Fiches de films - Répliques
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Taxi
Daniel : Excuse-moi Lilly, tu m'as embrassé ou tes lèvres ont glissés ? C'est pas qu'ça m'dérange hein, mais alors là je sais plus quoi penser.
[Elle l'embrasse]
Lilly : C'est plus clair là ?
Daniel : Ouais. Ouais, parce que là, si t'as encore glissé c'est que vraiment t'es maladroite.
Lilly : T'es sûr que c'est bien après toutes ces années d'amitié ?
Daniel : Au contraire on a bien préparé le terrain, c'est le moment de bâtir.
Lilly : On pourrait p'tet attendre encore un peu ?
Daniel : Non. Si j'attend d'avantage j'ai peur qu'tu l'prennes mal, que tu me trouve indécis et j'ai pas envie d'être malpoli.
Bureaucrate : La carte professionelle du conducteur, l'autorisation de circuler, le bon d'autorisation pour l'acquisition d'un horodateur, le carnet, la plaque et la borne.
Daniel : C'est tout ?
Bureaucrate : Ben ouais.
Daniel : Après six heures d'attente ?
Bureaucrate : Vous voulez qu'on vous chante la marseillaise ?
Daniel : Non, pas forcément, mais un p'tit sourire ça m'aurait fait plaisir.
Daniel : Alors où on va ma p'tite dame ?
Camille : Vous voyez la maison là-bas au bout ? La rose, avec la grande porte cochère ?
Daniel : Oui j'la vois, oui.
Camille : La rose. Ben c'est là qu'on va.
Daniel : Et vous avec sûrement un chemin préféré pour y aller, non ?
[Emilien vient d'emplafonner une boucherie en passant son permis pour la 8ème fois]
Inspecteur auto-école : Putain ! Putain mais c'est pas vrai ! Mais ça fait dix ans que j'fais ce métier mais j'ai jamais vu un débile pareil ! Mais vous connaissez pas votre droite de votre gauche ?
Emilien : Si, mais y fallait m'le dire plus tôt.
Inspecteur auto-école : Ah ! Ouais ? Faut vous envoyer un fax à chaque fois qu'on tourne à gauche ? Mais à gauche c'est à gauche putain ! C'est pas compliqué de tourner un volant et d'appuyer sur une pédale, bordel !
Emilien : Ben à chacun son métier hein !
Inspecteur auto-école : Quoi ? Mais c'est quoi votre métier ? Hein ? Je serais curieux de savoir dans quelle branche ils prennent les berets comme vous ! Vous travaillez quoi, au cirque, dans un zoo, à l'ANPE ?
Emilien : Un peu des trois.
[Emilien montre sa carte de poilce]
Inspecteur auto-école : Fallait le dire plus tôt monsieur...
Client : Est-ce que vous pouvez me sauver la vie ?
Daniel : A priori non. Mais bon, ça dépend c'est quoi vos symptômes.
Client : J'ai un avion à Marignane dans 20 min. Si j'le rate je suis un homme mort. Si j'l'attrape vous êtes un homme riche.
Daniel : Hum... Monsieur a de la chance. J'chuis pas médecin mais j'aime bien les urgences. Vous pouvez attacher votre ceinture s'il vous plaît?
Client : Vous pensez qu'on va y arriver là, parce que... enfin je veux dire si on le rate, autant prendre son temps quoi !
Daniel : Je pense que ça ira, là on se traîne un peu mais dès qu'on va être sur l'autoroute ça va rouler mieux.
Emilien : J'comprends pas. Quand je m'entraîne sur l'écran j'chuis imbatable. Premier au championnat. Record du tour à Monaco. Huit pôles positions. Et là, à peine j'chuis sur la route je m'emplâtre.
Collègue : J'en ai un bien là pour ton livre des records. Ecoute-ça : Un taxi, le long du port, devinne combien.
Emilien : 140
Collègue : Il y est passé ouais, ensuite il a mis la seconde... 217 km/h mon pote !
Alain : Et vous l'avez chopé ?
Collègue : Ben oui évidemment ! Ils ont appelé l'armée de l'air. Tu penses, à cette vitesse...
Commissaire : Bon messieurs, après avoir écumé les banques hollandaises, italiennes, belges, le gang des Mercedes vient d'entrer en France. Autant vous dire qu'il est hors de question que les allemands viennent à nouveau envahir notre territoire. Mon grand-père est tombé dans leurs tranchées j'en fais une question personnelle.
Commissaire : Alerte générale !
Chauffeur GIGN : Tu mates le volant ? Il est beau hein ? C'est le mien, perso. Je l'ai acheté à Alain Prost. Emilien : Ah ouais ?
Chauffeur GIGN : Ouais, et là, à l'intérieur c'est un nouveau grip spécial Dakar. Même avec une tonne de sable dans la bagnole, tu conduis à l'aise.
Emilien: Ah ouais ? Ah ben c'est con qu'on soit pas à la plage alors...
Marco : Oh Oh ! Les condés ! Marco il vous nike ! Il vous prend, il vous retourne et il vous fume !
Commissaire : A tous les serpents : pas de venin avant que la souris n'ait quitté son trou. Je répète : pas de venin avant la sortie.
Ministre : Je viens à l'instant d'en parler avec mon homologue allemand.
Commissaire : Oui-non, mais là je vous arrête tout de suite, ils vont pas avoir le temps de visiter Marseille les schleus. Ce soir ils sont au panier, demain je les renvoie dans leur pays par wagon spécial.
Ministre : Eh bien justement. J'aimerais bien que cette histoire ne se termine pas en règlement de comptes franco-allemand. La guerre est finie mon petit Gilbert.
Commissaire : Ah mais tout à fait. Alors monsieur le Ministre, alors là je comprend très bien. Ce sont des malfaiteurs comme les autres, ils seront traités comme tels.
Ministre : Alors il faudrait peut-être ne pas commencer à les traiter de schleus par exemple.
Commissaire : Moi j'ai dit schleus ?
Ministre : Ben oui.
Commissaire [A Petra] : J'ai dit schleus moi ?
Petra : Oui.
Commissaire : Alors là monsieur le Ministre, ça a dû m'échapper.
Ministre : Je peux compter sur vous Gilbert ?
Commissaire : Ah oui, vous pouvez compter sur nous. Souvenez-vous l'affaire des niaks,... enfin je veux dire euh... des asiatiques. Eh ben ça s'est passé tout en douceur. On a presque pas eu de morts. Enfin, y en a pas eu de notre côté toujours.
[le petit jeune met du temps à voler la voiture]
Commissaire [à lui-même] : Tu la dégages ta caisse connard ou tu veux qu'j't'amène les clés ?
Commissaire : A tous les serpents, ne me rattez pas l'asticot, il me les faut vivants. Au moins pendant une heure.
Garde du corps du ministre : Monsieur, je crois que c'est des flics sur qui on tire.
Daniel : Bon alors où on va ?
Emilien : Boulevard Voltaire.
Daniel : J'vois bien le commissariat mais je vois pas IBM.
Emilien : Je vais au commisariat.
Daniel : Ah.
Emilien : C'est parce que j'installe des ordinateurs chez eux.
Daniel : Si ça vous gêne pas, j'vais vous laisser un p'tit peu avant parce que j'aime pas bien traîner chez les poulets moi.
Daniel : J'ai récuperé un V6 et après j'l'ai vitaminé un peu quoi, histoire de lui faire la voix parce qu'un V6 ça demande qu'à chanter.
Emilien : Chanter, chanter, vous pouvez tout de même pas chanter trop fort, c'est limité à 50 partout là.
Daniel : Vous parlez des panneaux là ? Où y a marqué 50 ?
Emilien : Ouais.
Daniel : Moi j'croyais qu'c'était pour les skateboards...
Emilien : Vous avez pas peur des radars
Daniel : Vous savez m'sieur on sait où ils sont les radars. Les poulets ça aime pas bien le changement. Ca picore toujours au même endroit.
Daniel : Bon vous me finissez là ? Vous verrez ça va vous faire du bien.
Emilien : Oui, ça j'vais bien être obligé, à moins que vous ayez une idée ?
Daniel : Ben j'peux promettre de plus l'refaire...
Emilien : Non, ça c'est pas une idée c'est une connerie.
Emilien : Bon ben qu'est-ce que t'attend pour démarrer ? Que je te chante Starsky et Hutch ?
Daniel : Vu le quartier, moi j'serais vous, j'enleverais la guirlande.
Daniel : Bon alors qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Emilien : Eh ben maintenant on rentre dans la phase qui occupe 90% de la vie d'un policier : l'observation.
Emilien : Qu'est-ce qu'il fout celui-là ?
Daniel : C'est des coréens. C'est une vraie plaie pour le boulot c'est mecs-là. Ils bossent 24h/24.
Emilien : Il doit quand même bien dormir à un moment donné. Il est pas surhumain.
Daniel : Non, vous allez voir ils ont la technique : un taxi, une plaque, un permis mais deux chauffeurs. Vas-t'en faire la différence entre un coréen et un coréen...
Emilien : On est là comme deux cons, à attendre qu'un insomniaque aille se coucher. Y a pas comme un défaut dans l'énoncé là ?
Daniel : Un pilote quand ça pilote pas, ça passe sa vie dans les garages.
Commissaire : Deux mots d'ordres pour cette mission : sérénité et éfficacité. J'ai donc décidé de baptiser cette opération, l'opération Zen.
Emilien : Une Mercedes rouge qui disparaît, même Coperfield il l'a jamais faite celle-là.
Lilly : Flic, maître chanteur, schtroumpf, beau tableau, dites-moi vous auriez pu le finir avant de le mettre en circulation...
Daniel : Bon écoute, le meilleur moyen de s'en débarasser, c'est de lui résoudre son problème.
Lilly : Mais il a pas un problème, il en a des miliers.
Lilly : Si dans deux heures t'es pas là, je la brûle la vieille.
Daniel : Deal !
[Y a deux Mercedes en train de faire des tours de circuit]
Emilien : Tu crois qu'c'est eux ?
Daniel : Mais non ça c'est le gang des charcutiers qui vient s'entraîner tous les mardis.
Daniel [aux allemands] : Alors les p'tits pédés, ca va ? On se prend pour Schumacher ?
Daniel : C'est quoi vos p'tits bolides là ? C'est des Mercedes ? Ohlala ! Ils font des voitures aussi ?
Daniel [aux Allemands] : Un touriste qui se fait pas arnarquer, c'est pas vraiment un touriste, hein !
Daniel : J'croyais qu'y t'fallait un flagrant délis pour les choper, c'est c'que tu m'as dit.
Emilien : Non ...
Daniel : C'est c'que tu m'as dit.
Emilien : C'est pas exactement c'que j'ai dit.
Daniel : Bon oui ou non ?
Emilien : Bon peut-être, mais pour l'instant on collectionne que les délis...
Emilien : Quel genre de piège.
Daniel : Un piège à cons.
Emilien : Et ça consiste en quoi ton piège à la con ?
Daniel : J'ai pas dit à la con, j'ai dit à cons.
Emilien : Tu crois qu'elles vont être fâchées ?
Daniel : J'chais pas moi, une gonzesse arrive avec 17 heures de retard à ton rendez-vous tu fais quoi toi ?
Emilien : Euh... eh ben moi j'la tue.
Daniel : Eh ben voilà, tu l'as ta réponse.
Emilien : Ah ouais mais on a les fleurs là quand même...
Emilien : Et à BAC-2 si tu veux, y a que les flics qui sont preneurs.
Daniel [aux Allemands] : Alors les Bavaroises, ca va ? Toujours en tracteur ?!
Allemand : Tu vas payer pour ton insolence !
Daniel : Vaut mieux être insolent que ridicule.
Emilien : Si y avait une barrière c'est p'tet qu'y avait une raison Daniel...
Daniel : L'autoroute n'est pas finie, c'est un cul de sac.
Emilien : Eh ben du moment qu't'es au courant c'est le principal alors !
















