Fiches de films - Répliques
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Empire Records
Lucas [à lui même] : Mets le fric à la banque, reviens au magasin, non, tu recomptes deux fois, fais deux fois le bordereau ET tu mets le fric à la banque et là tu reviens.
Gina [en entrant dans la pièce] : Joe t’es là ?
Lucas: Gina ?
Gina : Lucaaassssss… Et qu’est ce que tu fais ici ?
Lucas : Ma vie vient de connaitre son apogée… Joe m’a confié la fermeture.
Gina : Tu rigoles ?
Lucas : Absolument pas.
Gina : Tu mesures l’importance de la chose ?
Lucas : Oui ! Mais les règles du jeu sont extrèmement simples. Recompter le fric deux fois, ne pas toucher à sa réserve de bière, ni à ses cigares, ni à ses baguettes.
Gina : Dis donc ! Tu vas réussir à te rappeller tout ça ? Aller, courage, déconne pas.
Lucas [de nouveau seul] : Pour assumer un tel degré de responsabilité, il faudrait être un saint.
A.J : Ça fait plus ou moins cinq ans que je suis là, il faut qu’elle sache, que je lui dise… enfin tu vois, que je...
Joe : Que tu lui dises que tu l’aimes.
A.J : Alors comment je fais ?
Joe : Tu lui dis "Je t’aime".
A.J : ...
Joe : Qu'est ce qu’il y a, tu veux que je te l’écrive ? [en parlant de Lucas] Celui là je le trouve je le tue, je te te jure que je le tue !
A.J : Ok, je vais lui dire ce matin, midi dernier carat. Avant midi, entre midi et une heure. A 13H37 c’est fait !
Joe : Bonne chance alors.
A.J : Merci Joe.
[Debra rejoint Corey et Gina à la caisse du magasin]
Corey : Pourquoi t'as fait ça?
Debra : Vous savez bien que je suis la marginale type quelque part au niveau de l'Amérique, hein ? [Elle leur montre son pansement au poignet] Comme ça vous aurez de quoi papoter.
Corey : Attends, c'est une blague j'espère ?
Debra : Non. La blague, c'est toi.
[Corey part, vexée]
Gina : La nouvelle Sinnead O'connord est parmi nous. Choquez moi, choquez moi, choquez moi, je suis crypto-pingue à fond.
Debra : C'est curieux, tu deviens de plus en plus spirituelle au fur et à mesure que ta jupe raccourcit.
Gina : Toi c'est pareil avec les oreilles, on a envie de te coller un slip par dessus mais c'est joli en attendant.
Debra : Ah ouais ?
Gina : Et ça te correspond tout à fait.
[Mark change la musique sur le jukebox et pogotte comme un fou avec son pote Berko et les clients]
Gina [qui tente d'éteindre à la machine] : Pardon, pardon...FINITO
Mark : Hey ! Hey ! Non, ola !
Gina : Pfiou.
Mark : T'es pas un peu terroriste, toi ?
Gina : Tu sais bien qu'il est trop tôt, après ça les clients deviennent frapadingues...
Mark : Raison de plus !
[Gina part, Berko arrive]
Berko : Hey ! Ca va mon frère ? J'entends les basses depuis le trottoir, c'est bien dis donc et ça fout la trouille à la fois... Ecoute, hier soir je t'ai confectionné la référence en matière de culture musicale. Je t'explique : alors au début t'as un peu de classique, un peu de gonflette baroque, ensuite un extrait du gros live de Shag, ensuite t'as du Resident et en dessert, The Wall et puis t'as du Led Zep'.
Mark : Oh, Pink Floyd, c'est cooool !
Berko : Et pendant qu'on est dans l'extase, je t'ai préparé CA [un space cake] C'est ma spécialité, ma recette à moi tu vois.
Mark : Ouuuhhh...
Berko : Il est 100% sucre. Ah oui écoute c'est important. Je veux que tu comprennes une chose : cette musique est la colle qui tient l'univers en place. Si cette jointure n'existait pas, la vie, n'aurait pas de sens.
Mark : Dis donc t'es au courant pour Lucas ?
Berko : Hey Lucas, y parai qu’t’as été à Las Vegas et puis qu’t’as piqué la meuf d’un mafioso et là t’as un contrat sur la tête alors c’est vrai ou c’est faux ?
Lucas : C’est pas... Tout à fait juste.
Berko : T’es un hors la loi et on te rend honneur !
Lucas : J’te remercie.
Gina [au micro] : Spécial dédicace à notre employé de la semaine, Lucas !
Berko : Ouhhh ! Mais c’est la gloire.
[Rex Manning, en dédicace]
Rex : Et c’est pour qui cette fois ci ?
La fille : Denise.
Rex : DE-NI-SE, toujours adoré ce nom là.
La fille : Merci, mais c’est pas moi, c’est ma mère. Elle vous adore, moi j’ai jamais entendu parler de vous.
Rex : D’accord. Et ta mère, elle a encore toutes ses dents ? Non j’ai rien dit.
La fille [en partant] : Chouette vot’ perruque !
[Joe sort de son bureau et distribue aux employés les nouvelles règles de vie des magasins Music Town]
Corey : Qu'est ce que c'est que ce truc ?
A.J : 'Règles de conduite des employés de Music Town' ?
Joe : Ouais. [A Berko] Mets ça dans les casiers.
A.J : Mais, on est pas un Music Town nous...
Joe : Non , on est pas un Music Town. Pas encore.
Mark : Travailler pour une chaîne, c'est du travail à la chaîne.
A.J : Pas de chewing-gum dans les locaux ?
Berko : On va devenir un fast-food musical ?
Mark : Pourquoi tu nous as rien dit ?
Joe : Parce que c'est une situation que je voulais empêcher.
Corey : Quelle situation ?
Joe : J'avais réuni assez de fric pour que le proprio me fasse entrer comme associé. J'aurai pu le racheter plus tard.
Corey : Tu voulais te payer le magasin ?
Mark : C'est cool t'es content, hein ?
A.J : Ca serait super chouette ça.
Joe : Vous croyez que ça peut encore se faire ? Je dois éponger la grosse bavure du génie de la finance, alors c'est foutu.
Lucas : Mitchell est encore patron, Joe.
Joe : Oui, justement, c'est lui qui nous tient.
Lucas : A mort le système.
Joe : Je vais t'expliquer une chose. Mitchell, c'est le patron. JE suis le pigeon. Toi, t'es le fouteur de merde, et on est tous cocu. Bienvenue à Music Town.
[Gina et Debra, qui ne se supportent pas, au comptoir en train de lire les nouvelles règles de vie de Music Town]
Debra : Les tatouages apparents sont interdits...
Gina : Ainsi que les tenues légères ou indescentes...
Debra : On est baisées toutes les deux... Au moins toi, t’as l’habitude.
Gina : Mais enfin, ne sois pas aigrie, avec une telle richesse dans ta collection de franfreluches mutilatoires, en faux chromé plaqué argent et ton look branché néo-nazi, d’inspiration mort aux vaches, t’auras des garçons pour te consoler...
Debra : Détruisons cette vérole, on se battera après.
[Corey entre dans le bureau de Joe, l'air doucereux]
Corey : Joe... Petit patron chéri ! Je peux apporter son déjeuner à Rex ?
Joe : C'est Berko qui s'occupe du déjeuner.
Corey : Je crois pas que ce soit une très bonne idée. Tu connais Berko, il en profitera pour le traiter de tous les noms.
Joe : Et il peut lui foutre un missile dans les miches, moi je m'en bats les couilles, d'ailleurs s'il pouvait m'en mettre un à moi aussi, je verrais ça comme un progrès.
Corey : Je DOIS apporter le déjeuner de Rex.
Joe : BERKO s'en charge.
Corey : Joe, écoute, je dois lui apporter son déjeuner.
Joe : Berko, s'en charge.
Corey : C'EST MOI QUI VAIS M'EN CHARGER !!!
Joe : D'accord.
Corey : Merci, Joe. T'es un choux.
[Gina et Corey prennent un café dans un bar. Corey vient de s'humilier devant Rex]
Gina : Faut l'oublier ce mec, on va t'en trouver un autre.
Corey : J'en veux pas un autre, je suis pas toi, j'ai pas besoin d'avoir quelqu'un. Mais pourquoi tu veux toujours m'obliger à être comme toi ?!
Gina : Comment ça "comme moi" ?
Corey : J'ai pas ton attitude avec les garçons, j'ai pas besoin de faire ce que tu fais avec eux.
Gina : Ah, bah d'accord j'ai compris. Si t'étais comme moi, une salope intégrale, ce qui serait bien dommage ? Ca veut dire quoi ça, j'suis la nana qui se fait sauter de tous les côtés ?!
Corey : En tout cas, t'as l'air porté sur la chose.
Gina : Ah. Bien. J'peux poser une question ? T'as fait quoi dans l'arrière salle ? T'as joué la femme parfaite qui est mieux que toutes les autres mortelles, ça leur plaît aux mecs à ton avis ?
Corey : Que ça leur plaise ou non, ils me sautent pas dans un coin pour aller se foutre de moi après.
Gina : La Sainte Vierge en personne. [Gina se lève et s'en va]
[Gina drague Rex pendant sa session dédicace]
Gina : J'en sais rien ça fait parti de mes nombreux talents. J'peux te dire la couleur et le style.
Rex: Hum. Ok. Je porte quoi aujourd'hui ?
Gina : Un slip. Bleu marine. J'ai raison ?
Rex: Qui sait ...
Gina : Eh bah t'as qu'à creuser la question ... et tu me tiens au courant.
[Ils partent faire des choses sexuelles dans l'arrière salle]
[Debra a décidé de faire des badges pour toute l'équipe]
Debra [à Corey] : Un badge pour la petite fille modèle... N'est pas peur j'ai pas craché dessus.
Corey : Défaut de franchise ? Ca veut dire quoi ça ?
Debra : Et un badge pour l'homme du nouveau groupe.
Mark : Ouuuuhhh... "Mark, ça craint". Ouaiiisss !
Debra : Dis donc toi, j'tai fait un badge. "Stupide".
A.J : Justement je t'attendais.
Debra : Pourquoi ?
A.J : Après toi. C'est une surprise.
[A.J met la chanson de Rex]
Debra : Oh non je t'en prie arrête, j'écoute pas ça moiiii...
A.J : Mais ça s'écoute pas, ça se danse !
[Il entraîne Debra dans une danse endiablée à travers tout le magasin]
Berko : Hey les mecs, y'a Mark qui passe à la TV !
Présentateur TV : Nous sommes rejoins par un témoin oculaire, un employé du magasin...
Mark : Ouais, il a débarqué, il était en colère et tout et tout, mais c'est pas ça le plus important/ On fait un rave ici ce soir, entre libre pour tout le monde. Y'aura des groupes, de la bouffe, des meufs... Et vous pouvez venir à plusieurs. La teuf des teufs, à mort le système ! Sauvez l'Empire !!!
[La soirée se prépare]
Berko [à un gamin]: Tu vois un disque, c'est comme la vie, ça tourne, c'est cyclique.
[Mitchell débarque]
Mitchell: Joe !!! Qu'est ce que c'est que ce chantier ?! D'où vient cette étrange conviction que j'ai qu'on m'a roulé jusqu'au trou du cul ?!
Joe : Mais... C'est le cas, vieux. Y'avait pas de fric dans la pochette. Un de mes employés avait des ennuis.
Mitchell : Ah. Et, de qui s'agit il ? Qui est le salaud qui a pris mon argent ?
Lucas : Mitchell, félicitations, elle est bien réussie votre petite sauterie.
Mitchell : Vous êtes qui vous ?
Lucas : Toujours Lucas, à votre service. Mitchell, j'ai toujours eu envie de vous parler de votre succursale. Dans quelques jours vous serez l'heureux propriétaire d'un morceau du géant du disque de notre beau pays, c'est ça ?
Mitchell : C'est exact.
Lucas : Vous êtes content parce que Music Town gonfle ses prix et que vous vous faites une belle marge ?!
Mitchell : Oh il a tout compris, il a inventé la poudre.
Lucas : Quand Music Town débarque, Joe, il est à la rue. A.J est à la rue. Toutes nos adorables petites décadentes avec leurs chewing-gums et leurs tatouages, elles sont à la rue aussi. Et, évidemment, ça va s'en dire, moi aussi.
Mitchell : Et puisque ça va s'en dire pourquoi est ce que tu fermes pas ton clapet ?!
Joe : Non, ce qu'il y a à retenir dans cette histoire, c'est que je vais ouvrir un magasin en solo.
Mitchell : Dites ce que vous voulez, vous n'avez pas le capital.
Lucas : Ohhh que si.
Joe : Ohhh que non. Mais je l'aurais. J'aurai cet argent. Mitchell. Je me casse.







