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Fiches de films - Répliques

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Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle)

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Réplique #11551 | [-] -1 [+] (3 votes)

Paul entouré de ses amis[Paul vient de raconter un souvenir de son enfance à ses amis dans un bar.]
Paul : C'est un peu obscène mais moi, j'aimerais bien que chacun raconte un truc honteux sur ses parents.
Nathan : Ah oui !
Paul : Non parce que vous avez l'air tellement classes que j'me dis que je suis le seul à avoir un souvenir honteux ! C'est pour ça que je préfère raconter tout de suite parce que sinon, j'aurais peur que vous les découvriez dans mon dos. Alors je préfère contrôler : je suis l'agent de ma chute. Je peux calculer où je tombe, tu vois !
Nathan : Paul a peur de mal tomber.

Réplique #11552 | [-] 3 [+] (3 votes)

La voix-off : Paul admire Nathan. Il l'admire d'une manière qui lui permet de ne pas l'envier. Paul aime avoir un ami à admirer. C'est une pierre sur laquelle il peut s'asseoir quand il est fatigué.

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Réplique #11553 | [-] 1 [+] (3 votes)

La voix-off : Paul croit que le premier devoir de l'amitié est de panser l'ami. Se disant, il orthographie panser "P" "A" "N" comme un pansement. Paul a l'illusion qu'il défend ses amis du monde de toute la force de ses pensées bienveillantes. S'il s'arrêtait de penser, il verrait bien que ses amis ne se portent pas plus mal. Mais s'arrêter de penser, c'est précisément ce que Paul ne saura jamais faire.

Réplique #11554 | [-] 1 [+] (3 votes)

[En train de reluquer Patricia]
Paul : C'est ta nouvelle fiancée ?
Bob : Ouais. Mais je ne l'aime pas.
Elle a un cul à se tuer, non ?Paul : Ah. Pourtant elle est bien. Excuse-moi mais t'as vu son derrière ?
Bob : Oui.
Paul : Elle a un cul à se tuer, non ?
Bob : Mais j'aime Mybrit.
Paul : Sûrement mais... même le cul de cette fille sous les yeux...
Bob : S'il te plaît, tiens-toi !
Paul : C'est pour te motiver.
Bob : T'as pas quelque chose de plus épais ? Je sais pas moi, une citation...
Paul : "N'y a-t-il rien de plus parfumé, de plus pétillant, de plus enivrant que le possible ?" 
Bob : Ahhh. Pas mal !
Paul : Tires-en la leçon plutôt !
Bob : C'est de qui ?
Paul : Soren Kierkegaard.

Réplique #11555 | [-] -1 [+] (1 vote)

Putain, elle est canon ta copine !

Paul : Attends, une fille qui te dit ça... Qu'elle rêve de toi... Tu te rends pas compte, putain ! Tu l'épouses direct !
Bob : Non...
Paul : Nan, nan, nan... Elle est vachement bien, cette fille ! Je te jure, garde-la, quoi !
Nathan [qui est arrivé par derrière] : Putain, elle est canon ta copine !
Bob [exaspéré] : ÇA VA ! ÇA VA !

 

Réplique #11556 | [-] 2 [+] (2 votes)

Pourquoi ce type m'appelle toujours "les potes" ?Bob : Pourquoi ce type [Jean-Jacques] m'appelle toujours "les potes" ? Il m'en veut ou quoi ?
Paul : Non, non, il nous aime beaucoup. Enfin, pas moi mais toi, il doit bien t'aimer ! Je crois qu'il fait de l'esprit, tu sais. Il est peut-être très normal. Nous, on est anormaux. Alors, on comprend pas très bien mais... Dire "les potes", c'est assez normal. Nathan, des fois, il dit des choses comme ça.
Bob : Enfin, moi, ça me met très mal à l'aise.
Paul : Ecoute, on est à Rome, on fait comme les romains.
Bob : Mais ce type est pas romain du tout !
Paul : Si, il est romain à sa manière. "Mon pote", c'est assez romain, non ?

Réplique #11557 | [-] 2 [+] (2 votes)

Yvan : J'ai peur de vivre pour rien. De me réveiller un jour et de me demander à moi-même

"Pourquoi t'as vécu ?" et qu'il soit trop tard pour recommencer.

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Réplique #11558 | [-] -1 [+] (1 vote)

Yvan : Je regardais cette fille et je pensais que ça : elle en culotte qui dansait, c'était l'image la plus exacte de l'esprit sain. Tu te souviens les petites flammes de la Pentecôte après Pâques ? En mai, c'est la Pentecôte, tu te souviens de rien ! Le chris s'en va, il monde au ciel. Et au-dessus de la tête des apôtres, ils sont à table, y'a des petites flammes qui dansent. Et c'est le troisième temps. C'est l'absence de Dieu. Qui maintenant est une joie. Et j'aimais tellement voir cette flamme en elle.

l'esprit sain

Réplique #11559 | [-] -1 [+] (1 vote)

YvanYvan : Moi, j'aime son humanité [en parlant d'une fille].
Paul : Quoi ??? Hé, c'est tout à ton honneur mais moi, j'appelle ça un derrière.
Yvan : Nan, attends, ça, c'est accessoire. C'est vrai que c'est son derrière... et le reste aussi qui me donne accès à l'incarnation. Mais tu vois, quand le Christ s'en est allé, on est encore plus plein de sa présence par l'esprit. Parce que la chair est rachetée. Alors je pleure tout le temps mais je suis pas triste. Je me suis rendu compte que l'Esprit saint, c'est ça qui donnait un sens à ma vie.
Paul : Oui, t'es content de coucher avec cette fille.
Yvan : Non, pas seulement. Je me rends compte que c'est l'humanité que j'aime. Toi, t'es tout le temps amoureux : t'es laïque.

Réplique #11560 | [-] 2 [+] (2 votes)

Paul : Et Le Mérou ? [A Pascale] Non, parce qu'il sort avec le Mérou.
Yvan : Ah, tu la laisses en dehors de ça.
Paul : Tu renonces à tes voeux de chasteté ?
Yvan : D'abord, c'est des voeux de célibat. Et ça va, je vais la tirer 2 fois et j'vais m'faire lourder. Elle est couverte de gosses, elle a un mari alors c'est pas la peine de me casser la baraque. Putain, tu m'laisses mes deux semaines.
Pascale : Hé, tu sais, si t'es prêtre, t'y auras plus jamais droit. Hé, Tatie, viens voir. Tatie, regarde-moi ces 2 abrutis.
Yvan : Hé, attends, il faut relativiser, Dieu va pas descendre sur Terre parce que je tire un coup. Non mais hé, c'est une religion de pardon. Faut pas non plus... J'sais pas. C'est une église vivante. Hé, j'suis un pêcheur, j'ai pas dit le contraire. Je suis pas calvin.

Réplique #11561 | [-] 0 [+] (2 votes)

Paul : Elle [Valérie] m'a demandé pour son DEA.
Nathan : T'as accepté ?
Paul : Oui et non... Enfin, pas encore.Paul et Nathan
Nathan : Cette fille est dingue, ça se voit. Elle porte une alliance à l'index. Ce qui a priori est inquiétant.
Paul : Nan, mais t'es trouillard. Ça va, c'est un anneau.
Nathan : Mmh, tu as remarqué ? Elle a une alliance, même si elle n'est pas mariée.
Paul : Oui. Si ça ne scelle rien, c'est un anneau, simplement.
Nathan : Mais même si c'est un anneau qui a perdu sa pierre, ce qui m'étonnerait grandemment, l'absence de pierre le constitue en alliance. Et que cette alliance ne scelle rien aggrave le symptôme plutôt qu'autre chose.
Paul : Ça ne m'impressionne pas, ton truc. Non, j'ai un peu l'impression qu'elle a du goût pour moi. Elle est jolie, en plus.
Nathan : Tu as accepté pour son DEA ?
Paul : Nan, mais qu'est-ce que tu ferais, toi ?
Nathan : Moi, j'oserais pas sortir avec. Elle fait trop peur.
Paul : Ouais mais moi, c'est parce qu'elle fait peur, ça me stimule. C'est un défi. Ne soyons pas timorés, merde ! Tu verrais ma mère, elle faisait super peur. Je vais pas me laisser intimider.

Réplique #11562 | [-] 2 [+] (4 votes)

[Petite discussion sur le sexe entre cousins.]
Bob : Elle est un peu genre pieds, aussi. Tu vois, quand elle est au-dessus, elle est sur les pieds, pas sur les genoux. Elle se la joue, quoi.
Paul : Arrête, mais ça peut être sympa, pieds. C'est généreux, puis c'est touchant.
Bob : Sur le principe, oui. Mais elle est vachement genre pieds, en fait, pour être clair.
Paul : Nan mais genoux, à force aussi, c'est un peu flippant. Ben, genre catéchisme.
Bob : Mais non, c'est pieds.
Paul : Genoux. Regarde, ça fait chrétien de gauche, ça fait à l'aise dans mon corps de femme, tout ça.
Bob : Ouais, un peu... Mais pieds, quand même ! Ça fait folle de son corps, j'te veux tout, tout ça.
Paul : Ouais, c'est un peu dégueulasse.
Bob : Ah oui, elle fait pas de bruits. Enfin, pas beaucoup de bruits, tu vois. Elle fait des trucs bizarres.
Paul : Du genre ?Excuse-moi la cruditité
Bob : Elle tremble. Et des trucs comme ça, aussi.
Paul : Oui mais ça, c'est pas terrible.
Bob : Elle fume pas.
Paul : Ah putain, c'est dur, ça rigole pas, quoi !
Bob : Ah, tu vois, tu comprends maintenant ?
Paul : Mais qu'est-ce qu'elle a ?
Bob : Mais rien, elle est chiante, quoi !
Paul : Remarque, c'est peut-être à cause de son mec, aussi ! Regarde, toi avec Patricia, ça rigolait pas. Moi avec Esther, pareil. Non, ça va s'arranger.
Bob : Tu sais, y'a un truc bizarre.
Paul : Quoi ?
Bob : Ben quand tu l'embrasses... Excuse-moi la cruditié.
Paul : Vas-y, vas-y.
Bob : Genre quand tu lui bouffes la chatte, tu te fais engueuler, genre faut pas abuser, quoi !
Paul : Ah ouais, nan, là, c'est grave, là, tu peux plus rien faire... Et le derrière, c'est interdit ?
Bob : Ah non, ça, t'y penses même pas.
Paul : Remarque, à un moment, vaut mieux ! Comme ça, tu peux trier les problèmes.
Bob : Oui, enfin, voilà.

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Réplique #11563 | [-] 2 [+] (2 votes)

Nathan : Jean-jacques, je vais dire un truc que je ne répèterais pas. Je le dis une fois et c'est tout. Cette fille ne veut pas d'enfants, ni de sèche-cheveux. Parce qu'elle n'a besoin de rien parce qu'elle est très forte. C'est pour ça que tu es pris au piège. Tu voudrais qu'elle te craigne comme, je m'excuse, elle a peur de moi. Tu dis "merde, cette fille a peur de lui et pas de moi, je vaux moins que rien". Alors ne me parle de tes sentiments que tu aurais dû et de toute cette merde. Valérie a calculé pour que son existence soit une offense à ta dignité. Comme ça, tu te méprises de la haïr et elle, peut continuer à t'avilir tranquillement et jouir de ta paralysie. Et la seule chose que tu dois apprendre, c'est que ça n'est pas sale ou meurtrier de la détester mais que c'est normal. Et amusant. Et que tu vas gagner.

Réplique #11564 | [-] 1 [+] (1 vote)

Paul : C'est facile de dire du mal de ses parents quand ils sont vivants. C'est beaucoup plus difficile quand ils sont morts, nan ?

Réplique #11565 | [-] -1 [+] (1 vote)

Paul [en parlant de sa mère] : Cancer du sein qui a dégénéré. Comme quoi, on est puni par là où on a péché.
Valérie : Quoi ?
Paul : Ben les seins. Nan, j'dis ça parce que c'était pas une très bonne mère.  Enfin, j'fais pas un très bon fils non plus.

Réplique #11566 | [-] 2 [+] (2 votes)

Paul : Mais j'aurais voulu que tu me dises : "tu ne retrouveras jamais quelqu'un comme moi. Vis avec moi parce que je te survivrai."Esther
Esther : Mais bien sûr que je te survivrai mais moins bien qu'avec toi, connard ! Parce que je t'aime et aussi... Parce que je connais que toi. Eh ouais ! et aussi... Parce que tu es un garçon plein de qualités.
Paul : Non, je suis plein de méchancetés, de biles et de mesquineries. A côté de toi, je ne peux plus bouger de peur de te casser.
Esther : Dis-moi que tu ne m'aimes pas.
Paul : Je ne t'aime pas.
Esther : C'est vrai.
Paul : C'est pas vrai. Je t'aime plus que j'aimerais personne. T'es comme mon coeur, mon sang, mes yeux.
Esther : Je pense que tu es le pire salaud que j'ai jamais connu. [Et en pleurant, elle se jette sur lui pour le frapper.]

Réplique #11567 | [-] 2 [+] (2 votes)

Le MérouYvan : On peut toujours essayer. De toute façon, t'étais pas libre ?
Le Mérou : Bien sûr que je suis pas libre. J'ai 2 enfants et un mari dont un de 7 sept ans. T'es pas au courant ?
Yvan : Nan mais pourquoi t'as 2 enfants ? T'es beaucoup trop jeune pour ça, c'est pas normal, t'as 30 ans. 30 ans : tu pourrais être célibataire et tu m'attendrais.
Le Mérou : Je t'attendrais depuis 20 ans.
Yvan : Me dis pas que t'as commencé à coucher à 10 ans, je vais m'évanouir. Non, à 10 ans, on va à l'école, merde. J'sais pas, t'as du commencé vers 22-23 ans... [Le Mérou est surprise] Ouais, ce serait normal et ça ferait juste 7 ans que tu espères un type comme moi. Voilà. Ben, c'est bien, j'arrive juste quand il faut.

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Réplique #11568 | [-] 2 [+] (2 votes)

ton cul, il est sacré

Le Mérou : T'as qu'à me demander de divorcer. Sois adulte.
Yvan : C'est pas possible.
Le Mérou : Pourquoi ?
Yvan : Demande pas, tu sais très bien.
Le Mérou : Non, je ne sais pas.
Yvan : Me demande pas de briser un sacrement.
Le Mérou : Quoi ???
Yvan : Me demande pas de briser un sacrement. J'suis catholique, je peux pas provoquer un divorce.
Le Mérou : Tiens ! Mais mon cul, il est pas sacré, merde ! Enfin, on dirait pas quand on est au lit. Première nouvelle !
Yvan : Ben justement, ton cul, il est sacré. Et c'est ça que j'ai enfin compris. T'es un être humain entier.
Le Mérou : Super la promotion !

Réplique #11569 | [-] 0 [+] (2 votes)

Paul : Où vous avez mis la voiture ?
Tchernov : Je n'sais plus.
Paul : Bon, vous l'avez garé ?
Tchernov : Ben oui, sûrement. J'ai pas été la foutre dans le canal. Elle me gueule dessus depuis 1h.
Paul : Mais c'est fini. Ça va, je suis là. Vous avez perdu la voiture, ça va, c'est pas honteux. Hé, ça arrive à tout le monde.
Tchernov : Azmer.
Paul : Quoi ?J'ai aussi perdu les clés.
Tchernov : Alzheimer. Regardez, c'est le nom de la maladie que j'ai. Je vais tout perdre peu à peu, la mémoire, toutes mes cellules. Je ne saurai plus rien reconnaître et puis, je pourrais plus parler.
Paul : Attendez, c'est un médecin qui vous a dit ça ?
Tchernov : Ben non mais...
Paul : C'est pas un médecin. C'est vous qui avez lu je sais pas où que c'était ça. Bon. On va aller voir un médecin demain.
Tchernov : Oui.
Paul : S'il nous dit que c'est Alzheimer, bon, on est dans la merde. Mais jusque-là, ça va, non ? Juste vous avez oublié où vous avez garé la voiture.
Tchernov : J'ai aussi perdu les clés.
Paul : Mais professeur, c'est pas grave. La voiture, c'est embêtant. Mais les clés, c'est de la distraction, c'est pas pareil.
Tchernov : Oui.
Paul : Vous voyez ?
Tchernov : Je suis distrait.
Paul : C'est ça.
Tchernov : Et puis, je suis fatigué aussi, non ?
Paul : Mais bien sûr. Ecoutez, on va faire un truc. Je vais aller chercher la voiture, elle doit être garée dans le quartier tout bêtement. On va aller silloner les rues avec Valérie... Vous avez encore une histoire avec... ?
Tchernov : Non, non, non...
Paul : Donc elle est pas garée là-bas. Vous vous en souviendriez si vous aviez tiré un coup ?
Tchernov : Oui.

Réplique #11570 | [-] -1 [+] (1 vote)

Valérie : C'était vachment gentil de m'avoir amenée.
Paul : Ben, c'était assez peu plaisant, non ?
Valérie : Ça va, on s'est disputé un peu.
Paul : T'as une santé, putain !

Réplique #11571 | [-] 1 [+] (1 vote)

Valérie et Jean-JacquesValérie : Tu peux pas te battre un peu pour moi ? T'es si fatigué ? J'vaux si peu, moi ?
Jean-Jacques : Je ne peux pas me battre parce que je ne vaux pas grand-chose.
Valérie : Ça va, Christelle, Sophie, elles sont toutes à plat ventre devant toi à qui se fera sauter la première. Ça te réveille pas ? T'es si fatigué ?
Jean-Jacques : Si je ne me bats pas, c'est pas parce que je ne m'intéresse pas à toi mais parce que je ne m'intéresse pas assez à MOI-même, quand j'suis dans tes bras. Moi, j'veux être un héros. Tout seul, je me trouve assez héroïque. Avec toi, je me dégoûte.

Réplique #11572 | [-] 2 [+] (4 votes)

Cher PaulEsther [sous forme de lettre à Paul] : Paul, tu n'es pas là mais souvent, il me semble que ton absence me chuchotte dans le creux de l'oreille. Ça me tient compagnie. Et ton absence me demande : "Esther, où est-ce que je suis ? Où est-ce que j'ai été vraiment moi ? Moi-même ? Celui que je suis vraiment, Paul ? Je suis tellement perdu que je n'arrive plus à me retrouver. Et moi dans ma tête, je pense : "C'est facile, tu étais et tu es encore dans ma foi, dans mon espoir et dans mon amour". Et ton absence me demande encore : "Est-ce que je suis ton enfant ? Est-ce que je suis coupable ? Est-ce que tu peux me pardonner ?" Et dans ma tête, moi, je te réponds : "Tu as fait de ma vie un enchantement". Et ton absence me demande : "Cache-moi, protège-moi". Et comme Solvèque, je te réponds : "dors, mon tout petit, dors. Toute la longue journée de la vie, nous l'avons passer à jouer, à courrir, à chanter ensemble. Maintenant, mon enfant a besoin de se reposer. Alors ferme les yeux, mon p'tit gars, mon fiancé, mon amour, n'aie pas peur, ne crains rien parce que je veille sur toi." Alors ton absence s'endort tout contre mon esprit. Je te protège, je pense à toi, je t'embrasse. Esther.

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Réplique #11573 | [-] 3 [+] (5 votes)

Paul : Le plus grand plaisir que je continue à éprouver, même quand j'suis malheureux - Je me suis encore foutu dans une impasse où je peux plus bouger - mais y'a un truc qui veillit pas, c'est l'étonnement. Quand je mets ma main dans la culotte d'une fille que j'connais pas pour la première fois. A chaque fois, ça fait peur. C'est l'étonnementtoujours différent. Et puis, c'est tellement bizarre. C'est pas du Donjuanisme parce que j'ai pas couché avec tant de filles que ça. C'est ce moment-là qui fait que tu sens que t'es en vie. Les gens bidonnent, te racontent que c'est toujours pareil : un con est un con, que les garçons c'est différent et que les filles, c'est pareil. Les filles, c'est tellement précisément différent là, à chaque fois. C'est pas seulement de l'infidélité. Y'a des filles, même si tu les connais, chaque fois que tu mets la main, tu sens que c'est bizarre, pas gagné. C'est dur à expliquer. Mais si tu parles de ça aux gens, ils te disent : "Hé, ça va, tu peux commencer à t'habituer, quand même, c'est infantile" ou alors ils se moquent : "Tu dois pas être une bonne affaire au lit." ce qui est tragiquement drôle quand on sait comment la plupart des gens baise, quand même. Tu vois, cette réaction des gens qui font la moue du genre "j'espère que t'as mieux dans la vie" alors que tu sais que eux, ils ont rien de mieux dans la vie même pas ça. C'est ça le plus grand plaisir, le moment où je sens que la vie, ça vaut tellement la peine - même si c'est trop cher payé. C'est pas Eideguer qui monte sur sa putain de montagne. Non, c'est le visage de la fille, toi qui a un peu peur, qui repousse l'élastique, tu vois ? "Hé, ça va, y'a mieux." Y'aura rien de mieux dans la vie, et t'as intérêt à t'en satisfaire. Et c'est déjà pas mal.

Réplique #11575 | [-] 1 [+] (3 votes)

Mon bon plaisirEsther : Quelle sorte d'amour tu as ? Bien sûr, on n'est plus ensemble. Mais après ? Après, tu vas voir des autres filles. Penser "Notre relation n'est plus bonne, toute cette merde... que tu as des rapports adultes, je sais pas quoi... C'est quelle sorte d'amour celui qui peut s'arrêter ? Tu me dis des trucs là, que c'est mieux pour moi, pour m'épanouir. Mais t'as changé ou quoi ? C'est nul de dire ça. Tu verrais un type dire ça à une fille "oui, ton épanouissement personnel, nos rapports adultes", tu dirais "mais qui est ce connard ?". Je veux plus que ça, je veux vachment plus que ça. Je veux juste que tu m'aimes à en mourir toute ta vie. Et ta punition sera que tu devras m'aimer sans moi parce que tu as décidé qu'on ne serait plus ensemble. Mais je veux pas que tu vieillisses. Je veux que tu restes comme tu es. Parce que c'est mon bon plaisir, parce que tu me plais comme ça. Voilà. C'est tellement triste de tes trucs, de sentiments raisonnables comme "il faut murir". Ben quand tu muris, tu tombes et puis tu pourris.
Paul : Ça va, je t'aimerais toute ma vie.
Esther : Sûr. Plus que tu crois. Tu t'en mordras les doigts.
Paul : Je sais. T'es d'accord qu'on peut plus être ensemble ?
Esther : Bien sûr mais ne deviens pas comme roc à me dire que tu as mûri ou que tu as appris. On aurait jamais dû sortir ensemble. Ça, je le savais quand j'avais 17 ans et que tu m'as embrassée la première fois. Bien sûr que tu fais mon malheur. C'est pour ça que tu vas dire que tu m'aimes pas en vrai. C'est nul. C'est nul. Y'a des amours où on a raison et d'autres où on a tort ? Alors putain, j'en veux pas, moi, à ce moment-là, des amours où on a raison. Sortir avec un autre traducteur de mon âge et qui veut être Papa ? Putain, c'est ridicule. Je le ferai de toute façon, t'en fais pas, tôt ou tard ! Mais c'est méprisable parce que c'est inévitable. Tu sais, c'est comme l'argument : "on ne sera pas jeune toute notre vie". Hé, super l'argument. On sera vieux, on va mourir alors on doit sortir avec des idées noires ? Tu vas vivre en pensant que tu deviens vieux ?
Paul : Non.
Esther : Bien sûr. Ça va te surprendre quand tu vas vieillir. Mais ça sera trop tard. Et tu devras un peu sortir avec des idées noires quand même mais me raconte pas ça parce que c'est la partie de ta vie qui n'en vaut pas la peine. Moi, je suis ta partie infinie.
Paul : Oui, tu es ma patrie.

Réplique #11576 | [-] 0 [+] (2 votes)

Embrasse-moi

Esther : Ça va être dur, tu sais. Je vais pas m'arranger en vieillissant.
Paul : On fera aller.
Esther : J'suis ce que t'as de mieux. Ne me perds pas. Même si on n'est plus ensemble. En échange, tu m'appartiens.
Paul : Je t'appartiens pas. Je ne veux pas que tu sois ma veuve.
Esther : Et si. J'ai pas besoin de ton consentement. Mais t'en fais pas, ça m'empêchera pas de m'amuser. Je serai une veuve joyeuse.
Paul : Alors, je suis mort ?
Esther : Sans moi, tu commences à mourir. Ça, c'est bien fait pour toi !
Paul : Bon, il va falloir que j'y aille, là.
Esther : Nan, me dis pas ça avec ton air de curé. Embrasse-moi !

Réplique #11577 | [-] 1 [+] (3 votes)

SylviaPaul : Putain, ça me faisait une belle jambe que tu m'aimes ! Ce que je voulais, c'est que tu me le dises ! Parce que j'ai pas de chance que je sois pas avec toi. Voilà. J'ai pas de chance et je voulais que tu me le dises. Ou le contraire : que tu me dises que tu ne m'aimais pas si tu ne m'aimais pas.
Sylvia : Je ne t'aime pas. [Valérie se moque de lui.]
Paul : Ah. Le drame, c'est que je ne te crois pas.
Sylvia : Hein, tu vois ?
Paul : Je ne vois rien. Je vois que tu n'insistes pas.
Sylvia : De toute façon, si je le dis, ça suffit pas. Alors...
Paul : Mais arrête avec tes conditionnels, c'est pas de la rhéthorique. Je me bats depuis le début pour qu'un jour, tu lâches un truc. Là, je suis fatigué. Je serai pas si blasé. Si tu ne m'aimes pas, fallait me le dire avant. Je t'aurais pas pourri la vie tout ce temps.
Sylvia : Tu m'as pas pourri la vie, ça va.
Paul : Putain, tu pourrais pas me dire que je te l'ai faite gagnée ? Ce serait plus gentil, non ? [Valérie se moque encore de lui] C'est pas un mensonge qui coûte cher, nan ? Tu peux pas dire que la vie, c'était vachment bien avec moi ?
Sylvia : Oh dis donc, faut pas exagérer, quand même !
Paul : Ouais.Je t'ai changé ?
Sylvia : Ecoute, j'vais te donner un truc. T'écoutes bien ? Je t'ai changé. T'es un p'tit prétentieux alors tu penses que personne ne peut te changer, que t'es immuable et très malin. Ça va, t'es un peu malin mais seulement un peu. Bon, ça, c'est pour ton orgueil. Tu vois, avant moi, t'étais moins bien. Attends, t'étais nettement moins bien. Et après, on est sorti ensemble. Et maintenant, ben, t'es un peu différent. Voilà. Et c'est vachment bien que tu puisses être changé.
Paul : Et t'es sûre que t'as pu me changer ?
Sylvia : ben ouais, ça se voit vachment.
Paul : T'es gentille de me dire ça. Bon, j'vais raccrocher maintenant. Je peux te demander un truc ? Et moi, je t'ai changé ?
Sylvia : Ouais vachment, mais ça tu le sais déjà.
Paul : Non, je ne le savais pas. Ben, dors bien !
Sylvia : Bonsoir.

Réplique #11578 | [-] 2 [+] (2 votes)

La voix-off : Depuis sa rupture avec Esther, Paul était hanté par l'idée qu'il ne l'avait jamais connu. Esther avait juste occupé pendant 10 ans une place qui lui préexistait et qui lui survivrait. Ce cynisme involontaire lui semblait ruiner 10 ans de souvenirs amoureux. Il n'avait donc aimer que lui-même. "Je t'ai changé" : Avec cette seule phrase, Sylvia lui avait rendu Esther. Rendre Paul au monde. Bien sûr qu'il pouvait connaître autrui puisqu'autrui le changeait, peu importait son aveuglement. Sylvia qu'il n'avait jamais vu qu'une dizaine de fois lors de rendez-vous clandestins, Sylvia que sa discipline adultère le forçait à l'ignorer les rares fois où il la croisait en compagnie de Nathan, Sylvia avait suffi à le changer. Il se souvenait effectivement quel parfait imbécile il était avant qu'elle ne l'apprivoise. Si un tel miracle avait été possible avec un amour si ténu, c'est donc Esther, elle, avait dû le changer du tout au tout. Aujourd'hui, il la quittait mais il l'a portée en lui d'une manière indélébile. Il serait toujours désormais Paul qui fut 10 ans avec Esther. Le vieux Paul était mort. Il ne vivait donc pas pour rien.