Fiches de films - Répliques
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L'associé du Diable
Loyd : Lomax ! Qu'est-ce qu'il vous prend ?
Kevin : Loyd, je suis votre avocat mais je vous conseille de rester le plus loin possible de moi !
Larry : Eh je faxe mon article à 16h00, une déclaration ? Allez, une petite...
Kevin : Va te faire foutre !
Alice : Je vais te dire ce que je pense de New York.
Kevin : Laisse-moi deviner...
Alice : Voilà qu'elle est tombée à terre Babylone la grande, repair d'esprits impurs et demeure de tous les démons. Apocalypse 18-12. Ca n'te ferais pas de mal de relire ce chapitre.
Kevin : C'est imprimé à jamais dans ma tête...
Alice : Ah oui ? Alors dis-moi ce qu'il s'est passé à Babylone.
Kevin : Ô puissante Babylone il a suffit d'une heure pour que tu sois jugée, et la lumière d'une seule lampe ne luira plus jamais chez toi.
Mary Ann : Laisse-moi deviner : tout est encore de ma faute ?
Kevin : Ouais.
Mary Ann : On ferait bien de lui faire des petits enfants vite fait qu'elle nous fiche la paix! Qu'est-ce que t'en dis ?
Kevin : ... elle se calmera.
Avocat : À 15h00 nous avons les Grecs.
Leamon : Je fais le gentil ou le méchant cette fois ?
Avocat : Le gentil n'a pas été retenu dans nos options.
Leamon : Oh ça je vais adorer !
John : Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups.
Kevin : Oui, c'est ce qu'ils disent.
John : Ça n'a pas déteint sur vous, la Bible, l'église ?
Kevin : Non, moi ils m'ont relaché. Je suis en liberté conditionelle pour bonne conduite.
Jackie : On appelle ça un huit pièces classique.
Leamon : Ne vous éloignez pas trop, vous pouriez vous perdre.
[Parlant d'une affaire qu'on a confiée à Kevin]
Pam : Qu'en pensez-vous ?
Kevin : Ça relève du code de la santé publique c'est implaidable, alors à quoi bon ? Il veut voir si je demande à négocier ? C'est un test, c'est ça ?
Pam : Toute notre vie n'est qu'un test...
Jackie [parlant de son mari] : Si je veux voir Leamon... je l'appelle pour prendre rendez-vous...
John : Ne sois pas sûr de toi comme ça petit. Même si t'es l'meilleur. N'attire jamais l'attention sur toi, c'est une erreur mon ami. Faut qu'tu apprennes à te faire humble. Le mec inofensif que personne ne regarde. Tu sais, le connard, le lépreux, le pequenot un peu demeuré. Regarde-moi ! Je suis sous-estimé depuis le premier jour. T'as l'impression d'être devant le maitre de l'univers toi quand tu me vois ?

John : Il te manque ce que moi j'ai. Y a cette superbe fille là qui vient de me baiser de toutes les manières possibles et imaginables, on a terminé, elle marche vers la salle de bain, elle essaye de marcher, elle se retourne et elle regarde. Et c'est moi. C'est pas toute une armée qui lui est passé dessus, il n'y a que moi. Et sur son visage tu vois s'inscrire "Mais comment diable est-ce possible ?". C'est ma main qui fait sourire la Joconde. Je prend par surprise Kevin ! Les gens ne me voient pas venir. Voilà c'qui te manque.
Kevin [son apart ressemble à un chantier] : C'est quoi tout ça ?
Mary Ann : Tout ça quoi ? Jackie dit que le top du gratin des décideurs de New York sera là ce soir.
Kevin : Tout ces trucs là !
Mary Ann : Oh ça !? Au départ c'était une chambre d'enfant, seulement comme ça impliquait que tu passes au moins cinq minutes chez nous pour m'engrosser j'me suis dit qu'il vallait mieux en faire des étagères pour tes dossiers...
Mary Ann : Dis-moi que je serai à la hauteur.
Kevin : Tu seras à la hauteur.
Mary Ann : Dis-moi un mot gentil.
Kevin : Un mot gentil.
Rachid : Appelez-le, parlez-lui, écoutez ce qu'il a à vous dire, enregistrez ce qui est enregistrable.
John : Et vous, parlez-moi de vous. Votre famille, elle doit vous manquer.
Mary Ann : J'ai dit à Kevin qu'il a pire chose que de ne pas avoir de père c'est d'avoir le mien.
Diana : Mon conseil : dépense tout. Si tu vois jamais ton mari qu'au moins tu puisses avoir une relation épanouissante avec son fric.
Eddie : Vous avez eu mon message ?
John : Je l’ai eu, Eddie. Tu as une très belle écriture.
Kevin : Pourquoi croit-il que je veux lui piquer sa place ?
John : Tu as déjà rencontré des maniaco-dépressifs ?
Kevin : Non, pas qu'je sache.
John : Eh ben si tu vois.
John :
120 kilos d'égoïsme forcené, de cupidité sur pied. Le prochain millénaire est au coin de la rue, Kevin.
Eddie Barzoon, regarde-le bien parce qu'il est la figure emblématique des milles prochaines années. Les gens comme lui, c'est pas par hasard qu'ils existent.
On aiguise tellement les appétits humains qu'ils pourraient fissionner n'importe quel atome de leur désir acéré.
On bâtit des egos de la taille des cathédrales et la fibre optique relie l'ensemble du monde à chaque pulsion du plus petit ego.
On rend badant les rêves les plus tartes à force de billets verts, de toc, de plaqué, de paillettes jusqu'à ce que le dernier des humains se prennent pour un empereur et devienne son propre dieu. Et une fois qu'il en est là, pendant qu'on s'étripe pour un marché ou un autre qui s'intéresse à la planète ? L'air vicié, l'eau souillée, même le miel des abeilles prend le goût métallique des pluies radioactives et ça n'arrête jamais.
Ca va de plus en plus vite.
On ne prend pas le temps de réfléchir, de préparer, on joue notre avenir en bourse alors qu'il n'y a déjà plus d'avenir.
Le train c'est emballé mon garçon.
Il y a des milliards d'Eddie Barzoon qui courent vers l'avenir, chacun d'eux se prépare à fourrer son poing jusqu'au coude dans le cul de l'ex planète de Dieu et à se lécher les doigts avant de les poser sur le clavier virginal de son ordinateur pour y noter ses saloperies d'heures sup de merde !
Seulement un jour ça s'arrête.
Un jour il faut payer Eddie. Tu es allé un peu trop loin pour quitter le jeu en cours de partie. Ton ventre est trop plein. Ta queue endolorie. Tes yeux sont injectés de sang et tu ne peux plus qu'appeler à l'aide. Mauvaise nouvelle Eddie ! Il n'y a plus personne. Tu es tout seul Eddie. Tu n'es plus que la petite créature parfaite de Dieu.
C'est p'tet vrai c'qu'on dit, p'tet que Dieu a lancé les dés une fois de trop. P'tet même qu'il nous a tous abandonné.
Alice : Il citait la Bible mot pour mot, il la connaissait par cœur. Chaque repas il n'arrêtait pas de me parler et moi j'étais... Le dernier soir il est venu me dire au revoir, je m'suis mise à pleurer et là il m'a dit : voici que je vous envoie comme des brebis parmi les loups !
Kevin : Bordel de merde qu'est-ce que vous avez fait à ma femme ?!
John : Ben, sur une échelle graduée de 1 à 10, 10 étant la performance sexuelle la plus dégradante connue du genre humain et 1 la petite séance de cul fadasse du vendredi soir chez les Lomax, je dirais, sans chercher à me vanter que Mary Ann et moi on est allé au moins jusqu'à... [il compte sur ses doigts]...7 !
[Kevin vient de lui tirer dessus, inutilement faut bien avouer]
John : Tu m'as eu ! Tu m'as eu ! J'aime bien ça ! Waw !
[Kevin retire]
John : Ouais ! Ouais ! Ouvre les vannes fils! Continue c'est bien ! Accroche-toi à ta fureur ! Oui, c'est ce qu'on lâche quand on a tout lâché. Le dernier rempart, la suprême feuille de vigne !
Kevin : Qui êtes-vous ?
John : Qui je suis ? Qui es-tu ? Tu n'as jamais perdu. Pourquoi ? A ton avis ?
Kevin : ...
John : Parce que t'es méchamment bon. Ouais... Mais pourquoi ?
Kevin : Parce que vous êtes mon père.
John : Et même un peu plus que ça Kevin.
John : Il faisait sacrément chaud dans ce tribunal hein ?! C'est quoi ta stratégie Kevin ? C'était une belle série, fallait que ça s'arrête un jour ou l'autre, on ne gagne pas à tous les coups.
John : Ce jour-là dans le métro qu'est-ce que j't'ai dit d'autre ? Tu te souviens de ce que j't'ai dit exactement ? C'est peut-être bien ce procès là que tu dois perdre. Tu n'étais pas d'accord.
Kevin : Perdre ? Je ne perds pas moi, je gagne ! Je gagne ! J'chuis avocat ! C'est mon boulot ! C'est mon métier ! C'est ça qu'je fais !
John : Fin de ma plaidoirie.
Kevin : ...
John : La vanité... c'est décidemment mon péché préféré.
Kevin : Oh mon dieu...
John : C'est tellement... fondamental. Le narcissisme c'est notre propre opium. Tu sais ce n'est pas que tu ne t'intéressais plus à Mary Ann, Kevin... seulement, tu t'intéressais encore plus à quelqu'un d'autre... toi-même.
John : La culpabilité, c'est un énorme sac plein de briques, tout ce que tu as à faire, c'est le poser.
John : Pour qui tu le portes ton sac de briques ? Dis-moi Kevin. Dieu ? C'est ça ? Dieu ? Tu sais quoi ? J'vais te dévoiler une petite info exclusive au sujet de Dieu : Dieu aime regarder. C'est un farceur. Réfléchis : il accorde à l'homme les instincts, il vous fait ce cadeau extraordinaire et ensuite, qu'est-ce qu'il s'empresse de faire ? Et ça j'peux te l'jurer pour son propre divertissement, sa propre distraction cosmique, personnelle, il établit des règles en oppositions. C'est d'un mauvais goût épouvantable... Regarde, mais surtout ne touche pas. Touche, mais surtout ne goûte pas ! Goûte, n'avale surtout pas ! Ahahah ! Et pendant que vous êtes tous là à sautiller d'un pied sur l'autre, lui qu'est-ce qu'il fait ? Il se fend la pêche à s'en cogner son vieux cul de cinglé au plafond. C'est un refoulé ! C'est un sadique ! C'est un proprio qu'habite même pas l'immeuble ! Vénérer un truc pareil ? Jamais !
Kevin : Mieux vaut régner en Enfer qu'être esclave au Paradis, c'est ça ?
John : Pourquoi pas ? J'ai passé mon existence ici moi, je suis resté collé à l'homme depuis qu'on l'a mis là. J'ai nourri chacune
des sensations que l'homme a eu la bonne inspiration d'avoir, j'ai cherché à lui donner ce qu'il voulait, je ne l'ai jamais jugé. Pourquoi ? Parce que je n'ai jamais rejeté l'homme, en dépit de toutes ses imperfections, parce que MOI J'AIME L'HOMME ! J'chuis un humaniste. Peut-être même le dernier humaniste. Qui oserait dire le contraire, Kevin, quand j'affirme le 20ème siècle a entièrement été mien ? Tout le siècle Kevin ! Tout le siècle ! Mien. Je suis en pleine ascension. Mon temps est venu. Notre temps.
Kevin : Vous voulez un enfant ?
John : Je veux une famille...
Kevin : L'antéchrist ?
John : Euh... comme tu veux.
Kevin : Mais faut que j'sois volontaire...
John : Le libre arbitre, c'est ça qui fout la merde. Kevin, j'ai besoin d'une famille, j'ai besoin d'aide, je suis débordé. Le millénaire pointe son nez fils. Le combat pour le titre ! 20ème round ! Woh, j'aimerais déjà y être. Qu'est t'en dit p'tit ?
Kevin : Qu'est-ce que vous me proposez ?
John : On est en train de négocier ?
Kevin : Toujours.
John : Ouais !
John : La liberté, chéri, c'est ne jamais avoir à demander pardon.
Kevin : Qu'est-ce qu'on fait de l'amour ?
John : Très surfait, sur un plan biochimique, tu arrives au même résultat en mangeant 2 ou 3 tablettes de chocolat.






