Fiches de films - Répliques
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Wonder Boys
Antonia Sloviak : Oh, comme elle est jolie, cette serre.
Grady Tripp : C'est à Mme Gaskell. C'est son hobby.
Terry Grabtree : Tiens, j'croyais que c'était toi, son hobby.
Grady Tripp : Oh, me fais pas chier, Crabs. J'ai perdu une épouse, aujourd'hui !
Terry Grabtree : Tu en trouveras une autre ! Elle sera plus jeune, plus jolie, c'est classique.
Hannah Green : James doit savoir pour George Sanders.
James Leer : George Sanders ?
Hannah Green : Mr. Crabtree dit que George Sanders s'est suicidé, mais il ne sait plus comment.
James Leer : Somnifères. Le 25 avril 1972, sur la Costa Brava. Dans sa chambre.
Terry Grabtree : Une encyclopédie vivante.
Hannah Green : James est incollable sur les suicides des stars. Lance-toi, vas-y !
James Leer : Y'en a tellement !
Hannah Green : Prends seulement les plus importants.
James Leer : Pier Angeli, 1971 ou 72, somnifères aussi. Donald "Red" Barry, revolver, 1980. Charles Boyer, 78, somnifères aussi. Charles Butterworth, 1946, je crois. Sur la route. Il paraît que c'était seulement un accident mais j'en doute. Il était dépressif. Dorothy Dandrige, somnifères en 1965. Albert Dekker, en 1968. Il s'est pendu avec un mot d'adieu écrit sur le ventre au rouge-à-lèvres. William Inge, monoxyde de carbone, 73. Carole Landis, somnifères aussi. J'ai oublié quand. George Reeves, "Superman" dans la série, avec une arme à feu. Jean Seberg, pillules, bien sûr, 1979. Everett Sloane - grand acteur - somnifères. Margaret Sullivan, pareil. Lupe Velez, un tas de pillules. Gig Young, il tue sa femme et se tire une balle ensuite en 1978. Y'en a encore des tonnes.
Hannah Green : J'en connais même pas la moitié.
Terry Grabtree : Et dans l'ordre alphabétique.
James Leer : Je suppose que mon cerveau fonctionne comme ça.
James Leer : Professeur Trip, et maintenant, qu'est-ce qu'on fait... de ça ? 
[On voit Poe, le chien de Sara et Walter, mort dans la voiture.]
Grady Tripp : Je n'en sais rien. J'aimerais aussi savoir comment je vais dire à la chancelière que j'ai buté le chien de son mari.
James Leer : Vous ?
Grady Tripp : Crois-moi, quand le clebbard familial se fait assassiner, il vaut toujours éviter de dire qu'un de nos chers étudiants avait l'arme à la main.
James Leer : Parce que ça se passe mieux quand c'est un des professeurs ?
Grady Tripp : ... J'ai de l'influence.
Grady Tripp : Tiens, tiens, tiens, qu'est-ce que c'est que ça ? On dirait que c'est... notre vieil ami, Mr. Codeine. Ça te remet sur pied en 2 temps, 3 mouvements. T'en veux une ?
James Leer : Non merci, je m'en passe très bien.
Grady Tripp : Tu parles ! C'est sans doute pour ça que tu étais tout seul dans le jardin en pleine nuit avec une arme à la main, tu t'en passes très bien ! Mouais, tu es un esprit sain dans un corps sain !
Traxler : Tiens, au fait, Professeur Tripp, est-ce que c'est vrai ce qu'on raconte sur Errol Flynn ? On dit qu'il se mettait du paprika... sur la queue... pour la rendre... vous savez... un peu plus stimulante, quoi, pour la gonzesse !
Grady Tripp : Putain, Traxler, pourquoi tu me demandes ça, à moi ?
Traxler [jetant un coup d'oeil au sac de James Leer que Tripp a dans les mains] : Ben, vous lisez sa biographie, non ?
Grady Tripp : Oh. Non, c'est vrai. Il aimait bien l'enduire de toute sorte de choses. De la sauce vinaigrette... du steak tartare...
Traxler : C'est écoeurant.
James Leer : Vous m'en voulez, hein ? Sûrement parce que j'ai tué le chien de votre copine.
Grady Tripp : C'était pas son chien, c'était celui de son mari... Et qui a dit que c'était ma copine ? [James sourit.] Bon, je regrette vraiment que tu es tué le chien de ma petite-amie. Tout en reconnaissant que Poe avait à mon égard une attitude peu sympathique, tu aurais peut-être pu éviter de le trucider.
Grady Tripp [en voix-off] : Nous avions décidé de sauver James Leer. De quel danger ? Je n'en savais trop rien. Parce que j'étais persuadé que tout ce qui sortait de la bouche de James était en gros du baratin. [...] Mais ça n'avait peut-être pas d'importance. Certaines personnes ont simplement besoin d'être secouru.
Grady Tripp : C'est super : entre toi [Jerry] et le bébé flic, il [James] deviendra le prochain Jean Genet. Ça faisait longtemps que personne n'avait pondu de chef-d'oeuvre en prison.
Sara Gaskell : Euh... Tu n'aurais pas téléphoné chez nous, cette nuit ?
Grady Tripp : Oui, oui, ça s'pourrait, en effet.
Sara Gaskell : Et tu aurais pu dire quoi ?
Grady Tripp : J'aurais très bien pu dire que j'suis amoureux de toi. [pause] Il te l'a dit ?
Sara Gaskell : Il me l'a dit.
Grady Tripp : Et tu as répondu quoi ?
Sara Gaskell : Que ce serait étonnant de ta part.
Hannah Green : Grady, vous savez, en classe, vous nous dites toujours qu'un écrivain doit faire des choix ?
Grady Tripp : Ouais.
Hannah Green : Je trouve que votre bouquin est vraiment beau, nan, vraiment... Ce bouquin est magnifique. Mais, par moment... il est... bourré de détails. Vous savez, la généalogie de tous vos personnages, les dossiers dentaires, les courses de chevaux, etc. J'ai sûrement tort et je regrette mais je trouve que dans plusieurs passages, vous n'avez pas vraiment fait de choix. Du tout. Et je me demande si votre livre serait vraiment le même si vous ne l'aviez pas écrit constamment... sous influence ?
Grady Tripp : ... Bien... Merci de tes réflexions, mais aussi choquant que cela puisse paraître, je ne suis pas le premier auteur qui se tape 1 ou 2 joints. Et je vais même te surprendre en t'avouant qu'un des bouquins que j'ai écrit, comme tu dis, "sous influence", a obtenu une petite chose appelé le Prix des Lecteurs, prix qu'évidemment, j'ai accepté également sous influence.







