Précédent | Suivant | Jouer

Inscrivez vous ! / Réplikultes sur Facebook ! / replikultes@gmail.com / Vous voulez entrer dans l'équipe ?

Fiches de films - Informations

Film suivant (Harry Potter (6) et le prin...) (Harry Potter (1) à l'écol...) Film précédent

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

/ 10 (Moyenne : 9 / 10 pour 37 notes)
Affiche
Caractéristiques
Titre original : Harry Potter and the Prisoner of Azkaban
Réalisateur : Alfonso Cuaron
Année de production : 2004
Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h20
Synopsis

Sirius Black, un dangereux sorcier criminel, s'échappe de la sombre prison d'Azkaban avec un seul et unique but : retrouver Harry Potter, en troisième année à l'école de Poudlard. Selon la légende, Black aurait jadis livré les parents du jeune sorcier à leur assassin, Lord Voldemort, et serait maintenant déterminé à tuer Harry...

Personnages

Harry Potter (Daniel Radcliffe) : Notre petit sorcier à la cicatrice.
Ron Weasley (Rupert Grint) : Meilleur ami d'Harry.
Hermione Granger (Emma Watson) : Meilleure amie d'Harry.

Sirius Black (Gary Oldman) : Le prisonnier qui s'est échappé d'Azkaban.
Rubeus Hagrid (Robbie Coltrane) : Gardien des clefs et des lieux à Poudlard, professeur des Soins aux Créatures Magiques.
Albus Dumbledore (Richard Harris) : Le directeur de l’école.
Minerva McGonagall (Maggie Smith) : Le professeur de Métamorphose de l’école Poudlard.
Severus Rogue (Alan Rickman) : Le professeur de Potions à Poudlard.

Sybille Trelawney (Emma Thompson) : Le professeur de Divination à Poudlard.
Remus Lupin (David Thewlis) : Le professeur de Défense contre les Forces du Mal à Poudlard.

Cornelius Fudge (Robert Hardy) : Le Ministre de la Magie.

Stan Shunpike (Lee Ingleby) : Le contrôleur du Magicobus.

Ernie (Jimmy Gardner) : Le conducteur du Magicobus.

Drago Malefoy (Tom Felton) : Fils d’une riche famille de sorciers, rival d’Harry.
Vernon Dursley (Richard Griffiths) : L’oncle d’Harry.
Petunia Dursley (Fiona Shaw) : La tante d’Harry.

Tante Marge (Pam Ferris) : Une autre tante d'Harry.
Argus Rusard (David Bradley) : Le concierge de Poudlard, toujours accompagné de sa chatte Miss Teigne.
Neville Londubat (Matthew Lewis) : Un élève de Gryffondor un peu maladroit.

Ginny Weasley (Bonnie Wright) : La petite soeur de Ron.

Dudley Dursley (Harry Melling) : Cousin d’Harry.

Avis personnel

L'avis de VincZt :

 

Il était temps de faire un peu de dépoussiérage. Chris Columbus n'a pas rempilé pour le troisième épisode de Harry Potter, sous prétexte que son travail l'empêchait de voir ses enfants. Les rumeurs se sont donc excitées à imaginer quel autre réalisateur reprendrait le flambeau. Il fut au tout début prévu que Spielberg réalise Le prisonnier d'Azkaban. Puis fut confirmée la nouvelle qu'un réalisateur mexicain peu connu du grand public, Alfonso Cùaron, s'attèle à cette tâche. Prévu initialement pour décembre 2003 (logique car Harry Potter 1 et 2 étaient respectivement sortis en décembre 2001 et décembre 2002), Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban voit sa sortie repoussée en été 2004, suite au décès brutal de Richard Harris au cours de l'année 2002. C'est Michael Gambon qui reprend le rôle de Dumbledore, le directeur farfelu de l'école de magie Poudlard.

Autant dire qu'avec de tels changements dans la préparation du film, on ne pouvait avoir un résultat similaire aux deux premiers films de Columbus. La preuve avec les images qui suivent plus bas et le synopsis.
Bref, le ton s'annonce d'ores et déjà bien plus sombre. Un tueur en liberté, c'est pas ce qu'il y a de plus courant dans un film pour enfants. Plus la saga avance, plus l'univers s'assombrit. La Chambre des Secrets l'avait déjà prouvé, mais sa noirceur apapraît comme du pipi de chat face à celle du prisonnier d'Azkaban . Les fans des films de Columbus ont crié au sacrilège dès la sortie en été 2004 de Harry Potter 3, dont les lieux changent du tout au tout. Le Saule Cogneur, arbre agressif contre lequel Harry et Ron s'écrasent en voiture volante au début du premier épisode, n'est maintenant plus dans la cour du château mais planté sur une colline ardue. Les pelouses ne sont plus verdoyantes mais sèches, et des rochers pointus la bordent ça et là, présentant du coup un jardin plus meurtriers qu'à l'accoutumée. La cabane de Hagrid est toujours située près de la Forêt Interdite, mais elle est, tout comme le Saule Cogneur, très éloignée du château, et en pente. Techniquement, la photographie du film change. Les couleurs ne sont plus chaleureuses, elles sont ternes, grises et froides, la peau des personnages est plus pâle, le château devient un lieu moins enchanteur, plus poussérieux, se rapprochant plus d'une vieille acamédie anglaise austère (le cours de défense contre les forces du mal fait penser au cercle des poètes disparus avec chaque élève qui passe à son tour une épreuve avec une musique mise par le professeur).

Si ces quelques phrases ne vous ont pas convaincus, il va falloir vous y faire. La saga Harry Potter prend un tournant décisif. Les deux premiers livres et films servaient d'introduction pour présenter un monde caché. Maintenant, on entre à fond dans ce qui s'apparente plus à un thriller fantastique qu'à un film pour enfants. Columbus Disney a laissé la place à Cùaron Burton.

L'univers musical même de John Williams s'en retrouve bouleversé. Le compositeur livre une écriture certes plus sombre mais aussi plus moyen-âgeuse (en témoigne un des thèmes récurrents, Double Trouble). Mais qui dit univers plus agressif dit aussi héros plus matures. Harry, Ron et Hermione sont maintenant des adolescents qui n'hésitent pas à mettre au placard l'uniforme scolaire pour porter des jeans délavés, des vieilles baskets et des t-shirts chiffonnés. Les acteurs sont bien plus à l'aise dans leurs rôles et un fossé s'est littéralement creusé entre l'interprétation columbusienne et celle cùaronnoise. Même si cela reste assez moyen, cela se rapproche plus du moyen-bon que du moyen à tendance très mauvais des premiers films. On appréciera les nouveaux venus tels que Michael Gambon qui campe un Dumbledore plus déjanté et farfelu, ce qui colle plus à l'oeuvre d'origine, à défaut d'un personnage tout de même moins présent mais qui gagne en malice. David Thewlis, qui interprète Remus Lupin, un nouveau professeur, est un personnage dont le capital sympathie est en croissante augmentation avec sa bienveillance. Emma Thompson, qui a le rôle du professeur Trelawney, rejoint la famille Harry Potter avec un personnage lui aussi déjanté mais qui, par rapport à l'oeuvre d'origine, perd son côté mystique et sérieux au profit d'un léger cabotinage. La palme revient à Gary Oldman, qui interprète le fameux Sirius Black. Gagné par la folie suite aux difficiles années passées dans la cruelle prison des sorciers, son personnage se présente comme inquiétant et émotionnellement instable (jusqu'au moment de la révélation finale). On notera également les nouvelles créatures virtuelles comme Buck l'hippogriffe, une créature mi-aigle mi-cheval majestueuse particulièrement convaincante et plus vraie que nature (d'ailleurs, on voit l'animal faire ses besoins, une première pour un animal numérique) et les Détraqueurs, sorte de fantômes noirs qui se nourrissent de la tristesse des gens pour les vider de leur vie (effrayant comme bébêtes, ça!).

Mais il y a un gros point noir à tout ça. c'est beau de tout faire en mieux et en noir (Back In Black, disait la promo du moyen Men In Black 2), mais encore faut-il un scénario qui tienne la route. Car Harry Potter 3, c'est quelques 500 pages condensées en deux heures. Alors va savoir pourquoi Harry Potter 1 et 2 (respectivement 300 et 450 pages) sont condensés en deux heures et demi? Le scénariste Steve Kloves a bien charcuté comme il faut (un peu trop même), mais à la différence que cette fois, on y croit. Des sous-intrigues sont complètement zappées, y compris celles de l'intrigue principale. Pourquoi Sirius et Pettigrow peuvent se transformer en animaux? D'où vient la Carte du Maraudeur et comment Sirius connaît son existence? Quel lien unit Sirius, Peter, James et Remus? Pourquoi Harry fait apparaître un cerf pour contrer les Détraqueurs? Autant de questions qui ne trouvent leurs réponses que dans le livre, ce qui fait que Harry Potter 3, film visuellement inventif à la réalisation nerveuse, pêche par un scénario qui dérangera pas mal ceux qui ont la flemme de lire les bouquins sous prétexte qu'il y a un film qui traite du sujet (paresseux, va!). Mais on ne va pas bouder son plaisir. La nouvelle ambiance, les nouveaux décors et les nouveaux personnages, sans oublier des scènes d'action plus violentes (le quidditch sous une pluie meurtrière) font de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban un des meilleurs films pour (grands) enfants.