Fiches de films - Répliques
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La Folle Journée de Ferris Bueller
Ferris : J'ai déjà manqué 9 fois ce semestre, je commence à être à court de maladies nouvelles. Si j'en arrive à la dixième je vais être obligé de vomir un poumon. Faut que j'en profite à fond aujourd'hui.
Ferris : La recette infaillible pour pigeonner les parents, c'est les mains moites. C'est un truc tout bête, en fait, les mains moites, un symptôme passe-partout. Y a des gens qui te diront qu'une bonne fièvre bidon, y a rien de tel. Mais, si t'as une mère un peu anxieuse, tu vas te retrouver vite fait chez le médecin. C'est pire que le lycée. Tu simules un mal de ventre, et pendant que tu es recroquevillé à pleurer et à gémir, tu te lèches la paume des mains. Ça a un côté infantile et stupide, mais le lycée, c'est pareil...
Ferris [Il chante sous la douche] :
Y f'sait chaud à Central Park en mai,
T'as dechiré ta robe,
Mais quel bonheur !
J'en rêve encore...
Fait chier.
Ferris : La vie bouge très vite. Si tu t'arrête pas de temps en temps elle te file entre les doigts.
Ferris : J'ai une interro aujourd'hui, c'est pas du baratin. C'est sur l'Europe et le Socialisme : non mais vraiment, à quoi bon ? Je suis pas européen, j'ai pas l'intention de devenir européen, alors qu'est-ce qu'on en a à foutre qu'ils soient socialistes ? Ils peuvent être fascistes ou anarchistes, ça ne changera rien au fait que je n'ai pas de voiture.
Ferris : Je n'excuse pas le fascisme, ni les autres mots en –isme d'ailleurs, et les –ismes à mon avis, c'est de la connerie. Les hommes ont tort de croire aux –ismes, ils feraient mieux de croire en eux-même. John Lennon a dit : "Je ne crois pas au Beatles, je ne crois qu'en moi." Ça se défend, non ? Après tout il se prenait pour Dieu. Si je me prenais pour Dieu j'aurais quand même besoin de la voiture des copains.
Un prof d'économie : Bueller ? Bueller ? Bueller ? Bueller ?
Une lycéenne : Il est malade : la petite ami du frère ainé du petit copain de la petite sœur de la fiancée de mon voisin connaît un garçon qui sort avec une nana qui a vu Ferris Bueller tourner de l'œil chez Freddie Hier soir. J'ai l'impression que c'est grave.
Le prof : ... Merci, Simone
La lycéenne : Y a vraiment pas de quoi, m'sieur.
Le prof : Frye ? Frye ? Frye ?
Cameron : Allo ?
Ferris : Cameron, poussin, quoi de neuf ?
Cameron : Pas grand-chose...
Ferris : Comment tu te sens ?
Cameron : En pièce.
Ferris : Ta mère est dans la chambre ?
Cameron : Non, elle est à Kinnery, et malheureusement elle va pas y rester. Où est-ce que t'es ?
Ferris : Je vais sécher aujourd'hui, alors habille-toi et rapplique à la maison.
Cameron : J'peux pas, gros crétin, j'suis malade.
Ferris : Allez, c'est tout dans la tête. Allez, viens chez moi.
Cameron : Je m'sens complètement naze, Ferris, j'suis incapable d'y aller.
Ferris : Ça me désole d'entendre ça. Allez, dépêche-toi et passe me prendre.
[Ferris raccroche]
Cameron : J'vais mourir.
[Le téléphone sonne, Cameron décroche]
Ferris : Mais non, tu vas pas mourir, c'est seulement que tu ne sais pas quoi faire pour t'éclater.
Ferris : Pardonnez moi l'expression mais Cameron est un garçon si constipé que s'il avalait par mégarde sa main droite, il serait jamais capable de la récupérer.
Une élève : Jeanie, je suis vraiment désolée pour ton frère.
Jeanie : Et pourquoi t'es désolée, c'est moi qui vit avec cette tête de nœud.
L'élève : C'est qu'on m'a dit qu'il était très malade.
Jeanie : Quoi ? Qui est-ce qui dit çela ?
L'élève : Tout le monde en parle, il paraît qu'il est à l'article de la mort, pratiquement. Y a le mec en bio qui disait : "Si Ferris claque, il fera don de ses yeux à Stevie Wonder".
Un bizut : Ferris, arrête de te foutre de ma gueule, dis moi exactement dans quel état tu es.
Ferris : Eh bien, tu as vu Alien, tu te rappelles quand la créature se trouve dans le ventre du mec ? Ca fait un peu cet effet là. [Au spectateur] Un mec de seconde...
Cameron : Tu peux pas me laisser pourrir en paix ?
Cameron : C'est une Ferrari 1961, 250 GT, Californie. Ils en ont même pas fabriqué cent de ce modèle. Mon père a passé trois ans à la remettre en état. C'est sa folie, c'est sa passion.
Ferris : C'est de sa faute, il n'avait qu'à fermer son garage.
Cameron : Ferris, qu'est-ce que tu veux dire par là ? Ferris, mon père aime cette voiture plus que sa propre vie.
Ferris : Un homme qui fait passer ce genre de folie avant ses obligations essentielles ne mérite pas semblable voiture.
Ferris : Cameron, je regrette, mais on ne peut pas aller chercher Sloane avec ta voiture. Monsieur Rooney ne croira jamais que Maître Peterson conduit un pot de yaourt.
Cameron : T'appelle çà un pot de yaourt ?
Ferris : C'est un pot de yaourt. T'inquiète pas, moi j'ai même pas de pot de yaourt. Je bave d'envie devant le tien.
Cameron : Il connaît le kilométrage, Ferris.
Ferris : Il a pas confiance en toi ?
Cameron : Confiance, c'est pas un mot qu'il connaît.
Ferris : Ecoute, y a un truc très simple : tous les kilomètres qu'on se paiera, on aura qu'à les enlever...
Cameron : Comment ?
Ferris : On rentrera en marche arrière.
Sloane : Salut, Cameron, t'es bien installé ?
Cameron : Salut, Sloane, non.
Sloane : Qu'est-ce qu'on va faire ?
Ferris : La question n'est pas de savoir ce qu'on va faire mais de savoir ce qu'on ne va pas faire.
Cameron : Ne m'dis pas qu'on ne va pas ramener la voiture à la maison, ne m'dis pas qu'on ne va pas ramener la voiture à la maison, ne m'dis pas qu'on ne va pas ramener la voiture à la maison.
Ferris : Si t'avais l'occasion de conduire une voiture de ce genre, est-ce que tu la remettrais au garage tout de suite ? [Silence] Je suis bien d'accord.
Ferris : Est-ce que tu voudrais te marier ?
Sloane : Bien sur.
Ferris : Aujourd'hui ? Je suis sérieux.
Sloane : Je veux pas me marier maintenant.
Ferris : Pourquoi ?
Sloane : Pourquoi ? Mais t'es fou, réfléchis 5 minutes.
Ferris : Ben j'sais pas... En dehors du fait qu'on est trop jeunes, qu'on n'a pas de maison, que peut-être tu te sentirais embarrassée d'être la seule majorette à être mariée, donne moi une seule bonne raison pour dire non.
Conscience de Jeanie : Peut-être que je suis trop susceptible. Peut-être que Ferris n'est pas un mec si horrible que cela. Après tout, moi j'ai eu une voiture, lui il a eu un ordinateur. Mais quand même, pourquoi lui il arrive à faire tout ce qu'il veut quand il veut ? Pourquoi est-ce que tout lui réussit ? Qu'est-ce qui le rend tellement intouchable ?
Jeanie : Salope.
Ferris : Un millier de restaurant dans le centre de la ville et mon père se retrouve dans celui que je choisis.
Cameron : On va se faire épingler, c'est sûr.
Ferris : Pas question, Cameron. Les timorés se font épingler, les téméraires survivent. Allons-y.
Cameron : Et si on s'rendait ?
Ferris : Jamais !
Rooney : Les jeux sont faits, rien ne va plus, c'est à moi de jouer : tu l'as dans le cul, pédé !
Jeanie : Ecoutez, je vous jure que c'est pas du baratin : Quelqu'un s'est introduit chez moi, un homme de race blanche, peut-être armé, il est en bas, dans la cuisine ! Oui, mon nom est... mon nom est Bueller... C'est très gentil de souhaiter une meilleure santé à mon frère, mais je suis en danger. Je suis plutôt mignonne, j'veux pas qu'il arrive du mal à mon corps, parce que ce petit fumier qui est là, il pourrait avoir envie de l'violer ou de le tuer, hein ! C'est urgent, aidez-moi !
Ferris : Hé, Cameron ? Combien de miles t'as dit qu'il y avait au compteur quand on est parti de chez toi ?
Cameron : Oh, y avait 126 miles, à mi-chemin entre 3 et 4 dixièmes... Pourquoi ? Combien y en a là, maintenant ?
[Le compteur affiche plus de 300 miles]
Ferris : [Au spectateur] Et voilà comment Cameron devint fou à lier.
Ferris : Ouaip... J'l'ai déjà dit mais j'vais le dire encore et encore : la vie bouge bien trop vite. Si tu ne t'arrêtes pas de temps en temps, elle peut te filer entre les doigts.