Fiches de films - Répliques
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Little Big Man
Peau de la vieille hutte : Cet enfant n'est plus un enfant, c'est un brave. Il est petit par sa taille mais grand par son cœur : on l'appellera Grand Petit Homme.
Jack Crabb : Pourquoi est-ce qu'ils tuent des femmes et des enfants ?
Peau de la vieille hutte : Parce qu'ils sont des étrangers. Et ils ont l'air de ne pas savoir où est le centre de la Terre. Il va falloir que nous fassions la guerre à ces lâches.
Jack Crabb : Je crois qu'aujourd'hui est un beau jour pour mourir.
Peau de la vieille hutte : Mon cœur s'envole comme un faucon.
Jack Crabb : Des carabines à répétitions contres des arcs et des flèches ? Je n'ai jamais compris comment le monde blanc pouvait être fier de vaincre avec des armes si inégales.
Jack Crabb : Que Dieu bénisse Georges Washington ! Que Dieu bénisse ma mère ! Bougre d'abruti, faut-il que je te coupe la gorge pour te faire comprendre que je suis blanc ? Tu ne m'as pas entendu dire "que Dieu bénisse Georges Washington" et "que Dieu bénisse ma mère" ? Tu pense qu'un indien pourrait dire des choses aussi idiotes ?
Jack Crabb : Je suis content de voir votre fille.
M. Pendrake : Tu es en présence de ma femme, mon garçon.
Mme Pendrake : Quand on pense aux années de souffrances, de privations et de tourments qu'il a enduré chez ces sauvages.
M. Pendrake : Les privations de ce gamin, ma chère femme, ont été plus spirituelles que physiques.
Jack Crabb : Meriweather était un des hommes les plus habiles que j'ai connu, mais il avait une propension à perdre des morceaux de lui-même. Quand je me suis acoquiné avec lui, sa main gauche et son oreille gauche avaient déjà disparu. Pendant les années que j'ai passées avec lui, Meriweather avait perdu un oeil à cause d'un cinquième as qui était tombé de sa manche dans une partie de poker. Oh, il s'est pas frappé pour si peu, il avait la tromperie dans le sang, même si ça le conduisait à se démantibuler graduellement
Meriweather : Les créatures à deux pattes sont prêtes à croire tout ce qu'on dit, et plus c'est invraisemblable et plus elles sont prêtes à le croire. Les baleines parlent latin au fond du Pacifique, les chevaux sauvages d'Arabie ont des ailes frangées d'or, les pygmées s'accouplent avec des éléphants dans les forêts africaines : j'ai déjà fait gober aux gens toutes ces affirmations ridicules.
Meriweather : Mon garçon, qu'est-ce qu'un homme de mérite peut porter sur lui sinon de la soie ?
Caroline Crabb : Du goudron et des plumes par exemple !
Caroline Crabb : Un homme c'est pas un homme s'il a pas de revolver.
Caroline Crabb : Dégaine, et tire sur la bouteille avant d'avoir touché ton revolver.
Peau de la vieille hutte : Ah oui, je sais, les hommes blancs à peau noire, je les connais, mon fils. Ce sont des créatures étranges... Ils ne sont pas aussi laids que les blancs, ils sont tout aussi fous qu'eux.
Jack Crabb [apprenant le massacre d'une partie de sa tribu] : Est-ce que tu les hais ? Tu hais les blancs maintenant ?
Peau de la vieille hutte [lui montrant un scalp] : Tiens, regarde cette belle chose. Est-ce que tu apprécies l'humanité qu'il y a dedans ? Mon fils, c'est parce que nous sommes les Êtres Humains, qui savent bien que tout est vivant sur la terre : non seulement les hommes et les animaux, mais aussi l'eau, les pierres, la terre. Et aussi les choses qui viennent des hommes, comme leurs cheveux. L'homme qui a porté ces cheveux sur sa tête est maintenant chauve de l'autre côté parce qu'aujourd'hui c'est moi qui détient son scalp. Les choses sont comme ça et c'est la vérité. Mais les hommes blancs croient que tout est mort : la terre, l'eau, les animaux, et même les gens, y compris ceux de leur propre race ! Si quelque chose sur Terre essaie de vivre, les hommes blancs s'empressent de le faire mourir ! C'est là qu'est toute la différence.
Ours des Montagnes : Je suis un homme très important, plus important que toi ! J'ai une femme et quatre chevaux.
Jack Crabb : Et moi j'ai un cheval... et quatre femmes.
Major : Mon Général, ne serait-il pas mieux d'envoyer une patrouille dans le défilé ?
Custer : Non, pas du tout.
Major : Mais puis-je vous demander pour quelle raison ?
Custer : Pour la bonne raison que cela nous priverait de l'avantage capital de la surprise.
Major : La surprise ? Mais ils savent que nous sommes là, mon Général.
Custer : Oui, mais ils ne savent pas encore que j'ai l'intention de les attaquer sans merci.
Major : Mais, mon Général, ce n'est pas une surprise
Custer : C'en est une très grande : il n'y a rien de plus surprenant pour n'importe qui qu'une attaque sans merci.
Custer : Que pensez-vous que je doive faire en la circonstance, muletier ?
Major : Cet homme ne connaît rien à ces questions !
Custer : Quel est votre avis, muletier ? Dois-je continuer d'avancer ou me retirer ?
Jack Crabb [off] : Là je le tenais. Mais cette fois-ci, c'était pas un couteau que j'avais dans la main, c'était la vérité.
Custer : Et bien ? Quelle est votre réponse, muletier ?
Jack Crabb : Mon Général, c'est par là qu'il faut aller.
Custer : Vous me conseillez de m'engager dans le défilé ?
Jack Crabb : Ouais...
Custer : Parce qu'il n'y a là-bas aucun indien, je suppose...
Jack Crabb : J'n'ai pas dit çà... C'est tout le contraire, il y a des milliers d'indiens... et quand ils se seront occupés de vous, il ne restera plus que quelques tâches de graisse par terre. Ici, ce n'est pas la Rivière Washita, général, et c'est pas des femmes et des gosses sans défense qui vous attendent. C'est des guerriers Cheyennes et Sioux. Entrez dans le défilé si vous êtes un homme.
Custer : Vous essayez encore une fois d'être plus malin que moi, si je ne m'abuse, muletier : vous voulez me faire croire en faisant çà que vous en voulez pas que j'entre dans le défilé, mais le fond du fond de la vérité c'est que vous ne voulez réellement pas que j'entre dans le défilé. Et bien, êtes-vous rassuré maintenant, commandant ? Cavaliers du 7ème, l'heure de la victoire a sonné ! En avant, vers Little Big Horn ! Et gloire au 7ème !
Peau de la vieille hutte : Avance et viens te battre ! C'est un bon jour pour mourir ! Merci de m'avoir fait un Être humain ! Merci de m'avoir aidé à devenir un guerrier ! Merci pour mes victoires et pour mes défaites ! Merci de m'avoir donné la vue, et de m'avoir rendu aveugle pour que je voie plus loin ! Tu fais toutes les créatures et tu les guides dans leur chemin, Ô Grand Père ! Et maintenant, tu dois faire retourner les Êtres Humains au silence, ils marcheront bientôt sur une route qui ne conduit nulle part. Je vais mourir tout à l'heure, à moins que la mort ne lutte contre moi. Aussi je te demande pour la dernière fois de laisser opérer mon ancien pouvoir, laisse-moi me reposer. Prends soin de mon fils, garde le toujours de la folie.
Jack Crabb [cinq minutes plus tard] : Grand-père ?
Peau de la vieille hutte : Je suis encore dans ce monde ?
Jack Crabb : Oui, Grand-père.
Peau de la vieille hutte : C'est bien ce que je craignais... C'est vrai, parfois la magie réussit, et parfois ça ne donne rien...



