Fiches de films - Répliques
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Les Démons de Jésus
Qui sait qu’aurait pu croire ça qu’est-ce qui allait se passer ?!
Surtout pas Jésus (l’autre)
Bon, on disait bien ça et là que ça allait péter, mais lui aussi quand il est arrivé au monde il avait pleuré, et chaque jour lui montrait pourquoi. Mais tout roulait quand même, il avait un toit que son daron avait gagné à la loyale : aux cartes ! ...
Y’avait du rêve, du boulot, de la dignité, y’avait qu’à se baisser.
Donc il était une fois dans l’ouest ... enfin ... la banlieue ouest ...
Jésus : Le daron il va être jouasse.
René : Hey là, pour ce qu’on fonde tout ça y’en a pour d’la thune.
Jésus : Et toi j’te préviens, y’en a plein l’cul qu’tu fasses le ramier là !
Jeannot : Oh lui, tout d’suite parce que vous êtes grand ! Vous êtes bien content que j’soie là !
Jésus : Que j’soie ! Alala putain tu sais bien parler Français.
Jeannot : Ca te va toi de vanner. Moi j’me comprends et c’est tout qu’est ce qui m’intéresse.
Jésus, Jeannot et René : Elvis, sers nous ta pisse !
Jésus : Ils m’ont traiter de voleur de poules ses enculés là !
Jo : Qui ça ?
Jésus : Les autres Morret là !
René : Les peignes cul là, des HLM. Ils critiquent.
Jo : Enculé d’ouvrier va. Ca se croit supérieur parce que ça a du boulot et ça crèche dans les cités. Enculé d’cité và.
Jésus : Attends, t’as vu la tête des immeubles ?! Hey, même nos lapins ils sont mieux logés. Attends et puis c’est plein d’rolotos, de spink, de pollack ... de de de ritales là, t’as toute la terre là dedans. Nous au moins on s’mélange pas.
Jo : Où tu vas ?
Jésus : J’vais chercher Marie.
Jo : Et la fonte ?
Jésus : Et ba, on finira la s’maine dernière.
Jo : Quoi la s’maine dernière ?
Jésus : Mais non, mais on finira demain.
Jo : Demain demain, c’est pas aujourd’hui demain ! Si j’remettais tout à demain ce serait l’bordel ici.
Jésus : Ca c’est sur que vu de ton gros fauteuil pourri là, l’Ricard ça fond plus vite que la ferraille hein.
Jo : Ca va toi Pinocchio ? Alors qu’est ce que t’as appris à l’école ?
Jeannot : Des conneries. Un type qui crechait en banlieue ouest à Versailles, il s’est construit une de ses turnes ! J’ai vu les photos, si tu vois la baraque tu meurs. Y’a des couloirs en miroir et des putains d’jardins.
Jo : Pff, encore un enculé bourré d’blé.
Jeannot : Mais non arrête, c’était y’a un bail. C’était tellement un enfoiré qu’ils lui ont coupé la tronche. C’était un Roi l’mec. Il claquait tout l’blé pendant que les autres ils mangeaient leurs pompes. Remarque, j’serai Roi, j’taperais dans la caisse.
Jo : C’est bien ce que j’dis và, y’a que des races de morts. A part l’grand Charles. Encore que lui, il l’a joué fine và. Quand il a vu les bochs débouler crois moi qu’il s’est vite fais la jaquette chez les rosbeef. Encore une belle race de mort cela tiens. Il est rusé l’charlot tu sais. Tu vois lui et moi on est d’la même graine : on aime l’effort mais on l’pratique pas.
Marie : J’te présente mon frère, Jésus.
Mathilde : C’est l’prénom du Christ.
Jésus : Et ouais, normal normaux, bicyclette vélo.
Le Postier : Une lettre, si tu mets pas de timbres, elle part pas.
Jo : C’est hors de question que j’lèche le cul d’la république.
Jésus : Tu m’sers un d’mi ?
Femme : Dis donc toi, tu sers les mouflets maintenant ?
Jésus : Les mouflets et les ruines.
Femme : Non mais p’tit con !
Jésus : Oh mais arrête avec ça ! J’me coltine pas avec les vieux.
Femme : Ouais, t’as pas une femme toi.
Levrette : Il sait pas ce que c’est. Les seules gonzesses qu’il fréquente c’est les poules à qui il donne à bouffer. Y’a rien dans l’calfouette, rien.
Jésus : Non non mais alors écoutez moi là l’autre là, tout terrain ! Vous avez vu une femme ici vous ? Une fendue à roulette et une bouteille de pinard !
Femme : Non mais dis donc ! ...
Jésus : Oh mais arrête avec ça ! Rentre chez toi ...
Jésus : Tu t’souviens d’Lulu la matraque ?
René : Ah c’est pas une bite qu’il avais lui, c’était un démonte pneu.
Jésus : Et puis l’genre de démonte pneu ... il l’a attrapée, et puis il l’a piné sur un échafaudage qui servait aux travaux d’ravalements. Attends, sauf que du 2ème, ils se sont éclatés mon vieux. La levrette de la mort !
René : Tiens sers moi le costaud là ... un whisky !
Elvis : Du whisky ? Tu fais des manières maintenant, tu t’prends pour un Américain ?
René : Ba donne moi un Ricard !
Elvis : Et ba voilà une boisson d’homme.
Jésus : Moi la flotte, j’la supporte que dans le ricard.
René : Alors c’est avec ce p’tit tapin là que t’as eu une embrouille ?
Jésus : T’as vu l’épaisseur de l’embrouille.
René : Vas me chercher la caisse à outil.
Jésus : Qu’est ce que tu veux faire ? Tu veux recommencer ?
René : On va le clouer au mur comme un p’tit goret. Ca va te détendre les nerfs du cul, hein ?
Mathilde : Bon ça vous suffit pas là ? Bon laissez maintenant et allez plutot appelez les flics !
Jésus : S’il te plait. S’il te plait ! Quelle tête ils ont ? Quelle voiture ? Rappelle toi, Marie ! Rappelle toi !
Marie : Un type que j’ai déjà vu. Tu sais, l’autre dingo là, le ...
Jésus : Bruno ?
Marie : L’autre il a dis qu’il te connaissais, Néné.
René : Moi ?
Marie : L’autre dingo il m’a dis ... il m’a dis que c’était son frère.
René : Piacentini, l’enculé !
Jésus : Oh putain, les races de morts ! Les races de morts ! On va leur couper les couilles à ses enculés !
Mère : Bon ! J’appelle le docteur et la police !
René : Toi t’appelles rien du tout, tu t’mets là. On a besoin de savoir, nous.
Jésus : Tu crois que les hardus vont faire quelques choses ?! Hein ?! Mais c’est une histoire de famille, ça ! Ca se règle entre nous ! Y’a pas d’étrangers là dedans !










