Fiches de films - Répliques
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Le Retour du Grand Blond
Toulouse : Nous allons presenter nos devoirs à notre nouveau ministre.
Perrache : Il vient de l'Agriculture. Il a 45 ans, une femme imbaisable et quatre enfants, ce qui tendrait à prouver qu'il est capable du pire.
Ministre : Ah, voilà ce qui est intéressant, c'est cette notation de la main même du Colonel Milan. "Le Grand Blond avec une chaussure noire est un homme du Colonel Toulouse. Super agent travaillant en solo, couverture exceptionnelle, violoniste, sang froid, nerfs d'acier, redoutable. Le Grand Blond avec une chaussure noire est sans doute ce que j'ai rencontré de plus dangereux en 30 ans de service de renseignements."
Toulouse : Je m'en vais te l'coincer, le Grand Bouc ! Sa déclaration d'impôts ?
Perrache : Il paie ses impôts, Monsieur.
Toulouse : Pourquoi ?
Perrache : Ah, je ne sais pas, Monsieur.
Toulouse : Décidément, il faut toujours qu'il se distingue, cet ahuri.
Perrache : On aurait peut-être pu lui dire que...
Toulouse : Quoi ? Que vous l'avez choisi au hasard à Orly ? Que le Grand Blond était un civil ? N'importe qui ? Un homme dans la foule ? Un piège à cons ? Non, non, mon petit Perrache, nous risquons notre place et vingt ans de prison. N'oubliez jamais qu'il est mort, et que l'arme du crime, c'est le Grand Blond.
Perrache : Elle sera à Paris dans 8 jours, l'arme du crime.
Toulouse : [Au téléphone] Bien, Monsieur le Ministre, je vais faire le nécessaire. [Il raccroche] La dernière de cet ahuri : il veut lui remettre la légion d'honneur.
Perrache : A qui ?
Toulouse : Au Grand Blond ! A titre posthume ! Il me demande de faire rapatrier le corps, et de rédiger une nécrologie ! Il veut un bel enterrement, une cérémonie émouvante pour le super-agent. Il est complètement mégalomane, le Grand Bouc.
Toulouse : [Lisant la nécrologie de Perrin] "François Perrin, mort en mission sur une terre étrangère. Héroïque soldat de l'ombre, défenseur clandestin des libertés, la France toute entière et le monde libre te doivent reconnaissance et admiration."
Perrache : Vous trouvez pas que c'est un peu trop, ça ?
Toulouse : Non, c'est pas trop. C'est con mais c'est pas trop.
Toulouse : Il est pas mort.
Perrache : Quoi ?
Toulouse : Ils l'ont raté. Charmant est à l'hôpital, il a reçu un bouchon de champagne dans l'oeil. On l'enterre tout à l'heure, vaudrait mieux qu'il soit mort.
Perrin : Je veux Christine tout de suite !
Toulouse : On va vous la rendre mais en détails.
Perrin : En quoi ?
Toulouse : Une oreille d'abord, puis l'autre, et puis un doigt, puis deux, puis trois... On va vous la rendre, mais petit à petit.
Toulouse : La suite.
Perrache : La séance de karaté. Il tourne à gauche et là, la séance de karaté.
Toulouse : J'ai oublié de vous dire qu'il y a un petit changement.
Perrache : Comment ça ?
Toulouse : J'ai supprimé la séance de karaté. Il tourne à gauche et il tombe sur les revolvers de Prince et Charmant. De vrais revolvers avec de vraies balles.
Toulouse : Il tourne à gauche, Prince et Charmant mettent un point final à cette histoire et je vous interdis de me juger, compris ? [Il regarde Perrin sur des écrans de surveillance] Pourquoi il tourne à droite ? On lui avait bien dit de tourner à gauche ! Mais pourquoi il tourne à droite ? Mais il connait pas sa droite de sa gauche cet abruti ?!
Perrache : J'en ai bien l'impression, Monsieur.