Fiches de films - Répliques
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De battre, mon coeur s'est arreté
Sami : T'as connu mon père, toi ? Il était pas du tout le genre gateux, plutôt le genre hyper-actif, autoritaire et tout... A un moment donné, il s'est mis à me faire chier, tu peux pas savoir... Globalement, il m'a toujours fait chier. Mais là, c'est devenu autre chose, il m'a fait chier d'une autre façon. Avant, on me demandait jamais mon avis, ou alors comme ça pour me dire qu'il me l'avait demandé. Il me demandait de faire les choses et puis moi, je les faisais. Et puis à un moment donné, il s'est mis à me demander mon avis, tu vois ? Ce que je pensais de ci, comment je trouvais ça, ce que je ferais à sa place, etc... Et puis, des fois, il me demandait mon
avis sur ses histoires de cul avec ses caissières, sa secrétaire. Je détestais ça, je trouvais ça dégueulasse. Lui, il continuait comme si j'étais devenu son pote, ça me rendait dingue. Ça me rendait dingue ! ... Et puis à un moment donné, j'ai compris ce qui se passait : c'était plus mon père que j'avais en face de moi, c'est comme si j'avais un môme, qu'il était devenu mon fils, que j'étais responsable de lui, que c'était moi le père, tu vois ? En fait, c'est ça, tu vois, on fait pas gaffe et puis un jour, on se réveille et les choses ont changé de place. Passe-moi du feu !Passe-moi du feu ! Ce qui est emmerdant dans ce genre de trucs, c'est que tu peux rien y faire : tu peux gueuler, filer des coups de pompes dans les murs, ça sert à rien, rien du tout. En fait, ça veut juste dire que le temps a passé, que ton père a pris un coup de vieux, et que t'as cessé d'être immortel. Tu crois en Dieu, toi ?
Tom : Nan.
Sami : Ben, normalement, c'est à ce moment-là qu'on commence à y croire quand on n'y croyait pas.
Et puis à un moment donné, tu comprends qu'il faut faire avec, quoi... Et puis mon père est tombé malade, depuis, je me suis occupé de lui comme on s'occupe d'un enfant. Je le torchais, je lui faisais à manger, je lui essuyais la bouche... Et le pire de tout ça, tu sais quoi, c'est que je voulais pas que ça s'arrête. Et puis l'année d'après, j'ai eu mon premier enfant, voilà... [Il se lève et s'en va : au passage, Tom lui touche le bras]
Fabrice : Y'a un truc que je comprend pas avec le Gros [Sami], moi. S'il supporte pas les rats, pourquoi il continue à les foutre dans les cages d'escalier ? Il pourrait foutre autre chose, nan ?
Tom : Quoi ? Des serpents ?
Fabrice : J'sais pas, sa mère ! [A Sami, qui rentre dans la voiture] Ça va, Sam ?
Robert [le père de Tom] : Qu'est-ce que t'as à gigoter comme ça, t'as mal aux couilles ou quoi?
Tom : Non, mais tu devais pas me dire un truc?
Robert : Ah ouais. Qu'est-ce que tu dirais si je me remariais?
Tom : Je la connais?
Robert : Ben non, justement, tu la connais pas, je lui ai demandé de passer pour te la présenter. Putain tu vas voir : une beauté ! Elle a des nibards, des jambes qui n'en finissent pas, et un cul, mon Dieu !
Tom : oh ouais ouais, bon, ça ira...
Robert : Ben quoi, ça te gêne que j'te parle comme ça ?
Chris : Alors c'est vous le fils de Robert ?
Tom : Eh ouais... Vous faites quoi dans la vie ?
Chris : Des photos, des photos de catalogue, je fais de la pub, aussi, enfin, j'essaie. Ce matin, j'ai passé un casting !
Tom : Ça doit être dur la concurrence... Ben oui, avec toutes ces filles de l'Est.
Chris : Pourquoi de l'Est ?
Tom : J'sais pas, comme ça, on m'avait dit. ...
Chris : Et vous, vous êtes dans l'immobilier comme Robert ?
Tom : Ouais.
Chris : Et ça marche ?
Tom : Ça va... Je me demandais : Chris, c'est le diminutif de quoi ? Yvonne?
Chris : Ben non. Christine. Vous vous foutez de moi, là ou quoi ? Qu'est-ce que je vous ai fait ? Pourquoi vous vous foutez de moi ?
Tom : Ça va, je plaisantais.
Robert : Alors, qu'est-ce que t'en penses ? Comment tu la trouves ?
Tom : C'est toi qui va te marier, pas moi.
Robert : Je sais. Mais qu'est-ce que t'en penses, toi ?
Tom : Rien.
Robert : Ça veut dire quoi, rien ?
Tom : C'est une pute, Papa.
Robert : Mais pourquoi tu dis ça, parce qu'elle fait des photos, des trucs comme ça ?
Tom : Mais non, mais parce que c'est une pute. Tu me demandes, je te réponds. Oh, écoute, laisse tomber, oublie, P'pa. J'ai rien dit. Ciao !
Le professeur de piano : Je peux vous demander ce que vous faites dans la vie ?
Tom : Ben, je travaille.
Le professeur de piano : Dans quelle partie ?
Tom : Je travaille dans l'immobilier. Je suis marchand de biens, tu vois ? Je...je... je fous des rats dans des immeubles, tu vois ? J'coupe l'eau et l'électricité, tu vois ? Je...avec mes potes, parfois, on fait des descentes avec des battes de base-ball, on...on vire les gens qui... qui... qui habitent dans les étages...
Le professeur de piano : Vous voulez quoi, exactement ? Jouez moi quelque chose, allez-y. Attendez, qu'est-ce que vous faites ?
Tom : Va chier, connard.
Jean-Pierre [élève chinois du Conservatoire de Paris] : Si ça vous intéresse, vous appelez là, et vous demandez Jean-Pierre.
Tom : C'est qui jean-pierre ?
Jean-Pierre : Ben, Jean-Pierre, c'est moi.
[Thomas se met la clope au bec]
Miao-Lin : No smoking.
Tom : Oh là là attendez, pas fumer, pas parler, ça commence à me gonfler.
Tom : Ça te fait rire ?
Fabrice : Ben ouais !
Tom : Tu baises des poufs, tu ris de tes plaisanteries, t'es content de toi ?
Fabrice : Ouais !
Tom : Finalement, je me demande si t'es pas un mec vulgaire...
Tom [après avoir joué de toutes ses tripes] : Ah c'est bien ! Good, very good, no ?
[Miao-Lin fait syle que bof bof]
Tom : Quoi non ? Oh putain ! Tu commences à me plaire, toi ! Va, montre moi, vas-y, puisque t'es si balaise, vas-y, montre moi !
Miao-Lin [joue en imitant Tom] : Adagio too Rubato.
Tom : Moi, je joue comme ça ? Moi ? Moi, je joue comme ça ? Non, faut pas exagérer je...[Elle le rejoue correctement] : Legato, legato, oui, j'ai compris, j'ai compris. Oui oui oui, bien sûr, bien sûr, [Il la pousse du tabouret] j'ai compris, j'ai compris... bien sûr !
Tom : Et ça ? Allumette
Miao-Lin : Allumette.
Tom : Allumette. Et ça ? Casserole.
Miao-Lin : Casselole.
Tom : Ah, mauvais, mauvais ! Casserole ! Et ça ? [en craquant une allumette pour allumer sa clope alors qu'elle lui interdit de fumer chez elle]

Sami : C'est parce que tu fais du piano que t'es à côté de tes pompes, c'est ça ?
[Dans la rue, Tom courant après Aline]
Tom : Attends, attends !
Aline : Tu me fous la paix !
Tom : Attends, tu sais pourquoi je lui sers d'alibi ? C'est parce que j'suis amoureux de toi !
Tom : T'as entendu ? J'suis amoureux de toi ! C'est comme ça, c'est comme ça, j'ai envie de toi ! T'y as jamais pensé, toi, peut-être ?
Aline : A quoi ?
Tom : À ça, à ce que je te dis ? T'as jamais pensé qu'il y avait un truc entre nous ?
Aline : Non.
Tom : Bon, alors, c'est moi, c'est dans ma tête, j'invite ?
Aline : Oui.
Tom : C'est pas posssible ! Quand on s'voit, on n'arrive pas à se dire 3 mots, on n'arrive pas à se regarder, à se toucher, on est comme des mômes ! Tu trouves ça normal, toi, franchement ? J'exagère ? Sans déconner, j'exagère ou quoi ?
Aline : Oh, t'es con !
Tom : J'exagère pas, tu l'sais très bien, non ?... Bon, on fait quoi, là ?
Aline : J'sais pas.
[Aline lui prend le bras, le pousse contre le mur et l'embrasse]
Tom [Dans la rue, au téléphone] : Ouais, c'est moi. Ça va ? Tu fais quoi, là ? Tu penses à moi ? Tout le temps ? Faut qu'tu penses à moi tout l'temps ! Moi, je pense à toi tout le temps ! Faut que j'te vois là ! ... S'il te plaît ! Putain, tout me fait aujourd'hui, tu vas pas t'y mettre toi aussi ? T'es habillé comment, là ? ... Ouais, c'est important ! Un pantalon, une robe, quoi ? ... Putain, j'le savais ! Et en-dessous, tu portes quoi ? Des bas, une culotte ? ... Non, mais t'es pas obligée de le hurler, tu l'dis doucement. .... Un collant ! Et une culotte ? Pffffffff
Tom : T'es amoureuse de moi ou pas ? T'es amoureuse de moi !
Tom : Pourquoi moi, tu me demandes pas si je vais pas baiser ailleurs, par exemple ?
Aline : Parce que je trouve que ça me regarde pas.
Tom : Mais bien sûr que si ça te regarde ! Si tu m'aimes, ça te regarde !
Aline : Tu vas baiser ailleurs ?
Tom : Ouais !
Aline : Tu vas baiser ailleurs ?!?
Tom : Mmm. [Elle se met à lui donner des coups] Attention, attention !
Tom [A Miao-Lin] : Tu me fais chier, t'entends ? Chier ! Non, je comprends rien à ce que tu dis ! Ça sert à rien, c'qu'on fait ! J'en ai marre, j'en ai plein le cul !
Tom : Allô Mr Minskov ? Oui, je suis le fils de Mr Seyr, vous me connaissez pas, mais je... Ah, vous parlez pas le français ? Oh putain, enculé, tu parles pas le français, enculé, mais t'es vraiment un enculé ! Hey, tu comprends pas sac à merde, fils de pute, tout ça, tu comprends pas ? Je vais te faire rentrer le français par ton grand fion, va, tu comprends, ça ? Quoi, glou glou, glou glou ? Tu m'as l'air vachement glou glou, toi ! Ecoute-moi, hé, argent, tu comprends, ça ? Money, big money, you remember Robert Seyr, face de con ? Attends, écoute-moi, glou glou : si tu... if you don't give back the money to my father, I kill you, I kill you, motherfuck... FUCK YOU !
Tom : J'ai baisé sa fiancée.
Robert : T'as baisé sa fiancée ?
Tom : Ben ouais.
Robert : T'as baisé sa fiancée ?
Tom : J'viens de te le dire, ouais.
Robert : J'te demande de récupérer mon pognon et tout ce que tu trouves à faire, toi, c'est baiser sa gonzesse ? C'est pas possible, j'crois que tu deviens con, toi, tu deviens vraiment con.





