Fiches de films - Répliques
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Les chansons d'amour
Julie : Tu m'aimes ou pas ?
Ismaël : C'est quoi cette question à la con ?
Julie [Au téléphone] : Ismaël, je pense à quelque chose tout d'un coup : tu m'emmerdes. [Et elle raccroche.]

Ismaël : Ton feu nourri de questions
Sur le pourquoi du comment,
De mon coeur et ses raisons,
Ne trouve pas de répondant
Je ne manque pas
De bonnes raisons pour t'aimer
Je ne vois pas
Pour quelles raisons te les donner
Mes bonnes raisons pour t'aimer
Pourquoi te les donner ?
Est-ce ta jolie paire de fesses,
La peur de la solitude,
Le hasard et la paresse,
Ou une mauvaise habitude ?
Je ne manque pas
(Julie : pourquoi les taire ?)
De bonnes raisons pour t'aimer
Je ne vois pas
Pour quelles raisons te les donner
(Julie : De bonnes raisons pour m'aimer
Pourquoi me les donner ?)
Mon petit ange
Voudrait que je chante ses louanges
(Julie : Gloria)
Ma sainte relique
Demande son cantique des cantiques
Alléluia
Peut-être est-ce pour ton odeur
Ta façon de t'endormir,
Peut-être aussi pour ta soeur,
Ton argent ou encore pire
Je ne manque pas
(Julie : pourquoi les taire ?)
De bonnes raisons pour t'aimer.
Julie : Un serment à l’eau, deux paroles en l’air
Trois petits bateaux oubliés par terre
Un peu de ta bouche, beaucoup de ta gueule
Quatre poils dans la douche, tu vivrais mieux seul.
Tes erreurs, mes jugements
Mes jurons, tes errements
Ismaël : Et après ?
Julie : Après, on rêve d’avant.
Rien de secret, tout se perd
De quoi avons nous l’air
A l’heure de l’inventaire
De quoi avons nous l’air (bis)
Cinq minutes chrono, on f’ra mieux demain
Ces mauvaises photos d’inceste ou d’un sein
Sept appels de ta mère, un message par heure
Tu pourrais décrocher, marre du répondeur
Tenter plus pour trois fois rien
Trop de mal pour un bien au bout du compte
Amour, tu m’aimes combien ?
Rien de secret, tout se perd
De quoi avons nous l’air
A l’heure de l’inventaire
De quoi avons nous l’air ?
Ismaël : De quoi avons nous l’air ?
Julie : De quoi avons nous l’air ?
Ismaël : De quoi avons nous l’air ?
Julie : Huit ans à t’aimer, c’était un jeudi
La Terminale B, pas une lettre depuis
Neuf je sais plus bien je vais mentir
Je ne trouve plus rien de neuf à te dire
Que te reste-t-il de moi ?
Ismaël : Mieux vaut en rester là.
Julie : Mais dis-moi.
Julie : Il pleut des cordes sur le génie
De la place de la Bastille
Nous marchons sous un ciel gris
Percé par des milliers d’aiguilles
Il pleut des cordes sur legénie
Les nuages trop lourds s’abandonnent
De l’eau pour les gens de Paris
Pour l’ange nu sur la colonne
Le père : A l’horizon de nos fenêtres
Plus rien ne bouge, plus rien ne vit
Comme Paris semble disparaître
Dilué dans de l’eau de pluie
A l’horizon le ciel défait
L’ange ruisselant se dessine
On voudrait s’aimer à jamais
Sous cette pluie que rien ne termine
Jasmine : Il pleut des cordes sur le génie
De la place de la Bastille
Boire du thé tout l’après-midi
De ces dimanches de camomille
Il pleut des cordes sur le génie
Qui aurait cru que si peu d’eau
Ferait fuir les gens de Paris
Laissant l’ange trop seul et trop haut
Jeanne : A l’horizon de nos fenêtres
Plus rien ne bouge, plus rien ne vit
Comme Paris semble disparaître
Dilué dans de l’eau de pluie
A l’horizon le ciel défait
L’ange ruisselant se dessine
On voudrait s’aimer à jamais
Sous cette pluie que rien ne termine
La mère : Il pleut toujours sur le génie
De la place de la Bastille
Nous nous couchons avant minuit
Dans des draps chauds qu’on éparpille
Il pleut des cordes sur le génie
On sort des repas de famille
L’ange ruisselant dans la nuit
Déploie ses ailes sur la Bastille
[Dans un bar]
Ismaël [A Julie] : Tu t'es acheté une nouvelle bague ?
Alice : C'est moi qui lui ait offerte.
Ismaël : Ah non, ça, c'est un grave manquement à notre contrat.
Alice : Quel contrat ?
Julie : Contrat gentlemen.
Ismaël : Voilà, alors t'offres pas de bagues à ma femme.
Julie : J'suis pas ta femme, ducon.
Ismaël : Oh oh oh, j'vous vois venir, toutes les deux. Nan, mais vous pensez sérieusement que j'ai pas compris votre plan de bataille ? La stratégie, c'est de m'éliminer et la tactique, c'est de m'endormir avec vos p'tits bisous.
Julie : Mais de quoi tu parles ?
Ismaël : J'vous préviens, la guerre à trois n'aura pas lieu.
Alice : C'est moi le cheval ?
Ismaël : Attrape-nigaud. Et puis dedans ton coeur, tes dents.
Alice : T'es sûr de ça ?
Ismaël : Oui, quand tu la touches, c'est moi qu'on baise !
Julie : Ça va pas la tête !
Julie : Petit salaud, ton jeu est clair
Tu veux tout sans rancune
Le beurre, le cul de la crémière
Deux pour le prix d'une
Ismaël : Petite garce, que tu es vulgaire
Que c'est laid dans ta bouche
Que cette jalousie m'indiffère
Vois comme tu te couches
Alice : Je suis le pont sur la rivière
Qui va de toi à toi
Traversez-moi, la belle affaire
Embrassez-vous sur moi
Ismaël : Je n'aime que toi (x2)
Julie : Petit salaud, petit pervers
Où as-tu mis les doigts ?
D'où viennent ces odeurs étrangères
Surement pas de moi
Ismaël : Petite garce vas donc te faire
Tu n'es pas moins farouche
Non tu n'es pas moins adultère
vois comme elle te touche
Alice : Je suis le pont sur la rivière
Qui va de toi à toi
Me passez dessus, la bonne affaire
M'enjamber pourquoi pas
Je n'aime que toi, toi, toi, toi, toi, toi
Je n'aime que toi
Julie : Petit salaud, qui tu préfères ?
Qui tu veux ? fais ton choix
Le bon vieux temps, la nouvelle ère
C'est elle ou moi
Ismaël : Petite garce, qui je préfère
Tu le sais mieux que moi
Je préfère que tu sois légère
A la guerre à trois
Alice : Je suis le pont sur la rivière
Vos guerres me laissent de bois
Piétinez-moi, que puis-je y faire ?
Je ne bouge pas de là, lalalala
Ismaël : C'est mon dernier morceau dans l'air
C'est mon dernier rêve à la mode
Mon single pour célibataire
Ma terreur dans un nom de code
Delta charlie delta
Sur la fréquence de la police
Delta charlie delta
La chanson de la mort qui glisse
C'est un tube à tomber parterre
Mais tu tombes avant de l'entendre
C'est la poussière à la poussière
Le méchant petit tas de cendres
Delta charlie delta
Le stroboscope de l'ambulance
Delta charlie delta
La chanson de la mort qui danse
C'est ton père qui dit que tu dors
Ta mère qui voudrait te toucher
C'est le bois autour de ton corps
Pour comprendre enfin que tu es
Delta charlie delta
Ça se danse la tête contre les murs
Delta charlie delta
La chanson de la mort qui dure
Delta charlie delta
Sur la fréquence de la police
Delta charlie delta
La chanson de la mort qui glisse
Delta charlie delta
Le stroboscope de l'ambulance
Delta charlie delta
La chanson de la mort qui danse
Ismaël :
Se taire
tu m'en as tant dit, plus rien ne m'étonne.
Se faire des serments muets, des promesses aphones
Les mots de trop
il faut se taire
nos langues se fatiguent, ménageons les pour
Alice :
se faire langue contre langue un dialogue de sourd,
Ismaël :
Parfois, crois-moi,
on doit se taire.
Alice :
Garde ta salive que je puisse enfin
la faire couler dans ma gorge comme un doux venin.
Ismaël :
Les mots
Ismaël et Alice :
de trop,
il faut se taire.

Alice :
Nos lèvres sont sèches et nos bouches ont mieux
à faire que se prendre au mot, que se prendre au jeu.
Ismaël :
Parfois, crois-moi,
on doit se taire, enfin
Alice :
se taire,
à la fin.
Erwann : Je m'appelle Erwann.
Ismaël : Oh la vache, les salauds, c'est tous des bretons !
Erwann : C'est ça, oui. Des "Anatole Le Braz" dans la bibliothèque, soirée crêpes le mardi soir, et une vision de l'existence qui peut se résumer à : "Faites plaisir au marin, il vous chiera dans la main".
Ismaël : C'est joli.
Erwann : N'est-ce pas ?
L'ami d'Erwann : Ça va ?
Erwann : Excellent début de journée, en ce qui me concerne !
L'ami d'Erwann : Comment tu peux vivre des trucs avant 8h du matin, toi ?
Erwann : As-tu déjà aimé
pour la beauté du geste ?
As-tu déjà croqué
la pomme à pleine dent ?
Pour la saveur du fruit
sa douceur et son zeste
T'es-tu perdu souvent ?
Ismaël : Oui, j'ai déjà aimé
pour la beauté du geste
mais la pomme était dure.
Je m'y suis cassé les dents.
Ces passions immatures,
ces amours indigestes
m'ont écoeuré souvent.
Erwann : Les amours qui durent
font des amants exsangues,
et leurs baisers trop mûrs
nous pourrissent la langue.
Ismaël : Les amours passagères
ont des futiles fièvres,
et leurs baisers trop verts
nous écorchent les lèvres.
Car à vouloir s'aimer
pour la beauté du geste,
le ver dans la pomme
nous glisse entre les dents.
Il nous ronge le coeur,
le cerveau et le reste,
nous vide lentement.
Erwann : Mais lorsqu'on ose s'aimer
pour la beauté du geste,
ce ver dans la pomme
qui glisse entre les dents,
nous embaume le coeur,
le cerveau et nous laisse
son parfum au dedans.
Ismaël : Les amours passagères
font de futils efforts.
Leurs caresses ephémères
nous fatiguent le corps.
Erwann : Les amours qui durent
font les amants moins beaux.
Leurs caresses, à l'usure,
ont raison de nos peaux.
Ismaël : Bon, allez, au dodo l'asticot.
Ismaël : Les yeux au ciel
Les nuages blancs dans le bleu parfait
Nul trace de Dieu au ciel
Ces nuages lents dans le bleu defait
Le soleil inonde le ciel
Mes jours en hiver passés à t'oublier
Où chaque seconde est une poignée de terre
Où chaque minute est un sanglot
Vois comme je lutte
Vois ce que je perds en sang et en eau
en sang et en eau
Je jette au ciel
Ces galets polis que tu peignais en verre
Mais nulle réponse du ciel
Nulle ricochet sur cette mer à l'envers
Le soleil inonde le ciel
Mes jours en enfer passés à t'enterrer
Où chaque seconde est une poignée de terre
Où chaque minute est un caveau
Vois comme je lutte
Vois ce que je perds en sang et en eau
en sang et en eau
J'espère qu'au ciel
des diables malins coupent aux anges leurs ailes
pour que tu retombes du ciel
dans mes bras ouverts cadeau providentiel.
Mais chaque seconde est une poignée de terre
Mais chaque seconde est une poignée de terre
Et chaque minute est un tombeau
Vois comme je lutte
Vois ce que je perds en sang et en eau
en sang et en eau
Erwann : Le mystère de tes yeux las
Ce mystère qu'en faire ?
Tu ne sais pas
Le secret de ton état
Les secrets, j'en ai des tas
Cette barrière entre nous
Cette barrière qu'en faire ?
Ce garde-fou
Passer la frontière de ton état
Les pieds sur tes terres
Regarde-moi
Il faudra bien que tu t'avances
Si on veut combler la distance
Entre nous
Ismaël : Il faudrait t'accrocher plus fort
Si tu veux t'accrocher encore
A mon cou
Erwann : Sur tes terres, il fait si froid
Cet hiver qu'en faire
Ne vois-tu pas ?
Que du sol au ciel de ton état
Tout n'est que gel
Réchauffe-toi
Il faudra bien que tu t'avances
Si on veut combler la distance
Entre nous
Ismaël : Il faudrait t'accrocher plus fort
Si tu veux t'accrocher encore
A mon cou.
Erwann : Le mystère de tes yeux las
Ce petit mystère, il tient à quoi ?
Ce pauvre mystère en sale état
Ismaël : N'a rien à faire entre tes bras.
Ismaël : Lave
Ma mémoire sale dans son fleuve de boue
Du bout de ta langue, nettoie-moi partout
Et ne laisse pas la moindre trace
De tout ce qui me lie et qui me lasse
Hélas...
Chasse
Traque-la en moi, ce n'est qu'en moi qu'elle vit
Et lorsque tu la tiendras au bout de ton fusil
N'écoute pas si elle t'implore
Tu sais qu'elle doit mourir d'une deuxième mort
Alors tue-la encore
Pleure
Je l'ai fait avant toi et ça ne sert à rien
A quoi bon les sanglots, inonder les coussins
j'ai essayé, j'ai essayé
Mais j'ai le coeur sec et les yeux gonflés
Mais j'ai le coeur sec et les yeux gonflés
Alors...
Brûle
Brûle quand tu t'enlises dans mon grand lit de glace
Mon lit comme une banquise qui fond quand tu m'enlaces
Plus rien n'est triste, plus rien n'est grave
Si j'ai Ton corps comme un torrent de lave
Lave, Lave
Ma mémoire sale dans ce fleuve de boue
Julie : Pourquoi viens-tu si tard ?
Je ne t’attendais plus
J’avais cessé d’y croire,
Tiré un trait dessus.
Pourquoi viens-tu si tard ?
Qu’est-ce qui t’amènes ici ?
Quelle cruauté bizarre
Cette soudaine envie
Pourquoi viens-tu si tard ?
Ta mère t’as rien appris
On arrive pas si tard
Chez ceux qui vous convie
Sans fleurs à la rigueur
Mais la vraie politesse,
C’est d’arriver à l’heure
Lorsque le temps nous presse.
Pourquoi viens tu si tard ?
Quand tout est accompli
Et que de tracs à part,
Me placent dans ton lit
Pourquoi viens-tu si tard ?
Tu n’as aucune excuse,
Pas le moindre bobard,
La plus petite ruse.
Pourquoi viens-tu si tard ?
Je ne peux ce que tu veux
Ta bouche pleine d’histoire
D’avenirs lumineux
Oh il n’est pas si tard
Mon ange, quelle idiotie
Si tu pouvais te voir
N’avons-nous pas grandi ?
Ismaël : Mon petit depuis ce matin
J'ai traîne comme un crétin
Au niveau du caniveau
de Montparnasse à Château d'Eau
j'ai bu des verres, des verres, et puis des verres
Zubrowska, Riesling, Piper
A court de tout, à bout de moi
Je suis revenu chez toi.
Moi je voulais juste un corps
je cherchais seulement des bras,
un lit de réconfort des délices sous les draps
mais hélas au lieu de ça
J'ai cru entendre Je t'aime
J'ai pense c'est son problème
J'ai cru entendre je t'aime
J'ai pensé c'est son problème
Peu importe que tu y crois
Peu importe que je sois
A bout de moi
A court de tout
Mais pas de ça entre nous

Erwann : Être un corps je suis d'accord
T'offrir mes bras pourquoi pas
Mon lit ok encore
pour rire à salir les draps.
Mais je crains que pour tout ça,
tu doives entendre je t'aime,
tu doives entendre je t'aime.
Ismaël : Je suis vieux, veuf et sectaire,
Un pauvre imbécile sécretaire.
Erwann : Je suis beau, jeune et breton
Je sens la pluie, l'ocean et les crêpes au citron
Ismaël : Tais-toi un peu, petit trésor
Erwann : Tu as tout faux, une fois encore
J'suis tres précieux, épargne-moi
Ismaël : D'accord mais entre nous pas de ça
Erwann : Etre un corps je suis d'accord
Ismaël : Je cherchais seulement des bras
Erwann : Mon lit ok encore
des délices sous les draps
Mais je crains que pour tout ça
Tu doives entendre...







