Fiches de films - Répliques
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Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ
Ben-Hur Marcel : Vous savez ce que je dis moi ? Je dis que César ne serait pas un loup si les Romains n'étaient pas des agneaux, je dis que César ne serait pas un lion si les Romains n'étaient pas des biches.
Un commerçant : C'est pas con ce que tu dis. C'est pas con ce qu'y dit.
Paulus : C'est pas con ce qu'y dit, mais qu'est ce qu'y dit d'autre ?
Le commerçant : Ah c'est pas con ce que tu dis... Qu'est-ce que tu dis d'autre ?
Le Consul : Mais qu'est ce que c'est ?!
Faucus : Le peuple, mon bon Consul
Le Consul : Mais qu'est ce qu'il veut ?
Faucus : Je sais pas, apparemment il râle.
Ben-Hur Marcel : César enfourche comme un colosse la croupe de l'univers et nous, pauvres nains, nous trottinons entre ses jambes de géant. Maiiis par les dieux, de quel viande se nourrit César pour devenir si grand ? Et les murs de Rome doivent-ils être la ceinture d'un seul homme ? Alors j'vous l'dis, moi, César y'en a marre !
Le Consul : Ah Laetitia ça commence à bien faire ! Y a deux semaines on a livré le plombier au lion...
Sa femme : Oui.
Le Consul : ... Dimanche dernier on a crucifié le coiffeur...
Sa femme : Parfaitement.
Le Consul : ... Et maintenant c'est le couturier qu'il faut balancer dans l'arène...
Sa femme : Et alors ?
Le Consul : Je veux bien être gentil, mais ça va finir par me rendre impopulaire.
Le Centurion [qui se prend les pieds dans sa cape en s'en allant] : Bordel d'uniforme de putain d'métier con d'nom d'Jupiter d'salop'rie d'cape de MERDE!
Faucus [au consul] : Tu vois, je n'te mentais pas quand je te disais que les hommes en avaient plein l'cul...Plein le...cul oui.
Le Consul : Et tu n'as pas dans ton entourage quelqu'un d'assez intelligent ?
Faucus : Ben mon bon consul, dans mon entourage il y a surtout des gens de la police, alors pour trouver quelqu'un d'intelligent là-dedans...
Le Consul : Alors quelqu'un de très bête.
César : Comment s'appelle le petit brun ?
Chef des gardes : Le petit gros ?
Le Consul : Oui, le petit brun qu'est un peu gros.
César : Tu le mettras de garde, la nuit prochaine à la porte de ma chambre.
Chef des gardes : Ah bon...
Le Consul : Tais-toi et fais ce qu'on te dit. Tu prévoiras aussi quelqu'un pour le remplacer au cas où il s'absenterait la nuit.
Chef des gardes : Ben manquerait plus que ça.
Le Consul : Plus con que toi c'est dur à trouver.
César : Les gladiateurs il faut me les sélectionner grands, beaux, virils et tout. Tu m'en mettras aussi deux ou trois un peu moins grands et pas trop maigres.
Le Consul : Des petits gros quoi...
César : S'il faut tenir du compte de l'opinion du peuple pour gouverner maintenant... en dehors du peuple, tous les hommes sont contents ?
Une prostituée : 20 sesterces dans le char et 25 dans les catacombes.
Paulus : Ben putain...
La prostituée : Pardon ?
Paulus : Non je veux dire..., c'est pas donné.
La prostituée : C'est pas donné mais c'est bien vendu.
[Ben-Hur Marcel, chargé de monter un complot contre César, confond un bar gay avec le repaire des
conspirateurs]
Tenancier : Bonsoir, toi.
Ben-Hur Marcel : Bonjour, ... m'sieur-dame, je cherche des... amis..., alors je sais pas, et y m'ont dit que... je les retrouverais où ils se réunissent pour organiser des choses un peu... spéciales.
Tenancier : Ah oui, ça c'est spécial.
Ben-Hur Marcel : Alors je sais pas si, y m'ont dit dans les catacombes alors...
Tenancier : Oui, enfin c'est en bas... Ça t'amuserait de jeter un coup d'oeil ? Ben entre ! Mais qu'est-ce que t'as, mon p'tit chat, t'es timide ?
Ben-Hur Marcel : Ah non, non, c'est parce que y m'ont dit, c'est secret.
Tenancier : Secret, meuh non c'est pas secret, c'est discret, c'est pas pareil.
[Ben-Hur Marcel prend César pour l'un des conspirateurs]
Ben-Hur Marcel : Ils sont tous du complot ?
César : Pardon ?
Ben-Hur Marcel : Ils sont tous du complot ?
César : Pas compris !
Ben-Hur Marcel : Ils en sont tous ?
César : Evidemment !
Ben-Hur Marcel : Et toi aussi t'en es ? T'en es aussi ?
César : Ben oui, ça se voit pas ?
Ben-Hur Marcel : Ben non...
César : Par contre, toi, tu n'as vraiment pas l'air d'en être.
Ben-Hur Marcel : A vrai dire, j'en suis pas depuis longtemps. En fait, j'en suis pas encore, tu vois, mais je suis venu ici pour essayer d'en être. Mais je sais pas comment m'y prendre.
César : Non mais c'est facile d'apprendre, ça... On peut s'en occuper.
Ben-Hur Marcel : Ah bon, ben c'est sympa. Parce que moi au départ, j'ai pas eu l'idée tout seul, on m'a un peu forcé la main.
César : Ah ouais, d'accord... Mais maintenant, maintenant, tu n'as rien contre ?
Ben-Hur Marcel : Ah non, je suis même plutôt pour. Mais seulement je suis pas un actif, moi.
César : Passif c'est bien aussi, non ? Laisser faire les choses, laisser agir les autres.
Ben-Hur Marcel : Ça m'arrangerait, oui. Remarquez, je suis pas maladroit, je peux rendre des services, mais enfin organiser, quand on a pas l'habitude...
César : Oooh, c'est bien que tu prennes César pour quelqu'un d'exceptionnel, mais tu sais, César est un homme comme un autre, et qui dans certains domaines doit être traité comme un homme et rien d'autre, mmmm ? Car, car, l'homme est faible, jeune patricien. Oh bien sur, ce n'est pas de sa faute, c'est une question de cerveau. Quand l'homme prend conscience de sa faiblesse, quand il prend consience de sa fragilité, et quand il prend conscience de sa laideur car il est laid, l'homme, l'homme est laid, l'homme est laid. Il est laid, tu es bien d'accord ? Ôôôô Nature ingrate, qui a voulu que l'homme soit modelé à l'image de la puissance et non de la grâce. Tout ce qui est mâle n'est que force et laideur : le mur, le roc, le glaive. Alors, alors que tout ce qui est femelle n'est que douceur et tendresse : la fleur, la rivière, la musique. Oh, tu es trop jeune, jeune patricien, pour avoir connu la femme dans toute sa splendeur.
Ben-Hur Marcel : Euh, sûrement, enfin je me débrouille quoi...
César : Oooooooooh, ooooh, oooooh, quel poêêête dans sa tragique lucidité décrira enfin le mâle dans son horreur ? Car c'est une horreur! Tout ça c'est une horreur : la tête, le bras, la jambe. C'est une horreur. Une jambe d'homme, c'est épouvantable. Ben une jambe ? Non ? Et ça, un bras, c'est beau, ça, un bras ? Et ces torses, ces torses sans mamelles... Mais c'est insupportable. Ôôô atroce partage, ôôô infâme distribution. Seule la femme a tout reçu des dieux, car la femme est la copie de l'homme, alors que nous, nous n'en sommes que la caricature... Car les hommes... nous sommes moches, nous sommes moches, ah, c'qu'on est moche. Tu comprends maintenant que si grand que soit son pouvoir, tu comprends que César, César n'est qu'un pauvre petit homme...
Le Crieur : De patrouille le matin, de faction l'après-midi, à 5 heures du soir le garde romain transpire sous sa cuirasse. Un seul remède : Chlingus ! Le déodorant de l'homme de troupe qui est aussi un homme de cour.
César : Quest-ce que c'est que ce cirque ?
Le Consul : C'est le Cirque... Enfin c'est le Cirque, tu le connais ?!
César : Non mais enfin qu'est-ce que c'est que ce cirque qui est dans le Cirque !
César : Donnez-moi du poison, de la cigüe, qu'on en finisse... Donnez-moi de la cigüe avec un peu de sucre...
Ben-Hur Marcel : Mes amis, ce que je veux vous dire tient en un seul mot : RÉCONCILIATION ! Ecoutez, vous pensez tous que César est un con ? Vous pensez que le consul et son conseiller sont des cons ? Que les émirs, la police et l'armée sont des cons ? Et vous pensez qu'y vous prennent pour des cons ? Et vous avez raison. Mais eux aussi, parce que depuis le temps qu'y vous prennent pour des cons, avouez que vous êtes vraiment des cons. Alors puisqu'on est tous des cons et moi le premier, on va pas se battre.
Ben-Hur Marcel : Un gosse qui est né dans une étable à Bethléem tu crois que ça va changer la face du monde, toi ?... Quoi, j'ai dit une connerie ? Un gosse qui est né dans une étable à Bethléem, ça va changer la face du monde ?



