Fiches de films - Répliques
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Seven
Un flic : Crime passionnel.
Somerset : Ouais, une passion qui a laissé des traces sur le mur...
Un flic : Ça va faire trois quart d'heure qu'il a la tête dans ses spaghettis.
Mills : Comment ça ? Personne à vérifié s'il respirait encore ?
Le flic : J'suis quand même pas débile, à moins qu'il s'oxygène à la sauce spaghettis, il respire plus du tout.
Mills : C'est comme ça que vous procédez ici ?
Le flic : J'vous demande bien pardon inspecteur, mais ce gars là, il est carrément assis dans sa merde et s'il était pas mort, j'vous garantis qu'il serait déjà debout.
Mills : C'est plus joli dans "Maisons et jardins".
Somerset : Le tueur a installé un sceau et a continué à le servir. Il a pris son temps. Le légiste dit que son petit jeu a pu durer environ douze heures. La gorge de la victime était enflée, sans doute à cause de l'effort. Et à un moment donné, il a du s'évanouir. Le tueur a du lui foutre un coup de pied, qui l'a fait éclater.
Mills : Hou... Le sadique l'enfoiré.
Somerset : Si vous voulez tuer quelqu'un vous passez devant et vous tirez. Vous n'avez pas besoin de prendre autant de temps. À moins que l'acte en lui même ait un sens...
Somerset : Un homme promène son chien. Il se fait attaquer. On lui vole son portefeuille et sa montre... Et pendant qu'il est là évanoui par terre, son assaillant en profite pour lui crever les deux yeux. C'est arrivé hier soir à neuf heures et demie environ, tout près d'ici.
Le capitaine : Je sais oui.
Somerset : Je ne comprend plus ce qui se passe.
Somerset : Voyez vous messieurs, je ne vous comprendrais jamais. Regardez tout ces livre autour de vous. Une mine de connaissances à la portée de vos mains... et vous qu'est-ce que vous faites ? Vous jouez au poker toute la nuit.
Somerset : Il prêche.
Mills : Il punit.
Mills : Franchement, est-ce que vous avez déjà vu une chose pareille ?
Somerset : Non...
Somerset : Vous pensiez vraiment ce que vous avez dit à madame Gould ? À propos de l'arrestation du type ?
Mills : Ouais.
Somerset : Hmm. J'aimerais bien encore pouvoir penser comme vous.
Mills : Vous pouvez me dire ce qu'on fou ici si on est pas là pour arrêter ce genre de tarés ?
Somerset : On colle les morceaux, on rassemble toutes les preuves, on prend des photos, on fait des prélèvements, on fait des rapports, on note à quelle heure les choses se sont passées...
Mills : C'est tout ?
Somerset : C'est tout. Puis on range des tas de paperasses dans des fichiers et classeurs, attendant de pouvoir les étaler au tribunal un jour. On ramasse des diamants sur une île déserte et on les conserve au cas ou on viendrait nous sauver.
Mills : C'est des conneries.
Somerset : Souvent les indices les plus intéressants ne conduisent qu'à d'autres indices. Il y a tant de corps qui défilent à la morgue sans êtres vengés.
Somerset : Docteur, il n'y a vraiment aucune chance qu'il s'en sorte ?
Le docteur : Inspecteur il suffit de lui braquer une lampe dans les yeux pour qu'il meure d'une commotion instantanément. J'ai rencontré peu de personne ayant subit des sévices et des souffrances aussi abominable. Il lui reste encore l'enfer à affronter.
Somerset : Imaginez la volonté qu'il faut pour tenir attaché un homme pendant un an. Pour lui couper une main et s'en servir pour laisser des empreintes digitales, pour lui enfoncer des tubes dans les organes génitaux. Il est méthodique, précis, et pour couronner le tout... patient.
Mills : Vous voulez dire qu'il est barge ouais ! C'est pas parce que ce fondu à une carte de bibliothèque qu'il a le cerveau de Yoda !
Somerset : On va juste parler avec lui.
Mills : "Excusez moi monsieur, est-ce que par hasard vous seriez pas un serial killer ?" Quand vous voulez.
Somerset : C'est vous qui parlerez. Montrez moi comment vous vous servez de votre langue.
Mills : Ma femme vous a raconté ?
Somerset [lisant le journal de John Doe] : Nous ne sommes que des pantins pitoyables et dégénérés qui s'agitent dans un monde trivial. Nous prenons du plaisir à danser, forniquer sans nous soucier de quoi que ce soit, sans savoir que nous sommes rien. Nous avons nié ce à quoi nous étions destinés. [...] Aujourd'hui dans le métro un homme est venu me voir pour engager la conversation. Il s'est mis à parler de choses futiles, inconsistantes, de la pluie et du beau temps. J'ai essayé d'être aimable et accommodant mais ces lieux communs on fini par me donner la migraine. Je ne m'en suis pas rendu compte immédiatement et tout à coup je lui ai vomi dessus. Il avait l'air mécontent... Et je ne pouvais m'empêcher de rire.
Mills : Vous aviez raison : Il prêche.
Somerset : Ouais... Ses meurtres sont les serments qu'il nous adresse.
Somerset : J'crois que tout cela va très mal finir. C'est inévitable.
Mills : Si jamais on lui met la main dessus j'm'estimerais heureux.
Somerset : Si on coince John Doe, qu'il se révèle être vraiment le diable. Je veux dire, si c'est Satan en personne hé bien on pourra dire qu'il aura répondu à nos espérances. Mais... ce n'est pas le diable. Ce n'est qu'un être humain.
Mills : J'vais vous dire... Vous arrêtez pas de râler, vous vous plaignez, vous me racontez toute ces conneries c'est... Si vous croyez que ça va m'aider à affronter les coups durs... C'est gentil mais...
Somerset : Et vous vous voulez être un héros. Vous voulez être un champion. Mais les gens ne veulent pas de champion. Ils veulent manger des cheeseburger, jouer au loto et regarder la télé.
Mills : Comment vous en êtes arrivé là ? J'aimerais bien que vous m'expliquiez.
Somerset : Ah... Il y a plusieurs raisons à cela.
Mills : J'vous écoute.
Somerset : j'crois pas que j'pourrais continuer à vivre dans une société qui engendre et qui cultive l'apathie comme si c'était une vertu.
Mills : Vous êtes pas différent, vous êtes pas meilleur.
Somerset : J'ai jamais dit que j'étais différent ni même meilleur. En fait, je les comprend. Je les comprends totalement. L'apathie est une solution. Vous savez, c'est plus facile de tomber dans la drogue que d'affronter la vie. C'est plus facile de piquer ce que vous avez envie que d'essayer de le gagner. C'est plus facile de battre un enfant que de l'élever et, l'amour par contre ça demande des efforts, du courage.
Mills : On parle de psychopathes, de malades. On a affaire à des gens qui ont pété les plombs, qui sont complètement jetés.
Somerset : Non non non, pas du tout. Je suis en train de vous parler de la vie. Enfin quoi ? Vous n'êtes quand même pas si naïf ?
Mills : Putain. C'est dingue. Vous vous entendez quand vous parlez ? Vous dites que le problème c'est que les gens n'ont rien à foutre... et que moi j'en ai rien à foutre des gens. Ça a aucun sens vous savez pourquoi ?
Somerset : Et vous vous sentez concerné ?
Mills : Vous voulez savoir pourquoi ? Vous voulez savoir ?
Somerset : Et vous croyez que vous allez tout changer.
Mills : Non le problème c'est... C'est... Je crois pas que vous lâchez le boulot pour les raisons que vous venez de me dire là, j'crois pas. J'crois au contraire que vous voulez y croire, parce que vous vous tirez. Vous voudriez que j'sois d'accord avec vous et que j'dise "ouais ouais ouais ouais t'as raison c'est foutu c'est la merde putain tout est pourri on devrait se casser loin d'ici et aller vivre dans les bois"... Mais non. J'vais pas dire ça. Je suis pas d'accord avec vous. C'est hors de question... J'peux pas.
Le capitaine : À l'heure actuelle tout ce qu'on sait sur ce type c'est qu'il est financièrement indépendant, instruit, et totalement déséquilibré.
Mills : Qu'on en finisse.
Mills : On ne peut pas se contenter d'aller ramasser deux nouveaux cadavres hein John ! C'est pas assez atroce, assez choc. Faut pas décevoir les médias.
John Doe : Quand vous voulez que les gens vous écoutent, vous ne pouvez pas vous contenter de leur taper sur l'épaule. Il faut y aller à coup de marteau. C'est seulement comme ça que vous allez retenir leur attention.
Mills : Alors explique moi, qu'est-ce que tu as de tellement spécial qui fait que les gens t'écoutent ?
John Doe : Je n'ai rien de spécial, je n'ai jamais rien eu d'exceptionnel. C'est ce que j'accomplis qui est exceptionnel. Mon oeuvre.
Somerset : Ton oeuvre ? John ?
John Doe : Oui.
Mills : Tu sais, entre nous, j'vois rien d'exceptionnel dans tout ça.
John Doe : vous avez tort.
Mills : C'est toi qui a tort, et le plus drôle c'est que tout ce que t'as fait, hé ben dans deux mois on sera passé à autre chose. Tout le monde s'en foutra et personne s'en souviendra.
John Doe : Vous n'avez pas encore une vision globale de l'acte. Mais une fois achevé, quand tout sera accomplis... les gens... auront probablement un peut de mal à comprendre... mais ils ne pourront plus l'ignorer.
Mills : Vous pouvez lui demander d'être plus précis ? Ça parait un peut vaseux ton plan John.
John Doe : Si vous saviez comme je suis impatient, ça va vraiment être quelque chose.
Mills : Je vais pas te lacher d'une semelle autant que tu le sache tout de suite. Alors quand il se produira ton machin, tu préviens que j'en profite, parce que je voudrais pas rater ça.
John Doe : Oh, ne vous en faites pas, soyez tranquille... vous n'en manquerez pas une miette.
Mills : Y'a un truc que j'aimerai bien comprendre. Et, peut être que toi tu peux m'apporter une réponse. Quand une personne est dingue heu... comme toi. Est-ce qu'elle sait qu'elle est dingue ? Quand t'es en train de lire une revue de chasse en t'masturbant dans ton caca, est-ce qu'il t'arrive de t'arrêter et de te dire "waow c'est quand même incroyable à quel point j'peux être givré". Alors tu te dis ça dès fois ?
John Doe : C'est plus rassurant pour vous de me classer parmi les fou.
Mills : Ouais je suis rassuré y'a pas de doutes.
John Doe : Quelque chose que vous aurez peut-être du mal à admettre, mais j'ai été choisis. Je n'ai pas choisis.
Mills : Si ça peut te faire plaisir.
Somerset : Je ne doute pas que tu en sois persuadé. Mais il me semble qu'il y a dans ce que tu dis une contradiction évidente.
John Doe : C'est à dire ?
Somerset : Je vais te le dire : Si tu as été choisis c'est par une puissance supérieure. Si ta main a été guidée, il me parait surprenant que tu ais eu du plaisir a faire ça. Tu as pris du plaisir à torturer ces gens. Ça ne me parait pas compatible avec le rôle de martyr. Je me trompe ?
Mills : John ?
John Doe : Je n'y ai pas pris plus de plaisir que n'en prendrais l'inspecteur Mills s'il se retrouvait seul avec moi dans une pièce isolée. C'est pas vrai ? Quel plaisir vous prendriez à me frapper en toute impunité ?
Mills : Oh tu me fais de la peine. Vous ne feriez rien parce que vous redouteriez les conséquences. C'est seulement pour ça, je le lis dans vos yeux. Il n'y a rien de mal à ce qu'on homme prenne du plaisir dans son travail. Moi même je ne rejette pas mon désir de retourner chaque péché contre son pêcheur.
Mills : Heu attend une minute là. T'as tué que des gens innocents jusqu'a maintenant.
John Doe : Innocents ?! C'est supposé être drôle ?! Un obèse répugnant ? Une créature qui pouvait à peine se tenir debout ? Si vous l'aviez croisé dans la rue vous l'auriez montré à vos amis et vous vous seriez tous moqué de lui. Si vous l'aviez vu pendant que vous mangiez, vous n'auriez pas pu terminer votre repas ! Après lui je suis passé à l'avocat, vous avez du secrètement me remercier de m'en être occupé. Cet homme a consacré sa vie a faire de l'argent en mentant ! Il a menti pour assouvir son vice ! Grâce à lui les violeurs et les meurtriers courent les rues !
Mills : Les meurtriers ? Les meurtriers comme toi ?
John Doe : UNE FEMME ! Si laide intérieurement qu'elle ne pouvait pas supporter de vivre si elle n'était pas belle extérieurement ! Un dealer de drogue ! Un dealer ! Et pédérastre de surcroît ! Sans oublier la prostituée qui transmet autour d'elle les maladies. Il n'y a que dans un monde aussi dégénéré qu'on peut dire la tête haute que ces rebus étaient de pauvres innocents... Voilà ou je veux en venir. On voit à chaque coin de rue un péché mortel. Dans chaque maison. Et tout le monde le tolère. Tout le monde le tolère parce que c'est courrant, ordinaire. On tolère ça à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. Mais plus pour longtemps. Parce que j'ai donné l'exemple. Et tout ce que j'ai accompli sera étudié un jour. Déchiffré et suivi... à jamais.






