Fiches de films - Répliques
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Quatre garçons plein d'avenir
Michael : 3, 2, 1. 3, 2, 1. Clap. Bonjour et bienvenue sur TV-U pour le dernier numéro de « Tout droit sur le droit ». Pour terminer l’année en beauté, 2 scoops : number 1, je vais découvrir en direct avec vous si j’ai réussi ma première année ou pas, le deuxième scoop, nous l’attendons, c’est Arnaud. Arnaud Allard, qui s’est surnommé lui-même, le sérial looser et qui tente pour la troisième fois d’obtenir sa première année. L’année dernière, Arnaud s’est fait emboutir en venant passer ses examens et malheureusement, le temps de dégager sa voiture, l’épreuve était terminée. J’vous raconterai plus tard comment en venant passer les rattrapages de Septembre, il s’est fait casser la gueule par le mec qu’il avait embouti en Juin.
Arnaud [En évitant une peau de banane] : Hop-là.
Michael : Arnaud. Alors ? Premières impressions avant le verdict ?
Arnaud : Vas-y, fais pas chier avec ta caméra là, personne là regarde ta télé.
Michael : Oh la, Arnaud s’énerve, Arnaud balise, Arnaud fouette.
Arnaud : Arnaud t’emmerde, Arnaud est très confiant : toutes les questions tournaient autour d’un article que je connaissais à fond et là je viens juste d’éviter une
peau d’banane ce qui est assez bon signe, hein.
Michael : Alors ? Juste avant, angoisse ?
Arnaud : Oh, Michael t’es relou. Casse toi !
Michael : Oh merde ...
Arnaud : Quoi ? J’lai pas ?
Michael : C’est moi qui l’ai pas. Putain, j’l’ai pas.
Arnaud : Ba c’est pas grave. La première fois ça fais un choc, mais tu verras, on s’y habitue bien, hein. Alors ... Nan. C’est pas possible, j’ai pas pu me planter sur le 288 ! J’connaissais toutes les jurisprudences.
Michael : Arnaud, c’était le 283 les questions.
Arnaud : Putain, le sérial looser.
Breitling : Tu t’es encore planté, hein ? Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe. Plus ton découvert de 5,000 boules, tu cumules, hein.
Arnaud : C’est gentil de me le rappeler ça, tu vois j’aurais pu oublier.
Breitling : Et euh ... qu’est ce que tu vas faire ?
Arnaud : Ba j’en sais rien, ce que je vais faire, pas une quatrième première année, ça c’est sur.
Breitling : Oh, Axel !
Axel : Et ba j’te cherchais. Alors Breitling ?
Breitling : Ba moi c’est bon. J’ai ma licence, mais Arnaud il est mal.
Axel : Quoi ? Il s’est encore vautré ? Oh non j’y crois pas. Non mais attends, plus son découvert de 5,000 boules, lui y’a pas a dire, il collectionne les malaises.
Arnaud : Hey oh ça va les mecs. Vous allez pas tous m’enfoncer à ma répéter la même chose. Hey c’est à moi que ça arrive hein, j’suis déjà au courant.
Axel : A ba c’est marrant ça, j’t’avais pas vu. Ca va ? Ba tu portes des lunettes toi maintenant ?
Arnaud : Mais merde non ! J’suis testeur chez Afflelou, c’est pas vrai ça !
Johan : Alors ma prune, t’as enfin l’droit d’passer l’oral ? Non. Ba ... ce sera pour la prochaine fois. Sinon, à part Arnaud tout l’monde à réussi ?
Axel : Ba oui.
Breitling : Ba oui.
Johan : Et ba moi aussi ! Et pour féter ça je nous ai trouvé une petite soirée, j’ai pleins d’invits !
Breitling : Chez qui ?
Johan : Mais t’inquiètes pas Breitling, c’est dans un hôtel particulier, y’a que des gens biens, y’a rien qui tache. Et ils ont tous des chemises repassés.
Arnaud : T’es délicat toi, hein.
Johan : Oup, pardon, j’avais complètement oublié de te faire la bise.
Arnaud : Ba ouais, eux ils ce sont au moins inquiétés de savoir comment j’allais, ce que j’allais faire. Toi tu penses qu’à aller gratter dans une fête. Comment j’vais ça t’intéresse pas du tout.
Johan : Oh mais si ça m’intéresse.
Arnaud : Mais non ça t’intéresse pas ! T’as même pas remarqué que j’portais des lunettes !
Johan : Ah mais si. Mais justement, j’attendais que tu ailles mieux pour te dire que ça te va pas du tout ...
Johan : Allez, viens quand même à la fête avec nous ce soir. Tu vas pas broyer du noir tout seul chez toi, non ? Allez viens ! Y’aura des filles ! On va se gaver, là !
Arnaud : Ca fais un an que j’en ai pas approché une. Alors à moins de me déguiser en Brad Pitt.
Johan : Ah ba voilà ! Fais ça plutôt. Parce que ton nouveau look Demis Roussos là ...
Georges : Allez vas-y !
Arnaud : C’est que j’ai un peu le vertige, Monsieur Fougasse.
Georges : T’es un homme ou quoi ?! J’te jure que si j’avais pas été trépané, c’est moi qui y serait sur le toit. Parce que j’ai fais la légion moi. Ont avaient pas le vertige, ont étaient pas allergique ... Ont étaient pas des pédés, tu percutes ?! Allez, plus vite ! Plus vite !
Arnaud : Minou.
Georges : C’est pas comme ça que tu vas le faire venir. Fais l’chat !
Arnaud : Minou. Minou, t’es où là ?
Georges : Ah putain ...
Arnaud : Minou. Minou. Minou.
Georges : Fais l’chat, j’tais dis !
Arnaud : Miaou ... Miaaaou ...
Georges : Plus fort ! C’est pas un pédé mon chat !
Arnaud : MIAAAOOU !
Chat : Miaouu.
Arnaud : Il est là ! Il est là ! Il est là !
Georges : Chope-le ! Chope-le !
Chat : Miaou.
Arnaud [En tombant sur le chat] : Aaaaaaah !
Georges : Oh putain !
Arnaud : Aaaargh ! Olala. Olala lalalala.
Georges : Ca va, mon Paulo ?
Arnaud : Oui oui, il est parti le chat.
Georges : Ah putain, c’est solide ça, hein ! Hein c’est solide, hein ! D’façon c’est un con ce chat. C’est celui de ma femme. Tu viens boire un verre chez moi ?
Arnaud : Non non. Là il est tard et puis j’vais rentrer moi, j’voudrais pas vous déranger.
Georges [Lui serrant la nuque] : Allez. Allez. Allez.
Arnaud : Aïe. Aïe. Aïe.
Georges : Mais non pas « aïe ».
Arnaud : Bon d’accord. Mais rapide.
Georges : J’t’ai ramené un nouvel ami.
Femme de Georges : Où t’étais ?! T’es encore bourré ?!
Georges : Elle va pas nous faire chier, la grognasse ?!
Georges : On va regarder la télé chez toi.
Femme de Georges : Ma télé !
Georges : Grognasse.
Arnaud : Au revoir, Madame. Hey ... j’en ai une moi, de télé moi.
Georges : Oui mais moi j’aime bien regarder la télé sur MA télé. J’suis habitué comme ça.
Georges : Et voilà. Elle est pas bien ma télé, mon Paulo ?
Arnaud : Ah elle est très bien. Mais accessoirement j’m’appelle Arnaud. Non mais Paulo c’est bien aussi, hein.
Georges : Moi c’est Georges. Alors elle te plait ma télé ?
Arnaud : Ah oui oui, beaucoup Georges.
Georges : Et ba j’te l’offre.
Arnaud : Euh ... non, mais c’est gentil hein. Mais ...
Georges : Prends là, mon Paulo. Prends là.
Arnaud : Non mais c’est pas la peine hein. La mienne c’est une 16/9ème et puis ... vous après automatiquement vous allez ...
Georges : Prends là ! Et puis comme ça quand je voudrais regarder la télé, j’viendrais chez mon pote Paulo.
Amie de Breitling : Julien.
Breitling : Ah, salut.
Amie de Breitling : Dis donc, tu vas à une corrida là ?
Breitling : Non pourquoi ?
Amie de Breitling : Dis donc Julien, quand tu te décideras à laisser tomber ton look de playboy de supermarché, ba tu m’feras signe. Hein. On ira boire un verre.
Breitling : Hey hey hey attends, qu’est ce qu’il a mon costume ? Tu l’trouves trop destroy ?
Arnaud : Oui, Arnaud j’écoute.
Breitling : Arnaud, ouais c’est moi. On est en bas de chez toi avec la voiture. Viens à la fête avec nous, ça va te changer les idées.
Arnaud : Il est mort ? Ba si il a pas souffert c’est déjà ça hein. Non, j’peux pas venir présenter mes condoléances dans cet état là. Ok. Ba j’prends une petite douche, j’arrive dans 10 minutes.
Breitling : Ba attends, t’es bourré ou quoi ? J’te dis qu’on ...
Arnaud : Ok.
Georges : Hey. Tu veux pas que je vienne avec toi ?
Arnaud : Nan. Dans ses moments là ... j’préfère être seul.
Johan : Alors ma prune, on s’est gavé sur ce coup là.
Arnaud : Vous vous êtes gavé aussi pour m’enlever toute ses conneries là.
Breitling : Moi j’étais pas pour hein. J’étais même au courant d’ailleurs.
Axel et Johan : Faillot !
Breitling : On va pas rester là, ça a l’air nul. On va à la rave !
Johan : Oh après ! Ce soir c’est fromage et dessert ! Gros gavage !
Johan : Hey Arnaud, t’as pas un p’tit patator pour moi là ?
Arnaud : Ouais.
Johan : Allez.
Arnaud : T’as une ordonnance ? C’est des emphètes hein !
Johan : Allez fais pas l’chacal. Elle parle pas un mot de Français. Ni d’Anglais ni d’rien. Si j’veux conclure faut que je sois à 200% là !
Arnaud : Quel grattard celui là !
Axel : Alors ?
Arnaud : Hey hey, j’crois pas que ce soit impossible. A mon avis, avec une bonne stratégie ...
Axel : Arrête, putain ! Tu vas pas développer une stratégie avec Marie Odile ! Non mais c’est vrai, si ça se trouve tu perds ton temps là. Oh laisse.
Arnaud : Non, déconne pas !
Axel : Marie-Odile ? Ca va ? Ouais ?
Marie-Odile : Ouais.
Axel : Dis moi ... tu suces ?
Breitling : Bon, on se tire d’ici et on va à la rave ! Y’a que des thons en plus ! J’disais pas ça pour vous.
Axel : Non non, mais tu peux y aller, elle parle pas un mot de Français. Tiens, on sait même pas ce qu’elle parle comme langue.
Johan : Je te présente Hergie.
Hergie : Igan Hergie.
Johan : Et lui, il s’appelle Quéquette.
Hergie : Quequette ?
Johan : Nan, nan nan. Quéquette. Elle a un peu de problèmes avec les prénoms Français, forcément. Donc, je récapitule, Vultex, Quéquette, Durex, Zigounette et Ergie.
Frère de Marie-Odile : Excusez moi messieurs, j’peux vous poser une question ?
Arnaud : Ouais ouais, pas de problème.
Frère de Marie-Odile : C’est lequel qui a demandé à ma sœur si elle suçait ? C’est toi ?!
Arnaud : Non ! Non non non non non non non, c’est pas moi !
Axel : C’est moi. Pourquoi, tu l’a remplacé ?
Johan : Tu ... tu you, come ... come with us ?
Hergie : Merci nan, j'ai bien ris pendant un quart d'heure mais là, merci les comiques.
Axel : Oh la honte !
Axel : Arnaud, roule doucement s’il te plait.
Breitling : Arnaud ... Arnaud, arrête toi, Axel va pas bien, si ça continue comme ça il va me gerber dessus.
Johan : Hey, mieux vaut toi que la voiture, Breit.
Arnaud : Axel, j’te jure que si tu vomis dans la voiture ... ah j’te laisse sur le bord de la route !
Johan : T’entends Axel ? Tu peux dégueuler sur Breitling, mais pas une goute sur les sièges hein ! Tout sur Breitling !
Breitling : Déconne pas, j’ai plus rien pour me changer ! Passe moi un sac, vite ! Retiens toi, retiens toi.
Johan : Tiens.
Breitling : Oh putain, mais t’es cons, c’est celui où y’a mon costard, merde !
Arnaud : Ouvra la fenêtre et met lui la tête dehors !
Breitling : J’ai cru qu’il allait me gerber dessus dis donc. Respire bien bien à fond, Axel. Ca va ?
Axel : Oh ! Oh !
Arnaud : Oh non, mes sièges, merde !
Johan : Ooooh, le porc ! Le porc ! Le porc !
Breitling : Putain Axel, meeeerde !
Johan : Hey, Axel, Raoul ! Raoul ! Le cri qui dessoûle !
Breitling : Putain Axel, tu m’fais pas rire. Sérieux, tu m’fais pas rire. Tu m’fais pitié, Axel. Chaque fois qu’on sort tu t’exploses la tête et tu fais chier tous l’monde ! Mais qu’est ce que t’as oublié pour te péter la gueule comme ça bordel ?!
Axel : Hey, de quoi j’me mêle là, hein ?! Hey, j’te demande moi pourquoi tu te sappes toujours comme si c’était mardi gras ?
Johan : Allô bonsoir, ici Monsieur Michel, du Ritz. Oui. Je voudrais réserver une table pour un de mes clients, au nom de Monsieur Allard. Arnaud Allard. Allard oui, ba comme l’inventeur du Rubik’s Cube. C’est son fils.
Fille [En rigolant] : Non, c’est parce que tu me fais penser à quelqu’un.
Johan : Oh ba ouais, je sais. On me le dis souvent.
Fille : Ah bon ?
Johan : Keanu Reeves !
Fille : Ha ha ! Ha ha ha !
Johan : Ouais ba tu sais Keanu Reeves tu le verrais en vrai.
Fille : Excuse moi, j’voulais pas te vexer.
Johan : Ah non non, mais j’suis pas vexé.
Fille : Mais te vexe pas, j’plaisantais.
Johan : Non mais putain ! Qui est ce qui est vexé ici ?! Hein ?
Fille : J’allais simplement dire que tu ressemblais à mon ancien mec.
Johan : Et ba ton ancien mec, il ressemblait à Keanu Reeves !
Arnaud : J’m’appelle Arnaud.
Anne : Anne.
Arnaud : Et ba Anne, j’ai follement envi de faire l’amour avec toi.
Anne : Ouais. Et bien Arnaud, va falloir te retenir hein.
Arnaud : Ah bon ? Pourquoi, t’es indisposée ?
Anne : Non non, disons que mon corps pourrait éventuellement tolérer ta présence mais c’est plutôt ma raison qui s’y oppose.
Arnaud : Mais attends, qui te parle de raison ? J’te propose simplement de vivre une fabuleuse aventure sexuelle avec moi. Mais vu ton manque d’œcuménisme. Bon c’est vrai que la baise avec moi c’est un peu l’aventure. Un an que j’ai pas pratiqué, autant dire qu’avec moi tu sais pas où tu vas. C’est soit le Nirvana, soit Montluçon.
Anne : T’as plutôt une gueule à venir de Montluçon que du Nirvana.
Axel : T’es seins seront comme des obus dont mon corps sera la cible. T’es jambes deviendront des ramparts que je devrais escalader pour conquérir ta fleur. Et de ta bouche sortiront les cris de plaisir qui deviendront le champ de ma victoire. Bon allez, assez de lyrisme, parlons baise.
Tu veux parler baise avec ma copine, toi ?!
Axel : Et bein toi aussi hein. I love you so much, sois pas jaloux.
Frère de Marie-Odile : Et bein tu vois, j’t’avais dis que je te retrouverais.
Homme : Tu l’connais c’mec ?
Frère de Marie-Odile : Ouais, très bien, ouais. En début de soirée il voulait enculer ma sœur.
Axel : Attends, attends, je peux t’e ...
Homme : Salut.
Homme : Salut.
Homme : Salut.
Axel : D’accord.
Arnaud : Alors ? Ca négocie ferme ? On a libéré l’otage ?
Frère de Marie-Odile : Nous on libère rien du tout, par contre toi, tu peux libérer ton porte feuille.
Arnaud : Hey hey ! Surprise ! Aaaah. Allez messieurs, on lève les mains.
Axel : Ah on fait moins les mariolles là, hein ?! Hein ?!
Arnaud : Bouge pas, toi ! Ceci est un Magnun. Le flingue le plus PUISSANT du monde ! Si j’te touche avec ça, j’repeins l’parking. Bon, et ba vu les dommages occasionnés, on va passer à la réparation du préjudice. Alors vous videz vos poches et vous balancez les portefeuilles ! Allez ! Allez ! Qu’est ce que tu fout là ?
Johan : Ba … j’récupère ma carte de téléphone. Elle est presque neuve.
Arnaud : On s’en bas les couilles de ta carte, là ! Récupère les affaires à mes pieds. J’peux pas être là et là ! Maintenant, on baisse son pantalon et l’caleçon sur les chevilles. Hein ? Allez !
Frère de Marie-Odile : J’te retrouve j’te tue.
Arnaud : Ouais ouais. Voilà le programme, vous allez tous vous mettre à genoux. Allez à genoux ! Voilà. Et maintenant vous faites la truie. Hein. La truie. Hein ? C’est bon ça la truie. Allez ! Allez ! [Ils s’exécutent] Plus fort, j’t’entends pas bien là !
Axel : Allez vas-y là, pense à ta sœur là, connard !
Arnaud : Mieux que ça là ! [Il tire] Gavage !
Johan : Oh le con ! Oh le con, il a tiré !
Breitling : Démarre putain, mais démarre.
Arnaud : J’trouve plus les clés.
Breitling : Mais démarre !
Johan : En douceur, vas-y en douceur.
Arnaud : Merde.
Johan : Qu’est ce qu’il y a ?
Arnaud : J’ai oublié mon pull dans la boite.
Axel : Qu’est ce qu’on en a à foutre de ton pull ?! Hein ?!
Breitling : Ca j’te confirme, on s’en fout de ton pull.
Arnaud : Hey heureusement que j’ai assuré. Sans moi vous étiez très mal, les mecs.
Johan : Ba attends on se serait défendu.
Arnaud : Ouais bien sur, Axel leur vomit dessus, toi tu leurs grattes des clopes, là vous leurs mettez la panique.
Johan : Oooh, le porc, le porc, le porc, le porc, le porc, le porc, le porc, le porc !
Le commissaire : Conduite en état d’ivresse, excès de vitesse, recel de portefeuille, dégradation de matériel appartenant à l’Etat, détention de stupéfiant et j’suis sur qu’avec un petit test de dépistage on pourrait rajouter consommation de stupéfiant. Mais vous êtes nos gros gagnants de la semaine !
Arnaud : Ecoutez, y’aurait pas moyen de s’arranger ? Vous comprenez ... on est étudiants hein.
Le commissaire : T’entends Robert ? Le monsieur demande si on fait des tarifs étudiant. Mais évidement qu’on va faire quelque chose pour des pauvres étudiants, qui roule en Mercedes. Qu’est ce que tu dirais d’un petit versement journalier aux œuvres de la Police ? 1000 balles par jours pendant 30 jours ? Et puis aux 30ème jours, on t’rendrait gentiment les présentes souches de l’ensemble des procès verbaux, comme ça ça t’évite la taule, le jugement et l’reste.
Arnaud : Vous pourriez pas nous accorder des facilités de paiements ? 10 francs par jour pendant 3000 jours ?
Arnaud : Anne : 04.42.30 ... Anne : 04.42.30 ... Anne : 04.42.37 Merde !
Axel : Merde !
Breitling : Mais arrêtez d’parler à sa place ! On a même pas de quoi lui payer une mobylette ! Arnaud, qu’est ce que tu veux vraiment ? Regardes moi, tu me reconnais ? J’suis la fée Clochette. Ton vœux c’est quoi ?
Arnaud : J’veux passer l’oral.
Axel : Ah ouais, ba alors ça tu peux oublier direct. T’as pas eu l’écrit, tu peux pas passer en deuxième année, c’est éliminatoire, point barre. Bon maintenant ... sois positif, voilà prends les choses du bon côté : t’auras pas à t’enfermer pour réviser l’oral. Hein ?
Breitling : Ah non non non non non, objection. Il a dis qu’il voulait son exam on va lui avoir son exam.
Johan : J’crois pas que la fac modifie son règlement pour Arnaud. Arnaud s’est planté, point. J’vais pas d’solution.
Breitling : Mais si y’a une solution : on rentre dans la fac et on change la note sur l’ordinateur.
Johan : Attends, alors toi, Julien Madigan, tu veux rentrer dans la fac par effraction ? Les séquels de l’accident ou quoi ? Tu t’prends pour James Bond ? J’t’explique, la fac est surveillée, on sait même pas comment changer les notes, j’vois même pas pourquoi j’discutes, c’est n’importe quoi !
Breitling : Pour l’informatique on a Axel, t’es d’accord Axel ?
Axel : Ba ouais les gars, pour moi c’est « easy right », pas d’problème !
Johan : Je rêve : Indiana Jones et MacGyver dans l’même feuilleton ! T’es un irresponsable grave, toi !
Le commissaire : Vous êtes sur que vous voulez pas que je vous dépose chez vous ?
Breitling : Ah non non, ont a des exams ce matin, si ont commence à rentrer chez nous ...
Le commissaire : C’est comme vous voulez, d’façon j’vous met l’prix de la course sur votre note.
Axel : Pardon ?
Johan : Et c’est combien l’prix de la course ?
Le commissaire : Prix d’ami : mille balles.
Johan : Mille balles ?!
Arnaud : Mille balles ...
Johan : Ah non merde ! C’est vachement plus cher qu’un taxi ça !
Le commissaire : Dis donc, tu sors tout juste d’une tentative d’homicide et tu recommences déjà à discuter les tarifs ?!
Johan : Bon hey les mecs, moi j’fais l’gaie.
Axel : C’est ça, imite le hibou si quelqu’un vient.
Johan : Axel, arrête l’humour, ça te réussit pas.
Breitling : Au lieu de faire le con viens plutôt m’aider à braquer un ordinateur, ça expliquera la porte fracturée.
Arnaud : Non non mais attends, on va pas s’encombrer d’un ordinateur là. Un peu de vandalisme devrait suffire. On a eu une conférence il y a une semaine sur le droit à l’avortement. On n'a qu’à écrire un message sur le mur anti avortement style « Avorter = Tuer », c’est tout.
Arnaud : J’ai été con d’y croire, putain !
Axel : Non mais attendez les mecs, où est le problème ? On change le listing. Il suffit de tirer la liste des notes sur l’imprimante, moi ça m’prends à peine 5 minutes.
Breitling : Mais on a pas la clé de ce truc là ! Les listes ont été exposées pendant une journée entière, tout l’monde sait que Arnaud a pas eu son année !
Axel : Bon, stop, question : est ce que tu sais toi si Stephan Casanova a eu son année ?
Breitling : Qui ça ?
Axel : Stephan Casanova.
Breitling : J’sais pas.
Axel : Et ba voilà. T’as la preuve que personne s’apercevra du changement. Bon Arnaud, t’as pas d’autres copains que nous et puis de toute façon les jours de résultats, les gens sont trop occupés à pleurer leurs mères ou à fêter leurs réussites pour s’intéresser aux autres. Non ?
Johan : Pas con.
Arnaud : Michael. Oh putain, il sait lui ! Il l’a même filmé ! Ah j’peux vous dire que ça l’a marqué.
Axel : Ba alors faut l’buter.
Johan : Monsieur Georges !
Georges : Qu’est ce que tu fout là toi ?! Casse toi bordel, ils vont pas tarder !
Johan : Monsieur Georges, il faut que vous les reteniez pendant un quart d’heure. Sans ça on est grillé.
Georges : D’accord d’accord d’accord, attends. Tonton Georges a dis qu’il vous aidais, il va vous aider.
Johan : Merci M’sieur Georges. Euh … vous auriez pas les clés de la vitre où sont affichés les résultats ?
Georges : Ah non, ça j’ai pas ça.
Johan : Une caisse à outils ?
Georges : Une quoi ?
Johan : Une caisse à outils ?
Georges : Oui ça j’ai bien mais ... dans ma cabane là bas. Tu viens la chercher avec moi ?
Johan : Euh ... non non, non non, moi j’vais attendre là, j’vais faire le gai.
Georges : Si, viens avec moi.
Johan : Non non.
Georges : Pour m’aider à la porter.
Johan : Oooh, vous êtes costaud, M’sieur Georges.
Georges : Tu m’attends hein ?
Johan : Oui oui.
Georges : Tu veux pas venir ?
Johan : Non non. J’fais l’gai.
Georges : J’reviens. Tu m’attends ?
Johan : Oui.
Arnaud : Oh putain, y’a rien à faire. Ah non, j’suis maudit là.
Johan : T’es vraiment un sinistré d’la vie.
Breitling : Arnaud Allard. Tu l’fais vraiment exprès.
Axel : Ah non ! Là franchement j’peux rien faire, c’est fonction de l’alphabet. Les premiers dans l’alphabet passe l’oral en premier, c’est comme ça, voilà.
Arnaud : Je passe dans 2 heures.
Johan : Faut vraiment être con pour s’appeler Allard, hein ! Tu peux pas t’appeler Mallard, comme tout l’monde ?! T’aurais une journée d’plus.
Arnaud : Ca fait trois ans que je le révise mon oral. C’est pas ça l’problème, j’suis crevé, j’ai pas dormi, t’as vu la touche que j’ai, j’suis à moitié à poil. En plus on a même plus d’patator.
Breitling : Bon passe moi t’es clés, on va te chercher des fringues. Toi tu m’le maintiens sous pression, faut positiver. Allez, amène toi !
Johan : Zallard. Ca c’est un beau non : Zallard.
Directeur : Georges, qu’est ce qui se passe ? Qu’est ce que c’est que cette histoire de grève ? Allez, ouvrez moi, nous allons en parler dans mon bureau.
Georges : Bureau mes couilles, moi j’veux ce que j’ai demandé.
Directeur : Bien, je suis là pour vous écouter. Qu’est ce que vous voulez, une augmentation ? Vous savez les temps sont difficiles, moi-même je ne sais pas si ...
Georges : Non non non non non non non, moi j’veux juste le droit d’porter un flingue.
Directeur : Vous n’y pensez pas !
Georges : Ah si. Constamment.
Directeur : Georges, c’est impossible.
Georges : Ba une matraque alors ! Une matraque !
Directeur : Mais Georges ...
Georges : Toute petite.
Directeur : Bon, quoi d’autres ?
Georges : Euh ... j’sais pas moi ... un parapluie.
Directeur : Si ça ne tient qu’à ça j’vous donne le mien.
Georges : Ah non non non, moi j’veux pas un parapluie d’pédé moi. Enfin, sauf votre respect. J’voudrais un parapluie à la James Bond voyez ... avec le flingue et la matraque incorporé.
Johan : De la psychologie, Arnaud. Surtout de la psychologie. C’est simple : un oral, c’est un tiers de connaissance, un tiers de chance et un tiers de psychologie. Hein ? Si tu sais plaire à ton examinateur, si tu lui fais pitié ... c’est gagné ! Tu comprends ? Il faut qu’il cesse de te voir comme un étudiant, il faut qu’il te prenne pour ... pour un être humain ! Hein ? Tu dois humaniser ton oral. Il faut surtout pas passer un oral impersonnel. Par exemple, il te parle divorce, tu dis que tu connais bien l’problème. Pour l’héritage, tu prends un air grave.
Arnaud : Ouais c’est ça ouais, et pour l’viol, j’parle de ma sœur.
Johan : Ba ouais, bonne idée.
Arnaud : Oh, qu’est ce que vous foutiez ?!
Breitling : Bein rien, c’est ta colloque, elle m’a pris la tête, elle voulait absolument que je reste. Elle s’est enfermée dans la chambre avec t’es fringues et quand elle a bien voulu ouvrir elle m’a fait un plan du style ... ba si t’es très très gentil j’te dirais où elles sont cachées.
Johan : Et alors ?
Axel : Ba et alors, ont a été très très gentils.
Johan : Oh les cons !
Arnaud : A une heure de mon oral ? Vous êtes vraiment des sauvages.
Arnaud : Bonjour Monsieur.
Examinateur : Bonjour Monsieur. Vous allez me préparer le contrôle fiscal : droit du contribuable.
Arnaud : Mon père s’est suicidé à cause d’un contrôle fiscal. S’est vous dire si j’suis concerné par la question.
Duprez : Par ici s’il vous plait.
Arnaud : Bonjour Monsieur.
Duprez : Bonjour jeune homme.
Arnaud : Excusez moi, j’ai un p’tit torticolis là.
Duprez : Oui ba asseyez vous j’vous en prie. Brutalité exercé sur les animaux.
Arnaud : Pardon ?
Duprez : C’est le sujet.
Arnaud : Ah. Et ba j’adore les chats. Tenez hier encore, j’ai aidé mon voisin qui avait perdu son chat.
Duprez : Tout l’monde n’est pas comme vous, malheureusement.
Arnaud : Personnellement, j’estime que les animaux doivent être considérés comme des êtres humains à part entière .D’ailleurs je suis végétarien.
Duprez : Ah. Et quelle peine préconisé vous contre les brutalités exercés sur les animaux ?
Arnaud : Prison ferme.
Duprez : Bien, bien. Que savez vous de la jurisprudence de l’arrêt cassif de Dijon ? Excusez moi. Vous ... Vous avez ... Vous avez une Mercedes noire ?
Arnaud : Non.
Duprez : Si. Si. Vous avez ... une Mercedes noire avec des bandes jaunes sur les cotés et des grosses cornes roues comme ça qui font tototototo tototototo taratatatata ! Alors à vous, rien qu’à vous, je vais dire la note ... zéro ! Zéro ... comment ? Allard ! Zéro, Allard, le zéro de la défaite ! Le zéro éliminatoire !
Arnaud : J’peux vous répondre sur l’arrêt cassif de Dijon, j’connais bien la question
Duprez : Zéro ! Zéro ! Le zéro de la vengeance ! Zéroooo ! Le vengeur masqué !
Arnaud : Là je vais me planter là ! J’ai fais l’impasse, j’connais que le fond d’commerce.
Breitling : Et ba c’est ça qui va tomber, faut positiver !
Johan : Allez, c’est ton dernier oral, ça va marcher.
Axel : Le fond d’commerce ! Allez, le fond d’commerce.
Arnaud : Le fond d’commerce, ouais ! Le fond d’commerce, ouais. S’il vous plait, le fond d’commerce, ouais. Bonjour madame.
Sophie Ravec : Monsieur Allard, j’suis contente de vous revoir. Y’a un sujet qui vous ferait plaisir ?
Arnaud : Le fond d’commerce ?
Sophie Ravec : Vous allez me préparer l’acte de vente.
Axel : Bravo.
Johan : Ba ... attendez les mecs, c’est quand même pas ma faute si il a la poisse.
Arnaud : J’suis désolé pour hier.
Sophie Ravec : Non non, ne vous déplacez surtout pas, je viens à vous. Alors monsieur Allard, je vous écoute.
Arnaud : Alors ...
Johan : Espèce de connard !
Sophie Ravec : Arrêtez ! Non mais ça va pas ?!
Johan : P’tite pute ! Tu vas voir p’tite pute !
Sophie Ravec : Tu sors !
Johan : Oh toi la grosse, tu m’lâches !
Sophie Ravec : Tu sors !
Johan : Tiens !
Arnaud : Aïe !
Johan : Grosse salope !
Arnaud : Aïe !
Sophie Ravec : Johan !
Johan : Espèce de gros con !
Sophie Ravec : Johan !
Johan : J’te retrouverai, toi ! J’te retrouverai.
Sophie Ravec : Ca va ?
Arnaud : Il est con ce mec !
Sophie Ravec : Qu’est ce que vous lui avez fait ? J’l’ai jamais vu dans un état pareil.
Arnaud : Mais non, rien. Quand j’ai vu comment il se comportait avec vous hier, j’ai dis à quelques copines de se méfier. Il a des attitudes que je n’admets pas. C’est tout.
Sophie Ravec : Monsieur Allard, on continue sur le fond d’commerce ?
Amie de Breitling : Bien le look, ça s’arrage.
Breitling : Ah mais, j’me donne du mal hein.
Amie de Breitling : Ah ouais ouais ouais, net progrès là.
Breitling : Hey attends ttends ttends ttends. J’te retourne le compliment. Tu sais que t’es bonne en tailleur ?
Amie de Breitling : Ah c’est un compliment ça ?
Breitling : Ah ba ... disons que j’m’adapte à mon nouveau look.
Amie de Breitling : En faite j’passe mon oral. Dis donc t’étais pas là hier.
Breitling : A une soirée.
Amie de Breitling : Rude la soirée ?
Breitling : Ah ouais, rude ouais.
Amie de Breitling : Ba tu m’racontes ton histoire autour d’un café ?
Breitling : A écoute, là j’peux pas parce que j’attends un copain, par contre ce soir, avec plaisir. Et je ne te raconterais ma soirée que si tu restes en tailleur.
Amie de Breitling : Ok, à ce soir. Et si ton histoire est plaisante, il se peut que je ne reste pas en tailleur.
Breitling : Oooh, toi tu m’mets la pression, hein ?
Michael : Et maintenant monsieur Arnaud Allard va nous expliquer comment il a pu passer l’oral alors qu’il a été recalé à l’écrit. Hein Arnaud ?
Arnaud : Et bein, on a truandé.
Breitling : Axel est rentré dans l’ordinateur de la fac et il a changé la note d’Arnaud, facile.
Michael : Et vous dites ça comme ça, devant la caméra, devant des centaines de spectateurs ?
Axel : Ah non, des centaines de spectateurs, mais I love you Michael, mais arrête de fumer, y’a que ta mère et toi qui l’a regarde ton émission.
Colocataire : Qu’est ce qui se passe ici ? Vous organisez une p’tit fête ?
Axel : Ohla ohla. Y’a malaise là. Excuse nous mais on organise une soirée romantique pour Arnaud alors, j’dis pas ça pour vous hein, mais si on entend t’es habituels bruits orgasmiques derrière au fond, enfin j’veux dire c’est raté.
Colocataire : Tu changes pas d’humour toi. J’te présente mon père.
Georges : Salut les jeunes !
Breitling : Ah ba c'est-à-dire que non, Arnaud est pas là.
Georges : Ah oui mais ce soir y’a du foot et puis quand y’a du foot j’vais regarder ma télé chez mon Paulo. Ca pue ici, c’est une infection. Ba il est où mon canapé ?
Breitling : Ba c'est-à-dire que ...
Axel : On fait une p’tite fête ...
Johan : Pour Arnaud.
Georges : Dites ... c’est pas une soirée télé ?










