Fiches de films - Répliques
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True Romance
Clarence : Dans Jailhouse Rock, Elvis est tout ce que le rock-a-billy explique. Il est le portrait du rock-a-billy : vicieux, teigneux, râleur, grossier. Merde, dans c’film il s’fout d’absolument de tout, à part le rock’n’roll, la vie à 100 à l’heure et surtout de laisser une image de lui qui soit clean après sa mort, tu m’suis ? En l’voyant chanter et bouger je crève d’envie d’être dans ses bottes. Ah ce mec Elvis, il était sexy. J’suis pas du genre PD, Elvis était plus bandant qu’beaucoup d’femmes tu sais, la plupart des femmes. Ecoute, j’le dis toujours, s'il fallait que je baise un homme, s'il le fallait vraiment, si ma vie en dépendait, alors je m’ferais Elvis.
Lucy : J’me l’ferais aussi.
Clarence : C’est vrai ?
Lucy : Oui mais s'il vivait, pas maintenant.
Clarence : Ba là j’te comprends. Du coup, on s’ferait tous les deux Elvis. C’est bien ça, on a les mêmes goûts toi et moi. Ouais. Alors assez parlé du King, parle moi d’toi.
Lucy : Tu veux savoir quoi ?
Clarence : Bah, tu veux voir un film avec moi ce soir ?
Lucy : Faut voir, lequel ?
Clarence : La série des trois films de Sonny Chiba : Le Castagneur, Le retour du Castagneur et la Sœur du Castagneur.
Lucy : Qui c’est Sonny Chiba ?
Clarence : Qui c’est Sonny Chiba ?! Euh, c’est lui le n°1 de tous les spécialistes d’arts martiaux du cinéma de tous les temps !
Lucy : Tu veux que j’vois un kung-fu avec toi ?
Clarence : 3 kung-fu, ma belle !
Alabama : Il a fallu que je fasse toute la route depuis mon p’tit bled perdu au fin fond de la Floride jusqu’à la grisaille de Detroit pour trouver l’amour de ma vie. Même en gambergeant pendant un million d’années, il me serait jamais venu à l’idée d’associer l’amour à la capitale de l’automobile. Et aujourd’hui encore, ce qui a suivi ressemble à un rêve lointain. Pourtant ce rêve était bien vrai. Et il a changé nos deux vie à tout jamais. Je demandais sans arrêt à Clarence, « pourquoi le monde s’écroulait autour de nous, pourquoi tout paraissait si merdique » et il me répondait « parce que les choses se passent comme ça, mais n’oublie pas, ça peut aussi s’passer dans l’autre sens ». L’amour c’est pareil, ça s’passe comme ça. Mais quelque fois, ça peut aussi se passer dans l’autre sens.
Alabama : T’aurais l’heure par hasard ?
Clarence : Il est pas loin d’minuit.
Alabama : J’suppose que tu dois t’lever aux aurores, hein ?
Clarence : Non non, pas particulièrement, pourquoi ?
Alabama : C’est juste que quand j’ai vu un film j’adore aller manger un gâteau et en discuter. C’est une p’tite tradition à moi. Un gâteau après l’cinéma, tu aimes ça ?
Clarence : J’adore ça un gâteau après l’cinéma, ouais.
Alabama : Alors tu viens manger un gâteau avec moi ?
Clarence : Ouais, si on allait en manger un.
Clarence : Qu’est ce qu’il y a ? Tu pleures, j’ai fais quelque chose de mal ?
Alabama : Non, t’as rien fais du tout.
Clarence : Et alors ?
Alabama : Y’a un truc que j’dois te dire. Ce ciné j’y étais pas par hasard tu sais, j’ai été payé pour y être.
Clarence : T’es payé pour être là, ça veux dire quoi, t’es ouvreuse, tu surveilles les caissières pour qu’elles piquent pas dans la caisse où qu’elle fille pas d’billets à l’oeil ?
Alabama : J’suis pas l’genre à être ouvreuse, j’suis call-girl.
Clarence : T’es une pute ?
Alabama : Non, j’suis call-girl ! Y’a une différence figure toi ! Bon, j’déballe tout ! Cet endroit où tu m’as emmené hier soir, là où tu bosses.
Clarence : Le roi d’la bd ?
Alabama : Oui, t’as un patron là ?!
Clarence : Ouais.
Alabama : Et comment il s’appelle ?
Clarence : Lance.
Alabama : C’est ce type. Il nous as appelé à l’agence où j’suis, il voulait une fille pour toi, pour qu’tu t’envois en l’air. Il a dis que tu sortais jamais et que c’était ton anniversaire et tout ça. J’devais faire la conne qui arrive au cinéma au hasard. Il savait dans quel cinéma tu s’rais ?
Clarence : Ba j’vais au cinéma tous les an pour mon anniversaire. En faite il m’a demandé ce que j’avais comme programme pour hier soir.
Alabama : Ca te choques pas ?
Clarence : Euh non mais ... tu veux que j’te dises, j’ai jamais pris un pied pareil. J’te jure. Et j’ai pensé d’ailleurs que c’était vraiment trop beau, tu pouvais pas être mordu à ce point d’un seul coup. En faite j’ai été drôlement soulagé quand tu t’étais déshabillé d’voir que t’es pas un travelo.
Alabama : Ca me scie qu’tu prennes ça si calmement comme ça ! Va voir dans ta chambre, y’a une lettre sur la télé, et elle te dis « Cher Clarence » et puis ensuite plus rien, j’ai bloqué. Et je m’suis dis Alabama, il faut lui avoué, faut qu’tu lui expliques la vérité, si il te dis d’aller t’faire mettre chez Drexl, bon ba tu r’tournes te faire mettre chez Drexel, voilà tout ce que tu mérites.
Clarence : Quoi Drexl, c’est quoi Drexl ?
Alabama : Ta gueule ! J’me libère dans ma tête ! Ecoutes je suis call-girl depuis exactement 4 jours et tu est mon 3ème client. J’veux qu’tu saches que j’suis pas une marchandise avariée. J’suis pas du tout ce qu’on appelle une poufiasse, et j’suis vraiment une fille bien ! Et si j’me branche avec un mec, j’suis 100% ... J’suis 100% ... monogame.
Clarence : Avec un seul mec c’est ça ?
Alabama : Exactement. Si j’suis avec toi alors j’suis avec toi, ça veut dire avec personne d’autre. Et y’a autre chose qu’il faut que j’te dises, t’as dis que cette nuit t’avais jamais pris un pied pareil, c’était sur l’plan physique ...
Clarence : Et bein, oui ... pas seulement, j’voulais parler de toute la soirée. Je m’suis jamais senti aussi heureux avec une fille depuis que j’existe. C’est vrai, on a les même gouts : tu aimes Elvis, tu aimes Janice, tu aimes ... tu aimes les films de kung-fu, le feuilleton des Partridge ... Star Trek ...
Alabama : Non, non. Je déteste le feuilleton des Partridge, ça c’était pour t’draguer. Clarence, ce que j’vais t’dire est plutôt tarte, même si j’te connais depuis cette nuit et même si j’suis call-girl et tout ça, ba j’crois que j’t’aimes.
Clarence : Une petite seconde. Ecoutes, j’voudrais regarder cette histoire avec un peu d’sang froid, tu viens juste de dire que tu m’aimes, si j’dis que j’t’aimes aussi, allons-y et advienne que pourra, mais si d’un coup j’met mon âme à nu et si toi tu m’mens, j’en crèverai.
Alabama : J’ai pas dit ça en l’air. J’te jure qu’à partir de maintenant j’te mentirais jamais.
Clarence : Bonjour Madame Worley !
Alabama : Comment allez vous Monsieur Worley ?
Clarence : Ah, c’est une bien belle journée Madame Worley.
Alabama : Après une bien belle nuit Monsieur Worley. Mais j’y pense, où est votre adorable femme aujourd’hui ?
Clarence : Vous parlez de ma femme, la charmante et si sexy Alabama Worley ?
Alabama : Quoi, il y aurait d’autres Madame Worley ?
Clarence : Non il n’y en a pas non.
Marty : Il veut te voir en rapport avec Alabama.
Drexl : Où elle est passée cette pute ?
Clarence : Elle est avec moi.
Drexl : Qui tu est, ducon ?
Clarence : Je suis son mari.
Drexl : Toi ? Alors toi et moi on est beau frère on dirait.
Clarence : J’ai tué c’mec. Tu veux pas un hamburger ? Je crève de faim.
Alabama : Dis, c’est un gag ?
Clarence : C’est pas un gag. Hum, tu peux m’croire, c’est l’meilleur hamburger que j’ai mangé depuis longtemps. Un hamburger de rêve, j’te jure.
Alabama [Qui se met à pleurer] : Oh.
Clarence : Allez, mange un peu, ça ira mieux. Et ba dis donc, pourquoi est ce que tu pleures ? Hein ? Ce nazi pourri, il mérite pas que tu chiales. T’aurais voulu que ce soit moi, c’est ça ?! Hein ?! T’aurais préféré ça dit ? Tu l’aimais tant que ça ? Bah dis-le, tu l’aimes ?! Allez, dis le bordel, tu l’aimes ?! Hein ?!
Alabama : J’trouve que ce que tu as fait...
Clarence : Quoi ?!
Alabama : J’trouve que ce que tu as fait...
Clarence : Quoi ?!
Alabama : ... C’est si romantique.
Tueur : Alabama, où est notre coke et où est Clarence ? Il rentre dans combien de temps ?
Alabama : Oh vous devez vous tromper d’chambre. J’m’appelle Saddy. On a pas d’coke ici, mais y’a une machine à Pespi près de l’ascenceur.
Clarence : Oh, ça fleur le hamburger par ici. Dis moi, c’est lequel le plus maouss des hamburgers que t’as ici ?
Vendeur : Le plus maouss ? Le double Chili Cheesy Burger.
Clarence : Alors tu m’en donnes deux bien méchants.
Clarence : C'est quoi l’titre de ce film ?
Lee : C’est euh ... C’est la suite des Morts sans médailles.
Clarence : Ah oui ?
Lee : Mais on n'a pas encore trouvé d’titre. Mais Joe avais une idée ?
Elliot : Euh ... Morts sans médailles 2.
Lee : Ah ba ils se sont cassés l’fion là. Mon pénis a plus de goût que ce gland.

