Fiches de films - Répliques
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Les évadés
Red : Oui m'sieur.
Membre de la commission : Croyez vous être réhabilité ?
Red : Oui monsieur, absolument. J'veux dire, ça m'a donné une leçon. J'peux dire sincèrement que j'suis un homme changé. J'veux dire, j'suis plus un danger pour la société. C'est la vérité vraie j'vous jure.
Red [narrateur] : Il doit y avoir un détenu comme moi dans chaque prison d'Amérique. J'suis l'type qui peut tout avoir. Des cigarettes, un peu d'herbe si c'est ton truc, une bouteille de cognac pour fêter le diplôme du p'tit dernier... A peu près tout ce qui est pas déraisonnable. Oui m'sieur. J'suis un véritable catalogue par correspondance. Alors, quand Andy Dufresne est venu me voir en 1947 et qu'il m'a demandé de faire venir Rita Hayworth en prison je lui ai dis: "pas de problème".
Brooks : Est-ce que... Est-ce que tu... Compte manger ça ?
Andy : Non, je n'en ai pas l'intention.
Brooks : Hey tu permet ? [Andy lui donne le ver] Ohhh il a l'air à point !
Un prisonnier : J'ai rien fait, c'est l'avocat qui m'a baisé.
Red : Red. On m'appelle Red.
Andy : Red. Pourquoi on t'appelle comme ça ?
Red : P'tet parce que j'suis Irlandais.
Red [narrateur] : Et
c'est comme ça que c'est arrivé, jusqu'au dernier jour de ce travail,
l'équipe qui goudronnait le toit de l'atelier au printemps 1949,
faisait une pause vers les 10H du matin, pour boire une bonne bière
Allemande bien fraîche, grâce au plus dur de tous les matons, qui ait
dirigé une équipe à la prison de Shawshank.Hadley : Buvez la tant qu'elle est fraîche les filles.
Red [narrateur] : Ce colossal connard s'arrangeait même pour paraître magnanime. On s'asseyait pour boire, le soleil sur les épaules, et on se sentait comme libre. On aurait pu goudronner le toit se nos propres maisons. Nous étions les seigneurs de la création. Quant à Andy, il passait sa pause accroupi à l'ombre, Un étrange petit sourire à la bouche, en nous regardant siffler nos bières.
Heywood : Hé t'en veux une fraîche Andy ?
Andy : Non, merci j'ai cessé de boire.
Red [narrateur] : Vous pourriez me dire qu'il a fait tout ça pour s'attirer la faveur des gardiens ou peut être pour ce faire des amis parmi les détenus. Moi je crois, qu'il l'a fait juste pour ce sentir à nouveau normal.
Un prisonnier : Heywood c'est pas de la saponite. C'est pas non plus de l'albatre.
Heywood : Non mais qu'est ce que t'es toi putain ! Géologue ?
Un autre prisonnier : Non mais il a raison ! C'est pas de la pierre !
Heywood : Ben alors qu'est-ce que c'est ?
Red : Une crotte de cheval.
Heywood : Merde de merde !
Red : Non, merde de cheval... pétrifiée.
Warden Norton [tenant la bible d'Andy] : Je suis heureux de vous voir lire ceci. Vous avez des passages préférés ?Andy : "Veillez donc mes frères car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra"
Warden Norton : Mark Chapitre XIII verset 35. J'ai toujours aimé ce verset. Mais je préfère "Je suis la lumière du monde, qui me suis ne marchera pas dans les ténèbres mais aura la lumière de la vie."
Andy : Jean Chapitre VIII verset 12.
Brooks : J'en ai marre de tout le temps avoir peur. J'ai décidé de pas rester. Je crois qu'ils ne feront pas de vagues pour un vieil escroc comme moi.
Un gardien : Bon pour toi Andy.
Andy : Waow. Ca n'a pris que six ans. Maintenant je vais écrire deux lettres par semaine au lieu d'une.
Red : Je
ne sais pas ce que ces deux Italiennes étaient en train de chanter, à
dire vrai je veux pas le savoir. Vaut mieux pas dire certaines choses.
Je crois que c'était quelque chose de si beau que ça ne peut pas
s'exprimer avec des mots. Et c'est pour ça que votre coeur en souffre.
Ces voix s'élevaient plus haut et plus loin qu'aucun prisonnier
n’aurait pu rêver. C'était comme un oiseau merveilleux qui venait
voleter dans nos cages. On ne voyait plus les murs, et pendant ces
courts instants, chaque homme de Shawshank s'est senti libre.
Andy : Ils ont défoncé la porte avant que je puisse demander ce que vous vouliez.
Un prisonnier : Ça valait deux semaines au trou ?
Andy : Les meilleurs depuis que je suis là.
Un prisonnier : Tu parles d'une connerie. Y a rien de pire que deux semaines au trou.
Un autre prisonnier : C'est vrai, une semaine au trou, c'est comme une année. [...]
Andy : J'avais monsieur Mozart pour me tenir compagnie.
Prisonnier : Quoi, ils t'ont laissé emporter le tourne-disque au trou ?
Andy : Il était là [Andy désigne sa tête], et là [Andy désigne son coeur]. C'est ça, la beauté de la musique. On ne peut pas te l'enlever. Vous n'avez jamais ressenti ça avec la musique ?
Red : Bah, je me débrouillais pas mal à l'harmonica. Mais j'ai plus continué ici. Ici, ça n'a plus aucun sens.
Andy : C'est ici que ça a le plus de sens. On en a besoin pour ne pas oublier.
Red : Oublier ?
Andy : Ne pas oublier que... Qu'il y a des endroits, dans le Monde, qui ne sont pas fait de murs de pierre. Que il y a... qu'il y a quelque chose, en nous, qu'ils ne peuvent atteindre, qu'ils ne peuvent toucher. Qui est à vous.
Red : Mais de quoi tu parles ?
Andy : L'espoir.
L'espoir... Laisse moi te dire quelque chose : L'espoir, c'est dangereux. L'espoir peut rendre un homme fou. Ça sert à rien en tôle. Tu devrais te faire à cette idée.
Red : Oui monsieur, sans aucun doute. Je peux vous dire que je suis plus le même homme... Plus un danger pour la société. C'est la vérité de Dieu. Absolument réhabilité.
[classement de bouquins pour la bibliothèque]Heywood : "L'île au trésor"... Robert Louis...
Andy : Stevenson. Fiction, aventure. Qu'est ce qu'il y a d'autre ?
Red : Moi j'ai là... "Comment réparer son auto" et "La sculpture sur savon"
Andy : Bricolage et Hobby ça va au rayon éducatif, juste derrière toi.
Heywood : "Comte de Monté-Crisco"
Un prisonnier : C'est "Cristo" imbécile heureux !
[Red se marre]
Heywood : D'Alexandrie Du-masss... Du-mak.
[Red rigole de plus belle]
Andy : Dumak ? Dumas. Tu sais de quoi ça parle ? [Heywood fait non] Une des plus belles évasions de prison.
Red [serieux] : Il faut le ranger aussi au rayon éducatif ! Pas vrai ?
Andy : Bien. Tu ne lis pas, très bien.
Andy : Non, moi j'arrête. Je ne vous aiderai plus. Trouvez quelqu'un d'autre pour vos combines.
Warden : Tu n'arrêtes rien. Rien. Ou tu auras la détention la plus dure qui soit. Plus aucune protection de la part des gardiens, je te vire de ta cellule style chambre du Hilton, et je t'envoie dormir avec les sodomites. Tu auras l'impression d'être baisé par un train. Quand à ta bibliothèque, finie, murée, briques par briques. Nous ferons un petit barbecue de bouquins dans la cour, on verra les flammes à des kilomètres, nous danserons autour de ce feu de joie comme des indiens. Tu me comprends ? Est ce que tu vois ce que je veux dire ? Ou tu me trouves trop obtu ? [Il se lève puis s'adressant au gardien] Donnez lui un mois de plus pour réfléchir.
Membre de la commission : D'après votre dossier vous avez fait 40 ans de votre perpétuité. Pensez vous être réhabilité ?Red : Réhabilité ? Voyons que j'réfléchisse... Je crois que je n'ai aucune idée de ce que ça veut dire.
Membre de la commission : Hé bien ça veux dire que vous êtes prêt à retourner dans la société.
Red : J'sais pas ce que ça veut dire "être prêt" mon garçon. Pour moi c'est une simple formule. Un beau discours de politicien pour que... Pour que des gamins dans votre genre portent des costumes cravates et... Et ne soient pas au chômage. Que voulez vous savoir exactement ? Si je regrette ce que j'ai fait ?
Membre de la commission : Vous regrettez ?
Red : Il n'y a pas un seul jour qui passe sans que j'éprouve des regrets. Pas parce que vous me le demandez que je devrais en avoir mais parce que... Je repense à l'époque où j'étais dehors. Où j'étais... Un gamin idiot qui a commit un horrible crime. Je voudrais lui parler. Je voudrais essayer de lui faire entendre raison. Lui expliquer comment sont les choses. Mais j'peux pas. Ce gosse est mort il y a longtemps. Il ne reste plus que ce vieux bonhomme... Je devrais vivre avec ça. Réhabilité ? Un mot qui veut rien dire. Alors mon garçon mettez tous vos tampons sur vos formulaires et ne me faites pas perdre mon temps. Parce que pour vous dire la vérité... J'en ai rien à foutre.
Red : Pour la deuxième fois de ma vie, je suis coupable d'un crime : violation de liberté conditionnelle, mais je doute quand même qu'ils aillent jusqu'à barrer les routes pour ça, pas pour un vieil escroc comme moi. Je suis si exité que j'ai du mal à rester assis ou à garder une idée en tête. Je crois qu'il y a qu'un homme libre qui puisse ressentir ça, un homme libre qui se lance dans un long voyage dont l'issue est incertaine. J'espère que j'arriverais à passer la frontière, j'espère que je verrais mon ami et pourrais lui serrer la main. J'espère que le Pacifique est aussi bleu que dans mes rêves. J'espère...









