torture parler ? Jamais le trépassé, toujours le matraqué.
Richelieu : Il me semble que le père Joseph a bien de la peine à obtenir de cette jeune femme les aveux ... bénévoles qu'il espérait.
Rochefort : Votre Eminence peut faire confiance au père Joseph, il ferait parler un muet. Il sait utiliser les moyens ... persuasifs.
Richelieu : Ne me parlez jamais de ça, Rochefort ! Je veux savoir la vérité mais je ne veux pas savoir comment on me l'a fait savoir.
Milady : Oh Eminence, n'est il pas reconnu que pour savoir la vérité, la fin justifie les moyens ?
Richelieu : Oui, et en vérité, dans tout ce savoir, tout ce que nous savons est déjà su, car ceux qui ne savent rien en savent toujours autant que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux !
Père Joseph : Rochefort !
Rochefort : Oui ?
Père Joseph : Cernons-le !
Rochefort : Oui.
Père Joseph : Scindons-nous.
Rochefort : Oui, mais comment ?
Père Joseph : La moitié des hommes avec vous par là, l’autre moitié avec moi par ici !
Rochefort : C’est compris ?! En avant !
Père Joseph : Mais Rochefort, prenez pas toutes les moitiés ! Ma moitie à moi !
Planchet : Mais où ça va, ça ?
Grimaud : Moi j’sais pas où ça va, mais moi ça me fait peur.
Bazin : Y’a un escalier qui descend, ça doit sûrement mener aux prisons.
Grimaud : T’en es sûr ?
Bazin : Parce que t’as déjà vu des prisons en terrasse, toi ? Hein ?
Planchet : Oui, j’en ai vu une fois à Rouen ...
Bazin : Ca y est, j’ai donné le coup d’envoi, PAF !
Planchet : Paf ? Paf ?
Bazin : J’ai botté l’cul du Cardinal !
Planchet : Qu’est ce qu’on s’en sort bien, hein ? Mais c’est pas fini !
Bazin : Ooooh non. Ca fait même que commencer.
Mousqueton : Parce que la Reine, elle a pas beaucoup de tête.
Grimaud : Et quelle idée elle a eue de donner son collier au Duc de Buckingham.
Mousqueton : Bon, bah maintenant il faut qu’on aille se cacher.
Bazin : On peut quand même pas tous vous dire.
Grimaud : Et si vous voulez savoir comment ça se passe.
Planchet : Et comment ça finit !
Mousqueton : Faites comme tout le monde !
Les Charlots : Allez voir la deuxième époque !



